{"id":1235,"date":"2024-09-20T15:02:58","date_gmt":"2024-09-20T14:02:58","guid":{"rendered":"https:\/\/www.xn--motdedieuexpliqu-qqb.com\/?page_id=1235"},"modified":"2025-01-02T13:14:22","modified_gmt":"2025-01-02T13:14:22","slug":"la-grande-controverse-entre-le-christ-et-ses-anges-et-satan-et-ses-anges-2","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.xn--motdedieuexpliqu-qqb.com\/index.php\/la-grande-controverse-entre-le-christ-et-ses-anges-et-satan-et-ses-anges-2\/","title":{"rendered":"La Grande Controverse Entre le Christ et Ses Anges, et Satan et Ses Anges. 1879-1880"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-table\"><table class=\"has-fixed-layout\"><tbody><tr><td>\u00c9crit en 1879-1880 par Ellen G. White.<\/td><\/tr><tr><td><strong>Chapitre Un.<\/strong><\/td><\/tr><tr><td><strong>La Chute de Satan.<\/strong><\/td><\/tr><tr><td>Satan au ciel, avant sa r\u00e9bellion, \u00e9tait un ange \u00e9lev\u00e9 et exalt\u00e9, le deuxi\u00e8me en honneur apr\u00e8s le Fils bien-aim\u00e9 de Dieu. Son visage, comme celui des autres anges, \u00e9tait doux et exprimait le bonheur. Son front \u00e9tait haut et large, montrant une intelligence puissante. Sa forme \u00e9tait parfaite ; son maintien noble et majestueux. Une lumi\u00e8re sp\u00e9ciale rayonnait sur son visage et brillait autour de lui plus fort et plus beau qu&#8217;autour des autres anges ; pourtant J\u00e9sus, le Fils bien-aim\u00e9 de Dieu, avait la pr\u00e9\u00e9minence sur toute l&#8217;arm\u00e9e ang\u00e9lique. Il \u00e9tait un avec le P\u00e8re avant la cr\u00e9ation des anges. Satan \u00e9tait envieux du Christ et, dans son ambition, il assuma un commandement qui incombait uniquement au Christ. {ST, 9 Janvier 1879 par. 1}<\/td><\/tr><tr><td>Le grand Cr\u00e9ateur assembla l\u2019arm\u00e9e c\u00e9leste pour honorer son Fils en pr\u00e9sence de tous les anges. Le Fils \u00e9tait assis sur le tr\u00f4ne avec le P\u00e8re, et la foule c\u00e9leste des saints anges \u00e9tait rassembl\u00e9e autour d\u2019eux. Le P\u00e8re fit alors savoir qu\u2019il avait \u00e9t\u00e9 ordonn\u00e9 par lui-m\u00eame que le Christ serait \u00e9gal \u00e0 lui-m\u00eame, de sorte que partout o\u00f9 se trouvait la pr\u00e9sence de son Fils, c\u2019\u00e9tait comme sa propre pr\u00e9sence. Sa parole devait \u00eatre ob\u00e9ie aussi volontiers que la parole du P\u00e8re. Il avait investi son Fils de l\u2019autorit\u00e9 de commander l\u2019arm\u00e9e c\u00e9leste. Il devait surtout travailler en union avec lui-m\u00eame \u00e0 la cr\u00e9ation anticip\u00e9e de la terre et de tous les \u00eatres vivants qui y existeraient. Son Fils ex\u00e9cuterait sa volont\u00e9 et ses desseins, mais ne ferait rien de lui-m\u00eame seul. La volont\u00e9 du P\u00e8re s\u2019accomplirait en lui. Satan \u00e9tait jaloux et envieux de J\u00e9sus-Christ. Pourtant, lorsque tous les anges se prostern\u00e8rent devant J\u00e9sus pour reconna\u00eetre sa supr\u00e9matie, sa haute autorit\u00e9 et son r\u00e8gne l\u00e9gitime, Satan se prostern\u00e8rent avec eux ; mais son c\u0153ur \u00e9tait rempli d\u2019envie et de haine. Le Christ avait \u00e9t\u00e9 mis en conseil avec le P\u00e8re au sujet de ses plans, tandis que Satan ne les connaissait pas. Il ne comprenait pas et ne pouvait pas conna\u00eetre les desseins de Dieu. Mais le Christ \u00e9tait reconnu comme souverain du ciel, son pouvoir et son autorit\u00e9 \u00e9tant les m\u00eames que ceux de Dieu lui-m\u00eame. Satan pensait qu\u2019il \u00e9tait lui-m\u00eame un favori au ciel parmi les anges. Il avait \u00e9t\u00e9 hautement exalt\u00e9, mais cela ne lui provoquait ni gratitude ni louanges envers son Cr\u00e9ateur. Il aspirait \u00e0 la hauteur de Dieu lui-m\u00eame. Il se glorifiait de sa hauteur. Il savait qu\u2019il \u00e9tait honor\u00e9 par les anges. Il avait une mission sp\u00e9ciale \u00e0 accomplir. Il avait \u00e9t\u00e9 pr\u00e8s du grand Cr\u00e9ateur, et les rayons incessants de la lumi\u00e8re glorieuse qui enveloppait le Dieu \u00e9ternel avaient brill\u00e9 sp\u00e9cialement sur lui. Satan pensait que les anges avaient ob\u00e9i \u00e0 son ordre avec une empressement agr\u00e9able. Ses v\u00eatements n\u2019\u00e9taient-ils pas l\u00e9gers et beaux ? Pourquoi le Christ devait-il \u00eatre ainsi honor\u00e9 avant lui-m\u00eame ? {ST, 9 Janvier 1879 par. 2}<\/td><\/tr><tr><td>Il quitta la pr\u00e9sence imm\u00e9diate du P\u00e8re, m\u00e9content et rempli d\u2019envie contre J\u00e9sus-Christ. Cachant ses v\u00e9ritables desseins, il rassembla l\u2019arm\u00e9e des anges. Il pr\u00e9senta son sujet, qui \u00e9tait lui-m\u00eame. Comme quelqu\u2019un qui se sentait l\u00e9s\u00e9, il raconta la pr\u00e9f\u00e9rence que Dieu avait donn\u00e9e \u00e0 J\u00e9sus au d\u00e9triment de lui-m\u00eame. Il leur dit que d\u00e9sormais toute la pr\u00e9cieuse libert\u00e9 dont les anges avaient joui \u00e9tait termin\u00e9e. Car n\u2019avait-on pas \u00e9tabli sur eux un chef auquel ils devaient d\u00e9sormais rendre un honneur servile ? Il leur d\u00e9clara qu\u2019il les avait r\u00e9unis pour les assurer qu\u2019il ne se soumettrait plus \u00e0 cette invasion de ses droits et des leurs ; qu\u2019il ne se prosternerait plus jamais devant le Christ ; qu\u2019il prendrait sur lui l\u2019honneur qui aurait d\u00fb lui \u00eatre conf\u00e9r\u00e9 et serait le commandant de tous ceux qui se soumettraient pour le suivre et lui ob\u00e9ir. Il y eut des querelles parmi les anges. Satan et ses sympathisants s\u2019effor\u00e7aient de r\u00e9former le gouvernement de Dieu. Ils \u00e9taient m\u00e9contents et malheureux parce qu\u2019ils ne pouvaient pas p\u00e9n\u00e9trer dans sa sagesse insondable et d\u00e9couvrir ses desseins en exaltant son Fils J\u00e9sus et en le dotant d\u2019un pouvoir et d\u2019un commandement si illimit\u00e9s. Ils se r\u00e9volt\u00e8rent contre l\u2019autorit\u00e9 du Fils. {ST, 9 Janvier 1879 par. 3}<\/td><\/tr><tr><td>Les anges fid\u00e8les et fid\u00e8les cherch\u00e8rent \u00e0 r\u00e9concilier ce premier grand rebelle avec la volont\u00e9 de son Cr\u00e9ateur. Ils justifi\u00e8rent l\u2019acte de Dieu en conf\u00e9rant des honneurs \u00e0 J\u00e9sus-Christ et cherch\u00e8rent, par de fortes raisons, \u00e0 convaincre Satan qu\u2019il ne recevait pas moins d\u2019honneurs maintenant qu\u2019avant que le P\u00e8re n\u2019ait proclam\u00e9 l\u2019honneur qu\u2019il avait conf\u00e9r\u00e9 \u00e0 son Fils. Ils expos\u00e8rent clairement que J\u00e9sus \u00e9tait le Fils de Dieu, qu\u2019il existait avec lui avant la cr\u00e9ation des anges, qu\u2019il s\u2019\u00e9tait toujours tenu \u00e0 la droite de Dieu et que son autorit\u00e9 douce et aimante n\u2019avait jamais \u00e9t\u00e9 mise en doute ; et qu\u2019il n\u2019avait donn\u00e9 aucun ordre qui ne f\u00fbt ex\u00e9cut\u00e9 avec joie par l\u2019arm\u00e9e c\u00e9leste. Ils avaient fait valoir que le fait que le Christ ait re\u00e7u un honneur sp\u00e9cial du P\u00e8re, en pr\u00e9sence des anges, ne diminuait pas l\u2019honneur qu\u2019il avait re\u00e7u jusque-l\u00e0. Les anges pleur\u00e8rent et cherch\u00e8rent avec anxi\u00e9t\u00e9 \u00e0 inciter Satan \u00e0 renoncer \u00e0 son dessein pervers et \u00e0 se soumettre \u00e0 leur Cr\u00e9ateur. Tout avait \u00e9t\u00e9 jusque-l\u00e0 paix et harmonie, et quelle pouvait \u00eatre la cause de cette voix dissidente et rebelle ? {ST, 9 Janvier 1879 par. 4}<\/td><\/tr><tr><td>Satan refusa d\u2019\u00e9couter et se d\u00e9tourna des anges fid\u00e8les, les d\u00e9non\u00e7ant comme des esclaves. Ces anges, fid\u00e8les \u00e0 Dieu, rest\u00e8rent stup\u00e9faits en voyant que Satan avait r\u00e9ussi dans ses efforts pour susciter la r\u00e9bellion. Il leur promit un gouvernement nouveau et meilleur, dans lequel tous seraient libres. Un grand nombre d\u2019entre eux signifi\u00e8rent leur intention d\u2019accepter Satan comme leur chef et commandant en chef. Comme il vit que ses avances \u00e9taient couronn\u00e9es de succ\u00e8s, il se flatta d\u2019avoir encore tous les anges de son c\u00f4t\u00e9, et qu\u2019il serait \u00e9gal \u00e0 Dieu lui-m\u00eame, et que sa voix d\u2019autorit\u00e9 serait entendue pour commander toute l\u2019arm\u00e9e du ciel. De nouveau, les anges fid\u00e8les avertirent Satan et l\u2019assur\u00e8rent des cons\u00e9quences qui en d\u00e9couleraient s\u2019il persistait ; que celui qui pouvait cr\u00e9er les anges pouvait par son pouvoir renverser toute leur autorit\u00e9 et punir d\u2019une mani\u00e8re \u00e9clatante leur audace et leur terrible r\u00e9bellion. Penser qu\u2019un ange puisse r\u00e9sister \u00e0 la loi de Dieu qui \u00e9tait aussi sacr\u00e9e que lui-m\u00eame, c\u2019est une chose insens\u00e9e. Ils avertirent les rebelles de fermer leurs oreilles aux raisonnements trompeurs de Satan et conseill\u00e8rent \u00e0 Satan et \u00e0 tous ceux qui avaient \u00e9t\u00e9 affect\u00e9s par lui d&#8217;aller vers Dieu et de confesser leur tort d&#8217;avoir m\u00eame admis l&#8217;id\u00e9e de remettre en question son autorit\u00e9. {ST, 9 Janvier 1879, par. 5}<\/td><\/tr><tr><td>Beaucoup de sympathisants de Satan \u00e9taient enclins \u00e0 \u00e9couter le conseil des anges loyaux, \u00e0 se repentir de leur m\u00e9contentement et \u00e0 \u00eatre \u00e0 nouveau re\u00e7us dans la confiance du P\u00e8re et de son cher Fils. Le puissant r\u00e9volt\u00e9 d\u00e9clara alors qu&#8217;il connaissait la loi de Dieu et que s&#8217;il se soumettait \u00e0 une ob\u00e9issance servile, son honneur lui serait retir\u00e9. Il ne lui serait plus confi\u00e9 sa haute mission. Il leur dit que lui-m\u00eame et eux aussi \u00e9taient all\u00e9s trop loin pour revenir en arri\u00e8re et qu&#8217;il en braverait les cons\u00e9quences ; car il ne s&#8217;inclinerait jamais dans un culte servile devant le Fils de Dieu ; que Dieu ne pardonnerait pas et qu&#8217;il leur fallait maintenant affirmer leur libert\u00e9 et obtenir par la force la position et l&#8217;autorit\u00e9 qui ne leur \u00e9taient pas accord\u00e9es de bon gr\u00e9. {ST, 9 Janvier 1879, par. 6}<\/td><\/tr><tr><td>Les anges fid\u00e8les se h\u00e2tent vers le Fils de Dieu et l\u2019informent de ce qui se passe parmi les anges. Ils trouvent le P\u00e8re en conf\u00e9rence avec son Fils bien-aim\u00e9 pour d\u00e9terminer les moyens par lesquels, pour le plus grand bien des anges fid\u00e8les, l\u2019autorit\u00e9 pr\u00e9sum\u00e9e de Satan pourrait \u00eatre d\u00e9finitivement renvers\u00e9e. Le grand Dieu aurait pu imm\u00e9diatement chasser du ciel ce grand trompeur, mais tel n\u2019\u00e9tait pas son but. Il voulait donner aux rebelles une chance \u00e9gale de mesurer leur force et leur puissance avec son propre Fils et ses anges fid\u00e8les. Dans cette bataille, chaque ange choisirait son propre camp, et son caract\u00e8re et ses desseins seraient manifest\u00e9s \u00e0 tous. Il n\u2019aurait pas \u00e9t\u00e9 prudent de permettre \u00e0 quiconque s\u2019unissant \u00e0 Satan dans sa r\u00e9bellion de continuer \u00e0 occuper le ciel. Ils avaient appris la le\u00e7on de la r\u00e9bellion authentique contre la loi immuable de Dieu, et cela est incurable. Si Dieu avait exerc\u00e9 son pouvoir pour punir ce chef rebelle, les anges m\u00e9contents ne se seraient pas manifest\u00e9s ; il a donc pris une autre voie ; {ST, 9 Janvier 1879 par. 7}<\/td><\/tr><tr><td>C&#8217;\u00e9tait le plus grand crime de se rebeller contre le gouvernement de Dieu. Tout le ciel semblait en \u00e9moi. Les anges \u00e9taient rassembl\u00e9s en compagnies, chaque division ayant \u00e0 sa t\u00eate un ange sup\u00e9rieur commandant. Satan luttait contre la loi de Dieu, parce qu&#8217;il ambitionnait de s&#8217;exalter lui-m\u00eame et qu&#8217;il ne voulait pas se soumettre \u00e0 l&#8217;autorit\u00e9 du Fils de Dieu, le grand commandant du ciel. {ST, 9 Janvier 1879 par. 8}<\/td><\/tr><tr><td>Toute l\u2019arm\u00e9e c\u00e9leste fut convoqu\u00e9e pour compara\u00eetre devant le P\u00e8re, afin que chaque cas soit examin\u00e9. Satan fit conna\u00eetre sans vergogne son m\u00e9contentement de voir le Christ lui \u00eatre pr\u00e9f\u00e9r\u00e9. Il se leva fi\u00e8rement et demanda \u00e0 \u00eatre \u00e9gal \u00e0 Dieu, \u00e0 \u00eatre pris en entrevue avec le P\u00e8re et \u00e0 comprendre ses desseins. Dieu informa Satan qu\u2019\u00e0 son Fils seul il r\u00e9v\u00e9lerait ses desseins secrets, et il exigea de toute la famille du ciel, y compris Satan, qu\u2019ils lui ob\u00e9issent implicitement et sans r\u00e9serve ; mais que lui (Satan) s\u2019\u00e9tait montr\u00e9 indigne d\u2019une place au ciel. Alors Satan d\u00e9signa avec exultation ses sympathisants, qui repr\u00e9sentaient pr\u00e8s de la moiti\u00e9 de tous les anges, et s\u2019exclama : \u00ab Ceux-ci sont avec moi ! Vas-tu les expulser aussi et cr\u00e9er un tel vide dans le ciel ? \u00bb Il d\u00e9clara alors qu\u2019il \u00e9tait pr\u00eat \u00e0 r\u00e9sister \u00e0 l\u2019autorit\u00e9 du Christ et \u00e0 d\u00e9fendre sa position au ciel par la force de la force, force contre force. {ST, 9 Janvier 1879 par. 9}<\/td><\/tr><tr><td>Les bons anges pleur\u00e8rent en entendant les paroles de Satan et ses fanfaronnades exaltantes. Dieu d\u00e9clara que les rebelles ne resteraient plus au ciel. Leur \u00e9tat \u00e9lev\u00e9 et heureux avait \u00e9t\u00e9 maintenu \u00e0 condition d\u2019ob\u00e9ir \u00e0 la loi que Dieu avait donn\u00e9e pour gouverner l\u2019ordre \u00e9lev\u00e9 des intelligences. Mais rien n\u2019avait \u00e9t\u00e9 pr\u00e9vu pour sauver ceux qui oseraient transgresser sa loi. Satan s\u2019enhardit dans sa r\u00e9bellion et exprima son m\u00e9pris pour la loi du Cr\u00e9ateur. Satan ne pouvait supporter cela. Il pr\u00e9tendait que les anges n\u2019avaient pas besoin de loi, mais qu\u2019ils devaient \u00eatre laiss\u00e9s libres de suivre leur propre volont\u00e9, qui les guiderait toujours dans la bonne voie ; que la loi \u00e9tait une restriction de leur libert\u00e9, et qu\u2019abolir la loi \u00e9tait l\u2019un des grands objectifs de sa position. Il pensait que la condition des anges avait besoin d\u2019\u00eatre am\u00e9lior\u00e9e. Il n\u2019en \u00e9tait pas de m\u00eame de la pens\u00e9e de Dieu, qui avait fait des lois et les avait \u00e9lev\u00e9es \u00e0 son \u00e9gal. Le bonheur de l\u2019arm\u00e9e ang\u00e9lique consistait dans leur parfaite ob\u00e9issance \u00e0 la loi. Chacun avait sa t\u00e2che particuli\u00e8re assign\u00e9e ; et jusqu\u2019\u00e0 ce que Satan se r\u00e9volte, il y avait eu un ordre et une harmonie parfaits parmi les anges du ciel. Alors la guerre \u00e9clata dans le ciel. Le Fils de Dieu, le Prince du ciel, et ses anges fid\u00e8les entr\u00e8rent en conflit avec le rebelle supr\u00eame et ceux qui s\u2019\u00e9taient unis \u00e0 lui. Le Fils de Dieu et les anges fid\u00e8les et v\u00e9ritables l\u2019emport\u00e8rent, et Satan et ses sympathisants furent expuls\u00e9s du ciel. Toute l\u2019arm\u00e9e c\u00e9leste reconnut et adora le Dieu de justice. Il ne resta plus une trace de r\u00e9bellion. Tout redevint paisible et harmonieux comme auparavant. {ST, 9 Janvier 1879, par. 10}<\/td><\/tr><tr><td>Les anges fid\u00e8les d\u00e9plor\u00e8rent le sort de ceux qui avaient \u00e9t\u00e9 leurs compagnons de bonheur et de f\u00e9licit\u00e9. Leur perte fut ressentie au ciel. Le P\u00e8re consulta J\u00e9sus pour savoir s\u2019il fallait imm\u00e9diatement mettre \u00e0 ex\u00e9cution leur projet de faire habiter l\u2019homme sur la terre. Il mettrait l\u2019homme \u00e0 l\u2019\u00e9preuve pour \u00e9prouver sa loyaut\u00e9, avant de pouvoir le rendre \u00e9ternellement en s\u00e9curit\u00e9. S\u2019il supportait l\u2019\u00e9preuve par laquelle Dieu jugeait bon de le mettre \u00e0 l\u2019\u00e9preuve, il serait finalement \u00e9gal aux anges. Il devait avoir la faveur de Dieu, et il devait converser avec les anges, et eux avec lui. Il ne jugea pas bon de les placer au-del\u00e0 du pouvoir de la d\u00e9sob\u00e9issance. {ST, 9 Janvier 1879, par. 11}<\/td><\/tr><tr><td><strong>Chapitre Deux.<\/strong><\/td><\/tr><tr><td><strong>La Cr\u00e9ation.<\/strong><\/td><\/tr><tr><td>Le P\u00e8re et le Fils s&#8217;engag\u00e8rent dans l&#8217;\u0153uvre puissante et merveilleuse qu&#8217;ils avaient envisag\u00e9e, celle de cr\u00e9er le monde. La terre sortit de la main du Cr\u00e9ateur d&#8217;une beaut\u00e9 extr\u00eame. Il y avait des montagnes, des collines et des plaines, et entrecoup\u00e9es de rivi\u00e8res et d&#8217;autres \u00e9tendues d&#8217;eau. La terre n&#8217;\u00e9tait pas une vaste plaine. Sa surface \u00e9tait diversifi\u00e9e de collines et de montagnes. Celles-ci, cependant, n&#8217;\u00e9taient pas hautes et d\u00e9chiquet\u00e9es comme elles le sont maintenant, mais de forme r\u00e9guli\u00e8re et belle. Les rochers nus et \u00e9lev\u00e9s n&#8217;\u00e9taient jamais visibles sur eux, mais reposaient sous la surface, r\u00e9pondant comme des os \u00e0 la terre. Les eaux \u00e9taient r\u00e9guli\u00e8rement dispers\u00e9es. Les collines, les montagnes et les tr\u00e8s belles plaines \u00e9taient orn\u00e9es de plantes et de fleurs, et de grands arbres majestueux de toutes sortes, qui \u00e9taient beaucoup plus grands et beaucoup plus beaux que les arbres d&#8217;aujourd&#8217;hui. L\u2019air \u00e9tait pur et sain, et la terre semblait un noble palais. Les anges contemplaient et se r\u00e9jouissaient des \u0153uvres merveilleuses et belles de Dieu. {ST, 9 Janvier 1879, par. 12}<\/td><\/tr><tr><td>Apr\u00e8s la cr\u00e9ation de la terre et des animaux qui y vivaient, le P\u00e8re et le Fils accomplirent leur dessein, con\u00e7u avant la chute de Satan, de cr\u00e9er l\u2019homme \u00e0 leur image. Ils avaient travaill\u00e9 ensemble \u00e0 la cr\u00e9ation de la terre et de tout ce qui y vivait. Et maintenant Dieu dit \u00e0 son Fils : \u00ab Faisons l\u2019homme \u00e0 notre image. \u00bb Lorsqu\u2019Adam sortit de la main de son Cr\u00e9ateur, il \u00e9tait d\u2019une taille noble et d\u2019une belle sym\u00e9trie. Il \u00e9tait plus de deux fois plus grand que les hommes vivant actuellement sur la terre, et \u00e9tait bien proportionn\u00e9. Ses traits \u00e9taient parfaits et beaux. Son teint n\u2019\u00e9tait ni blanc ni jaun\u00e2tre, mais rouge\u00e2tre, rayonnant de la riche teinte de la sant\u00e9. \u00c8ve n\u2019\u00e9tait pas tout \u00e0 fait aussi grande qu\u2019Adam. Sa t\u00eate d\u00e9passait l\u00e9g\u00e8rement ses \u00e9paules. Elle aussi \u00e9tait noble, parfaitement sym\u00e9trique et tr\u00e8s belle. {ST, 9 Janvier 1879 par. 13}<\/td><\/tr><tr><td>Ce couple sans p\u00e9ch\u00e9 ne portait pas de v\u00eatements artificiels. Ils \u00e9taient rev\u00eatus d\u2019une couverture de lumi\u00e8re et de gloire, comme les anges. Tant qu\u2019ils vivaient dans l\u2019ob\u00e9issance \u00e0 Dieu, ce cercle de lumi\u00e8re les enveloppait. Bien que tout ce que Dieu avait cr\u00e9\u00e9 f\u00fbt d\u2019une beaut\u00e9 parfaite et que rien ne semblait manquer sur la terre que Dieu avait cr\u00e9\u00e9e pour rendre Adam et \u00c8ve heureux, il leur manifesta n\u00e9anmoins son grand amour en plantant un jardin sp\u00e9cialement pour eux. Une partie de leur temps devait \u00eatre consacr\u00e9e \u00e0 l\u2019heureuse occupation de l\u2019entretien du jardin, et une autre partie \u00e0 recevoir les visites des anges, \u00e0 \u00e9couter leurs instructions et \u00e0 m\u00e9diter joyeusement. Leur travail n\u2019\u00e9tait pas ennuyeux, mais agr\u00e9able et vivifiant. Ce beau jardin devait \u00eatre leur maison, leur r\u00e9sidence sp\u00e9ciale. {ST, 9 Janvier 1879 par. 14}<\/td><\/tr><tr><td>Dans ce jardin, le Seigneur pla\u00e7a des arbres de toutes sortes pour leur utilit\u00e9 et leur beaut\u00e9. Il y avait des arbres charg\u00e9s de fruits luxuriants, d\u2019un parfum riche, beaux \u00e0 la vue et agr\u00e9ables au go\u00fbt, destin\u00e9s par Dieu \u00e0 servir de nourriture au saint couple. Il y avait de belles vignes qui poussaient droites, charg\u00e9es de leur fardeau de fruits, comme rien de ce que l&#8217;homme a vu depuis la chute. Les fruits \u00e9taient tr\u00e8s gros et de diff\u00e9rentes couleurs ; certains presque noirs, d&#8217;autres violets, rouges, roses et vert clair. Cette belle et luxuriante croissance de fruits sur les branches de la vigne s&#8217;appelait raisin. Et ce fut l&#8217;heureux travail d&#8217;Adam et Eve de former de belles tonnelles \u00e0 partir des branches de la vigne et de les former, formant des habitations pour les beaux arbres vivants et le feuillage de la nature, charg\u00e9s de fruits parfum\u00e9s. {ST, 9 Janvier 1879 par. 15}<\/td><\/tr><tr><td>La terre \u00e9tait v\u00eatue d&#8217;une belle verdure, tandis que des myriades de fleurs parfum\u00e9es de toutes vari\u00e9t\u00e9s et de toutes teintes poussaient en profusion autour d&#8217;elles. Tout \u00e9tait arrang\u00e9 avec go\u00fbt et glorieusement. Au milieu du jardin se dressait l&#8217;arbre de vie, dont la gloire surpassait tous les autres arbres. Ses fruits ressemblaient \u00e0 des pommes d&#8217;or et d&#8217;argent, et devaient perp\u00e9tuer l&#8217;immortalit\u00e9. Les feuilles contenaient des propri\u00e9t\u00e9s curatives. {ST, 16 Janvier 1879 par. 1}<\/td><\/tr><tr><td>Le couple sacr\u00e9 \u00e9tait tr\u00e8s heureux en \u00c9den. Un contr\u00f4le illimit\u00e9 leur \u00e9tait accord\u00e9 sur tout \u00eatre vivant. Le lion et l\u2019agneau s\u2019amusaient ensemble paisiblement et sans faire de mal autour d\u2019eux, ou sommeillaient \u00e0 leurs pieds. Des oiseaux de toutes les couleurs et de tous les plumages voletaient parmi les arbres et les fleurs, et autour d\u2019Adam et \u00c8ve, tandis que leur musique aux tons doux r\u00e9sonnait parmi les arbres en un doux accord avec les louanges de leur Cr\u00e9ateur. {ST, 16 Janvier 1879 par. 2}<\/td><\/tr><tr><td>Adam et \u00c8ve \u00e9taient charm\u00e9s par les beaut\u00e9s de leur demeure d\u2019\u00c9den. Ils \u00e9taient ravis des petits chanteurs qui les entouraient, portant leur plumage brillant mais gracieux, et gazouillant leur musique joyeuse et joyeuse. Le couple sacr\u00e9 s\u2019est uni \u00e0 eux et a \u00e9lev\u00e9 leurs voix dans des chants harmonieux d\u2019amour, de louange et d\u2019adoration au P\u00e8re et \u00e0 son cher Fils, pour les signes d\u2019amour qui les entouraient. Ils reconnaissaient l\u2019ordre et l\u2019harmonie de la cr\u00e9ation, qui parlaient de sagesse et de connaissance infinies. Ils d\u00e9couvraient sans cesse une nouvelle beaut\u00e9 et une gloire suppl\u00e9mentaire de leur demeure \u00e9d\u00e9nique, ce qui emplissait leur c\u0153ur d&#8217;un amour plus profond et faisait surgir de leurs l\u00e8vres des expressions de gratitude et de r\u00e9v\u00e9rence envers leur Cr\u00e9ateur. {ST, 16 Janvier 1879 par. 3}<\/td><\/tr><tr><td><strong>Chapitre Trois.<\/strong><\/td><\/tr><tr><td><strong>La Tentation et la Chute.<\/strong><\/td><\/tr><tr><td>Au milieu du jardin, pr\u00e8s de l\u2019arbre de vie, se trouvait l\u2019arbre de la connaissance du bien et du mal. Cet arbre avait \u00e9t\u00e9 sp\u00e9cialement con\u00e7u par Dieu pour \u00eatre un gage de l\u2019ob\u00e9issance, de la foi et de l\u2019amour de nos premiers parents. Le Seigneur leur avait ordonn\u00e9 de ne pas manger de cet arbre, de peur de mourir. Il leur avait dit qu\u2019ils pouvaient manger librement de tous les arbres du jardin, sauf un ; mais s\u2019ils mangeaient de cet arbre, ils mourraient certainement. {ST, 16 Janvier 1879, par. 4}<\/td><\/tr><tr><td>Lorsque Adam et \u00c8ve furent plac\u00e9s dans le magnifique jardin, ils avaient tout ce qu\u2019ils pouvaient d\u00e9sirer pour leur bonheur. Mais le Cr\u00e9ateur choisit, dans ses dispositions toute sages, de mettre leur loyaut\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9preuve avant de pouvoir les mettre en s\u00e9curit\u00e9 \u00e9ternellement. Ils devaient jouir de sa faveur, et il devait converser avec eux, et eux avec lui. Cependant, il ne mit pas le mal hors de leur port\u00e9e. Satan fut autoris\u00e9 \u00e0 les tenter. S\u2019ils supportaient l\u2019\u00e9preuve, ils devaient \u00eatre en perp\u00e9tuelle faveur aupr\u00e8s de Dieu et des anges c\u00e9lestes. {ST, 16 Janvier 1879 par. 5}<\/td><\/tr><tr><td>L\u2019heure des chants joyeux de louanges \u00e0 Dieu et \u00e0 son cher Fils \u00e9tait arriv\u00e9e. Satan avait conduit le ch\u0153ur c\u00e9leste. Il avait \u00e9lev\u00e9 la premi\u00e8re note, puis toute l\u2019arm\u00e9e ang\u00e9lique s\u2019\u00e9tait unie \u00e0 lui, et de glorieux accords de musique avaient r\u00e9sonn\u00e9 dans le ciel. Mais maintenant, au lieu des accords de la musique la plus douce, la discorde et les paroles de col\u00e8re tombaient aux oreilles du grand chef rebelle. {ST, 16 Janvier 1879 par. 6}<\/td><\/tr><tr><td>Satan resta stup\u00e9fait de sa nouvelle condition. Son bonheur avait disparu. Il regarda les anges qui, avec lui, \u00e9taient autrefois si heureux, mais qui avaient \u00e9t\u00e9 expuls\u00e9s du ciel avec lui. Avant leur chute, pas une ombre de m\u00e9contentement n\u2019avait terni leur parfaite f\u00e9licit\u00e9. Maintenant, tout semblait chang\u00e9. Les visages qui avaient refl\u00e9t\u00e9 l\u2019image de leur Cr\u00e9ateur \u00e9taient sombres et d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9s. Les conflits, la discorde et les r\u00e9criminations am\u00e8res \u00e9taient parmi eux. Avant leur r\u00e9bellion, ces choses \u00e9taient inconnues au ciel. Satan vit alors les terribles r\u00e9sultats de sa r\u00e9bellion. Il frissonna et craignit d\u2019affronter l\u2019avenir et de contempler la fin de ces choses. O\u00f9 \u00e9tait-il ? N\u2019\u00e9tait-ce pas un horrible r\u00eave ? \u00c9tait-il exclu du Ciel ? Les portes du Ciel ne s\u2019ouvriraient-elles plus jamais pour l\u2019admettre ? Les anges saints et brillants s\u2019inclinent devant le P\u00e8re, mais Satan ne s\u2019unira plus \u00e0 eux dans un chant c\u00e9leste. Il ne s\u2019inclinera plus avec r\u00e9v\u00e9rence et sainte crainte devant la pr\u00e9sence du Dieu \u00e9ternel. S\u2019il pouvait redevenir pur, vrai et loyal, il renoncerait volontiers aux pr\u00e9tentions de son autorit\u00e9. Mais il \u00e9tait perdu au-del\u00e0 de toute r\u00e9demption \u00e0 cause de sa r\u00e9bellion pr\u00e9somptueuse ! Et ce n\u2019\u00e9tait pas tout ; il avait conduit d\u2019autres personnes \u00e0 la r\u00e9bellion et au m\u00eame \u00e9tat de perdition que lui-m\u00eame \u2013 des anges qui n\u2019avaient jamais pens\u00e9 \u00e0 mettre en doute la volont\u00e9 du Ciel ou \u00e0 refuser d\u2019ob\u00e9ir \u00e0 la loi de Dieu jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019il les ait mises dans leur esprit, leur pr\u00e9sentant la possibilit\u00e9 de jouir d\u2019un bien plus grand, d\u2019une libert\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9e et plus glorieuse. C\u2019\u00e9tait le sophisme par lequel il les avait tromp\u00e9s. Une responsabilit\u00e9 repose maintenant sur lui dont il voudrait \u00eatre lib\u00e9r\u00e9. \u200b\u200b{ST, 16 Janvier 1879, par. 7}<\/td><\/tr><tr><td>Ces esprits d\u00e9chus \u00e9taient devenus turbulents \u00e0 cause d\u2019espoirs d\u00e9\u00e7us. Au lieu d\u2019un plus grand bien, ils subissaient les tristes cons\u00e9quences de la d\u00e9sob\u00e9issance et du m\u00e9pris de la loi. Jamais plus ces \u00eatres malheureux ne se laisseraient influencer par la douce domination de J\u00e9sus-Christ. Jamais plus leurs esprits ne seraient remu\u00e9s par l\u2019amour profond et sinc\u00e8re, la paix et la joie que sa pr\u00e9sence leur avait toujours inspir\u00e9s, pour lui \u00eatre rendus dans une ob\u00e9issance joyeuse et un honneur respectueux. {ST, 16 Janvier 1879, par. 8}<\/td><\/tr><tr><td>Satan tremblait en regardant son travail. Il \u00e9tait seul, m\u00e9ditant sur le pass\u00e9, le pr\u00e9sent et l\u2019avenir. Sa puissante silhouette tremblait comme sous l\u2019effet d\u2019une temp\u00eate. Un ange du ciel passait. Satan l\u2019appela et le pria d\u2019avoir une entrevue avec le Christ. Elle lui fut accord\u00e9e. Il lui raconta alors qu&#8217;il se repentait de sa r\u00e9bellion et qu&#8217;il d\u00e9sirait de nouveau jouir de la faveur de Dieu. Il \u00e9tait pr\u00eat \u00e0 prendre la place qui lui avait \u00e9t\u00e9 assign\u00e9e et \u00e0 \u00eatre sous le commandement du Christ. Le Fils de Dieu pleura devant le malheur de Satan, mais lui dit, en tant qu&#8217;esprit du P\u00e8re, que cela ne pourrait jamais arriver. Le ciel ne devait pas \u00eatre mis en danger. La paix du ciel serait g\u00e2ch\u00e9e s&#8217;il \u00e9tait r\u00e9int\u00e9gr\u00e9, car le p\u00e9ch\u00e9 provenait de lui ; les germes de la r\u00e9bellion \u00e9taient encore en lui. Il n&#8217;avait aucune raison de suivre cette voie, et il s&#8217;\u00e9tait non seulement ruin\u00e9 lui-m\u00eame sans espoir, mais aussi l&#8217;arm\u00e9e des anges, qui auraient encore \u00e9t\u00e9 heureux au ciel s&#8217;il \u00e9tait rest\u00e9 ferme. La loi de Dieu pouvait condamner, mais ne pouvait pardonner. {ST, 16 Janvier 1879, par. 9}<\/td><\/tr><tr><td>Satan ne se repentit pas de sa r\u00e9bellion parce qu\u2019il vit la bont\u00e9 de Dieu dont il avait abus\u00e9. La mis\u00e8re qu\u2019il ressentit en perdant la douce lumi\u00e8re du Ciel, le sentiment de culpabilit\u00e9 qui s\u2019imposa \u00e0 lui et la d\u00e9ception qu\u2019il \u00e9prouva en ne voyant pas ses esp\u00e9rances se r\u00e9aliser furent la cause de son chagrin. \u00catre commandant hors du Ciel \u00e9tait tr\u00e8s diff\u00e9rent d\u2019\u00eatre ainsi honor\u00e9 au Ciel. La perte de tous les privil\u00e8ges du Ciel lui semblait trop difficile \u00e0 supporter. Il souhaitait les regagner. {ST, 16 Janvier 1879 par. 10}<\/td><\/tr><tr><td>Le grand changement de sa position n\u2019avait pas accru son amour pour Dieu, ni pour sa loi sage et juste. Lorsque Satan fut pleinement convaincu qu\u2019il lui \u00e9tait impossible d\u2019\u00eatre r\u00e9tabli dans la faveur de Dieu, il manifesta sa malice avec une haine accrue et une v\u00e9h\u00e9mence ardente. {ST, 16 Janvier 1879 par. 11}<\/td><\/tr><tr><td>Dieu savait qu\u2019une r\u00e9bellion aussi d\u00e9termin\u00e9e ne resterait pas inactive. Satan inventerait des moyens pour contrarier les anges c\u00e9lestes et m\u00e9priser son autorit\u00e9. Comme il ne pouvait pas entrer dans les portes du Ciel, il attendrait juste \u00e0 l\u2019entr\u00e9e pour narguer les anges et chercher \u00e0 se quereller avec eux \u00e0 chaque fois qu\u2019ils entreraient et sortiraient. Il chercherait \u00e0 d\u00e9truire le bonheur d\u2019Adam et d\u2019\u00c8ve. Il s\u2019efforcerait de les inciter \u00e0 la r\u00e9bellion, sachant que cela causerait du chagrin au Ciel. {ST, 16 Janvier 1879, par. 12}<\/td><\/tr><tr><td>Ses disciples le cherchaient ; il se r\u00e9veilla et, prenant un air de d\u00e9fi, les informa de ses plans pour arracher \u00e0 Dieu le noble Adam et sa compagne \u00c8ve. S\u2019il pouvait de quelque fa\u00e7on les tromper et les amener \u00e0 la d\u00e9sob\u00e9issance, Dieu prendrait des dispositions pour qu\u2019ils soient pardonn\u00e9s, et alors lui-m\u00eame et tous les anges d\u00e9chus seraient en mesure de partager avec eux la mis\u00e9ricorde de Dieu. S\u2019ils ne parvenaient pas \u00e0 obtenir le pardon, ils pourraient s\u2019unir \u00e0 Adam et Eve, dont la transgression les placerait \u00e9galement dans un \u00e9tat de r\u00e9bellion ; ainsi, ils pourraient prendre possession de l\u2019\u00c9den et en faire leur demeure. Et s\u2019ils pouvaient acc\u00e9der \u00e0 l\u2019arbre de vie au milieu du jardin, leur force serait, pensaient-ils, \u00e9gale \u00e0 celle des saints anges, et Dieu lui-m\u00eame ne pourrait pas les chasser. {ST, 16 Janvier 1879, par. 13}<\/td><\/tr><tr><td>Satan tint une consultation avec ses mauvais anges. Ils ne s\u2019unirent pas tous volontiers pour s\u2019engager dans cette \u0153uvre p\u00e9rilleuse et terrible. Il leur dit qu\u2019il ne pouvait confier cette t\u00e2che \u00e0 aucun d\u2019entre eux, car il pensait que lui seul avait la sagesse suffisante pour mener \u00e0 bien une entreprise aussi importante. Il souhaitait qu\u2019ils r\u00e9fl\u00e9chissent \u00e0 la question pendant qu\u2019il les quitterait et chercherait \u00e0 se retirer pour m\u00fbrir ses plans. Il chercha \u00e0 leur faire comprendre que c\u2019\u00e9tait leur dernier et unique espoir. S\u2019ils \u00e9chouaient ici, toute perspective de regagner et de contr\u00f4ler le Ciel, ou toute autre partie de la cr\u00e9ation de Dieu, \u00e9tait sans espoir. {ST, 16 Janvier 1879 par. 14}<\/td><\/tr><tr><td>Satan s\u2019en alla seul pour \u00e9laborer des plans qui entra\u00eeneraient tr\u00e8s certainement la chute d\u2019Adam et \u00c8ve. Il craignait que ses desseins ne soient d\u00e9jou\u00e9s. Et encore, m\u00eame s\u2019il parvenait \u00e0 amener Adam et \u00c8ve \u00e0 d\u00e9sob\u00e9ir au commandement de Dieu, \u00e0 devenir ainsi des transgresseurs de sa loi, et qu\u2019il n\u2019en r\u00e9sult\u00e2t aucun bien, son cas ne s\u2019en trouverait pas am\u00e9lior\u00e9 ; sa culpabilit\u00e9 n\u2019en serait que plus grande. Il frissonnait \u00e0 l\u2019id\u00e9e de plonger le saint et heureux couple dans la mis\u00e8re et le remords qu\u2019il endurait lui-m\u00eame. Il semblait dans un \u00e9tat d\u2019ind\u00e9cision ; tant\u00f4t ferme et d\u00e9termin\u00e9, tant\u00f4t h\u00e9sitant et h\u00e9sitant. {ST, 16 Janvier 1879 par. 15}<\/td><\/tr><tr><td>Ses anges le cherchaient, lui, leur chef, pour lui faire part de leur d\u00e9cision. Ils s\u2019uniront \u00e0 lui dans ses plans, et porteront avec lui la responsabilit\u00e9 et partageront les cons\u00e9quences. Satan rejeta ses sentiments de d\u00e9sespoir et de faiblesse et, en tant que chef, il se fortifia pour braver l\u2019affaire et faire tout ce qui \u00e9tait en son pouvoir pour d\u00e9fier l\u2019autorit\u00e9 de Dieu et de son Fils. Il leur fit part de ses plans. S\u2019il s\u2019en prenait hardiment \u00e0 Adam et \u00c8ve et se plaignait du Fils de Dieu, ils ne l\u2019\u00e9couteraient pas un seul instant, mais seraient pr\u00eats \u00e0 une telle attaque. S\u2019il cherchait \u00e0 les intimider en raison de son pouvoir, lui qui \u00e9tait r\u00e9cemment devenu un ange de haute autorit\u00e9, il ne pourrait rien faire. Il d\u00e9cida que la ruse et la tromperie feraient ce que la force ou la force ne pouvaient pas faire. {ST, 16 Janvier 1879, par. 16}<\/td><\/tr><tr><td>Dieu rassembla l&#8217;arm\u00e9e ang\u00e9lique pour prendre des mesures afin d&#8217;\u00e9carter le mal qui mena\u00e7ait. Il fut d\u00e9cid\u00e9 dans le conseil du Ciel que des anges visiteraient l&#8217;Eden et avertiraient Adam qu&#8217;il \u00e9tait en danger \u00e0 cause de l&#8217;ennemi. En cons\u00e9quence, deux anges se pr\u00e9cipit\u00e8rent pour rendre visite \u00e0 nos premiers parents. Le saint couple les re\u00e7ut avec joie, exprimant sa gratitude \u00e0 leur Cr\u00e9ateur de les avoir entour\u00e9s d&#8217;une telle profusion de sa g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9. Tout ce qui \u00e9tait beau et attrayant leur \u00e9tait offert, et tout semblait judicieusement adapt\u00e9 \u00e0 leurs besoins. Par-dessus toutes les autres b\u00e9n\u00e9dictions, ils appr\u00e9ciaient la compagnie du Fils de Dieu et des anges c\u00e9lestes ; car \u00e0 chaque visite, ils avaient beaucoup \u00e0 leur raconter, \u00e0 propos de leurs nouvelles d\u00e9couvertes des beaut\u00e9s de la nature dans leur demeure d&#8217;Eden ; et ils avaient des questions \u00e0 leur poser concernant de nombreuses choses qu&#8217;ils ne pouvaient qu&#8217;imparfaitement comprendre. {ST, 16 Janvier 1879 par. 17}<\/td><\/tr><tr><td>Les anges leur donn\u00e8rent gracieusement et avec amour les informations d\u00e9sir\u00e9es. Ils leur racont\u00e8rent \u00e9galement la triste histoire de la r\u00e9bellion et de la chute de Satan. Ils leur dirent alors clairement que l&#8217;arbre de la connaissance avait \u00e9t\u00e9 plac\u00e9 dans le jardin pour \u00eatre un gage de leur ob\u00e9issance et de leur amour pour Dieu ; que le rang \u00e9lev\u00e9 et heureux des saints anges devait \u00eatre conserv\u00e9 \u00e0 condition d&#8217;ob\u00e9ir ; et qu&#8217;ils \u00e9taient dans la m\u00eame situation : ils pouvaient ob\u00e9ir \u00e0 la loi de Dieu et \u00eatre inexprimablement heureux, ou d\u00e9sob\u00e9ir et perdre leur rang \u00e9lev\u00e9 et \u00eatre plong\u00e9s dans un d\u00e9sespoir sans espoir. {ST, 16 Janvier 1879 par. 18}<\/td><\/tr><tr><td>Ils dirent \u00e0 Adam et \u00c8ve que Dieu ne les forcerait pas \u00e0 ob\u00e9ir, qu&#8217;il ne leur avait pas retir\u00e9 le pouvoir d&#8217;aller \u00e0 l&#8217;encontre de sa volont\u00e9 ; ils \u00e9taient des agents moraux, libres d&#8217;ob\u00e9ir ou de d\u00e9sob\u00e9ir. Il n&#8217;y avait qu&#8217;une seule interdiction que Dieu avait jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent jug\u00e9 bon de leur imposer : s&#8217;ils transgressaient la volont\u00e9 de Dieu, ils mourraient certainement. Ils leur dirent aussi que l&#8217;ange le plus \u00e9lev\u00e9, apr\u00e8s le Christ, avait refus\u00e9 d&#8217;ob\u00e9ir \u00e0 la loi de Dieu qu&#8217;il avait ordonn\u00e9e pour gouverner les \u00eatres c\u00e9lestes ; que cette r\u00e9bellion avait provoqu\u00e9 la guerre dans le ciel, et que par cons\u00e9quent le chef rebelle et tous les anges qui s&#8217;\u00e9taient joints \u00e0 lui pour remettre en question l&#8217;autorit\u00e9 du grand J\u00e9hovah avaient \u00e9t\u00e9 chass\u00e9s du ciel ; et que cet ennemi d\u00e9chu \u00e9tait maintenant un ennemi de tout ce qui concernait les int\u00e9r\u00eats de Dieu et de son cher Fils. {ST, 16 Janvier 1879 par. 19}<\/td><\/tr><tr><td>Ils leur dirent que Satan avait l&#8217;intention de leur faire du mal, et qu&#8217;il \u00e9tait n\u00e9cessaire qu&#8217;ils soient sur leurs gardes, car ils pourraient entrer en contact avec l&#8217;ennemi d\u00e9chu ; mais il ne pouvait pas leur faire de mal tant qu&#8217;ils ob\u00e9issaient au commandement de Dieu ; car, si n\u00e9cessaire, chaque ange du ciel viendrait \u00e0 leur secours plut\u00f4t que de leur faire du mal de quelque fa\u00e7on que ce soit. Mais s&#8217;ils d\u00e9sob\u00e9issaient au commandement de Dieu, alors Satan aurait le pouvoir de toujours les ennuyer, de les troubler et de les troubler. S&#8217;ils restaient fermes contre les premi\u00e8res insinuations de Satan, ils \u00e9taient aussi en s\u00e9curit\u00e9 que les anges c\u00e9lestes. Mais s&#8217;ils c\u00e9daient au tentateur, Celui qui n&#8217;\u00e9pargnait pas les anges exalt\u00e9s ne les \u00e9pargnerait pas non plus. Ils devaient subir la peine de leur transgression, car la loi de Dieu \u00e9tait aussi sacr\u00e9e que lui-m\u00eame, et il exigeait une ob\u00e9issance absolue de tous, au ciel et sur la terre. {ST, 16 Janvier 1879, par. 20}<\/td><\/tr><tr><td>Les anges avertirent Eve de ne pas se s\u00e9parer de son mari dans son travail, car elle pourrait \u00eatre mise en contact avec cet ennemi d\u00e9chu. S&#8217;ils \u00e9taient s\u00e9par\u00e9s l&#8217;un de l&#8217;autre, ils seraient en plus grand danger que s&#8217;ils \u00e9taient ensemble. Les anges leur ordonn\u00e8rent de suivre de pr\u00e8s les instructions que Dieu leur avait donn\u00e9es concernant l&#8217;arbre de la connaissance, car dans une ob\u00e9issance parfaite, ils \u00e9taient en s\u00e9curit\u00e9, et l&#8217;ennemi n&#8217;aurait alors aucun pouvoir de les tromper. Dieu ne permettrait pas \u00e0 Satan de poursuivre le saint couple avec des tentations continuelles. Il ne pouvait avoir acc\u00e8s \u00e0 eux qu&#8217;\u00e0 l&#8217;arbre de la connaissance du bien et du mal. {ST, 16 Janvier 1879, par. 21}<\/td><\/tr><tr><td>Adam et Eve assur\u00e8rent les anges qu\u2019ils ne transgresseraient jamais le commandement expr\u00e8s de Dieu, car c\u2019\u00e9tait leur plus grand plaisir de faire sa volont\u00e9. Les anges s\u2019unirent \u00e0 eux dans des accords sacr\u00e9s de musique harmonieuse, et tandis que leurs chants retentissaient du bienheureux \u00c9den, Satan entendit leur adoration joyeuse du P\u00e8re et du Fils. Et tandis qu\u2019il les entendait, son envie, sa haine et sa malignit\u00e9 augment\u00e8rent, et il exprima \u00e0 ses disciples son anxi\u00e9t\u00e9 d\u2019inciter Adam et \u00c8ve \u00e0 la d\u00e9sob\u00e9issance, et d\u2019attirer imm\u00e9diatement sur eux la col\u00e8re de Dieu, et de changer leurs chants de louange en haine et en mal\u00e9dictions contre leur Cr\u00e9ateur. {ST, 16 Janvier 1879 par. 22}<\/td><\/tr><tr><td>Satan prit alors la forme d\u2019un serpent et entra dans l\u2019\u00c9den. Le serpent \u00e9tait une belle cr\u00e9ature, avec des ailes ; et lorsqu\u2019il volait dans les airs, son apparence \u00e9tait brillante, ressemblant \u00e0 de l\u2019or poli. Il ne marchait pas sur le sol, mais allait d\u2019un endroit \u00e0 un autre dans les airs, et mangeait des fruits comme l\u2019homme. Satan entra dans le serpent, qui prit place dans l&#8217;arbre de la connaissance et commen\u00e7a \u00e0 manger tranquillement du fruit. {ST, 16 Janvier 1879 par. 23}<\/td><\/tr><tr><td>\u00c8ve, inconsciemment, se s\u00e9para d\u2019abord de son mari dans son travail. Lorsqu\u2019elle en prit conscience, elle sentit qu\u2019il pouvait y avoir un danger ; mais elle se crut \u00e0 nouveau en s\u00e9curit\u00e9, m\u00eame si elle ne restait pas aupr\u00e8s de son mari. Elle avait la sagesse et la force de savoir si le mal survenait et de l\u2019affronter. Les anges l\u2019avaient mise en garde de ne pas le faire. \u00c8ve se trouva \u00e0 contempler avec un m\u00e9lange de curiosit\u00e9 et d\u2019admiration le fruit de l\u2019arbre d\u00e9fendu. Elle vit qu\u2019il \u00e9tait tr\u00e8s beau et se demanda pourquoi Dieu avait si cat\u00e9goriquement interdit d\u2019en manger. C\u2019\u00e9tait maintenant l\u2019occasion pour Satan. Il s\u2019adressa \u00e0 elle comme s\u2019il \u00e9tait capable de deviner ses pens\u00e9es : \u00ab Dieu a-t-il vraiment dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? \u00bb Ainsi, avec des mots doux et agr\u00e9ables et une voix musicale, il s\u2019adressa \u00e0 \u00c8ve \u00e9tonn\u00e9e. Elle fut surprise d\u2019entendre un serpent parler. Il loua sa beaut\u00e9 et son extr\u00eame beaut\u00e9, ce qui ne d\u00e9plut pas \u00e0 \u00c8ve. Mais elle fut stup\u00e9faite, car elle savait que Dieu n\u2019avait pas donn\u00e9 le pouvoir de parler au serpent. {ST, 16 Janvier 1879, par. 24}<\/td><\/tr><tr><td>La curiosit\u00e9 d\u2019\u00c8ve fut \u00e9veill\u00e9e. Au lieu de fuir, elle \u00e9couta un serpent parler. Il ne lui vint pas \u00e0 l\u2019esprit que ce pouvait \u00eatre cet ennemi d\u00e9chu qui se servait du serpent comme m\u00e9dium. C\u2019\u00e9tait Satan qui parlait, pas le serpent. \u00c8ve fut s\u00e9duite, flatt\u00e9e, infatu\u00e9e. Si elle avait rencontr\u00e9 un personnage imposant, poss\u00e9dant une forme semblable \u00e0 celle des anges et leur ressemblant, elle aurait \u00e9t\u00e9 sur ses gardes. Mais cette voix \u00e9trange aurait d\u00fb la pousser \u00e0 se rendre aupr\u00e8s de son mari pour lui demander pourquoi un autre s\u2019adressait ainsi librement \u00e0 elle. Mais elle entre en controverse avec le serpent. Elle r\u00e9pond \u00e0 sa question : \u00ab Nous pouvons manger du fruit des arbres du jardin. Mais quant au fruit de l\u2019arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n\u2019en mangerez pas et vous n\u2019y toucherez pas, de peur que vous ne mouriez. \u00bb Le serpent r\u00e9pond : \u00ab Vous ne mourrez pas, car Dieu sait que le jour o\u00f9 vous en mangerez, vos yeux s\u2019ouvriront et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. \u00bb {ST, 16 Janvier 1879, par. 25}<\/td><\/tr><tr><td>Satan voulait transmettre l\u2019id\u00e9e qu\u2019en mangeant de l\u2019arbre d\u00e9fendu, ils recevraient un nouveau type de connaissance plus noble que celui qu\u2019ils avaient atteint jusqu\u2019alors. C\u2019est l\u00e0 son travail sp\u00e9cial, avec grand succ\u00e8s, depuis sa chute, pour amener les hommes \u00e0 fouiller dans les secrets du Tout-Puissant, \u00e0 ne pas se contenter de ce que Dieu a r\u00e9v\u00e9l\u00e9, et \u00e0 ne pas faire attention \u00e0 ob\u00e9ir \u00e0 ce qui a \u00e9t\u00e9 command\u00e9. Il les am\u00e8nerait \u00e0 d\u00e9sob\u00e9ir aux commandements de Dieu, puis \u00e0 leur faire croire qu\u2019ils entrent dans un merveilleux domaine de connaissance. C\u2019est une tromperie mis\u00e9rable. Ils ne comprennent pas ce que Dieu a r\u00e9v\u00e9l\u00e9, ils ne tiennent pas compte de ses commandements explicites, aspirent \u00e0 la sagesse, ind\u00e9pendamment de Dieu, et cherchent \u00e0 comprendre ce qu\u2019il a plu \u00e0 Dieu de cacher aux mortels. Ils sont enthousiasm\u00e9s par leurs id\u00e9es de progr\u00e8s et charm\u00e9s par leur propre philosophie vaine ; mais ils t\u00e2tonnent dans l&#8217;obscurit\u00e9 de la nuit en ce qui concerne la vraie connaissance. Ils apprennent toujours et ne sont jamais capables de parvenir \u00e0 la connaissance de la v\u00e9rit\u00e9. {ST, 16 Janvier 1879 par. 26}<\/td><\/tr><tr><td>Ce n&#8217;\u00e9tait pas la volont\u00e9 de Dieu que ce couple sans p\u00e9ch\u00e9 ait la moindre connaissance du mal. Il leur avait librement donn\u00e9 le bien, mais leur avait refus\u00e9 le mal. Eve pensait que les paroles du serpent \u00e9taient sages, et elle re\u00e7ut cette affirmation g\u00e9n\u00e9rale : \u00ab Vous ne mourrez pas certainement, car Dieu sait que le jour o\u00f9 vous en mangerez, vos yeux s&#8217;ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal \u00bb, faisant de Dieu un menteur. Satan insinue hardiment que Dieu les a tromp\u00e9s pour les emp\u00eacher d&#8217;\u00eatre exalt\u00e9s en connaissance \u00e0 \u00e9galit\u00e9 avec lui. Dieu dit : \u00ab Si vous mangez, vous mourrez certainement. \u00bb Le serpent dit : \u00ab Si vous mangez, vous ne mourrez certainement pas. \u00bb {ST, 16 Janvier 1879 par. 27}<\/td><\/tr><tr><td>Satan assura Eve que d\u00e8s qu\u2019elle mangerait du fruit, elle recevrait une connaissance nouvelle et sup\u00e9rieure qui la rendrait \u00e9gale \u00e0 Dieu. Il attira son attention sur lui. Il mangea librement de l\u2019arbre et le trouva non seulement parfaitement inoffensif, mais d\u00e9licieux et exaltant ; et il lui dit que c\u2019\u00e9tait \u00e0 cause de ses merveilleuses propri\u00e9t\u00e9s de transmettre la sagesse et la puissance que Dieu leur avait interdit d\u2019y go\u00fbter ou m\u00eame d\u2019y toucher ; car il connaissait ses merveilleuses qualit\u00e9s. Le tentateur d\u00e9clara qu\u2019en mangeant du fruit de l\u2019arbre d\u00e9fendu, il avait atteint le pouvoir de parler. Il laissa entendre que Dieu n\u2019ex\u00e9cuterait pas sa parole. C\u2019\u00e9tait simplement une menace pour les intimider et les emp\u00eacher de faire le grand bien. Il leur dit en outre qu\u2019ils ne pouvaient pas mourir. N\u2019avaient-ils pas mang\u00e9 de l\u2019arbre de vie qui perp\u00e9tue l\u2019immortalit\u00e9 ? Il dit que Dieu les trompait pour les emp\u00eacher d\u2019atteindre un \u00e9tat de f\u00e9licit\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9 et un bonheur plus exalt\u00e9. {ST, 16 Janvier 1879 par. 28}<\/td><\/tr><tr><td>Satan cueillit le fruit et le passa \u00e0 Eve. Elle le prit dans sa main. \u00ab Or, dit le tentateur, il vous est interdit de le toucher, de peur de mourir. \u00bb Il lui dit qu\u2019elle n\u2019\u00e9prouverait pas plus de sentiment de mal et de mort en mangeant qu\u2019en touchant ou en manipulant le fruit. Eve fut enhardie parce qu\u2019elle ne sentit pas les signes imm\u00e9diats du m\u00e9contentement de Dieu. Elle trouva les paroles du tentateur sages et correctes. Elle mangea et fut ravie du fruit. Il lui parut d\u00e9licieux \u00e0 son go\u00fbt et elle s\u2019imagina qu\u2019elle r\u00e9alisait en elle-m\u00eame les merveilleux effets du fruit. {ST, 16 Janvier 1879 par. 29}<\/td><\/tr><tr><td>Elle cueillit alors le fruit pour elle-m\u00eame et le mangea, et s\u2019imagina ressentir le pouvoir vivifiant d\u2019une existence nouvelle et \u00e9lev\u00e9e comme r\u00e9sultat de l\u2019influence exaltante du fruit d\u00e9fendu. Elle \u00e9tait dans un \u00e9tat d\u2019excitation \u00e9trange et contre nature alors qu\u2019elle cherchait son mari, les mains pleines du fruit d\u00e9fendu. Elle lui raconta le discours sage du serpent et voulut le conduire imm\u00e9diatement \u00e0 l&#8217;arbre de la connaissance. Elle lui dit qu&#8217;elle avait mang\u00e9 du fruit et qu&#8217;au lieu d&#8217;\u00e9prouver une quelconque sensation de mort, elle ressentait une influence agr\u00e9able et exaltante. D\u00e8s qu&#8217;\u00c8ve d\u00e9sob\u00e9it, elle devint un puissant m\u00e9dium par lequel elle provoqua la chute de son mari. {ST, 16 Janvier 1879 par. 30}<\/td><\/tr><tr><td>Une tristesse envahit le visage d&#8217;Adam. Il semblait effray\u00e9 et \u00e9tonn\u00e9. Une lutte semblait se d\u00e9rouler dans son esprit. Il dit \u00e0 \u00c8ve qu&#8217;il \u00e9tait tout \u00e0 fait certain que c&#8217;\u00e9tait l&#8217;ennemi contre lequel ils avaient \u00e9t\u00e9 mis en garde ; et si tel \u00e9tait le cas, elle devait mourir. Elle lui assura qu&#8217;elle ne ressentait aucun effet n\u00e9faste, mais plut\u00f4t une influence tr\u00e8s agr\u00e9able, et le supplia d&#8217;en manger. {ST, 16 Janvier 1879 par. 31}<\/td><\/tr><tr><td>Adam comprenait tr\u00e8s bien que sa compagne avait transgress\u00e9 la seule interdiction qui leur avait \u00e9t\u00e9 impos\u00e9e pour tester leur fid\u00e9lit\u00e9 et leur amour. Eve se dit que le serpent avait dit qu\u2019ils ne mourraient pas, et ses paroles devaient \u00eatre vraies, car elle ne sentait aucun signe du m\u00e9contentement de Dieu, mais une influence agr\u00e9able, comme elle imaginait que les anges en ressentaient. Adam regrettait qu\u2019Eve l\u2019ait quitt\u00e9, mais maintenant c\u2019\u00e9tait fait. Il devait \u00eatre s\u00e9par\u00e9 de celle dont il avait tant aim\u00e9 la compagnie. Comment pouvait-il en \u00eatre ainsi ? Son amour pour Eve \u00e9tait fort, et dans un d\u00e9couragement total, il r\u00e9solut de partager son sort. Il se dit qu\u2019Eve \u00e9tait une partie de lui-m\u00eame, et si elle devait mourir, il mourrait avec elle, car il ne pouvait supporter l\u2019id\u00e9e d\u2019\u00eatre s\u00e9par\u00e9 d\u2019elle. Il ne pensait pas que Dieu, qui l\u2019avait cr\u00e9\u00e9 une forme vivante et belle de la poussi\u00e8re du sol, et lui avait donn\u00e9 Eve pour compagne, pourrait la remplacer. Apr\u00e8s tout, les paroles de ce serpent sage n\u2019\u00e9taient-elles pas justes ? Eve \u00e9tait devant lui, tout aussi belle et charmante, et apparemment aussi innocente, qu\u2019avant cet acte de d\u00e9sob\u00e9issance. Elle exprima pour lui un amour plus grand et plus \u00e9lev\u00e9 qu\u2019avant sa d\u00e9sob\u00e9issance, comme l\u2019effet du fruit qu\u2019elle avait mang\u00e9. Il ne vit en elle aucun signe de mort. Elle lui avait parl\u00e9 de l\u2019influence heureuse du fruit, de son amour ardent pour lui, et il d\u00e9cida d\u2019en braver les cons\u00e9quences. Il saisit le fruit et le mangea rapidement, et, comme Eve, n\u2019en ressentit pas imm\u00e9diatement les effets n\u00e9fastes. {ST, 23 Janvier 1879 par. 1}<\/td><\/tr><tr><td>Eve s\u2019\u00e9tait crue capable de d\u00e9cider entre le bien et le mal. L\u2019espoir flatteur d\u2019acc\u00e9der \u00e0 un \u00e9tat de connaissance plus \u00e9lev\u00e9 l\u2019avait conduite \u00e0 penser que le serpent \u00e9tait son ami sp\u00e9cial, poss\u00e9dant un grand int\u00e9r\u00eat \u00e0 son bien-\u00eatre. Si elle avait cherch\u00e9 son mari et qu\u2019ils avaient rapport\u00e9 \u00e0 leur Cr\u00e9ateur les paroles du serpent, ils auraient \u00e9t\u00e9 imm\u00e9diatement d\u00e9livr\u00e9s de sa tentation astucieuse. {ST, 23 Janvier 1879 par. 2}<\/td><\/tr><tr><td>Dieu a instruit nos premiers parents au sujet de l\u2019arbre de la connaissance, et ils \u00e9taient pleinement inform\u00e9s au sujet de la chute de Satan et du danger d\u2019\u00e9couter ses suggestions. Dieu ne les a pas priv\u00e9s du pouvoir de manger du fruit d\u00e9fendu. Il les a laiss\u00e9s libres de croire sa parole, d\u2019ob\u00e9ir \u00e0 ses commandements et de vivre, ou de croire au tentateur, de d\u00e9sob\u00e9ir et de p\u00e9rir. Ils en mang\u00e8rent tous les deux, et la grande sagesse qu\u2019ils obtinrent fut la connaissance du p\u00e9ch\u00e9 et un sentiment de culpabilit\u00e9. Le Seigneur ne voulait pas qu\u2019ils examinent le fruit de l\u2019arbre de la connaissance, car ils seraient alors expos\u00e9s \u00e0 Satan masqu\u00e9. Il savait qu\u2019ils seraient parfaitement en s\u00e9curit\u00e9 s\u2019ils ne touchaient pas au fruit. {ST, 23 Janvier 1879 par. 3}<\/td><\/tr><tr><td>Nos premiers parents ont choisi de croire les paroles, comme ils le pensaient, d\u2019un serpent ; pourtant il ne leur avait donn\u00e9 aucun signe de son amour. Il n\u2019avait rien fait pour leur bonheur et leur bien-\u00eatre, alors que Dieu leur avait donn\u00e9 tout ce qui \u00e9tait bon \u00e0 manger et agr\u00e9able \u00e0 la vue. Partout o\u00f9 l\u2019\u0153il pouvait se poser, il y avait abondance et beaut\u00e9 ; pourtant \u00c8ve fut tromp\u00e9e par le serpent, pensant qu\u2019il y avait quelque chose qui les rendrait sages, comme Dieu. Au lieu de croire et de se confier \u00e0 leur Cr\u00e9ateur, elle se m\u00e9fia l\u00e2chement de sa bont\u00e9 et ch\u00e9rit les paroles de Satan. {ST, 23 Janvier 1879 par. 4}<\/td><\/tr><tr><td>Apr\u00e8s la transgression d&#8217;Adam, il s&#8217;imagina d&#8217;abord s&#8217;\u00e9lever vers une existence nouvelle et plus \u00e9lev\u00e9e. Mais bient\u00f4t la pens\u00e9e de sa transgression le terrifia. L&#8217;air, qui avait \u00e9t\u00e9 d&#8217;une temp\u00e9rature douce et uniforme, semblait glacer le couple coupable. Ils avaient le sentiment du p\u00e9ch\u00e9 et \u00e9prouvaient une crainte de l&#8217;avenir, un sentiment de manque, une nudit\u00e9 de l&#8217;\u00e2me. Le doux amour et la paix semblaient les avoir quitt\u00e9s, et \u00e0 leur place un manque de quelque chose qu&#8217;ils n&#8217;avaient jamais \u00e9prouv\u00e9 auparavant les envahit. Ils tourn\u00e8rent alors pour la premi\u00e8re fois leur attention vers l&#8217;ext\u00e9rieur. Ils n&#8217;\u00e9taient pas v\u00eatus, mais drap\u00e9s de lumi\u00e8re comme les anges c\u00e9lestes. Cette lumi\u00e8re qui les avait envelopp\u00e9s disparut. Pour soulager le sentiment de nudit\u00e9 qu&#8217;ils ressentaient, ils se tourn\u00e8rent vers la recherche d&#8217;un voile pour couvrir leurs formes ; car comment pourraient-ils rencontrer le regard de Dieu et des anges nus ? {ST, 23 Janvier 1879, par. 5}<\/td><\/tr><tr><td>Leur crime est maintenant devant eux dans sa vraie lumi\u00e8re. Leur transgression du commandement expr\u00e8s de Dieu rev\u00eat un caract\u00e8re plus clair. Adam reprocha \u00e0 Eve d&#8217;avoir abandonn\u00e9 son c\u00f4t\u00e9 et d&#8217;avoir \u00e9t\u00e9 tromp\u00e9e par le serpent. Mais tous deux se flattaient que Dieu, qui leur avait tout donn\u00e9 pour les rendre heureux, pourrait encore excuser leur d\u00e9sob\u00e9issance, \u00e0 cause de son grand amour pour eux, et que leur punition ne serait pas si terrible apr\u00e8s tout. {ST, 23 Janvier 1879 par. 6}<\/td><\/tr><tr><td>Satan se r\u00e9jouit de son succ\u00e8s. Il avait tent\u00e9 la femme de se m\u00e9fier de Dieu, de mettre en doute sa sagesse et de chercher \u00e0 p\u00e9n\u00e9trer ses plans si sages. Et par elle, il avait aussi provoqu\u00e9 la chute d&#8217;Adam, qui, \u00e0 cause de son amour pour Eve, avait d\u00e9sob\u00e9i au commandement de Dieu et \u00e9tait tomb\u00e9 avec elle. {ST, 23 Janvier 1879 par. 7}<\/td><\/tr><tr><td>La nouvelle de la chute de l&#8217;homme se r\u00e9pandit dans le ciel ; toutes les harpes s&#8217;\u00e9taient tues. Les anges jet\u00e8rent leurs couronnes de leurs t\u00eates dans la tristesse. Tout le ciel \u00e9tait en \u00e9moi. Les anges furent attrist\u00e9s par l&#8217;ingratitude de l&#8217;homme, en \u00e9change des riches b\u00e9n\u00e9dictions que Dieu lui avait accord\u00e9es. Un conseil fut tenu pour voir ce qu&#8217;il fallait faire avec le couple coupable. Les anges craignaient qu&#8217;ils ne tendent la main et ne mangent de l&#8217;arbre de vie, perp\u00e9tuant ainsi une vie de p\u00e9ch\u00e9. {ST, 23 Janvier 1879 par. 8}<\/td><\/tr><tr><td>Le Seigneur visita Adam et Eve, et leur fit conna\u00eetre les cons\u00e9quences de leur d\u00e9sob\u00e9issance. Et lorsqu&#8217;ils entendirent l&#8217;approche majestueuse de Dieu, ils cherch\u00e8rent \u00e0 se cacher de l&#8217;inspection de celui qu&#8217;ils aimaient, dans leur innocence et leur saintet\u00e9, rencontrer. &#8220;Et le Seigneur Dieu appela Adam, et lui dit: O\u00f9 es-tu? Et il dit: J&#8217;ai entendu ta voix dans le jardin, et j&#8217;ai eu peur parce que j&#8217;\u00e9tais nu, et je me suis cach\u00e9. Et il dit: Qui t&#8217;a appris que tu \u00e9tais nu? As-tu mang\u00e9 de l&#8217;arbre dont je t&#8217;avais d\u00e9fendu de manger?&#8221; Le Seigneur posa cette question non pas parce qu\u2019il avait besoin d\u2019informations, mais pour convaincre le couple coupable. Adam reconnut sa transgression, non parce qu\u2019il se repentait de sa grande d\u00e9sob\u00e9issance, mais pour jeter un regard critique sur Dieu. \u00ab La femme que tu as donn\u00e9e pour \u00eatre avec moi m\u2019a donn\u00e9 de l\u2019arbre, et j\u2019en ai mang\u00e9. \u00bb La femme fut alors interrog\u00e9e : \u00ab Qu\u2019as-tu fait ? \u00bb \u00c8ve r\u00e9pondit : \u00ab Le serpent m\u2019a s\u00e9duit, et j\u2019en ai mang\u00e9. \u00bb Le Seigneur s\u2019adressa alors au serpent : \u00ab Parce que tu as fait cela, tu seras maudit entre tout le b\u00e9tail et entre tous les animaux des champs ; tu marcheras sur ton ventre, et tu mangeras de la poussi\u00e8re tous les jours de ta vie. \u00bb Comme le serpent avait \u00e9t\u00e9 \u00e9lev\u00e9 au-dessus des b\u00eates des champs, il devait \u00eatre d\u00e9grad\u00e9 au-dessous d\u2019elles toutes, et \u00eatre d\u00e9test\u00e9 par l\u2019homme, dans la mesure o\u00f9 il \u00e9tait l\u2019interm\u00e9diaire par lequel Satan agissait. &#8220;Et il dit \u00e0 Adam: Parce que tu as \u00e9cout\u00e9 la voix de ta femme, et que tu as mang\u00e9 de l&#8217;arbre au sujet duquel je t&#8217;avais donn\u00e9 cet ordre: Tu n&#8217;en mangeras pas, la terre sera maudite \u00e0 cause de toi; c&#8217;est avec peine que tu en mangeras tous les jours de ta vie; elle te produira des \u00e9pines et des chardons, et tu mangeras de l&#8217;herbe des champs. C&#8217;est \u00e0 la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu&#8217;\u00e0 ce que tu retournes \u00e0 la terre.&#8221; {ST, 23 Janvier 1879 par. 9}<\/td><\/tr><tr><td>Dieu maudit la terre \u00e0 cause du p\u00e9ch\u00e9 d&#8217;Adam et \u00c8ve qui avaient mang\u00e9 de l&#8217;arbre de la connaissance, et d\u00e9clara: &#8220;C&#8217;est avec peine que tu en mangeras tous les jours de ta vie.&#8221; Il leur avait r\u00e9parti le bien, mais leur avait refus\u00e9 le mal. Maintenant, il d\u00e9clare qu&#8217;ils en mangeront, c&#8217;est-\u00e0-dire qu&#8217;ils conna\u00eetront le mal tous les jours de leur vie. {ST, 23 Janvier 1879 par. 10}<\/td><\/tr><tr><td>A partir de ce moment, la race humaine allait \u00eatre afflig\u00e9e par les tentations de Satan. Une vie de labeur et d\u2019anxi\u00e9t\u00e9 perp\u00e9tuels fut r\u00e9serv\u00e9e \u00e0 Adam, au lieu du travail heureux et joyeux dont il avait joui jusque-l\u00e0. Ils seraient sujets \u00e0 la d\u00e9ception, au chagrin et \u00e0 la douleur, et finiraient par se dissoudre. Ils avaient \u00e9t\u00e9 faits de la poussi\u00e8re de la terre, et retourneraient \u00e0 la poussi\u00e8re s\u2019ils retournaient. {ST, 23 Janvier 1879 par. 11}<\/td><\/tr><tr><td>Adam et \u00c8ve furent inform\u00e9s qu\u2019ils devaient perdre leur demeure d\u2019\u00c9den. Ils avaient c\u00e9d\u00e9 \u00e0 la tromperie de Satan et croyaient que Dieu mentirait. Par leur transgression, ils avaient ouvert une voie \u00e0 Satan pour acc\u00e9der plus facilement \u00e0 eux, et il n\u2019\u00e9tait pas prudent pour eux de rester dans le jardin d\u2019\u00c9den, de peur que, dans leur \u00e9tat de p\u00e9ch\u00e9, ils n\u2019acc\u00e8dent \u00e0 l\u2019arbre de vie et ne perp\u00e9tuent une vie de p\u00e9ch\u00e9. Ils suppli\u00e8rent qu\u2019on leur permette d\u2019y rester, bien qu\u2019ils aient reconnu qu\u2019ils avaient perdu tout droit \u00e0 l\u2019\u00c9den bienheureux. Ils promirent qu&#8217;ils ob\u00e9iraient \u00e0 Dieu \u00e0 l&#8217;avenir. On leur dit que dans leur chute de l&#8217;innocence \u00e0 la culpabilit\u00e9, ils n&#8217;avaient acquis aucune force, mais une grande faiblesse. Ils n&#8217;avaient pas conserv\u00e9 leur int\u00e9grit\u00e9 alors qu&#8217;ils \u00e9taient dans un \u00e9tat de sainte et heureuse innocence, et ils auraient beaucoup moins de force pour rester fid\u00e8les et loyaux dans un \u00e9tat de culpabilit\u00e9 consciente. A ces mots, le malheureux couple fut rempli d&#8217;une angoisse et de remords tr\u00e8s vifs. Ils comprirent alors que la peine du p\u00e9ch\u00e9 \u00e9tait la mort. {ST, 23 Janvier 1879 par. 12}<\/td><\/tr><tr><td>Le plan \u00e9tudi\u00e9 par Satan \u00e9tait qu&#8217;Adam et \u00c8ve d\u00e9sob\u00e9issent \u00e0 Dieu, re\u00e7oivent son regard renfrogn\u00e9, puis mangent de l&#8217;arbre de vie, afin de perp\u00e9tuer une vie de p\u00e9ch\u00e9. Mais des anges saints furent imm\u00e9diatement charg\u00e9s de garder le chemin de l&#8217;arbre de vie. Autour d&#8217;eux, des rayons de lumi\u00e8re jaillissaient de tous c\u00f4t\u00e9s, qui avaient l&#8217;apparence d&#8217;\u00e9p\u00e9es \u00e9tincelantes. {ST, 23 Janvier 1879 par. 13}<\/td><\/tr><tr><td>Beaucoup consid\u00e8rent que la punition de la transgression d\u2019Adam est une peine trop s\u00e9v\u00e8re pour un p\u00e9ch\u00e9 aussi minime. L\u2019ennemi de toute justice a aveugl\u00e9 les yeux des p\u00e9cheurs, de sorte que le p\u00e9ch\u00e9 ne leur appara\u00eet pas comme un p\u00e9ch\u00e9. Leur crit\u00e8re de ce qui constitue le p\u00e9ch\u00e9 est tr\u00e8s diff\u00e9rent de celui de Dieu. Si ceux qui consid\u00e8rent le p\u00e9ch\u00e9 d\u2019Adam comme une affaire de tr\u00e8s petite importance regardent un peu plus loin, ils verront la grande mis\u00e9ricorde de Dieu en soumettant Adam \u00e0 la plus petite \u00e9preuve possible. On ne peut gu\u00e8re qualifier de renoncement \u00e0 soi-m\u00eame de sa part de s\u2019abstenir de manger du fruit de l\u2019arbre de la connaissance, car il avait d\u00e9j\u00e0 tout ce qu\u2019il fallait pour subvenir \u00e0 ses besoins. Un Dieu compatissant n\u2019a impos\u00e9 aucune \u00e9preuve s\u00e9v\u00e8re, aucune tentation forte qui mettrait \u00e0 rude \u00e9preuve l\u2019endurance humaine au-del\u00e0 de la capacit\u00e9 de r\u00e9sister. Le fruit lui-m\u00eame \u00e9tait inoffensif. Si Dieu n\u2019avait pas interdit \u00e0 Adam et \u00c8ve de manger du fruit de l\u2019arbre de la connaissance, leur action en le prenant n\u2019aurait pas \u00e9t\u00e9 un p\u00e9ch\u00e9. Jusqu\u2019au moment de l\u2019interdiction de Dieu, Adam aurait pu manger du fruit de cet arbre sans se rendre compte qu\u2019il y avait du mal. Mais apr\u00e8s que Dieu eut dit : Tu ne mangeras pas, l\u2019acte devint un crime de grande ampleur. Adam avait d\u00e9sob\u00e9i \u00e0 Dieu. C\u2019\u00e9tait l\u00e0 son p\u00e9ch\u00e9. Le fait m\u00eame que l\u2019\u00e9preuve d\u2019Adam ait \u00e9t\u00e9 minime rendait son p\u00e9ch\u00e9 extr\u00eamement grand. Dieu l\u2019\u00e9prouva dans ce qui \u00e9tait le plus petit, pour le mettre \u00e0 l\u2019\u00e9preuve ; et avec l\u2019interdiction, il d\u00e9clara que la punition qui r\u00e9sulterait de sa d\u00e9sob\u00e9issance serait la mort. Si Adam n\u2019avait pas pu supporter cette plus petite des \u00e9preuves pour prouver sa loyaut\u00e9, il n\u2019aurait s\u00fbrement pas pu supporter une \u00e9preuve plus forte s\u2019il avait \u00e9t\u00e9 amen\u00e9 \u00e0 une relation plus \u00e9troite avec Dieu, pour assumer des responsabilit\u00e9s plus \u00e9lev\u00e9es. Il prouva que Dieu ne pouvait pas lui faire confiance ; s\u2019il \u00e9tait expos\u00e9 aux attaques plus d\u00e9termin\u00e9es de Satan, il \u00e9chouerait de mani\u00e8re flagrante. {ST, 23 Janvier 1879 par. 14}<\/td><\/tr><tr><td>Dieu cr\u00e9a l\u2019homme \u00e0 son image, selon sa ressemblance, exempt de p\u00e9ch\u00e9 et dot\u00e9 d\u2019organes bien d\u00e9velopp\u00e9s. La terre devait \u00eatre peupl\u00e9e d\u2019\u00eatres intelligents qui n\u2019\u00e9taient qu\u2019un peu inf\u00e9rieurs aux anges. Mais Dieu voulait d\u2019abord mettre \u00e0 l\u2019\u00e9preuve le couple saint et \u00e9prouver leur ob\u00e9issance ; car il ne voulait pas que le monde soit rempli d\u2019\u00eatres qui m\u00e9priseraient ses lois. Adam fit la pire chose qu\u2019il pouvait faire dans ces circonstances. En faisant ce que Dieu avait express\u00e9ment interdit, il opposait sa volont\u00e9 \u00e0 la volont\u00e9 de Dieu, faisant ainsi la guerre \u00e0 ses exigences. La plume inspir\u00e9e a retrac\u00e9 avec pr\u00e9cision l\u2019histoire du p\u00e9ch\u00e9 et de la chute de nos premiers parents, afin que toutes les g\u00e9n\u00e9rations soient averties de ne pas suivre l\u2019exemple d\u2019Adam, en ne respectant pas le moindre des exigences de Dieu. Si l\u2019\u00e9preuve avait port\u00e9 sur des choses plus importantes, les hommes auraient pu excuser le p\u00e9ch\u00e9 de d\u00e9sob\u00e9issance dans ce qu\u2019ils appellent des choses plus petites. Mais Dieu a fait l\u2019\u00e9preuve avec Adam sur des choses plus petites, pour montrer \u00e0 l\u2019homme que la plus l\u00e9g\u00e8re d\u00e9sob\u00e9issance \u00e0 ses exigences est un p\u00e9ch\u00e9 dans tous les sens du terme. Dieu, le Gouverneur de l&#8217;univers, a soumis toutes choses \u00e0 la loi ; les choses apparemment insignifiantes, comme celles de la plus grande importance, sont toutes r\u00e9gies par des lois adapt\u00e9es \u00e0 leur nature. Rien de ce que Dieu a cr\u00e9\u00e9 n&#8217;a \u00e9t\u00e9 oubli\u00e9 ou laiss\u00e9 au hasard. L&#8217;homme, dot\u00e9 de facult\u00e9s de raisonnement et de conscience, a re\u00e7u la loi morale de Dieu pour contr\u00f4ler ses actions. L&#8217;homme n&#8217;est pas oblig\u00e9 d&#8217;ob\u00e9ir. Il peut d\u00e9fier la loi de Dieu, comme le fit Adam, et en subir les cons\u00e9quences effrayantes ; ou, en vivant en harmonie avec cette loi, il peut r\u00e9colter les fruits de l&#8217;ob\u00e9issance. {ST, 23 Janvier 1879, par. 15}<\/td><\/tr><tr><td>Les ministres de notre temps donnent du haut de leur chaire la permission de p\u00e9cher, en disant au p\u00e9cheur que la loi de Dieu n&#8217;est pas obligatoire pour l&#8217;homme et qu&#8217;il lui est impossible de la respecter. Il \u00e9tait alors impossible \u00e0 Adam de respecter la loi de Dieu, et pourquoi la punition de la transgression aurait-elle d\u00fb tomber sur lui ? Le fait m\u00eame que la d\u00e9sob\u00e9issance \u00e0 Dieu dans l\u2019une des plus petites exigences ait apport\u00e9 un tel malheur \u00e0 notre monde montre que tout manquement \u00e0 sa loi sera s\u00fbrement suivi de la peine, qui est la mort. Les ministres qui font la guerre \u00e0 la loi de Dieu recueillent dans leurs v\u00eatements le sang des \u00e2mes. Ils travaillent en harmonie avec le grand rebelle. {ST, 23 Janvier 1879, par. 16}<\/td><\/tr><tr><td><strong>Chapitre Quatre.<\/strong><\/td><\/tr><tr><td><strong>Le Plan du Salut.<\/strong><\/td><\/tr><tr><td>Le ciel fut rempli de tristesse, car il se rendit compte que l\u2019homme \u00e9tait perdu et que le monde que Dieu avait cr\u00e9\u00e9 devait \u00eatre rempli de mortels condamn\u00e9s \u00e0 la mis\u00e8re, \u00e0 la maladie et \u00e0 la mort, et qu\u2019il n\u2019y avait aucun moyen d\u2019\u00e9chapper au coupable ; toute la famille d\u2019Adam devait mourir. Le c\u0153ur du Fils de Dieu fut touch\u00e9 de piti\u00e9 pour la race perdue. Sur son beau visage reposait une expression de sympathie et de tristesse. Bient\u00f4t, il s\u2019approcha de la lumi\u00e8re extr\u00eamement brillante qui enveloppait le P\u00e8re, et il sembla engager une conversation intime avec lui. L\u2019anxi\u00e9t\u00e9 des anges \u00e9tait intense pendant que J\u00e9sus communiait ainsi avec son P\u00e8re. Trois fois, il fut enferm\u00e9 dans le nuage de gloire ; la troisi\u00e8me fois, il sortit, son visage \u00e9tait calme, libre de toute perplexit\u00e9 et de tout trouble, et rayonnait d\u2019une bienveillance et d\u2019une beaut\u00e9 que les mots ne peuvent exprimer. Il fit alors savoir \u00e0 l\u2019arm\u00e9e ang\u00e9lique qu\u2019une voie d\u2019\u00e9vasion avait \u00e9t\u00e9 ouverte pour l\u2019homme perdu. Il leur dit qu\u2019il avait plaid\u00e9 aupr\u00e8s de son P\u00e8re et qu\u2019il avait offert de donner sa vie en ran\u00e7on et de prendre sur lui la sentence de mort, afin que par lui l\u2019homme puisse trouver le pardon ; que par les m\u00e9rites de son sang et l\u2019ob\u00e9issance \u00e0 la loi de Dieu, l\u2019homme pourrait de nouveau avoir la faveur de Dieu, \u00eatre amen\u00e9 dans le beau jardin et manger du fruit de l\u2019arbre de vie. {ST, 30 Janvier 1879 par. 1}<\/td><\/tr><tr><td>Au d\u00e9but, les anges ne purent se r\u00e9jouir, car leur Commandant ne leur cacha rien, mais leur r\u00e9v\u00e9la le plan du salut. Il leur dit qu\u2019il se tiendrait entre la col\u00e8re de son P\u00e8re et l\u2019homme coupable, qu\u2019il porterait l\u2019iniquit\u00e9 et le m\u00e9pris, et que peu de gens le recevraient comme le Fils de Dieu. Il quitterait toute sa gloire au ciel, appara\u00eetrait sur la terre en tant qu\u2019homme, apprendrait par sa propre exp\u00e9rience les diverses tentations qui assaillent l\u2019homme ; et, finalement, apr\u00e8s avoir accompli sa mission d\u2019enseignant, il serait livr\u00e9 aux mains des hommes, et apr\u00e8s avoir endur\u00e9 presque toutes les cruaut\u00e9s et toutes les souffrances que Satan et ses anges pouvaient inspirer aux hommes m\u00e9chants, il mourrait de la mort la plus cruelle, pendu entre le ciel et la terre comme un p\u00e9cheur coupable. Et il souffrirait non seulement des douleurs physiques, mais aussi une agonie mentale. Le poids des p\u00e9ch\u00e9s du monde entier reposerait sur lui. Il leur dit aussi qu\u2019apr\u00e8s sa mort, il ressusciterait le troisi\u00e8me jour et monterait vers son P\u00e8re pour interc\u00e9der en faveur de l\u2019homme rebelle et coupable. {ST, 30 Janvier 1879 par. 2}<\/td><\/tr><tr><td>Les anges se prostern\u00e8rent devant leur Commandant bien-aim\u00e9 et offrirent de donner leur vie. J\u00e9sus leur dit que la transgression \u00e9tait si grande que la vie d\u2019un ange ne pouvait pas payer la dette ; sa vie seule pouvait \u00eatre accept\u00e9e par son P\u00e8re comme ran\u00e7on pour l\u2019homme. Mais le travail des anges leur fut assign\u00e9, de descendre avec un baume fortifiant de la gloire pour apaiser le Fils de Dieu dans ses souffrances et de le servir. De plus, leur travail serait de prot\u00e9ger les sujets de la gr\u00e2ce des mauvais anges et des t\u00e9n\u00e8bres constamment jet\u00e9es autour d\u2019eux par Satan. {ST, 30 Janvier 1879 par. 3}<\/td><\/tr><tr><td>Avec une sainte tristesse, J\u00e9sus r\u00e9conforta et encouragea les anges, et les informa que d\u00e9sormais ceux qu\u2019il rach\u00e8terait seraient avec lui et demeureraient toujours avec lui ; et que par sa mort il rach\u00e8terait beaucoup de gens et d\u00e9truirait finalement celui qui avait le pouvoir de la mort. Et son P\u00e8re lui donnerait le royaume et la grandeur du royaume qui est sous tous les cieux, et il le poss\u00e9derait pour toujours et \u00e0 jamais. Satan et les p\u00e9cheurs seraient d\u00e9truits, pour ne plus jamais troubler le ciel, ni ceux qui h\u00e9riteraient de la nouvelle terre. J\u00e9sus ordonna \u00e0 l&#8217;arm\u00e9e c\u00e9leste de se r\u00e9concilier avec le plan que son P\u00e8re avait accept\u00e9, et de se r\u00e9jouir que l&#8217;homme d\u00e9chu puisse \u00eatre exalt\u00e9 de nouveau, par sa mort, pour obtenir la faveur de Dieu et jouir du ciel. {ST, 30 Janvier 1879 par. 4}<\/td><\/tr><tr><td>Alors une joie inexprimable remplit le ciel, et l&#8217;arm\u00e9e c\u00e9leste entonna un chant de louange et d&#8217;adoration. Ils touch\u00e8rent leurs harpes et chant\u00e8rent une note plus haute qu&#8217;ils ne l&#8217;avaient fait auparavant, pour la grande mis\u00e9ricorde et la condescendance de Dieu en livrant son bien-aim\u00e9 \u00e0 la mort pour une race de rebelles. Des louanges et des adorations furent d\u00e9vers\u00e9es pour le renoncement \u00e0 soi-m\u00eame et le sacrifice de J\u00e9sus ; qu&#8217;il consentirait \u00e0 quitter le sein de son P\u00e8re et \u00e0 choisir une vie de souffrance et d&#8217;angoisse, et \u00e0 mourir d&#8217;une mort ignominieuse pour racheter la race d\u00e9chue. {ST, 30 Janvier 1879 par. 5}<\/td><\/tr><tr><td>Le P\u00e8re n&#8217;a pas abandonn\u00e9 son Fils bien-aim\u00e9 sans lutter, soit pour laisser p\u00e9rir l&#8217;homme coupable, soit pour donner son Fils \u00e0 mourir pour la race perdue. Il \u00e9tait impossible \u00e0 Dieu de changer sa loi, ou d&#8217;abandonner la plus petite partie de ses pr\u00e9tentions, afin de sauver l&#8217;homme ; c&#8217;est pourquoi il a permis que son Fils meure pour la transgression de l&#8217;homme. {ST, 30 Janvier 1879 par. 6}<\/td><\/tr><tr><td>Lorsque le plan du salut fut r\u00e9v\u00e9l\u00e9, Satan se r\u00e9jouit avec ses anges de pouvoir, en provoquant la chute de l&#8217;homme, renverser le Fils de Dieu de sa position exalt\u00e9e. Il dit \u00e0 ses anges que lorsque J\u00e9sus prendrait la nature de l&#8217;homme d\u00e9chu, il pourrait le vaincre et emp\u00eacher l&#8217;accomplissement du plan. {ST, 30 Janvier 1879 par. 7}<\/td><\/tr><tr><td>En humilit\u00e9 et avec une tristesse inexprimable, Adam et \u00c8ve quitt\u00e8rent le beau jardin dans lequel ils avaient \u00e9t\u00e9 si heureux jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019ils d\u00e9sob\u00e9issent au commandement de Dieu. L\u2019atmosph\u00e8re avait chang\u00e9. Elle n\u2019\u00e9tait plus la m\u00eame qu\u2019avant la transgression. Dieu les rev\u00eatit de manteaux de peau pour les prot\u00e9ger de la sensation de froid, puis de chaleur \u00e0 laquelle ils \u00e9taient expos\u00e9s. {ST, 30 Janvier 1879, par. 8}<\/td><\/tr><tr><td>Des anges de Dieu furent charg\u00e9s de rendre visite au couple d\u00e9chu et de les informer que, bien qu\u2019ils ne puissent plus conserver la possession de leur domaine sacr\u00e9, leur demeure d\u2019\u00c9den, \u00e0 cause de leur transgression de la loi de Dieu, leur cas n\u2019\u00e9tait pas compl\u00e8tement d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9. Le Fils de Dieu avait \u00e9t\u00e9 \u00e9mu de piti\u00e9 en voyant leur condition d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e, et s\u2019\u00e9tait port\u00e9 volontaire pour prendre sur lui le ch\u00e2timent qui leur \u00e9tait d\u00fb, et pour mourir pour eux afin qu\u2019ils puissent encore vivre, par la foi dans l\u2019expiation que le Christ se proposait de faire. Une porte d\u2019esp\u00e9rance s\u2019ouvrit, afin que l\u2019homme, malgr\u00e9 son grand p\u00e9ch\u00e9, ne soit pas sous le contr\u00f4le absolu de Satan. Une p\u00e9riode de probation lui serait accord\u00e9e, au cours de laquelle, par une vie de repentance et la foi dans l&#8217;expiation du Fils de Dieu, il pourrait \u00eatre rachet\u00e9 de sa transgression de la loi du P\u00e8re, et ainsi \u00eatre \u00e9lev\u00e9 \u00e0 une position o\u00f9 ses efforts pour garder cette loi pourraient \u00eatre accept\u00e9s. {ST, 30 Janvier 1879 par. 9}<\/td><\/tr><tr><td>Les anges leur racont\u00e8rent la douleur ressentie au Ciel, lorsqu&#8217;on leur annon\u00e7a qu&#8217;ils avaient transgress\u00e9 la loi de Dieu, qui avait oblig\u00e9 le Christ \u00e0 faire le grand sacrifice de sa pr\u00e9cieuse vie. {ST, 30 Janvier 1879 par. 10}<\/td><\/tr><tr><td>Quand Adam et \u00c8ve comprirent combien \u00e9tait \u00e9lev\u00e9e et sacr\u00e9e la loi de Dieu, dont la transgression rendait n\u00e9cessaire un sacrifice si co\u00fbteux pour les sauver de la ruine totale, ils suppli\u00e8rent qu&#8217;eux et leur post\u00e9rit\u00e9 puissent supporter la peine de leur transgression, plut\u00f4t que de voir le Fils bien-aim\u00e9 de Dieu faire ce grand sacrifice. L&#8217;angoisse d&#8217;Adam s&#8217;accrut. Il vit que ses p\u00e9ch\u00e9s \u00e9taient d&#8217;une telle ampleur qu&#8217;ils entra\u00eenaient des cons\u00e9quences effrayantes. Et il fallait que le Commandant honor\u00e9 du Ciel, qui avait march\u00e9 avec lui et parl\u00e9 avec lui alors qu&#8217;il \u00e9tait dans sa sainte innocence, et que les anges adoraient, soit descendu de sa position \u00e9lev\u00e9e pour mourir \u00e0 cause de la transgression de l&#8217;homme. {ST, 30 Janvier 1879 par. 11}<\/td><\/tr><tr><td>Adam fut inform\u00e9 que la vie d&#8217;un ange ne pouvait pas payer la dette. La loi de J\u00e9hovah, fondement de son gouvernement dans le ciel et sur la terre, \u00e9tait aussi sacr\u00e9e que son divin auteur ; et pour cette raison, la vie d&#8217;un ange ne pouvait \u00eatre accept\u00e9e par Dieu comme un sacrifice pour sa transgression. Sa loi avait plus d&#8217;importance \u00e0 ses yeux que les saints anges qui entouraient son tr\u00f4ne. Le P\u00e8re ne pouvait ni changer ni abolir un seul pr\u00e9cepte de sa loi pour r\u00e9pondre \u00e0 l&#8217;homme dans sa condition d\u00e9chue. Mais le Fils de Dieu, qui avait cr\u00e9\u00e9 l&#8217;homme \u00e0 l&#8217;unisson du P\u00e8re, pouvait faire une expiation pour l&#8217;homme acceptable \u00e0 Dieu, en donnant sa vie en sacrifice et en supportant la col\u00e8re de son P\u00e8re. Comme la transgression d&#8217;Adam avait amen\u00e9 la mort et la mis\u00e8re sur la race, la vie et l&#8217;immortalit\u00e9 seraient mises en lumi\u00e8re par le sacrifice de J\u00e9sus-Christ, un sacrifice d&#8217;une valeur si infinie qu&#8217;il rendrait l&#8217;homme qui s&#8217;en pr\u00e9vaudrait plus pr\u00e9cieux que l&#8217;or fin, et m\u00eame que le lingot d&#8217;or d&#8217;Ophir. {ST, 30 Janvier 1879 par. 12}<\/td><\/tr><tr><td>Adam re\u00e7ut la r\u00e9v\u00e9lation d\u2019\u00e9v\u00e9nements futurs importants, depuis son expulsion d\u2019Eden jusqu\u2019au d\u00e9luge et au premier av\u00e8nement du Christ sur la terre. Son amour pour Adam et sa post\u00e9rit\u00e9 am\u00e8nerait le Fils de Dieu \u00e0 daigner prendre la nature humaine et \u00e0 \u00e9lever ainsi, par sa propre humiliation, tous ceux qui croiraient en lui. Un tel sacrifice \u00e9tait d\u2019une valeur suffisante pour sauver le monde entier ; mais seuls quelques-uns profiteraient du salut qui leur \u00e9tait ainsi apport\u00e9. {ST, 30 Janvier 1879 par. 13}<\/td><\/tr><tr><td>La majorit\u00e9 ne se plierait pas aux conditions. Elle pr\u00e9f\u00e9rerait le p\u00e9ch\u00e9, la transgression de la loi de Dieu, plut\u00f4t que la repentance et l\u2019ob\u00e9issance, en s\u2019appuyant par la foi sur le m\u00e9rite du sacrifice offert. {ST, 30 Janvier 1879 par. 14}<\/td><\/tr><tr><td>Adam fut transport\u00e9 \u00e0 travers les g\u00e9n\u00e9rations successives et on lui montra l\u2019augmentation du crime, de la culpabilit\u00e9 et de la souillure, parce que l\u2019homme c\u00e9derait \u00e0 ses fortes inclinations naturelles \u00e0 transgresser la sainte loi de Dieu. Il vit la mal\u00e9diction de Dieu peser de plus en plus lourdement sur la race humaine, sur le b\u00e9tail et sur la terre, \u00e0 cause des transgressions continuelles de l\u2019homme. Il vit que l\u2019iniquit\u00e9 et la violence augmenteraient sans cesse ; pourtant, au milieu de toute la mar\u00e9e de la mis\u00e8re et du malheur humains, il y en aurait toujours quelques-uns qui conserveraient la connaissance de Dieu et resteraient sans tache au milieu de la d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence morale dominante. Adam fut amen\u00e9 \u00e0 comprendre ce qu\u2019est le p\u00e9ch\u00e9 \u2013 la transgression de la loi. Il lui fut montr\u00e9 que la d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence morale, mentale et physique r\u00e9sulterait de la transgression de la loi jusqu\u2019\u00e0 ce que le monde soit rempli de mis\u00e8re humaine de toutes sortes. {ST, 30 Janvier 1879, par. 15}<\/td><\/tr><tr><td>Les jours de l\u2019homme ont \u00e9t\u00e9 raccourcis par sa propre course au p\u00e9ch\u00e9 en transgressant la juste loi de Dieu. La race s\u2019est tellement d\u00e9pr\u00e9ci\u00e9e qu\u2019elle est devenue presque sans valeur. En raison de l\u2019indulgence de l\u2019esprit charnel, ils sont g\u00e9n\u00e9ralement incapables d\u2019appr\u00e9cier le myst\u00e8re du Calvaire, les faits grandioses et \u00e9lev\u00e9s de l\u2019expiation et du plan du salut. Pourtant, malgr\u00e9 la faiblesse et l\u2019affaiblissement des capacit\u00e9s mentales, morales et physiques de la race humaine, le Christ, fid\u00e8le au but pour lequel il a quitt\u00e9 le ciel, continue de s\u2019int\u00e9resser aux sp\u00e9cimens faibles, d\u00e9pr\u00e9ci\u00e9s et d\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9s de l\u2019humanit\u00e9, et les invite \u00e0 cacher leur faiblesse et leurs grandes d\u00e9ficiences en lui. S\u2019ils viennent \u00e0 lui, il pourvoira \u00e0 tous leurs besoins. {ST, 30 Janvier 1879, par. 16}<\/td><\/tr><tr><td>Lorsque Adam, selon les directives sp\u00e9ciales de Dieu, offrit en sacrifice pour le p\u00e9ch\u00e9, ce fut pour lui une c\u00e9r\u00e9monie des plus douloureuses. Sa main devait \u00eatre lev\u00e9e pour prendre la vie, que Dieu seul pouvait donner. C\u2019\u00e9tait la premi\u00e8re fois qu\u2019il assistait \u00e0 la mort. En contemplant la victime sanglante, se tordant dans les agonies de la mort, il devait envisager par la foi le Fils de Dieu, que la victime pr\u00e9figurait, qui devait mourir en sacrifice de l&#8217;homme. {ST, 30 Janvier 1879 par. 17}<\/td><\/tr><tr><td>Cette offrande c\u00e9r\u00e9monielle, ordonn\u00e9e par Dieu, devait \u00eatre pour Adam un rappel perp\u00e9tuel de sa culpabilit\u00e9, et aussi une reconnaissance p\u00e9nitentielle de son p\u00e9ch\u00e9. Cet acte d&#8217;\u00f4ter la vie lui donna un sens plus profond et plus parfait de sa transgression, que seule la mort du Fils bien-aim\u00e9 de Dieu pouvait expier. Adam s&#8217;\u00e9merveilla de la bont\u00e9 infinie et de l&#8217;amour incomparable qui donneraient une telle ran\u00e7on pour sauver le coupable. Tandis qu&#8217;il tuait la victime innocente, il lui semblait qu&#8217;il versait le sang du Fils de Dieu de sa propre main. Il savait que s&#8217;il \u00e9tait rest\u00e9 fid\u00e8le \u00e0 Dieu et \u00e0 sa sainte loi, il n&#8217;y aurait eu ni mort d&#8217;animal ni mort d&#8217;homme. Pourtant, dans les offrandes sacrificielles, indiquant l&#8217;offrande grande et parfaite du Fils bien-aim\u00e9 de Dieu, apparut une \u00e9toile d&#8217;espoir pour illuminer l&#8217;avenir sombre et terrible, et le soulager de son d\u00e9sespoir et de sa ruine absolus. {ST, 30 Janvier 1879 par. 18}<\/td><\/tr><tr><td>Au commencement, le chef de chaque famille \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme le chef et le pr\u00eatre de sa propre maison. Plus tard, \u00e0 mesure que la race se multipliait sur la terre, des hommes d\u00e9sign\u00e9s par Dieu accomplissaient ce culte solennel du sacrifice pour le peuple. Le sang des b\u00eates devait \u00eatre associ\u00e9 dans l\u2019esprit des p\u00e9cheurs au sang du Fils de Dieu. La mort de la victime devait prouver \u00e0 tous que la peine du p\u00e9ch\u00e9 \u00e9tait la mort. Par l\u2019acte du sacrifice, le p\u00e9cheur reconnaissait sa culpabilit\u00e9 et manifestait sa foi, attendant avec impatience le grand et parfait sacrifice du Fils de Dieu, que l\u2019offrande des b\u00eates pr\u00e9figurait. Sans l\u2019expiation du Fils de Dieu, il n\u2019aurait pu y avoir aucune communication de b\u00e9n\u00e9diction ou de salut de Dieu \u00e0 l\u2019homme. Dieu \u00e9tait jaloux de l\u2019honneur de sa loi. La transgression de cette loi avait caus\u00e9 une s\u00e9paration effrayante entre Dieu et l\u2019homme. \u00c0 Adam dans son innocence fut accord\u00e9e la communion, directe, libre et heureuse, avec son Cr\u00e9ateur. Apr\u00e8s sa transgression, Dieu ne communiquerait \u00e0 l\u2019homme que par l\u2019interm\u00e9diaire du Christ et des anges. {ST, 30 Janvier 1879 par. 19}<\/td><\/tr><tr><td><strong>Chapitre Cinq.<\/strong><\/td><\/tr><tr><td><strong>Ca\u00efn et Abel.<\/strong><\/td><\/tr><tr><td>Ca\u00efn et Abel, les fils d\u2019Adam, \u00e9taient de caract\u00e8re tr\u00e8s diff\u00e9rent. Tous deux reconnaissaient Dieu, tous deux pr\u00e9tendaient l\u2019adorer ; mais tandis qu\u2019Abel aimait et craignait Dieu, Ca\u00efn nourrissait des sentiments de r\u00e9bellion et murmurait contre lui \u00e0 cause de la sentence prononc\u00e9e contre Adam et parce que la terre \u00e9tait maudite \u00e0 cause de son p\u00e9ch\u00e9. Ces fr\u00e8res avaient \u00e9t\u00e9 instruits au sujet des dispositions prises pour le salut de la race humaine. Il leur \u00e9tait demand\u00e9 d\u2019appliquer un syst\u00e8me d\u2019ob\u00e9issance humble, de montrer leur r\u00e9v\u00e9rence pour Dieu et leur enti\u00e8re d\u00e9pendance envers le R\u00e9dempteur promis en tuant les premiers-n\u00e9s du troupeau et en les pr\u00e9sentant de la mani\u00e8re la plus solennelle, avec le sang, en offrande \u00e0 Dieu. Ainsi, ils devaient toujours garder \u00e0 l\u2019esprit les cons\u00e9quences de la transgression et la promesse d\u2019un R\u00e9dempteur \u00e0 venir. {ST, 6 F\u00e9vrier 1879, par. 1}<\/td><\/tr><tr><td>Dieu avait fait savoir \u00e0 Adam que sans effusion de sang, il ne pouvait y avoir de r\u00e9mission des p\u00e9ch\u00e9s. Mais Ca\u00efn ne voulait pas suivre strictement le plan d\u2019ob\u00e9issance, se procurer un agneau et l\u2019offrir avec les fruits de la terre. Il n\u2019apporta qu\u2019une offrande de fruits, n\u00e9gligeant ainsi l\u2019exigence de Dieu. Et il ne fit m\u00eame pas attention \u00e0 apporter le meilleur des fruits. Abel conseilla \u00e0 son fr\u00e8re de ne pas se pr\u00e9senter devant le Seigneur sans le sang d\u2019un sacrifice ; mais Ca\u00efn, \u00e9tant l\u2019a\u00een\u00e9, ne voulut pas l\u2019\u00e9couter. Il m\u00e9prisa son conseil, et avec des murmures et de l\u2019infid\u00e9lit\u00e9 dans son c\u0153ur concernant le sacrifice promis et la n\u00e9cessit\u00e9 des offrandes sacrificielles, il pr\u00e9senta son offrande. {ST, 6 F\u00e9vrier 1879 par. 2}<\/td><\/tr><tr><td>Abel apporta des premiers-n\u00e9s du troupeau, comme Dieu l\u2019avait ordonn\u00e9, et avec une foi totale dans le Messie \u00e0 venir, il pr\u00e9senta l\u2019offrande. Dieu eut \u00e9gard \u00e0 ce sacrifice, et le feu descendit du ciel et le consuma. Mais Ca\u00efn ne vit aucune manifestation que son offrande \u00e9tait accept\u00e9e. {ST, 6 F\u00e9vrier 1879 par. 3}<\/td><\/tr><tr><td>Abel vint selon la voie choisie par Dieu, tandis que Ca\u00efn suivit les impulsions de son propre c\u0153ur, en opposition au commandement de Dieu. \u00ab Par la foi, Abel offrit \u00e0 Dieu un sacrifice plus excellent que celui de Ca\u00efn. \u00bb En regardant la victime expiatoire, Abel fut frapp\u00e9 par le fait douloureux que le salaire du p\u00e9ch\u00e9, c\u2019est la mort. Il vit que c\u2019\u00e9tait la transgression de la loi de Dieu qui avait s\u00e9par\u00e9 l\u2019homme de son Cr\u00e9ateur, et que seul le sacrifice de la vie pouvait r\u00e9pondre aux exigences de la loi transgress\u00e9e. Au travers des luttes agonisantes et du sang qui coulait de la victime, il vit par la foi le Fils de Dieu mourir pour la race coupable. {ST, 6 F\u00e9vrier 1879, par. 4}<\/td><\/tr><tr><td>L\u2019histoire des offrandes de Ca\u00efn et d\u2019Abel nous apprend une le\u00e7on importante. Les exigences de la justice infinie et les exigences de la loi divine ne peuvent \u00eatre satisfaites que par le sacrifice expiatoire du Christ. L\u2019offrande la plus co\u00fbteuse que l\u2019homme puisse apporter \u00e0 Dieu, le fruit de son travail, de ses acquis physiques et intellectuels, appartient d\u00e9j\u00e0 \u00e0 son Cr\u00e9ateur. L\u2019homme n\u2019a rien qu\u2019il n\u2019ait re\u00e7u. Ni la richesse mat\u00e9rielle ni la grandeur intellectuelle n\u2019expient le p\u00e9ch\u00e9 de l\u2019\u00e2me. Ca\u00efn m\u00e9prisait l\u2019id\u00e9e qu\u2019il \u00e9tait n\u00e9cessaire de venir \u00e0 Dieu avec une offrande de sang. Dans le m\u00eame esprit, beaucoup de gens de nos jours refusent de croire que le sang du Christ a \u00e9t\u00e9 vers\u00e9 en sacrifice pour les p\u00e9ch\u00e9s des hommes. Bien que Ca\u00efn ait choisi de ne pas tenir compte du commandement de Dieu, il a apport\u00e9 son offrande avec une grande confiance. Il la consid\u00e9rait comme le fruit de son propre travail et donc comme lui appartenant ; et en la pr\u00e9sentant \u00e0 Dieu, il sentait qu\u2019il imposait \u00e0 son Cr\u00e9ateur des obligations. La religion populaire de notre \u00e9poque enseigne pratiquement la m\u00eame chose : les hommes peuvent m\u00e9riter la b\u00e9n\u00e9diction de Dieu par leurs bonnes \u0153uvres. Beaucoup pensent que c\u2019est une condescendance de leur part de faire profession de religion et qu\u2019en faisant cela ils conf\u00e8rent une faveur \u00e0 Dieu. Et il y a des multitudes qui n\u2019ont aucun d\u00e9sir d\u2019accepter les conditions de Dieu, mais qui en font pour eux-m\u00eames et s\u2019attendent \u00e0 ce que Dieu les accepte. Une telle religion a le m\u00eame caract\u00e8re que celle de Ca\u00efn. La grande question devrait \u00eatre : que puis-je faire pour obtenir l\u2019approbation de Dieu ? et non pas : comment puis-je me plaire au mieux ? (ST, 6 F\u00e9vrier 1879, par. 5)<\/td><\/tr><tr><td>Abel avait enti\u00e8rement confiance dans les m\u00e9rites du sacrifice expiatoire du Christ. C\u2019\u00e9tait cette foi qui le liait \u00e0 Dieu. La promesse d\u2019un R\u00e9dempteur \u00e9tait vaguement comprise, mais les offrandes sacrificielles jetaient de la lumi\u00e8re sur cette promesse. Ca\u00efn a eu la m\u00eame occasion d\u2019apprendre et d\u2019accepter ces v\u00e9rit\u00e9s qu\u2019Abel. Dieu n\u2019a pas accept\u00e9 l\u2019une et rejet\u00e9 l\u2019autre sans raison suffisante. Abel a cru et ob\u00e9i ; Ca\u00efn douta et se r\u00e9volta. Dieu ne fait pas acception de personnes, mais il r\u00e9compensera ceux qui ob\u00e9issent et punira ceux qui d\u00e9sob\u00e9issent. {ST, 6 F\u00e9vrier 1879 par. 6}<\/td><\/tr><tr><td>Quand Ca\u00efn vit que son offrande n\u2019\u00e9tait pas accept\u00e9e, il fut tr\u00e8s en col\u00e8re contre le Seigneur et contre son fr\u00e8re. Mais Dieu, dans son infinie mis\u00e9ricorde, daigna envoyer un ange \u00e0 Ca\u00efn pour converser avec lui. L\u2019ange lui demanda la raison de sa col\u00e8re et l\u2019informa que s\u2019il suivait les instructions que Dieu lui avait donn\u00e9es, il respecterait son offrande. Mais s\u2019il ne se soumettait pas humblement aux dispositions de Dieu, s\u2019il ne croyait pas et ne lui ob\u00e9issait pas, son offrande ne pourrait pas \u00eatre accept\u00e9e. {ST, 6 F\u00e9vrier 1879 par. 7}<\/td><\/tr><tr><td>Il n\u2019y avait eu aucune injustice de la part de Dieu, ni aucune partialit\u00e9 envers Abel ; s\u2019il faisait le bien, il serait accept\u00e9 par Dieu, et son fr\u00e8re l\u2019\u00e9couterait, et il prendrait la t\u00eate, car il \u00e9tait l\u2019a\u00een\u00e9. Mais m\u00eame apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 si fid\u00e8lement instruit, Ca\u00efn ne se repentit pas. Au lieu de se bl\u00e2mer et de s\u2019abhorrer pour son incr\u00e9dulit\u00e9, il se plaignit encore de l\u2019injustice et de la partialit\u00e9 de Dieu. Et dans sa jalousie et sa haine, il se querella avec Abel et lui fit des reproches. Abel lui fit humblement remarquer l\u2019erreur de son fr\u00e8re et s\u2019effor\u00e7a de le convaincre que le tort \u00e9tait en lui-m\u00eame. Mais Ca\u00efn ha\u00eft son fr\u00e8re d\u00e8s l\u2019instant o\u00f9 Dieu lui montra les signes de son acceptation. Abel chercha \u00e0 apaiser sa col\u00e8re en lui montrant la compassion de Dieu en sauvant la vie de leurs parents, alors qu\u2019il aurait pu les faire mourir imm\u00e9diatement. Il dit \u00e0 Ca\u00efn que Dieu les aimait, sinon il n\u2019aurait pas donn\u00e9 son Fils, innocent et saint, pour subir la col\u00e8re que l\u2019homme m\u00e9ritait de subir par sa d\u00e9sob\u00e9issance. Tandis qu&#8217;Abel justifiait le plan de Dieu, Ca\u00efn devint furieux et sa col\u00e8re s&#8217;enflamma contre Abel parce qu&#8217;il ne voulait pas se joindre \u00e0 lui dans sa r\u00e9bellion, jusqu&#8217;\u00e0 ce que, dans sa rage, il le tue. {ST, 6 F\u00e9vrier 1879 par. 8}<\/td><\/tr><tr><td>Dieu interrogea Ca\u00efn au sujet de son fr\u00e8re, et il essaya de dissimuler sa culpabilit\u00e9 en pronon\u00e7ant un mensonge : \u00ab Je ne sais pas ; suis-je le gardien de mon fr\u00e8re ? \u00bb Dieu informa Ca\u00efn qu&#8217;il savait ce qu&#8217;il avait fait de son p\u00e9ch\u00e9, qu&#8217;il connaissait chacun de ses actes et m\u00eame les pens\u00e9es de son c\u0153ur, et il lui dit : \u00ab Le sang de ton fr\u00e8re crie vers moi de la terre. Et maintenant tu es maudit de la terre qui a ouvert sa bouche pour recevoir de ta main le sang de ton fr\u00e8re. Quand tu cultiveras la terre, elle ne te donnera plus d\u00e9sormais sa force. Tu seras un fugitif et un vagabond sur la terre. \u00bb La mal\u00e9diction prononc\u00e9e au d\u00e9but sur la terre n&#8217;avait \u00e9t\u00e9 ressentie que l\u00e9g\u00e8rement ; mais maintenant une double mal\u00e9diction pesait sur lui. {ST, 6 F\u00e9vrier 1879 par. 9}<\/td><\/tr><tr><td>Ca\u00efn et Abel repr\u00e9sentent les deux classes, les justes et les m\u00e9chants, les croyants et les incroyants, qui devaient exister depuis la chute de l\u2019homme jusqu\u2019\u00e0 la seconde venue du Christ. Ca\u00efn tuant son fr\u00e8re Abel, repr\u00e9sente les m\u00e9chants qui envieront les justes et les ha\u00efront parce qu\u2019ils sont meilleurs qu\u2019eux-m\u00eames. Ils seront jaloux des justes et les pers\u00e9cuteront et les mettront \u00e0 mort parce que leur conduite juste condamne leur conduite p\u00e9cheresse. {ST, 6 F\u00e9vrier 1879 par. 10}<\/td><\/tr><tr><td>La vie d\u2019Adam fut une vie de tristesse, d\u2019humilit\u00e9 et de repentir continuel. Alors qu\u2019il enseignait \u00e0 ses enfants et \u00e0 ses petits-enfants la crainte du Seigneur, on lui reprochait souvent am\u00e8rement le p\u00e9ch\u00e9 qui avait caus\u00e9 tant de mis\u00e8re \u00e0 sa post\u00e9rit\u00e9. Lorsqu\u2019il quitta le magnifique \u00c9den, la pens\u00e9e qu\u2019il devait mourir le fit trembler d\u2019horreur. Il consid\u00e9rait la mort comme une calamit\u00e9 \u00e9pouvantable. Il fut le premier \u00e0 conna\u00eetre la terrible r\u00e9alit\u00e9 de la mort dans la famille humaine lorsque son propre fils Ca\u00efn tua son fr\u00e8re Abel. Rempli du plus amer remords pour sa propre transgression, priv\u00e9 de son fils Abel, consid\u00e9rant Ca\u00efn comme son meurtrier et connaissant la mal\u00e9diction que Dieu avait prononc\u00e9e sur lui, le c\u0153ur d&#8217;Adam fut accabl\u00e9 de chagrin. Il se reprocha tr\u00e8s am\u00e8rement sa premi\u00e8re grande transgression. Il implora le pardon de Dieu par le sacrifice promis. Il ressentit profond\u00e9ment la col\u00e8re de Dieu pour son crime commis au paradis. Il fut t\u00e9moin de la corruption g\u00e9n\u00e9rale qui poussa finalement Dieu \u00e0 d\u00e9truire les habitants de la terre par un d\u00e9luge. Bien que la sentence de mort prononc\u00e9e contre lui par son Cr\u00e9ateur lui sembla si terrible au d\u00e9but, cependant, apr\u00e8s avoir v\u00e9cu quelques centaines d&#8217;ann\u00e9es, il lui parut juste et mis\u00e9ricordieux de la part de Dieu de mettre ainsi fin \u00e0 une vie mis\u00e9rable. {ST, 6 F\u00e9vrier 1879 par. 11}<\/td><\/tr><tr><td>Adam vit les premiers signes de pourriture dans la chute des feuilles et dans la chute des fleurs, et il se lamenta plus profond\u00e9ment que les hommes ne le font aujourd\u2019hui sur leurs morts. Les fleurs mourantes n\u2019\u00e9taient pas une cause de chagrin aussi grande, car elles \u00e9taient plus tendres et plus d\u00e9licates ; mais lorsque les grands arbres majestueux perdaient leurs feuilles pour pourrir, cela lui pr\u00e9sentait la dissolution g\u00e9n\u00e9rale de la belle nature que Dieu avait cr\u00e9\u00e9e pour le bien particulier de l\u2019homme. {ST, 6 F\u00e9vrier 1879, par. 12}<\/td><\/tr><tr><td>Adam d\u00e9crivit \u00e0 ses enfants, et \u00e0 leurs enfants, jusqu\u2019\u00e0 la neuvi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration, les perfections de sa demeure d\u2019Eden, ainsi que sa chute et ses terribles cons\u00e9quences, et le fardeau de la douleur que lui avait inflig\u00e9e la rupture de sa famille, qui se termina par la mort d\u2019Abel. Il leur raconta les souffrances que Dieu lui avait fait endurer pour lui apprendre la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019adh\u00e9rer strictement \u00e0 sa loi. Il leur d\u00e9clara que le p\u00e9ch\u00e9 serait puni, quelle que soit sa forme ; et il les supplia d&#8217;ob\u00e9ir \u00e0 Dieu, qui les traiterait avec mis\u00e9ricorde s&#8217;ils l&#8217;aimaient et le craignaient. {ST, 6 F\u00e9vrier 1879 par. 13}<\/td><\/tr><tr><td>Adam re\u00e7ut l&#8217;ordre d&#8217;enseigner \u00e0 ses descendants la crainte du Seigneur et, par son exemple d&#8217;ob\u00e9issance humble, de les amener \u00e0 consid\u00e9rer avec une haute consid\u00e9ration les offrandes qui symbolisaient un Sauveur \u00e0 venir. Adam conserva soigneusement ce que Dieu lui avait r\u00e9v\u00e9l\u00e9 et le transmit de bouche \u00e0 oreille \u00e0 ses enfants et aux enfants de ses enfants. Par ce moyen, la connaissance de Dieu fut pr\u00e9serv\u00e9e. {ST, 6 F\u00e9vrier 1879 par. 14}<\/td><\/tr><tr><td>Le sabbat fut institu\u00e9 en \u00c9den et observ\u00e9 par nos premiers parents avant la chute. Parce qu&#8217;Adam et \u00c8ve d\u00e9sob\u00e9irent au commandement de Dieu et mang\u00e8rent du fruit d\u00e9fendu, ils furent expuls\u00e9s d&#8217;\u00c9den ; mais ils observ\u00e8rent le sabbat apr\u00e8s leur chute. Ils avaient fait l\u2019exp\u00e9rience des fruits amers de la d\u00e9sob\u00e9issance et appris ce que tous ceux qui foulent aux pieds les commandements de Dieu apprendront t\u00f4t ou tard : Dieu veut dire exactement ce qu\u2019il dit et il punira s\u00fbrement le transgresseur. Ceux qui osent consid\u00e9rer \u00e0 la l\u00e9g\u00e8re le jour o\u00f9 J\u00e9hovah s\u2019est repos\u00e9, le jour qu\u2019il a sanctifi\u00e9 et b\u00e9ni, le jour qu\u2019il a ordonn\u00e9 de sanctifier, sauront pourtant que tous les pr\u00e9ceptes de sa loi sont \u00e9galement sacr\u00e9s et que la peine de mort est la transgression. {ST, 6 F\u00e9vrier 1879, par. 15}<\/td><\/tr><tr><td>En raison des honneurs sp\u00e9ciaux que Dieu avait conf\u00e9r\u00e9s au septi\u00e8me jour, il exigea que son peuple se compte par sept, de peur d\u2019oublier leur Cr\u00e9ateur qui avait fait les cieux et la terre en six jours et s\u2019\u00e9tait repos\u00e9 le septi\u00e8me. Les descendants de Ca\u00efn ne prirent pas soin de respecter le jour o\u00f9 Dieu s\u2019\u00e9tait repos\u00e9. Ils choisissaient leur propre moment pour travailler et pour se reposer, sans tenir compte du commandement sp\u00e9cial de J\u00e9hovah. Il y avait deux classes distinctes sur la terre. Une classe \u00e9tait en r\u00e9bellion ouverte contre la loi de Dieu, tandis que l&#8217;autre ob\u00e9issait \u00e0 ses commandements et v\u00e9n\u00e9rait son sabbat. {ST, 6 F\u00e9vrier 1879, par. 16}<\/td><\/tr><tr><td><strong>Chapitre Six.<\/strong><\/td><\/tr><tr><td><strong>Seth et Enoch.<\/strong><\/td><\/tr><tr><td>Seth \u00e9tait un homme de valeur, et il devait prendre la place d\u2019Abel dans la conduite juste. Pourtant, il \u00e9tait fils d\u2019Adam, comme Ca\u00efn le p\u00e9cheur, et il n\u2019avait h\u00e9rit\u00e9 de la nature d\u2019Adam pas plus de bont\u00e9 naturelle que Ca\u00efn. Il \u00e9tait n\u00e9 dans le p\u00e9ch\u00e9, mais par la gr\u00e2ce de Dieu, en recevant l\u2019instruction fid\u00e8le de son p\u00e8re Adam, il honora le Seigneur en faisant sa volont\u00e9. Il se s\u00e9para des descendants corrompus de Ca\u00efn et s\u2019effor\u00e7a, comme Abel l\u2019aurait fait s\u2019il avait v\u00e9cu, de tourner l\u2019esprit des hommes p\u00e9cheurs vers la r\u00e9v\u00e9rence et l\u2019ob\u00e9issance \u00e0 Dieu. {ST, 20 F\u00e9vrier 1879 par. 1}<\/td><\/tr><tr><td>Enoch apprit de la bouche d\u2019Adam l\u2019histoire douloureuse de la chute, et l\u2019histoire pr\u00e9cieuse de la gr\u00e2ce condescendante de Dieu dans le don de son Fils comme R\u00e9dempteur du monde. Il crut et s\u2019appuya sur la promesse qui lui avait \u00e9t\u00e9 faite. Enoch \u00e9tait un homme saint. Il servit Dieu avec simplicit\u00e9 de c\u0153ur. Il se rendit compte de la corruption de la famille humaine et se s\u00e9para des descendants de Ca\u00efn, et les r\u00e9primanda pour leur grande m\u00e9chancet\u00e9. Il y avait sur la terre des hommes qui reconnaissaient Dieu, qui le craignaient et l\u2019adoraient. Cependant, le juste Enoch \u00e9tait si afflig\u00e9 par la m\u00e9chancet\u00e9 croissante des impies qu\u2019il ne voulait pas les fr\u00e9quenter quotidiennement, craignant d\u2019\u00eatre affect\u00e9 par leur infid\u00e9lit\u00e9 et de ne plus jamais consid\u00e9rer Dieu avec la sainte r\u00e9v\u00e9rence qui \u00e9tait due \u00e0 son caract\u00e8re \u00e9lev\u00e9. Son \u00e2me \u00e9tait vex\u00e9e de les voir chaque jour fouler aux pieds l\u2019autorit\u00e9 de Dieu. Il choisit de se s\u00e9parer d\u2019eux et passa une grande partie de son temps dans la solitude, se consacrant \u00e0 la r\u00e9flexion et \u00e0 la pri\u00e8re. Il attendait devant Dieu et priait pour conna\u00eetre plus parfaitement sa volont\u00e9, afin de pouvoir l\u2019accomplir. Dieu communiqua avec Enoch par l\u2019interm\u00e9diaire de ses anges et lui donna des instructions divines. Il lui fit savoir qu\u2019il ne supporterait pas toujours la r\u00e9bellion de l\u2019homme, que son dessein \u00e9tait de d\u00e9truire la race p\u00e9cheresse en faisant venir un d\u00e9luge d\u2019eaux sur la terre. {ST, 20 F\u00e9vrier 1879 par. 2}<\/td><\/tr><tr><td>Le magnifique jardin d\u2019\u00c9den, d\u2019o\u00f9 nos premiers parents avaient \u00e9t\u00e9 chass\u00e9s, subsista jusqu\u2019\u00e0 ce que Dieu d\u00e9cide de d\u00e9truire la terre par un d\u00e9luge. Le Seigneur avait plant\u00e9 ce jardin et l\u2019avait particuli\u00e8rement b\u00e9ni ; et dans sa merveilleuse providence, il l\u2019a retir\u00e9 de la terre et le rendra plus glorieusement orn\u00e9 qu\u2019avant son enl\u00e8vement. Dieu avait l\u2019intention de pr\u00e9server un sp\u00e9cimen de son \u0153uvre parfaite de cr\u00e9ation, exempt de la mal\u00e9diction que le p\u00e9ch\u00e9 avait apport\u00e9e sur la terre. {ST, 20 F\u00e9vrier 1879 par. 3}<\/td><\/tr><tr><td>Le Seigneur r\u00e9v\u00e9la plus pleinement \u00e0 \u00c9noch le plan du salut et, par l\u2019esprit de proph\u00e9tie, le transporta \u00e0 travers les g\u00e9n\u00e9rations qui vivraient apr\u00e8s le d\u00e9luge et lui montra les grands \u00e9v\u00e9nements li\u00e9s \u00e0 la seconde venue du Christ et \u00e0 la fin du monde. {ST, 20 F\u00e9vrier 1879 par. 4}<\/td><\/tr><tr><td>\u00c9noch \u00e9tait troubl\u00e9 au sujet des morts. Il lui semblait que les justes et les m\u00e9chants iraient ensemble dans la poussi\u00e8re, et que ce serait leur fin. Il ne pouvait pas voir la vie des justes au-del\u00e0 du tombeau. Dans une vision proph\u00e9tique, il fut instruit au sujet du Fils de Dieu, qui devait mourir en sacrifice de l&#8217;homme, et il lui fut montr\u00e9 la venue du Christ dans les nu\u00e9es du ciel, accompagn\u00e9 de l&#8217;arm\u00e9e des anges, pour donner la vie aux justes morts et les racheter de leurs tombeaux. Il vit aussi l&#8217;\u00e9tat corrompu du monde au moment o\u00f9 le Christ devait appara\u00eetre la seconde fois &#8211; il vit qu&#8217;il y aurait une g\u00e9n\u00e9ration vantarde, pr\u00e9somptueuse, obstin\u00e9e, d\u00e9ploy\u00e9e en r\u00e9bellion contre la loi de Dieu, niant le seul Seigneur Dieu et notre Seigneur J\u00e9sus-Christ, foulant aux pieds son sang et m\u00e9prisant son expiation. Il vit les justes couronn\u00e9s de gloire et d&#8217;honneur, tandis que les m\u00e9chants \u00e9taient s\u00e9par\u00e9s de la pr\u00e9sence du Seigneur et consum\u00e9s par le feu. {ST, 20 F\u00e9vrier 1879 par. 5}<\/td><\/tr><tr><td>Enoch r\u00e9p\u00e9ta fid\u00e8lement au peuple tout ce qui lui avait \u00e9t\u00e9 r\u00e9v\u00e9l\u00e9 par l&#8217;esprit de proph\u00e9tie. Certains crurent \u00e0 ses paroles et se d\u00e9tourn\u00e8rent de leur m\u00e9chancet\u00e9 pour craindre et adorer Dieu. Ceux-ci recherchaient souvent Enoch dans ses lieux de retraite, et il les instruisait et priait pour eux afin que Dieu leur fasse conna\u00eetre sa volont\u00e9. Finalement, il choisissait des moments pr\u00e9cis pour se retirer et ne permettait pas au peuple de le trouver, car ils interrompaient ses saintes m\u00e9ditations et sa communion avec Dieu. Il ne s&#8217;excluait pas \u00e0 tout moment de la soci\u00e9t\u00e9 de ceux qui l&#8217;aimaient et \u00e9coutaient ses paroles de sagesse ; il ne se s\u00e9parait pas non plus compl\u00e8tement des corrompus. Il rencontrait les justes et les m\u00e9chants \u00e0 des moments pr\u00e9cis, et s&#8217;effor\u00e7ait de d\u00e9tourner les impies de leur mauvaise conduite, de les instruire dans la crainte de Dieu, tandis qu&#8217;il enseignait \u00e0 ceux qui avaient la connaissance de Dieu \u00e0 le servir plus parfaitement. Il resterait avec eux aussi longtemps qu&#8217;il pourrait leur \u00eatre utile par sa conversation pieuse et son saint exemple, puis il se retirerait pendant un certain temps de toute soci\u00e9t\u00e9 &#8211; des justes, des moqueurs et des idol\u00e2tres &#8211; pour rester dans la solitude, affam\u00e9 et assoiff\u00e9 de communion avec Dieu et de cette connaissance divine que lui seul pouvait lui donner. {ST, 20 F\u00e9vrier 1879 par. 6}<\/td><\/tr><tr><td>Enoch continua \u00e0 devenir de plus en plus c\u00e9leste en communiant avec Dieu. Son visage rayonnait d&#8217;une lumi\u00e8re sainte qui restait sur son visage pendant qu&#8217;il instruisait ceux qui entendaient ses paroles de sagesse. Son apparence digne frappait les gens de crainte. Le Seigneur aimait Enoch, parce qu&#8217;il le suivait avec constance, qu&#8217;il abhorrait l&#8217;iniquit\u00e9 et recherchait ardemment une connaissance plus parfaite de sa volont\u00e9, afin de pouvoir l&#8217;accomplir. Il aspirait \u00e0 s&#8217;unir encore plus \u00e9troitement \u00e0 Dieu, qu&#8217;il craignait, r\u00e9v\u00e9rait et adorait. Le Seigneur ne permit pas qu&#8217;Enoch meure comme les autres hommes, mais envoya ses anges pour l&#8217;emmener au ciel sans voir la mort. En pr\u00e9sence des justes et des m\u00e9chants, Enoch fut \u00e9loign\u00e9 d&#8217;eux. Ceux qui l&#8217;aimaient pensaient que Dieu l&#8217;avait peut-\u00eatre laiss\u00e9 dans certains de ses lieux de retraite ; mais apr\u00e8s l&#8217;avoir cherch\u00e9 avec diligence et n&#8217;avoir pu le trouver, ils rapport\u00e8rent qu&#8217;il n&#8217;y \u00e9tait pas, car Dieu l&#8217;avait pris. {ST, 20 F\u00e9vrier 1879 par. 7}<\/td><\/tr><tr><td>Par les b\u00e9n\u00e9dictions et les honneurs qu&#8217;il accorda \u00e0 Enoch, le Seigneur enseigne une le\u00e7on de la plus haute importance : tous ceux qui, par la foi, s&#8217;appuient sur le sacrifice promis et ob\u00e9issent fid\u00e8lement aux commandements de Dieu seront r\u00e9compens\u00e9s. Ici encore, deux classes sont repr\u00e9sent\u00e9es qui devaient exister jusqu&#8217;\u00e0 la seconde venue du Christ : les justes et les m\u00e9chants, les loyaux et les rebelles. Dieu se souviendra des justes qui le craignent. A cause de son Fils bien-aim\u00e9, il les respectera et les honorera, et leur donnera la vie \u00e9ternelle. Mais les m\u00e9chants qui foulent aux pieds son autorit\u00e9, il les d\u00e9truira de la terre, et ils seront comme s&#8217;ils n&#8217;avaient jamais exist\u00e9. {ST, 20 F\u00e9vrier 1879 par. 8}<\/td><\/tr><tr><td>Apr\u00e8s la chute d&#8217;Adam, qui passa d&#8217;un \u00e9tat de bonheur parfait \u00e0 une condition de p\u00e9ch\u00e9 et de mis\u00e8re, l&#8217;homme risquait de se d\u00e9courager et de se demander : \u00ab Quel profit avons-nous d&#8217;avoir observ\u00e9 ses ordonnances et d&#8217;avoir march\u00e9 tristement devant le Seigneur ? \u00bb Alors qu&#8217;une lourde mal\u00e9diction p\u00e8se sur la race humaine et que la mort est notre partage \u00e0 tous ? Mais les instructions que Dieu donna \u00e0 Adam, et qui furent r\u00e9p\u00e9t\u00e9es par Seth et pleinement illustr\u00e9es par Enoch, dissip\u00e8rent l&#8217;obscurit\u00e9 et les t\u00e9n\u00e8bres, et donn\u00e8rent \u00e0 l&#8217;homme l&#8217;espoir que, comme par Adam est venue la mort, par J\u00e9sus, le R\u00e9dempteur promis, viendraient la vie et l&#8217;immortalit\u00e9. {ST, 20 F\u00e9vrier 1879 par. 9}<\/td><\/tr><tr><td>Dans le cas d&#8217;Enoch, on enseigna aux fid\u00e8les d\u00e9courag\u00e9s que, tout en vivant parmi un peuple corrompu et p\u00e9cheur, qui \u00e9tait en r\u00e9bellion ouverte et audacieuse contre leur Cr\u00e9ateur, s&#8217;ils lui ob\u00e9issaient et avaient foi dans le R\u00e9dempteur promis, ils pratiqueraient la justice comme le fid\u00e8le Enoch, seraient accept\u00e9s de Dieu et finalement exalt\u00e9s sur son tr\u00f4ne c\u00e9leste. {ST, 20 F\u00e9vrier 1879 par. 10}<\/td><\/tr><tr><td>Enoch, se s\u00e9parant du monde et passant une grande partie de son temps en pri\u00e8re et en communion avec Dieu, repr\u00e9sente le peuple loyal de Dieu dans les derniers jours, qui sera s\u00e9par\u00e9 du monde. L&#8217;injustice pr\u00e9vaudra dans une mesure effrayante sur la terre. Les hommes s&#8217;abandonneront \u00e0 suivre toutes les imaginations de leurs c\u0153urs corrompus, et mettront en \u0153uvre leur philosophie trompeuse, et se rebelleront contre l&#8217;autorit\u00e9 du haut Ciel. {ST, 20 F\u00e9vrier 1879 par. 11}<\/td><\/tr><tr><td>Le peuple de Dieu se s\u00e9parera des pratiques injustes de ceux qui l\u2019entourent et recherchera la puret\u00e9 de pens\u00e9e et la sainte conformit\u00e9 \u00e0 sa volont\u00e9, jusqu\u2019\u00e0 ce que son image divine se refl\u00e8te en lui. Comme \u00c9noch, ils seront aptes \u00e0 \u00eatre transf\u00e9r\u00e9s au ciel. Tout en s\u2019effor\u00e7ant d\u2019instruire et d\u2019avertir le monde, ils ne se conformeront pas \u00e0 l\u2019esprit et aux coutumes des incroyants, mais les condamneront par leur sainte conduite et leur exemple pieux. La translation d\u2019\u00c9noch au ciel juste avant la destruction du monde par un d\u00e9luge repr\u00e9sente la translation de tous les justes vivants de la terre avant sa destruction par le feu. Les saints seront glorifi\u00e9s en pr\u00e9sence de ceux qui les ont ha\u00efs \u00e0 cause de leur ob\u00e9issance loyale aux justes commandements de Dieu. {ST, 20 F\u00e9vrier 1879 par. 12}<\/td><\/tr><tr><td>\u00c9noch a instruit sa famille au sujet du d\u00e9luge. Mathusalem, fils d\u2019Enoch, \u00e9couta la pr\u00e9dication de son petit-fils No\u00e9, qui avertit fid\u00e8lement les habitants de l\u2019ancien monde qu\u2019un d\u00e9luge allait s\u2019abattre sur la terre. Mathusalem, ses fils et ses petits-fils v\u00e9curent \u00e0 l\u2019\u00e9poque de la construction de l\u2019arche. Ils re\u00e7urent, avec quelques autres, des instructions de No\u00e9 et l\u2019assist\u00e8rent dans son travail. {ST, 20 F\u00e9vrier 1879, par. 13}<\/td><\/tr><tr><td>Seth \u00e9tait d\u2019une stature plus noble que Ca\u00efn ou Abel, et ressemblait plus \u00e0 Adam qu\u2019aucun de ses autres fils. Les descendants de Seth se s\u00e9par\u00e8rent des m\u00e9chants descendants de Ca\u00efn. Ils ch\u00e9rirent la connaissance de la volont\u00e9 de Dieu, tandis que la race impie de Ca\u00efn n\u2019avait aucun respect pour Dieu et ses commandements sacr\u00e9s. Mais lorsque les hommes se multipli\u00e8rent sur la terre, les enfants de Seth virent que les filles des descendants de Ca\u00efn \u00e9taient tr\u00e8s belles, et ils s&#8217;\u00e9loign\u00e8rent de Dieu et lui d\u00e9plut en prenant comme ils le voulaient des femmes de la race idol\u00e2tre de Ca\u00efn. {ST, 20 F\u00e9vrier 1879 par. 14}<\/td><\/tr><tr><td><strong>Chapitre Sept.<\/strong><\/td><\/tr><tr><td><strong>Le D\u00e9luge.<\/strong><\/td><\/tr><tr><td>Ceux qui honoraient Dieu et craignaient de l\u2019offenser, ne ressentaient d\u2019abord que l\u00e9g\u00e8rement la mal\u00e9diction, tandis que ceux qui se d\u00e9tournaient de lui et m\u00e9prisaient son autorit\u00e9 en ressentaient les effets plus lourdement, surtout en ce qui concerne la stature et la noblesse de forme. Les descendants de Seth \u00e9taient appel\u00e9s les fils de Dieu, et les descendants de Ca\u00efn, les fils des hommes. Comme les fils de Dieu se m\u00ealaient aux fils des hommes, ils se corrompirent et, par mariage avec eux, perdirent, sous l\u2019influence de leurs \u00e9pouses, leur caract\u00e8re particulier et saint, et s\u2019unirent aux fils de Ca\u00efn dans leur idol\u00e2trie. Beaucoup rejet\u00e8rent la crainte de Dieu et foul\u00e8rent aux pieds ses commandements. Mais il y en eut quelques-uns qui pratiqu\u00e8rent la justice, qui craignirent et honor\u00e8rent leur Cr\u00e9ateur. No\u00e9 et sa famille \u00e9taient parmi les quelques justes. {ST, 27 F\u00e9vrier 1879 par. 1}<\/td><\/tr><tr><td>Le p\u00e9ch\u00e9 se r\u00e9pandait sur la terre comme une l\u00e8pre mortelle. Le monde n\u2019en \u00e9tait qu\u2019\u00e0 ses d\u00e9buts \u00e0 l\u2019\u00e9poque de No\u00e9, mais l\u2019iniquit\u00e9 \u00e9tait devenue si profonde et si r\u00e9pandue que Dieu se repentit d\u2019avoir cr\u00e9\u00e9 l\u2019homme. La bont\u00e9 et la puret\u00e9 semblaient avoir presque disparu, tandis que la haine de la loi de Dieu, l\u2019\u00e9mulation, l\u2019envie, la s\u00e9dition, les conflits, l\u2019oppression et la violence les plus cruelles corrompaient la terre sous ses habitants. Les pens\u00e9es et les imaginations du c\u0153ur de l\u2019homme \u00e9taient continuellement mauvaises. {ST, 27 F\u00e9vrier 1879, par. 2}<\/td><\/tr><tr><td>Une lourde et double mal\u00e9diction pesait sur la terre, en cons\u00e9quence, premi\u00e8rement, de la transgression d\u2019Adam, et, deuxi\u00e8mement, du meurtre commis par Ca\u00efn ; mais cela ne changea pas imm\u00e9diatement la face de la nature. Elle \u00e9tait encore riche et belle des bienfaits de la providence divine. Les vall\u00e9es tranquilles et les plaines \u00e9tendues, v\u00eatues de verdure et orn\u00e9es d\u2019arbustes et de fleurs aux couleurs vives color\u00e9es par le Divin Artiste, les beaux oiseaux dont les chants joyeux emplissaient les bosquets de musique, les collines gracieuses et les ruisseaux sinueux, les vignes rampantes et les arbres majestueux, charmant l\u2019\u0153il par leur beaut\u00e9 et soutenant la vie par leurs fruits, tout cela semblait un peu moins beau que l\u2019\u00c9den. {ST, 27 F\u00e9vrier 1879 par. 3}<\/td><\/tr><tr><td>L\u2019or et l\u2019argent existaient en abondance. La race des hommes vivant alors \u00e9tait de tr\u00e8s grande stature et poss\u00e9dait une force prodigieuse. Les arbres \u00e9taient infiniment plus grands et surpassaient de loin en beaut\u00e9 et en proportions parfaites tout ce que les mortels peuvent regarder aujourd\u2019hui. Le bois de ces arbres \u00e9tait d\u2019un grain fin et d\u2019une substance dure \u2013 \u00e0 cet \u00e9gard plus proche de la pierre. Il fallait beaucoup plus de temps et de travail, m\u00eame \u00e0 cette race puissante, pour pr\u00e9parer le bois de construction, qu\u2019il n\u2019en faut \u00e0 notre \u00e9poque d\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9e pour pr\u00e9parer les arbres qui poussent maintenant sur la terre, m\u00eame avec la force plus faible que poss\u00e8dent les hommes aujourd\u2019hui. Ces arbres \u00e9taient d\u2019une grande durabilit\u00e9 et ne conna\u00eetraient pas la pourriture pendant de tr\u00e8s nombreuses ann\u00e9es. Mais malgr\u00e9 la richesse et la beaut\u00e9 de la terre, si on la comparait \u00e0 son \u00e9tat avant que la mal\u00e9diction ne soit prononc\u00e9e sur elle, on pouvait constater des signes \u00e9vidents de d\u00e9cadence certaine. {ST, 27 F\u00e9vrier 1879 par. 4}<\/td><\/tr><tr><td>Les gens utilisaient l\u2019or, l\u2019argent, les pierres pr\u00e9cieuses et le bois de choix pour construire leurs maisons, chacun s\u2019effor\u00e7ant de surpasser l\u2019autre. Ils embellissaient et ornaient leurs maisons et leurs terres des \u0153uvres les plus ing\u00e9nieuses et provoquaient Dieu par leurs mauvaises actions. Ils formaient des images pour les adorer et enseignaient \u00e0 leurs enfants \u00e0 consid\u00e9rer ces \u0153uvres d\u2019art faites de leurs propres mains comme des dieux et \u00e0 les adorer. Ils ne choisissaient pas de penser \u00e0 Dieu, le Cr\u00e9ateur des cieux et de la terre, et ne rendaient aucune reconnaissance \u00e0 Celui qui leur avait accord\u00e9 tout ce qu\u2019ils poss\u00e9daient. Ils niaient m\u00eame l\u2019existence du Dieu du Ciel et se glorifiaient et adoraient les \u0153uvres de leurs propres mains. Ils se corrompent avec les choses que Dieu avait plac\u00e9es sur la terre pour le bien de l&#8217;homme. Ils am\u00e9nagent de belles promenades, surplomb\u00e9es d&#8217;arbres fruitiers de toute sorte, et sous ces arbres majestueux et beaux, aux branches \u00e9tal\u00e9es, qui restent vertes du d\u00e9but \u00e0 la fin de l&#8217;ann\u00e9e, ils placent leurs idoles. Des bosquets entiers, \u00e0 cause de l&#8217;abri de leurs branches, sont d\u00e9di\u00e9s \u00e0 ces dieux idol\u00e2tres et deviennent un lieu de refuge attrayant pour les gens dans leur culte idol\u00e2tre. {ST, 27 F\u00e9vrier 1879 par. 5}<\/td><\/tr><tr><td>Les bosquets d&#8217;Eden furent les premiers temples de Dieu, d&#8217;o\u00f9 montait le culte le plus pur au Cr\u00e9ateur. Les exil\u00e9s du Paradis ne purent jamais oublier cette demeure heureuse. Les arbres ondulants et les bosquets protecteurs avaient pour eux un charme particulier ; ils leur rappelaient l&#8217;Eden et la joyeuse conversation qu&#8217;ils avaient eue autrefois avec Dieu et les anges. Et tandis qu&#8217;ils \u00e9coutaient le murmure du vent parmi les feuilles, il leur semblait presque pouvoir distinguer de nouveau le son de cette voix qu&#8217;on entendait dans le jardin \u00e0 la fra\u00eecheur du jour. Le ch\u00eane et le palmier, le saule retombant et le c\u00e8dre parfum\u00e9, l&#8217;olivier et le cypr\u00e8s \u00e9taient sacr\u00e9s pour nos premiers parents. Leurs branches verdoyantes, s&#8217;\u00e9tendant au loin et s&#8217;\u00e9levant vers le ciel, leur semblaient louer leur Cr\u00e9ateur. Pour Adam, il y avait quelque chose de presque humain et de sociable dans les arbres, qui le ramenait \u00e0 de nombreux incidents agr\u00e9ables de sa vie en Eden. {ST, 27 F\u00e9vrier 1879 par. 6}<\/td><\/tr><tr><td>Si le c\u0153ur du peuple de Dieu \u00e9tait adouci comme il se doit par sa gr\u00e2ce, il apprendrait \u00e0 le conna\u00eetre, en discernant sa sagesse et sa puissance dans les choses de sa cr\u00e9ation. Chaque feuille verte, avec ses veines d\u00e9licates, chaque bourgeon qui s&#8217;ouvre et chaque fleur qui s&#8217;\u00e9panouit, chaque arbre majestueux qui s&#8217;\u00e9tend vers le ciel, la terre rev\u00eatue de son tapis de verdure vivante, est une expression de l&#8217;amour de Dieu pour l&#8217;homme, non pour nous amener \u00e0 adorer la nature, mais pour attirer nos c\u0153urs \u00e0 travers la nature jusqu&#8217;au Dieu de la nature. Les arbres de la for\u00eat se balan\u00e7ant dans le vent \u00e9clatent en chants et en louanges \u00e0 Dieu, et r\u00e9primandent le silence et l&#8217;indiff\u00e9rence de l&#8217;homme. {ST, 27 F\u00e9vrier 1879 par. 7}<\/td><\/tr><tr><td>Adam avait d\u00e9crit l&#8217;\u00c9den \u00e0 ses enfants et aux enfants de ses enfants. L&#8217;histoire se r\u00e9p\u00e9tait sans cesse, et son amour pour les arbres, les fleurs et les bosquets fut transmis \u00e0 ses descendants. Mais au lieu de se prosterner dans les bosquets solennels pour reconna\u00eetre l\u2019amour de Dieu et l\u2019adorer, ils profan\u00e8rent ces bosquets par leurs idoles. C\u2019\u00e9tait un abus des souvenirs tendres et sacr\u00e9s qu\u2019Adam ch\u00e9rissait \u2013 l\u2019association des bosquets avec le culte du vrai et vivant Dieu \u2013 qui conduisit les enfants idol\u00e2tres de Ca\u00efn \u00e0 construire leurs autels et \u00e0 \u00e9riger leurs images dans les bosquets et sous chaque arbre vert. Et comme ils chass\u00e8rent Dieu de leur c\u0153ur, leur ligne de conduite fut en accord avec leurs sacrifices et leur culte sacril\u00e8ges. Le caract\u00e8re des hommes devint de plus en plus d\u00e9grad\u00e9. {ST, 27 F\u00e9vrier 1879 par. 8}<\/td><\/tr><tr><td>Au lieu de rendre justice \u00e0 leurs voisins, ils accomplirent leurs propres d\u00e9sirs ill\u00e9gaux. Ils eurent une pluralit\u00e9 d\u2019\u00e9pouses, ce qui \u00e9tait contraire \u00e0 la sage disposition de Dieu au commencement. Dieu donna \u00e0 Adam une seule \u00e9pouse \u2013 montrant \u00e0 tous ceux qui devaient vivre sur la terre son ordre et sa loi \u00e0 cet \u00e9gard. La transgression et la chute d\u2019Adam et Eve ont amen\u00e9 le p\u00e9ch\u00e9 et la mis\u00e8re sur la race humaine, et l\u2019homme a suivi ses propres d\u00e9sirs charnels et a chang\u00e9 l\u2019ordre divin. Plus les hommes multipliaient les femmes, plus ils augmentaient dans le crime et le malheur. Si quelqu\u2019un choisissait de prendre les femmes, le b\u00e9tail ou tout ce qui appartenait \u00e0 son prochain, il ne respectait ni la justice ni le droit, mais s\u2019il pouvait l\u2019emporter sur son prochain en raison de la force ou en le mettant \u00e0 mort, il le faisait et se r\u00e9jouissait de ses actes de violence. Les hommes aimaient d\u00e9truire la vie des animaux. Ils utilisaient la chair comme nourriture, ce qui augmentait leur f\u00e9rocit\u00e9 et leur violence, et les faisait consid\u00e9rer le sang des \u00eatres humains avec une \u00e9tonnante indiff\u00e9rence. {ST, 27 F\u00e9vrier 1879 par. 9}<\/td><\/tr><tr><td>Dieu a propos\u00e9 de d\u00e9truire par un d\u00e9luge cette race puissante et longuement vivante qui avait corrompu ses voies avant lui. Il ne permettrait pas qu\u2019ils vivent le temps de leur vie naturelle, qui aurait \u00e9t\u00e9 de centaines d\u2019ann\u00e9es. Il y a seulement quelques g\u00e9n\u00e9rations qu\u2019Adam eut acc\u00e8s \u00e0 cet arbre qui devait prolonger la vie. Apr\u00e8s sa d\u00e9sob\u00e9issance, il ne lui fut pas permis de manger de l\u2019arbre de vie et de perp\u00e9tuer une existence dans le p\u00e9ch\u00e9. Pour que l\u2019homme poss\u00e8de une vie sans fin, il doit continuer \u00e0 manger du fruit de l\u2019arbre de vie. Priv\u00e9 de cela, sa vie s\u2019\u00e9puiserait progressivement. {ST, 27 F\u00e9vrier 1879, par. 10}<\/td><\/tr><tr><td>Plus de cent ans avant le d\u00e9luge, le Seigneur envoya un ange \u00e0 No\u00e9 pour lui faire conna\u00eetre son plan concernant la race p\u00e9cheresse. Il lui annon\u00e7a que son Esprit ne lutterait pas toujours avec l\u2019homme, mais qu\u2019il enverrait un d\u00e9luge d\u2019eaux sur la terre pour d\u00e9truire les hommes et les b\u00eates. Il ne laisserait pas la race humaine dans l\u2019ignorance de son dessein, mais, par l\u2019interm\u00e9diaire de No\u00e9, il avertirait le monde de sa destruction prochaine, afin que ses habitants soient laiss\u00e9s sans excuse. No\u00e9 devait pr\u00eacher au peuple et aussi pr\u00e9parer une arche selon les instructions de Dieu pour le salut de lui-m\u00eame et de sa famille. Non seulement il devait pr\u00eacher, mais son exemple dans la construction de l\u2019arche devait \u00eatre un t\u00e9moignage continuel d\u2019avertissement pour le monde, montrant qu\u2019il croyait ce qu\u2019il pr\u00eachait. Sa foi simple et enfantine et son ob\u00e9issance implicite, malgr\u00e9 l\u2019opposition qu\u2019il re\u00e7ut, \u00e9taient une preuve pour le monde de sa sinc\u00e9rit\u00e9. Il \u00e9tait ferme comme un roc dans son devoir, dirigeant les travaux de cette construction singuli\u00e8re, sous la direction de l\u2019Architecte divin. Chaque coup port\u00e9 sur l\u2019arche \u00e9tait un t\u00e9moignage pour le peuple. {ST, 27 F\u00e9vrier 1879 par. 11}<\/td><\/tr><tr><td>Cette p\u00e9riode fut une p\u00e9riode d\u2019\u00e9preuve pour No\u00e9. Il savait qu\u2019il \u00e9tait l\u2019objet du m\u00e9pris et de la moquerie populaires de cette g\u00e9n\u00e9ration corrompue. Il rencontrait partout l\u2019incr\u00e9dulit\u00e9 et les moqueries. Mais plus l\u2019iniquit\u00e9 qui l\u2019entourait \u00e9tait grande, plus il \u00e9tait s\u00e9rieux, ferme et pers\u00e9v\u00e9rant dans son ob\u00e9issance, montrant qu\u2019il y avait un homme au monde qui serait fid\u00e8le \u00e0 Dieu. Il \u00e9tait un t\u00e9moin fid\u00e8le et inflexible de Dieu, bon et courtois envers tous, ne supportant aucune insulte. Il \u00e9tait comme quelqu\u2019un qui n\u2019entendait pas les insultes et les blasph\u00e8mes qui l\u2019accueillaient de toutes parts. {ST, 27 F\u00e9vrier 1879 par. 12}<\/td><\/tr><tr><td>No\u00e9 apportait aux habitants de la terre un important message d\u2019avertissement, dont la r\u00e9ception ou le rejet d\u00e9ciderait du destin de leurs \u00e2mes. Il croyait en Dieu, il croyait qu\u2019il avait la v\u00e9rit\u00e9, et il avan\u00e7ait droit devant lui dans le chemin de la foi et de l\u2019ob\u00e9issance, recevant chaque jour de la force de Dieu, par la communion avec lui. No\u00e9 \u00e9tait un homme de pri\u00e8re ; et c\u2019est dans cette \u00e9troite relation avec Dieu qu\u2019il puisait tout son courage et toute sa fermet\u00e9. Il pr\u00eachait, avertissait et suppliait les gens ; mais ils ne voulaient pas changer de voie. Ils achetaient, vendaient, plantaient, b\u00e2tissaient, se mariaient et \u00e9taient donn\u00e9s en mariage, se livraient \u00e0 des festins et \u00e0 la gloutonnerie, et d\u00e9gradaient leur \u00e2me, montrant du m\u00e9pris pour le message de No\u00e9. Leurs paroles et leurs actions devenaient plus viles et plus corrompues \u00e0 mesure que la p\u00e9riode de leur probation touchait \u00e0 sa fin. Le monde entier semblait \u00eatre contre No\u00e9 ; mais il avait le t\u00e9moignage de Dieu : \u00ab Je t\u2019ai vu juste devant moi dans cette g\u00e9n\u00e9ration. \u00bb {ST, 27 F\u00e9vrier 1879, par. 13}<\/td><\/tr><tr><td>Pour autant que la sagesse humaine pouvait voir, l\u2019\u00e9v\u00e9nement pr\u00e9dit par No\u00e9 n\u2019\u00e9tait pas susceptible de se produire. La pluie n\u2019\u00e9tait jamais tomb\u00e9e ; Une brume ou une ros\u00e9e avait arros\u00e9 la terre. Les ruisseaux et les rivi\u00e8res avaient coul\u00e9 en toute s\u00e9curit\u00e9 le long de leurs lits, se jetant dans la mer. Les masses d\u2019eau avaient \u00e9t\u00e9 maintenues \u00e0 leur place par le d\u00e9cret de Dieu : \u00ab Tu iras jusqu\u2019ici, mais pas plus loin. \u00bb Les hommes parlaient alors des lois fixes de la nature, qui ne pouvaient \u00eatre \u00e9cart\u00e9es pour provoquer un \u00e9v\u00e9nement tel que celui pr\u00e9dit par No\u00e9. Ils voulaient croire, et faire croire \u00e0 tous les autres, que Dieu ne pouvait pas changer l\u2019ordre du monde naturel ; ils cherchaient donc \u00e0 prescrire les limites de son pouvoir, le rendant esclave de ses propres lois. Les gens de l\u2019\u00e9poque de No\u00e9 poss\u00e9daient des intellects aiguis\u00e9s, et ils cherchaient \u00e0 d\u00e9montrer, sur des bases scientifiques, qu\u2019il \u00e9tait impossible que sa proph\u00e9tie se r\u00e9alise. No\u00e9 fut tourn\u00e9 en d\u00e9rision \u00e0 cause de ses avertissements ; il \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme un fanatique. La confiance implicite de No\u00e9 en Dieu les aga\u00e7ait tout en les condamnant ; mais ils ne pouvaient pas faire changer d\u2019avis ce fid\u00e8le r\u00e9probateur. Le Seigneur avait donn\u00e9 l\u2019avertissement, et cela suffisait \u00e0 No\u00e9. Les arguments des philosophes ne lui \u00e9taient d\u2019aucune utilit\u00e9, quand le message de Dieu r\u00e9sonnait \u00e0 ses oreilles : \u00ab La fin de toute chair est venue devant moi ; car la terre est remplie de violence \u00e0 cause d\u2019eux ; et voici, je les d\u00e9truirai avec la terre. \u00bb (ST, 27 F\u00e9vrier 1879, par. 14)<\/td><\/tr><tr><td>No\u00e9, saisi de crainte, pr\u00e9para une arche pour sauver sa maison. Il \u00e9prouvait cette crainte qui devrait caract\u00e9riser la vie de tout chr\u00e9tien. La foi parfaite de No\u00e9 intensifia sa crainte. La menace de la col\u00e8re de Dieu, qui devait s\u2019abattre sur les hommes, les b\u00eates et sur la terre, le poussa \u00e0 pr\u00e9parer l\u2019arche. Sa foi et sa crainte de la col\u00e8re de Dieu produisirent l\u2019ob\u00e9issance. No\u00e9 n\u2019h\u00e9sita pas \u00e0 ob\u00e9ir \u00e0 Dieu. Il ne s\u2019excusa pas en disant que le travail de construction de cette arche \u00e9tait grand et co\u00fbteux. Il crut en Dieu et investit dans l&#8217;arche tout ce qu&#8217;il poss\u00e9dait, tandis que le monde m\u00e9chant se moquait et se r\u00e9jouissait du vieil homme \u00e9gar\u00e9. {ST, 27 F\u00e9vrier 1879 par. 15}<\/td><\/tr><tr><td>Ils eurent plus d\u2019occasions de se montrer incr\u00e9dules et moqueurs, parce que Dieu n\u2019ex\u00e9cuta pas imm\u00e9diatement son dessein. Mais le temps \u00e9coul\u00e9 ne fit pas vaciller la foi de No\u00e9 ; sa confiance en Dieu \u00e9tait in\u00e9branlable, et il accepta sans murmurer les \u00e9preuves et les sacrifices qu\u2019impliquaient ces \u00e9preuves. La foi de No\u00e9, alli\u00e9e \u00e0 l\u2019action, condamna le monde ; car il \u00e9tait un pr\u00e9dicateur fid\u00e8le de la justice, r\u00e9primandant, avertissant et exhortant les m\u00e9chants. Leurs reproches et leurs abus \u00e9taient parfois presque insupportables ; pourtant le patriarche garda son \u00e2me en Dieu et l\u2019appela \u00e0 l\u2019aide dans son grand besoin. Au milieu des moqueries, des insultes et des moqueries, il allait et venait comme un homme ayant une grande mission \u00e0 accomplir. Des privil\u00e8ges avaient \u00e9t\u00e9 n\u00e9glig\u00e9s, des \u00e2mes pr\u00e9cieuses d\u00e9grad\u00e9es et Dieu insult\u00e9 ; et le jour de la justice r\u00e9tributive arriva lentement ; l\u2019incr\u00e9dulit\u00e9 de l\u2019homme n\u2019emp\u00eacha pas l\u2019\u00e9v\u00e9nement. {ST, 27 F\u00e9vrier 1879 par. 16}<\/td><\/tr><tr><td>Dieu donna \u00e0 No\u00e9 les dimensions exactes de l\u2019arche et des instructions pr\u00e9cises concernant sa construction dans tous les d\u00e9tails. Elle avait trois \u00e9tages, mais il n\u2019y avait pas de fen\u00eatres sur les c\u00f4t\u00e9s, toute la lumi\u00e8re provenant d\u2019une seule au sommet. Les diff\u00e9rents appartements \u00e9taient dispos\u00e9s de telle sorte que la fen\u00eatre du haut donnait de la lumi\u00e8re \u00e0 tous. La porte \u00e9tait sur le c\u00f4t\u00e9. L\u2019arche \u00e9tait faite de bois de cypr\u00e8s, ou de gopher, qui ne conna\u00eetrait pas la pourriture pendant des centaines d\u2019ann\u00e9es. C\u2019\u00e9tait un b\u00e2timent d\u2019une grande durabilit\u00e9, qu\u2019aucune sagesse humaine ne pouvait inventer. Dieu \u00e9tait le concepteur et No\u00e9 son ma\u00eetre d\u2019\u0153uvre. {ST, 27 F\u00e9vrier 1879 par. 17}<\/td><\/tr><tr><td>Le travail d\u2019ach\u00e8vement de la construction fut un processus lent. Chaque pi\u00e8ce de bois \u00e9tait \u00e9troitement ajust\u00e9e et chaque jointure recouverte de poix. Tout ce que les hommes pouvaient faire \u00e9tait fait pour rendre l\u2019ouvrage parfait ; pourtant, apr\u00e8s tout, il \u00e9tait impossible qu\u2019il puisse \u00e0 lui seul r\u00e9sister \u00e0 la violence de la temp\u00eate que le Seigneur dans sa col\u00e8re ardente allait faire venir sur la terre. Dieu seul, par sa puissance miraculeuse, pouvait pr\u00e9server l\u2019\u00e9difice sur les flots furieux et d\u00e9cha\u00een\u00e9s. {ST, 27 F\u00e9vrier 1879 par. 18}<\/td><\/tr><tr><td>Une multitude re\u00e7ut d\u2019abord apparemment l\u2019avertissement de No\u00e9, mais elle ne se tourna pas compl\u00e8tement vers Dieu avec une v\u00e9ritable repentance. On leur donna un certain temps avant le d\u00e9luge, pendant lequel ils furent mis \u00e0 l\u2019\u00e9preuve, pour \u00eatre \u00e9prouv\u00e9s et mis \u00e0 l\u2019\u00e9preuve. Ils ne r\u00e9ussirent pas \u00e0 supporter l\u2019\u00e9preuve. La d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence ambiante les vainquit et ils finirent par se joindre \u00e0 d\u2019autres corrompus, pour se moquer et se moquer du fid\u00e8le No\u00e9. Ils ne voulurent pas abandonner leurs p\u00e9ch\u00e9s, mais continu\u00e8rent \u00e0 pratiquer la polygamie et \u00e0 se livrer \u00e0 leurs passions viles. {ST, 27 F\u00e9vrier 1879 par. 19}<\/td><\/tr><tr><td>Le c\u0153ur rempli de tristesse parce que ses avertissements avaient \u00e9t\u00e9 n\u00e9glig\u00e9s et ignor\u00e9s, No\u00e9, les l\u00e8vres tremblantes et la voix tremblante, lance son dernier appel au peuple. Et tandis que leurs voix s&#8217;\u00e9l\u00e8vent pour plaisanter et se moquer, ils voient soudain les b\u00eates, les plus f\u00e9roces comme les plus douces, venir d&#8217;elles-m\u00eames de la montagne et de la for\u00eat et entrer tranquillement dans l&#8217;arche. On entend un bruit semblable \u00e0 celui d&#8217;un vent imp\u00e9tueux ; et voici que des oiseaux de toute esp\u00e8ce arrivent de toutes les directions, obscurcissant les cieux de leur nombre, et entrent en file indienne dans cette arche en ordre parfait. On fit appel en vain aux philosophes pour expliquer \u00e0 partir des lois naturelles ce ph\u00e9nom\u00e8ne singulier. C&#8217;\u00e9tait l\u00e0 un myst\u00e8re qui d\u00e9passait leurs capacit\u00e9s. Le monde regardait avec \u00e9tonnement, certains avec crainte, mais ils \u00e9taient devenus si endurcis par la r\u00e9bellion que cette manifestation la plus signal\u00e9e de la puissance de Dieu n&#8217;eut sur eux qu&#8217;un effet momentan\u00e9. Pendant sept jours, ces animaux entr\u00e8rent dans l&#8217;arche, et No\u00e9 les disposa dans les endroits pr\u00e9par\u00e9s pour eux. {ST, 27 F\u00e9vrier 1879 par. 20}<\/td><\/tr><tr><td>Et tandis que la race condamn\u00e9e contemplait le soleil briller dans sa gloire et la terre rev\u00eatue d\u2019une beaut\u00e9 presque \u00e9d\u00e9nique, ils chass\u00e8rent leurs craintes grandissantes par une gaiet\u00e9 bruyante ; et par leurs actes de violence semblaient encourager sur eux-m\u00eames la visite de la col\u00e8re d\u00e9j\u00e0 \u00e9veill\u00e9e de Dieu. {ST, 27 F\u00e9vrier 1879 par. 21}<\/td><\/tr><tr><td>Tout \u00e9tait maintenant pr\u00eat pour la fermeture de l\u2019arche, ce que No\u00e9 ne pouvait pas faire de l\u2019int\u00e9rieur. La multitude moqueuse voit un ange descendre du ciel, rev\u00eatu d\u2019une clart\u00e9 semblable \u00e0 celle de l\u2019\u00e9clair. Il ferme cette porte ext\u00e9rieure massive, puis reprend sa course vers le ciel. La famille de No\u00e9 resta sept jours dans l\u2019arche avant que la pluie ne commence \u00e0 tomber. Pendant ce temps, ils pr\u00e9paraient leur long s\u00e9jour pendant que les eaux seraient sur la terre. Et ce furent des jours de gaiet\u00e9 blasph\u00e9matoire pour les masses incr\u00e9dules. Comme la proph\u00e9tie de No\u00e9 ne s&#8217;\u00e9tait pas accomplie imm\u00e9diatement apr\u00e8s son entr\u00e9e dans l&#8217;arche, ils pens\u00e8rent qu&#8217;il avait \u00e9t\u00e9 tromp\u00e9 et qu&#8217;il \u00e9tait impossible que le monde soit d\u00e9truit par un d\u00e9luge. Malgr\u00e9 les sc\u00e8nes solennelles dont ils avaient \u00e9t\u00e9 t\u00e9moins, les b\u00eates quittaient les montagnes et les for\u00eats et entraient dans l&#8217;arche, et l&#8217;ange de Dieu, rev\u00eatu de lumi\u00e8re et d&#8217;une majest\u00e9 terrible, descendant du ciel et fermant la porte, ils endurcirent leurs c\u0153urs et continu\u00e8rent \u00e0 se r\u00e9jouir et \u00e0 s&#8217;amuser devant les manifestations \u00e9clatantes de la puissance divine. {ST, 6 Mars 1879 par. 1}<\/td><\/tr><tr><td>Mais la m\u00eame puissance qui avait appel\u00e9 le monde \u00e0 l\u2019existence et cr\u00e9\u00e9 l\u2019homme a enferm\u00e9 No\u00e9 dans son refuge temporaire. La derni\u00e8re occasion en or est pass\u00e9e. Tous ont entendu l\u2019avertissement : la patience de Dieu envers cette race vile est \u00e9puis\u00e9e et les \u00e9clairs rapides de sa col\u00e8re vont \u00eatre lanc\u00e9s sur les imp\u00e9nitents. Le huiti\u00e8me jour, les cieux s\u2019assombrirent. Des tonnerres grondants et des \u00e9clairs \u00e9clatants commenc\u00e8rent \u00e0 terrifier les hommes et les b\u00eates. La pluie tomba des nuages \u200b\u200bau-dessus d\u2019eux. C\u2019\u00e9tait quelque chose qu\u2019ils n\u2019avaient jamais vu et leurs c\u0153urs \u00e9taient faibles de peur. Les b\u00eates erraient dans la plus grande terreur et leurs voix discordantes semblaient g\u00e9mir sur leur propre destin\u00e9e et sur le sort de l\u2019homme. La temp\u00eate augmenta de violence jusqu\u2019\u00e0 ce que l\u2019eau sembla venir du ciel en puissantes cataractes. Les limites des rivi\u00e8res se rompirent et les eaux se pr\u00e9cipit\u00e8rent dans les vall\u00e9es. Les fondations du grand ab\u00eeme furent \u00e9galement bris\u00e9es. Des jets d&#8217;eau jaillissaient de la terre avec une force indescriptible, projetant des rochers massifs \u00e0 des centaines de pieds dans les airs, et ceux-ci, en tombant, s&#8217;enfouissaient profond\u00e9ment dans le sol. {ST, 6 Mars 1879 par. 2}<\/td><\/tr><tr><td>Le peuple vit d&#8217;abord la destruction des \u0153uvres de ses propres mains. Leurs splendides b\u00e2timents, les jardins et les bosquets magnifiquement am\u00e9nag\u00e9s o\u00f9 ils avaient plac\u00e9 leurs idoles, furent d\u00e9truits par la foudre venue du ciel. Les ruines \u00e9taient dispers\u00e9es partout. Ils avaient \u00e9rig\u00e9 et consacr\u00e9 \u00e0 leurs idoles des autels sur lesquels ils offraient des sacrifices humains. Ceux que Dieu d\u00e9testait furent d\u00e9molis dans sa col\u00e8re devant eux, et ils furent amen\u00e9s \u00e0 trembler devant la puissance du Dieu vivant, le Cr\u00e9ateur des cieux et de la terre, et \u00e0 savoir que c&#8217;\u00e9taient leurs abominations et leurs horribles sacrifices idol\u00e2tres qui avaient appel\u00e9 leur destruction. {ST, 6 Mars 1879 par. 3}<\/td><\/tr><tr><td>La violence de la temp\u00eate augmenta, et les g\u00e9missements du peuple qui avait m\u00e9pris\u00e9 l\u2019autorit\u00e9 de Dieu se m\u00eal\u00e8rent au combat des \u00e9l\u00e9ments. Des arbres, des b\u00e2timents, des rochers et de la terre furent projet\u00e9s dans toutes les directions. La terreur des hommes et des b\u00eates \u00e9tait indescriptible. Et Satan lui-m\u00eame, qui \u00e9tait contraint de se trouver au milieu des \u00e9l\u00e9ments en guerre, craignait pour sa propre existence. Il avait pris plaisir \u00e0 contr\u00f4ler une race aussi puissante, et souhaitait que les hommes vivent pour pratiquer leurs abominations et accro\u00eetre leur r\u00e9bellion contre le Dieu du ciel. Il pronon\u00e7a alors des impr\u00e9cations contre Dieu, l\u2019accusant d\u2019injustice et de cruaut\u00e9. Beaucoup de gens, comme Satan, blasph\u00e9m\u00e8rent Dieu, et s\u2019ils avaient pu mener \u00e0 bien leur r\u00e9bellion, ils l\u2019auraient arrach\u00e9 du tr\u00f4ne de justice. D\u2019autres \u00e9taient affol\u00e9s de peur, tendaient les mains vers l\u2019arche et demandaient \u00e0 y entrer. Mais c\u2019\u00e9tait impossible. Dieu avait ferm\u00e9 la porte, la seule entr\u00e9e, et enferm\u00e9 No\u00e9 \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur, et les impies dehors. Lui seul pouvait ouvrir la porte. Leur crainte et leur repentir arriv\u00e8rent trop tard. Leur conscience s\u2019\u00e9veilla enfin pour savoir qu\u2019il y avait un Dieu qui r\u00e9gnait dans les cieux. Ils l\u2019invoqu\u00e8rent avec ferveur, mais son oreille ne fut pas ouverte \u00e0 leur cri. Certains, d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9s, cherch\u00e8rent \u00e0 p\u00e9n\u00e9trer dans l\u2019arche, mais cette structure solide r\u00e9sista \u00e0 tous leurs efforts. Certains s\u2019accroch\u00e8rent \u00e0 l\u2019arche jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019ils soient emport\u00e9s par le flot furieux, ou que leur prise soit rompue par des rochers et des arbres balay\u00e9s \u00e7\u00e0 et l\u00e0 par les vagues furieuses. L\u2019arche fut violemment secou\u00e9e et ballott\u00e9e. Au bruit de la temp\u00eate se m\u00ealait le rugissement des b\u00eates terrifi\u00e9es ; pourtant, au milieu de toute la guerre des \u00e9l\u00e9ments, l\u2019arche avan\u00e7ait en toute s\u00e9curit\u00e9. Des anges, dont la force est sup\u00e9rieure, la guid\u00e8rent et la pr\u00e9serv\u00e8rent du danger. \u00c0 chaque instant, pendant cette terrible temp\u00eate de quarante jours et quarante nuits, la pr\u00e9servation de l\u2019arche fut un miracle de toute-puissance. {ST, 6 Mars 1879, par. 4}<\/td><\/tr><tr><td>Les animaux expos\u00e9s \u00e0 la temp\u00eate se pr\u00e9cipit\u00e8rent vers les hommes, choisissant la soci\u00e9t\u00e9 des hommes, comme s&#8217;ils attendaient d&#8217;eux leur secours. Certains encha\u00een\u00e8rent leurs enfants et eux-m\u00eames sur des b\u00eates puissantes, sachant qu&#8217;ils seraient tenaces dans la vie et qu&#8217;ils grimperaient sur les points les plus \u00e9lev\u00e9s pour \u00e9chapper \u00e0 la mont\u00e9e des eaux. La temp\u00eate ne s&#8217;apaisa pas, les eaux grossirent plus vite qu&#8217;au d\u00e9but. Certains s&#8217;attach\u00e8rent \u00e0 de hauts arbres, mais ces arbres furent arrach\u00e9s par les racines, emport\u00e9s avec violence dans les airs et jet\u00e9s avec col\u00e8re, avec des pierres et de la terre, dans les vagues \u00e9cumantes. Tandis que les eaux noires et bouillonnantes montaient de plus en plus haut, les m\u00e9chants s&#8217;enfuirent pour se mettre \u00e0 l&#8217;abri dans les plus hautes montagnes. Les d\u00e9nonciations solennelles de No\u00e9 ne semblaient pas alors si risibles. Un endroit apr\u00e8s l&#8217;autre qui promettait la s\u00e9curit\u00e9 fut abandonn\u00e9 pour un endroit encore plus \u00e9lev\u00e9. Les hommes contempl\u00e8rent au loin un oc\u00e9an sans rivage. Comme ils d\u00e9siraient alors les occasions qu&#8217;ils avaient n\u00e9glig\u00e9es. Ils demand\u00e8rent une heure de probation, un autre privil\u00e8ge de mis\u00e9ricorde, un autre appel des l\u00e8vres de No\u00e9. Mais la douce voix de la mis\u00e9ricorde ne se fit plus entendre \u00e0 eux. Elle avait quitt\u00e9 son tr\u00f4ne d&#8217;or et une justice s\u00e9v\u00e8re et imp\u00e9rative avait pris sa place. Les vagues impitoyables balay\u00e8rent finalement la derni\u00e8re retraite et les hommes comme les b\u00eates p\u00e9rirent dans les profondeurs noires. {ST, 6 Mars 1879, par. 5}<\/td><\/tr><tr><td>Les eaux l&#8217;emport\u00e8rent \u00e0 quinze coud\u00e9es au-dessus des plus hautes montagnes ; mais No\u00e9 et sa famille \u00e9taient en s\u00e9curit\u00e9 dans l&#8217;arche, sous la protection de Dieu. Le Seigneur avait \u00e9cart\u00e9 tous ses ennemis et il n&#8217;entendit plus jamais leurs railleries et leurs moqueries. Souvent, il semblait \u00e0 cette famille que la providence de Dieu les conduisait \u00e0 la destruction tandis que leur bateau \u00e9tait emport\u00e9 \u00e7\u00e0 et l\u00e0. C&#8217;\u00e9tait une \u00e9preuve \u00e9prouvante ; mais No\u00e9 croyait Dieu. Il avait l&#8217;assurance que Dieu prenait soin d&#8217;eux. Une Main divine \u00e9tait \u00e0 la barre. {ST, 6 Mars 1879 par. 6}<\/td><\/tr><tr><td>Alors que les eaux commen\u00e7aient \u00e0 baisser, le Seigneur fit reposer l\u2019arche sur le sommet d\u2019un groupe de montagnes qui avaient \u00e9t\u00e9 pr\u00e9serv\u00e9es par sa puissance et maintenues en place tout au long de cette violente temp\u00eate. Ces montagnes n\u2019\u00e9taient qu\u2019\u00e0 une petite distance les unes des autres, et l\u2019arche se d\u00e9pla\u00e7ait et reposait sur l\u2019une, puis sur l\u2019autre, et ne fut plus pouss\u00e9e sur l\u2019oc\u00e9an sans limites. Cela procurait un grand soulagement \u00e0 tous ceux qui se trouvaient dans l\u2019arche. {ST, 6 Mars 1879 par. 7}<\/td><\/tr><tr><td>No\u00e9 et sa famille observaient avec anxi\u00e9t\u00e9 la diminution des eaux. Il souhaitait retourner sur la terre et envoya un corbeau qui volait en avant et en arri\u00e8re, vers et depuis l\u2019arche. Ne recevant pas l\u2019information qu\u2019il d\u00e9sirait, il envoya une colombe qui, ne trouvant pas de repos, retourna dans l\u2019arche. Au bout de sept jours, la colombe fut de nouveau envoy\u00e9e et lorsque la feuille d\u2019olivier apparut dans sa bouche, il y eut une grande joie chez cette famille qui avait \u00e9t\u00e9 si longtemps enferm\u00e9e dans l\u2019arche. De nouveau un ange descend du ciel et ouvre la porte de l&#8217;arche. No\u00e9 pouvait enlever le couvercle, mais il ne pouvait pas ouvrir la porte que Dieu avait ferm\u00e9e. Dieu parla \u00e0 No\u00e9 par l&#8217;interm\u00e9diaire de l&#8217;ange et lui ordonna de sortir de l&#8217;arche avec sa famille et de faire sortir avec eux tous les \u00eatres vivants. {ST, 6 Mars 1879 par. 8}<\/td><\/tr><tr><td>No\u00e9 n&#8217;oublia pas Celui qui les avait si gracieusement pr\u00e9serv\u00e9s, mais il \u00e9rigea imm\u00e9diatement un autel et prit de toutes les b\u00eates pures et de tous les oiseaux purs, et offrit des holocaustes sur l&#8217;autel, montrant ainsi sa foi dans le grand sacrifice du Christ, et manifestant sa gratitude envers Dieu pour leur merveilleuse pr\u00e9servation. L&#8217;offrande de No\u00e9 monta devant Dieu comme une odeur agr\u00e9able. Il accepta le sacrifice et b\u00e9nit le patriarche et sa famille. Ici, une le\u00e7on est enseign\u00e9e \u00e0 tous ceux qui vivraient sur la terre, que pour chaque manifestation de la mis\u00e9ricorde et de l&#8217;amour de Dieu envers eux, le premier acte devrait \u00eatre de lui rendre gr\u00e2ces et humble adoration. {ST, 6 Mars 1879 par. 9}<\/td><\/tr><tr><td>Afin que l\u2019homme ne soit pas terrifi\u00e9 par les nuages \u200b\u200bqui s\u2019amoncellent et par la pluie qui tombe, et qu\u2019il ne soit pas dans une crainte continuelle, craignant un autre d\u00e9luge, Dieu encourage gracieusement la famille de No\u00e9 par une promesse : \u00ab J\u2019\u00e9tablirai mon alliance avec vous ; aucune chair ne sera plus extermin\u00e9e par les eaux du d\u00e9luge, et il n\u2019y aura plus de d\u00e9luge pour d\u00e9truire la terre. Et Dieu dit : C\u2019est ici le signe de l\u2019alliance que j\u2019\u00e9tablis entre moi et vous, et tous les \u00eatres vivants qui sont avec vous, pour des g\u00e9n\u00e9rations perp\u00e9tuelles. Je place mon arc dans la nu\u00e9e, et il servira de signe d\u2019alliance entre moi et la terre. Et il arrivera, lorsque j\u2019am\u00e8nerai une nu\u00e9e sur la terre, que l\u2019arc appara\u00eetra dans la nu\u00e9e ; et je le regarderai, pour me souvenir de l\u2019alliance \u00e9ternelle entre Dieu et tous les \u00eatres vivants, de toute chair qui est sur la terre. \u00bb {ST, 6 Mars 1879 par. 10}<\/td><\/tr><tr><td>Quelle condescendance de la part de Dieu ! Quelle compassion pour l\u2019homme \u00e9gar\u00e9, de placer le bel arc-en-ciel bigarr\u00e9 dans les nuages, signe de l\u2019alliance du grand Dieu avec l\u2019homme ! Cet arc-en-ciel devait prouver \u00e0 toutes les g\u00e9n\u00e9rations que Dieu avait d\u00e9truit les habitants de la terre par un d\u00e9luge, \u00e0 cause de leur grande m\u00e9chancet\u00e9. Son dessein \u00e9tait que, lorsque les enfants des g\u00e9n\u00e9rations futures verraient l\u2019arc dans le nuage et demanderaient la raison de cette glorieuse arche qui enjambait les cieux, leurs parents leur expliqueraient la destruction du vieux monde par un d\u00e9luge, parce que les gens s\u2019\u00e9taient livr\u00e9s \u00e0 toutes sortes de m\u00e9chancet\u00e9s, et que les mains du Tr\u00e8s-Haut avaient tendu l\u2019arc et l\u2019avaient plac\u00e9 dans les nuages, comme signe qu\u2019il ne ram\u00e8nerait plus jamais de d\u00e9luge sur la terre. Ce symbole dans les nuages \u200b\u200bdevait confirmer la croyance de tous et \u00e9tablir leur confiance en Dieu ; car c\u2019\u00e9tait un signe de la mis\u00e9ricorde et de la bont\u00e9 divines envers l\u2019homme. Bien que Dieu ait \u00e9t\u00e9 provoqu\u00e9 \u00e0 d\u00e9truire la terre par le d\u00e9luge, sa mis\u00e9ricorde entoure toujours la terre. Dieu dit que lorsqu&#8217;il verra l&#8217;arc-en-ciel dans le nuage, il se souviendra. Il ne veut pas que nous comprenions qu&#8217;il oublierait un jour ; mais il nous parle dans notre propre langue, afin que nous puissions mieux le comprendre. {ST, 6 Mars 1879 par. 11}<\/td><\/tr><tr><td>Un arc-en-ciel est repr\u00e9sent\u00e9 dans le ciel autour du tr\u00f4ne, \u00e9galement au-dessus de la t\u00eate du Christ, comme symbole de la mis\u00e9ricorde de Dieu qui entoure la terre. Lorsque l&#8217;homme, par sa grande m\u00e9chancet\u00e9, provoque la col\u00e8re de Dieu, le Christ, l&#8217;intercesseur de l&#8217;homme, plaide pour lui et d\u00e9signe l&#8217;arc-en-ciel dans le nuage, comme preuve de la grande compassion de Dieu pour l&#8217;homme \u00e9gar\u00e9 ; \u00e9galement l&#8217;arc-en-ciel au-dessus du tr\u00f4ne et sur sa t\u00eate, symbole de la gloire et de la mis\u00e9ricorde de Dieu qui reposent l\u00e0 pour le bien de l&#8217;homme repentant. {ST, 6 Mars 1879 par. 12}<\/td><\/tr><tr><td>Apr\u00e8s que No\u00e9 fut sorti de l&#8217;arche, il regarda autour de lui les b\u00eates f\u00e9roces et puissantes qu&#8217;il avait emmen\u00e9es avec lui, puis sa famille, qui n&#8217;\u00e9tait compos\u00e9e que de huit personnes, et il eut tr\u00e8s peur qu&#8217;elles ne les d\u00e9truisent. Mais l&#8217;\u00c9ternel envoya son ange pour dire \u00e0 No\u00e9 : \u00ab Vous serez redout\u00e9s et vous serez effray\u00e9s par tous les animaux de la terre, par tous les oiseaux du ciel, par tout ce qui se meut sur la terre, et par tous les poissons de la mer ; ils sont livr\u00e9s entre vos mains. Tout ce qui se meut et qui vit vous servira de nourriture ; je vous ai donn\u00e9 toutes choses comme l&#8217;herbe verte. \u00bb {ST, 6 Mars 1879 par. 13}<\/td><\/tr><tr><td>Avant cette \u00e9poque, Dieu n&#8217;avait pas donn\u00e9 \u00e0 l&#8217;homme la permission de manger de la nourriture animale. Mais toute substance vivante sur la surface de la terre sur laquelle l&#8217;homme pouvait subsister avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9truite ; c&#8217;est pourquoi Dieu donna \u00e0 No\u00e9 la permission de manger des animaux purs qu&#8217;il avait emmen\u00e9s avec lui dans l&#8217;arche. Dieu dit \u00e0 No\u00e9 : \u00ab Tout ce qui se meut et qui vit vous servira de nourriture, comme l\u2019herbe verte, je vous ai donn\u00e9 toutes choses. \u00bb Dieu leur avait donn\u00e9 auparavant l\u2019herbe de la terre et les fruits des champs, mais maintenant, dans les circonstances particuli\u00e8res o\u00f9 ils se trouvaient, il leur permit de manger de la nourriture animale. {ST, 6 Mars 1879 par. 14}<\/td><\/tr><tr><td>La surface enti\u00e8re de la terre fut chang\u00e9e lors du d\u00e9luge. Une troisi\u00e8me mal\u00e9diction terrible pesait alors sur elle \u00e0 cause de la transgression de l\u2019homme. Les beaux arbres et les arbustes \u00e0 fleurs furent d\u00e9truits, mais No\u00e9 conserva des semences et les emporta avec lui dans l\u2019arche, et Dieu, par son pouvoir miraculeux, pr\u00e9serva quelques-unes des diff\u00e9rentes esp\u00e8ces d\u2019arbres et d\u2019arbustes en vie pour les g\u00e9n\u00e9rations futures. Peu apr\u00e8s le d\u00e9luge, des arbres et des plantes sembl\u00e8rent surgir des rochers. Dans la providence de Dieu, des graines avaient \u00e9t\u00e9 dispers\u00e9es et enfonc\u00e9es dans les crevasses des rochers, et y avaient \u00e9t\u00e9 cach\u00e9es en toute s\u00e9curit\u00e9 pour l\u2019usage futur de l\u2019homme. {ST, 13 Mars 1879 par. 1}<\/td><\/tr><tr><td>Lorsque les eaux se retir\u00e8rent de la terre, les montagnes et les collines apparurent dans un \u00e9tat accident\u00e9 et rugueux, et tout autour d\u2019elles s\u2019\u00e9tendait une mer d\u2019eau roul\u00e9e ou de boue molle. Au temps du d\u00e9luge, les hommes et les animaux se rassembl\u00e8rent sur les points les plus \u00e9lev\u00e9s du pays, et lorsque les eaux disparurent, des cadavres furent laiss\u00e9s sur les montagnes et les collines, ainsi que dans les plaines. La surface de la terre \u00e9tait jonch\u00e9e de cadavres d\u2019hommes et de b\u00eates. Mais Dieu ne voulait pas que ces cadavres restent pour se d\u00e9composer et polluer l\u2019atmosph\u00e8re, c\u2019est pourquoi il fit de la terre un vaste cimeti\u00e8re. Il fit passer sur elle un vent puissant pour ass\u00e9cher les eaux, qui les soulev\u00e8rent avec une grande force, emportant parfois les sommets des montagnes comme de puissantes avalanches, formant des collines et des montagnes l\u00e0 o\u00f9 il n\u2019y en avait pas auparavant, et enterrant les cadavres sous des arbres, des pierres et de la terre. Le bois pr\u00e9cieux, la pierre, l\u2019argent et l\u2019or, qui avaient enrichi et orn\u00e9 le monde avant le d\u00e9luge et que les habitants avaient idol\u00e2tr\u00e9s, furent engloutis sous la surface de la terre. Les eaux qui avaient jailli avec une telle puissance avaient d\u00e9plac\u00e9 la terre et les rochers, et les avaient entass\u00e9s sur ces tr\u00e9sors, et dans de nombreux cas avaient form\u00e9 des montagnes au-dessus d\u2019eux pour les cacher \u00e0 la vue et \u00e0 la recherche des hommes. Dieu vit que plus il enrichissait et prosp\u00e9rait l\u2019homme p\u00e9cheur, plus il corrompait sa voie devant lui. Les tr\u00e9sors qui auraient d\u00fb conduire l\u2019homme \u00e0 glorifier le g\u00e9n\u00e9reux donateur avaient \u00e9t\u00e9 ador\u00e9s \u00e0 la place de Dieu, tandis que le donateur avait \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9. {ST, 13 Mars 1879 par. 2}<\/td><\/tr><tr><td>Les belles montagnes aux formes r\u00e9guli\u00e8res avaient disparu. Des pierres, des corniches et des rochers d\u00e9chiquet\u00e9s apparurent sur certaines parties de la terre qui \u00e9taient auparavant hors de vue. L\u00e0 o\u00f9 il y avait des collines et des montagnes, on n\u2019en voyait plus aucune trace. L\u00e0 o\u00f9 il y avait de belles plaines couvertes de verdure et de plantes admirables, des collines et des montagnes \u00e9taient form\u00e9es de pierres, d&#8217;arbres et de terre, au-dessus des corps des hommes et des b\u00eates. Toute la surface de la terre pr\u00e9sentait une apparence de d\u00e9sordre. Certaines parties \u00e9taient plus d\u00e9figur\u00e9es que d&#8217;autres. L\u00e0 o\u00f9 se trouvaient autrefois les plus riches tr\u00e9sors de la terre en or, en argent et en pierres pr\u00e9cieuses, on voyait les plus lourdes marques de la mal\u00e9diction. Et sur les pays qui n&#8217;\u00e9taient pas habit\u00e9s et ceux o\u00f9 il y avait eu le moins de crimes, la mal\u00e9diction pesait plus l\u00e9g\u00e8rement. {ST, 13 Mars 1879 par. 3}<\/td><\/tr><tr><td>Au moment du d\u00e9luge, d&#8217;immenses for\u00eats furent arrach\u00e9es ou bris\u00e9es et enfouies dans la terre. Celles-ci se sont depuis p\u00e9trifi\u00e9es et sont devenues du charbon, ce qui explique les grandes couches de charbon que l&#8217;on trouve aujourd&#8217;hui. Ce charbon a produit du p\u00e9trole. De grandes quantit\u00e9s de charbon et de p\u00e9trole s&#8217;enflamment et br\u00fblent fr\u00e9quemment. Les roches sont intens\u00e9ment chauff\u00e9es, le calcaire est br\u00fbl\u00e9 et le minerai de fer fondu. L&#8217;eau et le feu sous la surface de la terre se rencontrent. L&#8217;action de l&#8217;eau sur le calcaire ajoute de la fureur \u00e0 la chaleur intense et provoque des tremblements de terre, des volcans et des \u00e9ruptions de feu. L&#8217;action du feu et de l&#8217;eau sur les corniches des rochers et du minerai provoque de fortes explosions qui sonnent comme un tonnerre \u00e9touff\u00e9. Ces manifestations merveilleuses seront plus nombreuses et plus terribles juste avant la seconde venue du Christ et la fin du monde, comme signes de sa destruction rapide. {ST, 13 Mars 1879 par. 4}<\/td><\/tr><tr><td>Le charbon et le p\u00e9trole se trouvent g\u00e9n\u00e9ralement l\u00e0 o\u00f9 il n&#8217;y a pas de montagnes en feu ou d&#8217;\u00e9ruptions de feu. Lorsque le feu et l&#8217;eau sous la surface de la terre se rencontrent, les \u00e9ruptions de feu ne peuvent pas donner suffisamment d&#8217;air aux \u00e9l\u00e9ments chauff\u00e9s en dessous. La terre est convuls\u00e9e, le sol se soul\u00e8ve et s&#8217;\u00e9l\u00e8ve en vagues ou en houles, et il y a des bruits lourds comme le tonnerre sous la terre. L&#8217;air est chaud et suffoquant. La terre s&#8217;ouvre rapidement et les villages, les villes et les montagnes en feu sont emport\u00e9s ensemble dans la terre. {ST, 13 Mars 1879 par. 5}<\/td><\/tr><tr><td>Dieu contr\u00f4le tous ces \u00e9l\u00e9ments ; ils sont ses instruments pour faire sa volont\u00e9 ; il les appelle \u00e0 agir pour servir son dessein. Ces \u00e9l\u00e9ments ardents ont \u00e9t\u00e9 et seront ses agents pour effacer de la terre des villes tr\u00e8s mauvaises. Comme Kor\u00e9, Dathan et Abiram, ils descendent vivants dans la fosse. Ce sont des preuves de la puissance de Dieu. Ceux qui ont vu ces montagnes en feu d\u00e9verser du feu et des flammes, et une grande quantit\u00e9 de minerai fondu, ass\u00e9chant les rivi\u00e8res et les faisant dispara\u00eetre, ont \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9s de terreur devant la grandeur de la sc\u00e8ne. Ils ont \u00e9t\u00e9 remplis de crainte, en voyant la puissance infinie de Dieu. {ST, 13 Mars 1879 par. 6}<\/td><\/tr><tr><td>Ces manifestations portent les marques sp\u00e9ciales de la puissance de Dieu et sont destin\u00e9es \u00e0 faire trembler les peuples de la terre devant lui et \u00e0 faire taire ceux qui, comme Pharaon, diraient fi\u00e8rement : \u00ab Qui est l\u2019\u00c9ternel, pour que j\u2019ob\u00e9isse \u00e0 sa voix ? \u00bb \u00c9sa\u00efe fait allusion \u00e0 ces manifestations de la puissance de Dieu lorsqu\u2019il s\u2019exclame : \u00ab Oh ! si tu d\u00e9chirais les cieux, si tu descendais, et que les montagnes s\u2019\u00e9croulent devant toi, comme quand le feu br\u00fble, et que le feu fait bouillir les eaux, pour faire conna\u00eetre ton nom \u00e0 tes adversaires, et pour que les nations tremblent devant toi ! Quand tu faisais des choses terribles que nous n\u2019attendions pas, tu descendais, et les montagnes s\u2019\u00e9croulaient devant toi. \u00bb \u00c9sa\u00efe 64:1-3. {ST, 13 Mars 1879 par. 7}<\/td><\/tr><tr><td>&#8220;L&#8217;\u00c9ternel est lent \u00e0 la col\u00e8re, et grand en force, et il ne laisse point impuni le m\u00e9chant. L&#8217;\u00c9ternel agit dans la temp\u00eate et dans la temp\u00eate, et les nu\u00e9es sont la poussi\u00e8re de ses pieds. Il menace la mer et la dess\u00e8che, et il tarit tous les fleuves. Le Basan et le Carmel languissent, et la fleur du Liban languit. Les montagnes tremblent devant lui, les collines se fondent, et la terre br\u00fble devant lui, oui, le monde et tous ses habitants. Qui peut r\u00e9sister devant sa col\u00e8re ? Qui peut demeurer dans l&#8217;ardeur de sa col\u00e8re ? Sa fureur se r\u00e9pand comme un feu, et les rochers sont renvers\u00e9s par lui.&#8221; Nahum 1:3-6. {ST, 13 Mars 1879 par. 8}<\/td><\/tr><tr><td>&#8220;Incline tes cieux, \u00f4 \u00c9ternel, et descends; touche les montagnes, et elles fumeront; lance les \u00e9clairs, et disperse-les; lance tes fl\u00e8ches, et d\u00e9truis-les.&#8221; Psaumes 144:5, 6. {ST, 13 Mars 1879 par. 9}<\/td><\/tr><tr><td>Des prodiges plus grands que ceux qui ont \u00e9t\u00e9 vus jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent seront observ\u00e9s par ceux qui seront sur la terre peu de temps avant la venue du Christ. &#8220;Je ferai voir des prodiges en haut dans le ciel, et des signes en bas sur la terre, du sang, du feu et de la fum\u00e9e.&#8221; &#8220;Il y eut des voix, des tonnerres et des \u00e9clairs; et il y eut un grand tremblement de terre, tel qu&#8217;il n&#8217;y en eut pas eu depuis que l&#8217;homme est sur la terre, un tremblement de terre aussi grand et aussi grand.&#8221; &#8220;Et toutes les \u00eeles s&#8217;enfuirent, et les montagnes ne furent plus retrouv\u00e9es. Et il tomba du ciel sur les hommes une grosse gr\u00eale, dont chaque pierre pesait environ un talent; et les hommes blasph\u00e9m\u00e8rent Dieu \u00e0 cause de la plaie de la gr\u00eale, car la plaie \u00e9tait extr\u00eamement grande.&#8221; {ST, 13 Mars 1879 par. 10}<\/td><\/tr><tr><td>Les entrailles de la terre \u00e9taient l&#8217;arsenal du Seigneur, d&#8217;o\u00f9 il tira les armes qu&#8217;il employa pour la destruction du vieux monde. Les eaux de la terre jaillirent et s&#8217;unirent aux eaux du ciel pour accomplir l&#8217;\u0153uvre de destruction. Depuis le d\u00e9luge, Dieu a utilis\u00e9 \u00e0 la fois l&#8217;eau et le feu de la terre comme agents pour d\u00e9truire les villes m\u00e9chantes. {ST, 13 Mars 1879 par. 11}<\/td><\/tr><tr><td>Au jour du Seigneur, juste avant la venue du Christ, Dieu enverra des \u00e9clairs du ciel dans sa col\u00e8re, qui s&#8217;uniront au feu de la terre. Les montagnes br\u00fbleront comme une fournaise et d\u00e9verseront de terribles ruisseaux de lave, d\u00e9truisant jardins et champs, villages et villes ; et tandis qu&#8217;elles d\u00e9verseront leur minerai fondu, leurs rochers et leur boue chauff\u00e9e dans les rivi\u00e8res, elles les feront bouillir comme une marmite et enverront des rochers massifs, dont les fragments bris\u00e9s seront dispers\u00e9s sur la terre avec une violence indescriptible. Des fleuves entiers seront ass\u00e9ch\u00e9s. La terre sera secou\u00e9e de convulsions, et il y aura partout des \u00e9ruptions et des tremblements de terre terribles. Dieu tourmentera les habitants m\u00e9chants jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019ils soient d\u00e9truits de la surface de la terre. Mais les saints seront pr\u00e9serv\u00e9s au milieu de ces terribles troubles, comme No\u00e9 fut pr\u00e9serv\u00e9 dans l\u2019arche au moment du d\u00e9luge. {ST, 13 Mars 1879 par. 12}<\/td><\/tr><tr><td><strong>Chapitre Huit.<\/strong><\/td><\/tr><tr><td><strong>Infid\u00e9lit\u00e9 D\u00e9guis\u00e9e.<\/strong><\/td><\/tr><tr><td>La premi\u00e8re semaine, au cours de laquelle Dieu accomplit l\u2019\u0153uvre de la cr\u00e9ation en six jours et se reposa le septi\u00e8me jour, \u00e9tait exactement comme toutes les autres semaines. Le grand Dieu, dans ses jours de cr\u00e9ation et de repos, a mesur\u00e9 le premier cycle comme un \u00e9chantillon pour les semaines successives jusqu\u2019\u00e0 la fin des temps. \u00ab Voici les g\u00e9n\u00e9rations des cieux et de la terre lorsqu\u2019ils furent cr\u00e9\u00e9s. \u00bb Dieu nous donne le r\u00e9sultat de son travail \u00e0 chacun des jours de la cr\u00e9ation. Chaque jour lui \u00e9tait compt\u00e9 comme une g\u00e9n\u00e9ration, parce que chaque jour il g\u00e9n\u00e9rait ou produisait une nouvelle partie de son travail. Le septi\u00e8me jour de la premi\u00e8re semaine, Dieu se reposa de son travail, puis b\u00e9nit le jour de son repos et le mit \u00e0 part pour l&#8217;usage de l&#8217;homme. Le cycle hebdomadaire de sept jours litt\u00e9raux, six pour le travail et le septi\u00e8me pour le repos, qui a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9serv\u00e9 et transmis \u00e0 travers l&#8217;histoire biblique, trouve son origine dans les grands faits des sept premiers jours. {ST, 20 Mars 1879 par. 1}<\/td><\/tr><tr><td>Quand Dieu pronon\u00e7a sa loi d\u2019une voix audible du haut du Sina\u00ef, il introduisit le sabbat en disant : \u00ab Souviens-toi du jour du sabbat pour le sanctifier. \u00bb Il d\u00e9clare ensuite avec pr\u00e9cision ce qui doit \u00eatre fait pendant les six jours et ce qui ne doit pas \u00eatre fait le septi\u00e8me. Il donne ensuite la raison de cette observation de la semaine, en nous renvoyant \u00e0 son exemple des sept premiers jours du temps. \u00ab Car en six jours l\u2019\u00c9ternel a fait les cieux, la terre, la mer, et tout ce qui y est contenu, et il s\u2019est repos\u00e9 le septi\u00e8me jour. C\u2019est pourquoi l\u2019\u00c9ternel a b\u00e9ni le jour du sabbat et l\u2019a sanctifi\u00e9. \u00bb Cette raison para\u00eet belle et convaincante lorsque nous comprenons que le r\u00e9cit de la cr\u00e9ation signifie des jours litt\u00e9raux. Les six premiers jours de chaque semaine sont donn\u00e9s \u00e0 l\u2019homme pour travailler, parce que Dieu a employ\u00e9 la m\u00eame p\u00e9riode de la premi\u00e8re semaine dans l\u2019\u0153uvre de cr\u00e9ation. Dieu a r\u00e9serv\u00e9 le septi\u00e8me jour comme jour de repos, en comm\u00e9moration de son repos pendant la m\u00eame p\u00e9riode de temps apr\u00e8s qu\u2019il eut accompli l\u2019\u0153uvre de cr\u00e9ation en six jours. {ST, 20 Mars 1879 par. 2}<\/td><\/tr><tr><td>Mais la supposition incr\u00e9dule selon laquelle les \u00e9v\u00e9nements de la premi\u00e8re semaine ont n\u00e9cessit\u00e9 sept p\u00e9riodes vastes et ind\u00e9finies pour s\u2019accomplir, frappe directement le fondement du sabbat du quatri\u00e8me commandement. Elle rend ind\u00e9fini et obscur ce que Dieu a rendu tr\u00e8s clair. C\u2019est la pire sorte d\u2019incr\u00e9dulit\u00e9 ; car pour beaucoup de ceux qui professent croire au r\u00e9cit de la cr\u00e9ation, c\u2019est une incr\u00e9dulit\u00e9 d\u00e9guis\u00e9e. Elle accuse Dieu d\u2019avoir command\u00e9 aux hommes d\u2019observer la semaine de sept jours litt\u00e9raux en comm\u00e9moration de sept p\u00e9riodes ind\u00e9finies, ce qui est diff\u00e9rent de ses relations avec les mortels et constitue une mise en cause de sa sagesse. {ST, 20 Mars 1879 par. 3}<\/td><\/tr><tr><td>Les g\u00e9ologues incr\u00e9dules pr\u00e9tendent que le monde est beaucoup plus ancien que ne le dit le r\u00e9cit biblique. Ils rejettent le t\u00e9moignage de la Parole de Dieu \u00e0 cause de ces choses qui sont pour eux des preuves provenant de la terre elle-m\u00eame qu\u2019elle existe depuis des dizaines de milliers d\u2019ann\u00e9es. Beaucoup de ceux qui professent croire \u00e0 la Bible sont incapables d\u2019expliquer les merveilles que l\u2019on trouve sur la terre, en consid\u00e9rant que la semaine de la cr\u00e9ation n\u2019a dur\u00e9 que sept jours litt\u00e9raux et que le monde n\u2019a aujourd\u2019hui que six mille ans environ. Pour se lib\u00e9rer des difficult\u00e9s que leur posent les g\u00e9ologues infid\u00e8les, ces gens adoptent l\u2019id\u00e9e que les six jours de la cr\u00e9ation ont \u00e9t\u00e9 six vastes p\u00e9riodes ind\u00e9finies et que le jour du repos de Dieu a \u00e9t\u00e9 une autre p\u00e9riode ind\u00e9finie, ce qui rend insens\u00e9 le quatri\u00e8me commandement de la sainte loi de Dieu. Certains acceptent avec empressement cette position, car elle d\u00e9truit la force du quatri\u00e8me commandement et ils se sentent lib\u00e9r\u00e9s de ses pr\u00e9tentions. {ST, 20 Mars 1879, par. 4}<\/td><\/tr><tr><td>On trouve des ossements d\u2019hommes et d\u2019animaux dans la terre, dans les montagnes et dans les vall\u00e9es, ce qui montre qu\u2019il existait autrefois des hommes et des b\u00eates beaucoup plus grands. On trouve parfois des instruments de guerre, ainsi que du bois p\u00e9trifi\u00e9. Les os retrouv\u00e9s sont bien plus gros que ceux des hommes et des animaux vivants aujourd\u2019hui ou ayant exist\u00e9 depuis de nombreuses g\u00e9n\u00e9rations. Certains en concluent que la terre \u00e9tait peupl\u00e9e bien avant la cr\u00e9ation, par une race d\u2019\u00eatres de taille bien sup\u00e9rieure \u00e0 celle des hommes vivant aujourd\u2019hui. Ceux qui raisonnent de cette mani\u00e8re ont une id\u00e9e limit\u00e9e de la taille des hommes, des animaux et des arbres avant le d\u00e9luge, et des grands changements qui se produisirent alors sur la terre. {ST, 20 Mars 1879 par. 5}<\/td><\/tr><tr><td>Sans l\u2019histoire biblique, la g\u00e9ologie ne peut rien prouver. Les reliques trouv\u00e9es sur la terre t\u00e9moignent d\u2019un \u00e9tat de choses diff\u00e9rent \u00e0 bien des \u00e9gards de celui d\u2019aujourd\u2019hui. Mais le temps de leur existence ne peut \u00eatre d\u00e9termin\u00e9 que par le r\u00e9cit inspir\u00e9. Il peut \u00eatre innocent de faire des conjectures au-del\u00e0 de cela, si nos suppositions ne contredisent pas les faits trouv\u00e9s dans les Saintes \u00c9critures. Mais lorsque les hommes abandonnent la Parole de Dieu et cherchent \u00e0 expliquer Ses \u0153uvres cr\u00e9atrices sur la base de principes naturels, ils se trouvent sur un oc\u00e9an d\u2019incertitude sans limites. Comment Dieu a accompli l&#8217;\u0153uvre de la cr\u00e9ation en six jours litt\u00e9raux, il ne l&#8217;a jamais r\u00e9v\u00e9l\u00e9 aux mortels. Ses \u0153uvres cr\u00e9atrices sont aussi incompr\u00e9hensibles que son existence. {ST, 20 Mars 1879 par. 6}<\/td><\/tr><tr><td>&#8220;Grand est le Seigneur, et grandement digne de louanges, et sa grandeur est insondable.&#8221; {ST, 20 Mars 1879 par. 7}<\/td><\/tr><tr><td>&#8220;Qui fait de grandes choses qu&#8217;on ne peut pas comprendre, et des prodiges sans nombre.&#8221; {ST, 20 Mars 1879 par. 8}<\/td><\/tr><tr><td>&#8220;Qui fait de grandes choses, et insondables, des choses merveilleuses sans nombre.&#8221; {ST, 20 Mars 1879 par. 9}<\/td><\/tr><tr><td>&#8220;Dieu tonne d&#8217;une mani\u00e8re merveilleuse par sa voix, il fait de grandes choses que nous ne pouvons comprendre.&#8221; {ST, 20 Mars 1879 par. 10}<\/td><\/tr><tr><td>&#8220;Oh ! la profondeur des richesses, de la sagesse et de la connaissance de Dieu ! Que ses jugements sont insondables, et ses voies insondables ! Car qui a connu la pens\u00e9e du Seigneur ? Qui a \u00e9t\u00e9 son conseiller ? &#8221; {ST, 20 Mars 1879 par. 11}<\/td><\/tr><tr><td>La Parole de Dieu est donn\u00e9e comme une lampe \u00e0 nos pieds et une lumi\u00e8re sur notre sentier. Ceux qui laissent sa Parole derri\u00e8re eux et cherchent \u00e0 p\u00e9n\u00e9trer les myst\u00e8res de J\u00e9hovah par leur propre philosophie aveugle tr\u00e9bucheront dans les t\u00e9n\u00e8bres. Un guide a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 aux mortels pour qu&#8217;ils puissent suivre ses \u0153uvres aussi loin que possible pour leur bien. L&#8217;inspiration, en nous donnant l&#8217;histoire du d\u00e9luge, a expliqu\u00e9 des myst\u00e8res merveilleux que la g\u00e9ologie seule ne pourrait jamais sonder. {ST, 20 Mars 1879 par. 12}<\/td><\/tr><tr><td>Ce fut l&#8217;\u0153uvre sp\u00e9ciale de Satan d&#8217;amener l&#8217;homme d\u00e9chu \u00e0 se rebeller contre le gouvernement de Dieu, et il a trop bien r\u00e9ussi dans ses efforts. Il a essay\u00e9 d&#8217;obscurcir la loi de Dieu, qui en elle-m\u00eame est tr\u00e8s claire. Il a manifest\u00e9 une haine particuli\u00e8re contre le quatri\u00e8me pr\u00e9cepte du D\u00e9calogue, parce qu&#8217;il d\u00e9finit le Dieu vivant, le cr\u00e9ateur des cieux et de la terre. C\u00e9dant \u00e0 ses ruses, les hommes se sont d\u00e9tourn\u00e9s des pr\u00e9ceptes les plus clairs de J\u00e9hovah pour recevoir des fables incr\u00e9dules. {ST, 20 Mars 1879 par. 13}<\/td><\/tr><tr><td>L\u2019homme sera laiss\u00e9 sans excuse. Dieu a donn\u00e9 suffisamment de preuves sur lesquelles fonder la foi, s\u2019il d\u00e9sire croire. Dans les derniers jours, la terre sera presque d\u00e9pourvue de vraie foi. Sous le plus simple pr\u00e9texte, la parole de Dieu sera consid\u00e9r\u00e9e comme peu fiable, tandis que le raisonnement humain sera accept\u00e9, m\u00eame s\u2019il est en opposition avec les faits clairs des \u00c9critures. Les hommes s\u2019efforceront d\u2019expliquer l\u2019\u0153uvre de la cr\u00e9ation \u00e0 partir de causes naturelles. Mais Dieu n\u2019a jamais r\u00e9v\u00e9l\u00e9 aux hommes comment exactement Dieu a agi dans l\u2019\u0153uvre de la cr\u00e9ation. La science humaine ne peut pas rechercher les secrets du Dieu du ciel. {ST, 20 Mars 1879 par. 14}<\/td><\/tr><tr><td>\u00ab Les choses cach\u00e9es appartiennent au Seigneur notre Dieu, mais les choses r\u00e9v\u00e9l\u00e9es appartiennent \u00e0 nous et \u00e0 nos enfants pour toujours. \u00bb Les hommes qui se disent ministres de Dieu \u00e9l\u00e8vent la voix contre l\u2019investigation des proph\u00e9ties et disent aux hommes que les proph\u00e9ties, surtout celles de Daniel et de Jean, sont obscures et que nous ne pouvons les comprendre. Pourtant, certains de ces hommes re\u00e7oivent avec empressement les suppositions des g\u00e9ologues qui contestent le r\u00e9cit mosa\u00efque. Mais si la volont\u00e9 r\u00e9v\u00e9l\u00e9e de Dieu est si difficile \u00e0 comprendre, les hommes ne devraient certainement pas fonder leur foi sur de simples suppositions concernant ce qu\u2019il n\u2019a pas r\u00e9v\u00e9l\u00e9. Les voies de Dieu ne sont pas comme nos voies, ni ses pens\u00e9es comme nos pens\u00e9es. Dans sa providence, des hommes, des b\u00eates et des arbres, plusieurs fois plus grands que ceux qui sont maintenant sur la terre, furent ensevelis au moment du d\u00e9luge et ainsi pr\u00e9serv\u00e9s pour prouver \u00e0 l\u2019homme que les habitants de l\u2019ancien monde ont p\u00e9ri par un d\u00e9luge. Dieu a voulu que la d\u00e9couverte de ces choses sur la terre \u00e9tablisse la foi dans l\u2019histoire inspir\u00e9e. Mais les hommes, avec leur vain raisonnement, font un mauvais usage de ces choses que Dieu a voulu les amener \u00e0 l\u2019exalter. Ils tombent dans la m\u00eame erreur que les hommes avant le d\u00e9luge : ils transforment en mal\u00e9diction les biens que Dieu leur a donn\u00e9s en guise de bienfait, en en faisant un mauvais usage. {ST, 20 Mars 1879, par. 15}<\/td><\/tr><tr><td><strong>Chapitre Dix.<\/strong><\/td><\/tr><tr><td><strong>Abraham.<\/strong><\/td><\/tr><tr><td>Le Seigneur a choisi Abraham pour accomplir sa volont\u00e9. Il lui a \u00e9t\u00e9 ordonn\u00e9 de quitter sa nation idol\u00e2tre et de se s\u00e9parer de sa famille. Le Seigneur s&#8217;\u00e9tait r\u00e9v\u00e9l\u00e9 \u00e0 Abraham dans sa jeunesse, lui avait donn\u00e9 l&#8217;intelligence et l&#8217;avait pr\u00e9serv\u00e9 de l&#8217;idol\u00e2trie. Il avait l&#8217;intention de faire de lui un exemple de foi et de v\u00e9ritable d\u00e9votion pour son peuple qui vivrait plus tard sur la terre. Son caract\u00e8re \u00e9tait marqu\u00e9 par l&#8217;int\u00e9grit\u00e9, la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 et l&#8217;hospitalit\u00e9. Il imposait le respect comme un prince puissant parmi le peuple. Sa r\u00e9v\u00e9rence et son amour pour Dieu, ainsi que sa stricte ob\u00e9issance dans l&#8217;accomplissement de sa volont\u00e9, lui ont valu le respect de ses serviteurs et de ses voisins. Son exemple de pi\u00e9t\u00e9 et sa conduite juste, unis aux instructions fid\u00e8les qu\u2019il donna \u00e0 ses serviteurs et \u00e0 toute sa maisonn\u00e9e, les conduisirent aussi \u00e0 craindre, \u00e0 aimer et \u00e0 r\u00e9v\u00e9rer le Dieu d\u2019Abraham. Le Seigneur apparut \u00e0 Abraham et lui promit que sa descendance serait aussi nombreuse que les \u00e9toiles du ciel. Il lui fit aussi conna\u00eetre, par l\u2019image de l\u2019horreur des grandes t\u00e9n\u00e8bres qui s\u2019abattit sur lui, la longue et servile servitude de ses descendants en \u00c9gypte. {ST, 27 Mars 1879 par. 1}<\/td><\/tr><tr><td>Au commencement, Dieu donna \u00e0 Adam une seule femme, montrant ainsi son ordre. Il n\u2019a jamais voulu que l\u2019homme ait plusieurs femmes. Lamech fut le premier \u00e0 s\u2019\u00e9carter \u00e0 cet \u00e9gard de la sage disposition de Dieu. Il avait deux femmes, ce qui cr\u00e9a la discorde dans sa famille. L\u2019envie et la jalousie des deux rendirent Lamech malheureux. Lorsque les hommes commenc\u00e8rent \u00e0 se multiplier sur la surface de la terre et que des filles leur naquirent, ils en prirent pour femmes parmi toutes celles qu\u2019ils choisirent. Ce fut l&#8217;un des grands p\u00e9ch\u00e9s des habitants de l&#8217;ancien monde, qui attira sur eux la col\u00e8re de Dieu. Cette coutume fut pratiqu\u00e9e apr\u00e8s le d\u00e9luge, et devint si courante que m\u00eame les hommes justes tomb\u00e8rent dans cette pratique et eurent plusieurs femmes. Pourtant, ce n&#8217;\u00e9tait pas moins un p\u00e9ch\u00e9 parce qu&#8217;ils devinrent corrompus et s&#8217;\u00e9cart\u00e8rent en cela de l&#8217;ordre de Dieu. {ST, 27 Mars 1879 par. 2}<\/td><\/tr><tr><td>Le Seigneur dit de No\u00e9 qui fut sauv\u00e9 avec sa famille dans l&#8217;arche : \u00ab Car je t&#8217;ai vu juste devant moi dans cette g\u00e9n\u00e9ration. \u00bb No\u00e9 n&#8217;avait qu&#8217;une seule femme, et la discipline de leur famille unie fut b\u00e9nie de Dieu. Parce que les fils de No\u00e9 \u00e9taient justes, ils furent pr\u00e9serv\u00e9s dans l&#8217;arche avec leur p\u00e8re. Dieu n&#8217;a jamais autoris\u00e9 la polygamie. Elle \u00e9tait contraire \u00e0 sa volont\u00e9. Il savait que le bonheur de l&#8217;homme en serait d\u00e9truit. La paix d&#8217;Abraham fut grandement g\u00e2ch\u00e9e par son mariage malheureux avec Agar. {ST, 27 Mars 1879 par. 3}<\/td><\/tr><tr><td>Apr\u00e8s la s\u00e9paration d&#8217;Abraham et de Lot, l&#8217;\u00c9ternel lui dit : \u00ab L\u00e8ve les yeux, et regarde du lieu o\u00f9 tu es, vers le nord et le sud, vers l&#8217;est et l&#8217;ouest ; car tout le pays que tu vois, je le donnerai \u00e0 toi et \u00e0 ta post\u00e9rit\u00e9 pour toujours. Je rendrai ta post\u00e9rit\u00e9 comme la poussi\u00e8re de la terre ; si un homme peut compter la poussi\u00e8re de la terre, ta post\u00e9rit\u00e9 aussi sera compt\u00e9e. \u00bb \u00ab La parole de l&#8217;\u00c9ternel fut adress\u00e9e \u00e0 Abram dans une vision, disant : Ne crains point, Abram ; je suis ton bouclier, et ta r\u00e9compense sera tr\u00e8s grande. \u00bb \u00ab Et Abram dit : Voici, tu ne m&#8217;as donn\u00e9 aucune post\u00e9rit\u00e9 ; et voici, celui qui est n\u00e9 dans ma maison est mon h\u00e9ritier. \u00bb {ST, 27 Mars 1879 par. 4}<\/td><\/tr><tr><td>Comme Abraham n&#8217;avait pas de fils, il pensa d&#8217;abord que son fid\u00e8le serviteur, \u00c9li\u00e9zer, deviendrait son fils adoptif et son h\u00e9ritier. Mais Dieu informa Abraham que son serviteur ne serait pas son fils et son h\u00e9ritier, mais qu\u2019il aurait r\u00e9ellement un fils. \u00ab Il le fit sortir et dit : Regarde vers le ciel, et dis-moi les \u00e9toiles, si tu peux les compter. Et il lui dit : Telle sera ta post\u00e9rit\u00e9. \u00bb {ST, 27 Mars 1879 par. 5}<\/td><\/tr><tr><td>Si Abraham et Sarah avaient attendu avec une foi confiante l\u2019accomplissement de la promesse qu\u2019ils auraient un fils, beaucoup de malheurs auraient \u00e9t\u00e9 \u00e9vit\u00e9s. Ils croyaient que tout se passerait exactement comme Dieu l\u2019avait promis, mais ne pouvaient pas croire que Sarah, dans sa vieillesse, aurait un fils. Sarah sugg\u00e9ra un plan par lequel elle pensait que la promesse de Dieu pouvait s\u2019accomplir. Elle supplia Abraham de prendre Agar pour femme. En cela, ils manquaient tous deux de foi et d\u2019une confiance parfaite dans la puissance de Dieu. En c\u00e9dant au conseil de Sarah et en prenant Agar pour femme, Abraham ne parvint pas \u00e0 supporter l\u2019\u00e9preuve de sa foi dans la puissance illimit\u00e9e de Dieu et il s\u2019attira, ainsi qu\u2019\u00e0 Sarah, beaucoup de malheurs. Le Seigneur avait l\u2019intention de mettre \u00e0 l\u2019\u00e9preuve la foi d\u2019Abraham et sa confiance dans les promesses qu\u2019il lui avait faites. {ST, 27 Mars 1879, par. 6}<\/td><\/tr><tr><td>Agar \u00e9tait fi\u00e8re et vantarde, et se comportait avec hauteur devant Sarah. Elle se flattait d\u2019\u00eatre la m\u00e8re de la grande nation que Dieu avait promis de faire d\u2019Abraham. Et Abraham fut oblig\u00e9 d\u2019\u00e9couter les plaintes de Sarah concernant la conduite d\u2019Agar, l\u2019accusant d\u2019avoir tort en la mati\u00e8re. Abraham est attrist\u00e9 et dit \u00e0 Sarah qu\u2019Agar est sa servante et qu\u2019elle peut la contr\u00f4ler, mais il refuse de la renvoyer, car elle doit \u00eatre la m\u00e8re de son enfant par l\u2019interm\u00e9diaire duquel il pense que la promesse doit s\u2019accomplir. Il informe Sarah qu\u2019il n\u2019aurait pas pris Agar pour femme si elle n\u2019avait pas fait cette demande sp\u00e9ciale. Abraham fut aussi contraint d\u2019\u00e9couter les plaintes d\u2019Agar concernant les abus de Sarah. Abraham est perplexe. S\u2019il cherche \u00e0 redresser les torts d\u2019Agar, il augmente la jalousie et le malheur de Sarah, sa premi\u00e8re femme bien-aim\u00e9e. Agar s\u2019enfuit de la pr\u00e9sence de Sarah. Un ange de Dieu la rencontre et la r\u00e9conforte, et la r\u00e9primande aussi pour sa conduite hautaine, en lui ordonnant de retourner aupr\u00e8s de sa ma\u00eetresse et de se soumettre sous ses mains. {ST, 27 Mars 1879 par. 7}<\/td><\/tr><tr><td>Apr\u00e8s la naissance d\u2019Isma\u00ebl, le Seigneur se manifesta de nouveau \u00e0 Abraham et lui dit : \u00ab J\u2019\u00e9tablirai mon alliance entre moi et toi, et ta descendance apr\u00e8s toi, selon leurs g\u00e9n\u00e9rations, pour une alliance \u00e9ternelle. \u00bb De nouveau, le Seigneur r\u00e9p\u00e9ta par son ange sa promesse de donner \u00e0 Sarah un fils et qu\u2019elle serait la m\u00e8re de nombreuses nations. Abraham ne comprenait pas encore la promesse de Dieu. Son esprit se pose imm\u00e9diatement sur Isma\u00ebl, comme si par lui devaient venir les nombreuses nations promises, et il s&#8217;exclame, dans son affection pour son fils : \u00ab Oh ! qu&#8217;Isma\u00ebl vive devant toi ! \u00bb {ST, 27 Mars 1879, par. 8}.<\/td><\/tr><tr><td>La promesse est de nouveau r\u00e9p\u00e9t\u00e9e plus nettement \u00e0 Abraham : \u00ab Sara, ta femme, te donnera un fils, et tu lui donneras le nom d&#8217;Isaac ; et j&#8217;\u00e9tablirai mon alliance avec lui pour une alliance \u00e9ternelle, ainsi qu&#8217;avec sa descendance apr\u00e8s lui. \u00bb Des anges sont envoy\u00e9s \u00e0 Abraham alors qu&#8217;il est en route pour d\u00e9truire Sodome, et ils r\u00e9p\u00e8tent plus distinctement la promesse que Sara aura un fils. {ST, 27 Mars 1879, par. 9}.<\/td><\/tr><tr><td>Apr\u00e8s la naissance d\u2019Isaac, la grande joie manifest\u00e9e par Abraham et Sarah rendit Agar tr\u00e8s jalouse. Isma\u00ebl avait \u00e9t\u00e9 instruit par sa m\u00e8re qu\u2019il serait particuli\u00e8rement b\u00e9ni par Dieu, en tant que fils d\u2019Abraham, et qu\u2019il serait l\u2019h\u00e9ritier de ce qui avait \u00e9t\u00e9 promis \u00e0 son p\u00e8re. Isma\u00ebl partagea les sentiments de sa m\u00e8re et fut en col\u00e8re \u00e0 cause de la joie manifest\u00e9e \u00e0 la naissance d\u2019Isaac. Il m\u00e9prisait Isaac, parce qu\u2019il pensait qu\u2019il \u00e9tait pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 \u00e0 lui-m\u00eame. Sarah vit la disposition manifest\u00e9e par Isma\u00ebl \u00e0 l\u2019\u00e9gard de son fils Isaac et elle fut tr\u00e8s \u00e9mue. Elle raconta \u00e0 Abraham la conduite irrespectueuse d\u2019Isma\u00ebl envers elle et son fils et lui dit : \u00ab Chasse cette esclave et son fils, car le fils de cette esclave n\u2019h\u00e9ritera pas avec mon fils, m\u00eame avec Isaac. \u00bb {ST, 27 Mars 1879 par. 10}<\/td><\/tr><tr><td>Abraham est tr\u00e8s afflig\u00e9. Isma\u00ebl est son fils, il l\u2019aime. Comment peut-il le renvoyer ? Il prie Dieu dans sa perplexit\u00e9, car il ne sait quelle ligne de conduite adopter. Le Seigneur, par l\u2019interm\u00e9diaire de ses anges, ordonne \u00e0 Abraham d\u2019\u00e9couter la voix de Sarah, sa femme, et de ne pas laisser son affection pour son fils, ou pour Agar, l\u2019emp\u00eacher de se conformer \u00e0 ses d\u00e9sirs. Car c\u2019\u00e9tait la seule voie qu\u2019il pouvait suivre pour r\u00e9tablir l\u2019harmonie et le bonheur dans sa famille. Abraham avait re\u00e7u de l\u2019ange la promesse consolante qu\u2019Isma\u00ebl, bien que s\u00e9par\u00e9 de la maison de son p\u00e8re, ne mourrait pas, ni ne serait abandonn\u00e9 de Dieu ; il serait pr\u00e9serv\u00e9 parce qu\u2019il \u00e9tait le fils d\u2019Abraham. Dieu lui avait aussi promis de faire d\u2019Isma\u00ebl une grande nation. {ST, 27 Mars 1879, par. 11}<\/td><\/tr><tr><td>Abraham \u00e9tait d\u2019un caract\u00e8re noble et bienveillant, comme le montrait son plaidoyer si fervent en faveur du peuple de Sodome. Son esprit fort souffrit beaucoup. Il \u00e9tait accabl\u00e9 de chagrin, et ses sentiments paternels furent profond\u00e9ment \u00e9mus lorsqu\u2019il renvoya Agar et son fils Isma\u00ebl errer comme des \u00e9trangers dans un pays \u00e9tranger. {ST, 27 Mars 1879 par. 12}<\/td><\/tr><tr><td>Si Dieu avait autoris\u00e9 la polygamie, il n\u2019aurait pas ordonn\u00e9 \u00e0 Abraham de renvoyer Agar et son fils. Il voulait enseigner \u00e0 tous une le\u00e7on \u00e0 ce sujet : les droits et le bonheur du mariage doivent toujours \u00eatre respect\u00e9s et prot\u00e9g\u00e9s, m\u00eame au prix d\u2019un grand sacrifice. Sarah fut la premi\u00e8re et la seule v\u00e9ritable \u00e9pouse d\u2019Abraham. En tant qu\u2019\u00e9pouse et m\u00e8re, elle avait droit \u00e0 des droits qu\u2019aucun autre membre de la famille ne pouvait avoir. Elle v\u00e9n\u00e9rait son mari, l\u2019appelant seigneur ; mais elle \u00e9tait jalouse de ne pas voir ses affections partag\u00e9es avec Agar. Dieu ne r\u00e9primanda pas Sarah pour la conduite qu\u2019elle avait suivie. Abraham fut r\u00e9primand\u00e9 par les anges pour avoir dout\u00e9 de la puissance de Dieu, qui l\u2019avait conduit \u00e0 prendre Agar pour femme, et pour avoir pens\u00e9 que par elle la promesse s\u2019accomplirait. {ST, 27 Mars 1879 par. 13}<\/td><\/tr><tr><td>Une fois encore, le Seigneur jugea bon de tester la foi d\u2019Abraham par une \u00e9preuve des plus effrayantes. S\u2019il avait attendu patiemment que la promesse de Dieu s\u2019accompl\u00eet au moment et \u00e0 la mani\u00e8re qu\u2019il voulait, et s\u2019il n\u2019avait pas cherch\u00e9 \u00e0 faire lui-m\u00eame preuve de providence, il n\u2019aurait pas \u00e9t\u00e9 soumis \u00e0 l\u2019\u00e9preuve la plus s\u00e9v\u00e8re qui ait jamais \u00e9t\u00e9 exig\u00e9e de l\u2019homme. Le Seigneur ordonna \u00e0 son fid\u00e8le serviteur d\u2019aller dans le pays de Moriah et d\u2019y offrir Isaac, le fils de la promesse, en holocauste. {ST, 27 Mars 1879, par. 14}<\/td><\/tr><tr><td>Abraham avait cent vingt ans lorsque cet ordre terrible et surprenant lui fut donn\u00e9 dans une vision nocturne. Il devait faire un voyage de trois jours et aurait tout le temps de r\u00e9fl\u00e9chir. Cinquante ans auparavant, sur ordre divin, il avait quitt\u00e9 p\u00e8re et m\u00e8re, parents et amis, et \u00e9tait devenu un p\u00e8lerin et un \u00e9tranger dans un pays qui n\u2019\u00e9tait pas le sien. Il avait ob\u00e9i \u00e0 la direction de Dieu d\u2019envoyer son fils Isma\u00ebl errer dans le d\u00e9sert. Son \u00e2me \u00e9tait accabl\u00e9e de chagrin \u00e0 cause de cette s\u00e9paration, et sa foi fut durement \u00e9prouv\u00e9e, mais il se soumit parce que Dieu l\u2019exigeait. {ST, 27 Mars 1879, par. 15}<\/td><\/tr><tr><td>Mais une \u00e9preuve l\u2019attendait, qui rendait toutes ses autres souffrances insignifiantes. Les paroles de l\u2019ordre \u00e9taient de nature \u00e0 \u00e9mouvoir son \u00e2me jusqu\u2019au plus profond : \u00ab Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac, et va-t\u2019en au pays de Morija, et offre-le l\u00e0 en holocauste sur l\u2019une des montagnes que je t\u2019indiquerai. \u00bb \u00c0 plusieurs reprises, le p\u00e8re accabl\u00e9 de chagrin s\u2019\u00e9criait : \u00ab Oh ! mon fils, mon fils, que Dieu veuille que ma vie soit accept\u00e9e \u00e0 la place de la tienne ! Alors ma lumi\u00e8re ne s\u2019\u00e9teindrait pas dans les t\u00e9n\u00e8bres. \u00bb Abraham se leva avant le jour, et, en levant les yeux vers le ciel \u00e9toil\u00e9, il se rappela la promesse que Dieu lui avait faite cinquante ans auparavant : \u00ab Regarde le ciel, et compte les \u00e9toiles, si tu peux les compter. Et il lui dit : Telle sera ta post\u00e9rit\u00e9. \u00bb Et maintenant, la m\u00eame voix lui ordonnait de tuer son fils unique, par qui la promesse devait s\u2019accomplir. {ST, 27 Mars 1879 par. 16}<\/td><\/tr><tr><td>Abraham fut tent\u00e9 de croire qu\u2019apr\u00e8s tout cela, il s\u2019agissait peut-\u00eatre d\u2019une illusion. Frapp\u00e9 de chagrin, il s\u2019inclina devant Dieu et pria comme jamais auparavant pour obtenir confirmation de cet \u00e9trange commandement, pour une plus grande lumi\u00e8re s\u2019il devait accomplir ce terrible devoir. Il se souvint des anges envoy\u00e9s pour lui annoncer le projet de Dieu de d\u00e9truire Sodome, et de ceux qui lui avaient apport\u00e9 la promesse qu\u2019il aurait ce m\u00eame fils Isaac. Il s\u2019avan\u00e7a l\u00e0 o\u00f9 il avait rencontr\u00e9 plusieurs fois les messagers c\u00e9lestes, esp\u00e9rant les rencontrer de nouveau et recevoir d\u2019eux des directives sp\u00e9ciales ; mais il n\u2019obtint aucune lumi\u00e8re, les t\u00e9n\u00e8bres semblaient se refermer sur lui, le jour approchait et il devait partir avant la lumi\u00e8re. {ST, 27 Mars 1879 par. 17}<\/td><\/tr><tr><td>Il passa d\u2019abord sur le lit sur lequel Isaac dormait dans une innocence paisible ; il \u00e9tait la joie de son c\u0153ur, le r\u00e9confort de sa vieillesse. Les l\u00e8vres d\u2019Abraham fr\u00e9mirent, il se d\u00e9tourna rapidement et regarda Sarah qui dormait aussi tranquillement. Il savait qu\u2019Isaac \u00e9tait sa fiert\u00e9, que son c\u0153ur \u00e9tait li\u00e9 au sien. Devait-il la r\u00e9veiller pour qu\u2019elle puisse regarder son fils une derni\u00e8re fois ? Devait-il lui dire ce que Dieu exige ? Il savait qu\u2019il avait lui-m\u00eame la force de la foi et la confiance en Dieu ; il ne connaissait pas la force de la foi de Sarah, mais il connaissait la force de son amour pour Isaac. {ST, 27 Mars 1879, par. 18}<\/td><\/tr><tr><td>Il passa d\u2019un sommeil \u00e0 l\u2019autre, ind\u00e9cis quant \u00e0 la conduite la plus sage \u00e0 suivre. Finalement, il r\u00e9veilla Isaac et l\u2019informa que Dieu lui avait ordonn\u00e9 d\u2019offrir un sacrifice sur une montagne lointaine et qu\u2019il devait l\u2019accompagner. Il appela ses serviteurs et fit tous les pr\u00e9paratifs n\u00e9cessaires pour son long voyage. S\u2019il avait pu d\u00e9charger son esprit sur Sarah, et qu\u2019ils avaient support\u00e9 ensemble la souffrance et la responsabilit\u00e9, cela lui aurait peut-\u00eatre apport\u00e9 un certain soulagement ; mais il d\u00e9cida que cela ne suffirait pas ; car son c\u0153ur \u00e9tait li\u00e9 \u00e0 son fils, et elle pouvait l\u2019en emp\u00eacher. Abraham partit en voyage, avec Satan \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s pour lui sugg\u00e9rer l\u2019incr\u00e9dulit\u00e9 et l\u2019impossibilit\u00e9. {ST, 27 Mars 1879 par. 19}<\/td><\/tr><tr><td>Alors qu\u2019il marchait aux c\u00f4t\u00e9s d\u2019Isaac, le patriarche ne pouvait pas engager la conversation comme d\u2019habitude, car une profonde tristesse \u00e9tait cach\u00e9e dans son propre c\u0153ur. La nuit approchait, le jour le plus long qu\u2019Abraham ait jamais connu touchait \u00e0 sa fin. Il vit son fils bien-aim\u00e9 Isaac et les serviteurs enferm\u00e9s dans un sommeil profond, mais il ne put dormir. Il passa la nuit en pri\u00e8re, esp\u00e9rant toujours qu\u2019un messager c\u00e9leste viendrait lui dire que cela suffirait, qu\u2019il puisse retourner aupr\u00e8s de Sarah, avec Isaac sain et sauf. {ST, 27 Mars 1879 par. 20}<\/td><\/tr><tr><td>Aucune lumi\u00e8re nouvelle ne se leva sur l\u2019\u00e2me tortur\u00e9e d\u2019Abraham. Une lourde pression pesait sur lui, mais il ne chancela pas devant la promesse. Il ne raisonna pas que sa post\u00e9rit\u00e9, qui devait \u00eatre comme les \u00e9toiles, devait maintenant passer par Isma\u00ebl, car Dieu avait clairement d\u00e9clar\u00e9 que c\u2019est par Isaac que la promesse devait s\u2019accomplir. Puis cette voix r\u00e9sonna \u00e0 nouveau \u00e0 ses oreilles : \u00ab Prends maintenant ton fils, ton unique, Isaac, celui que tu aimes. \u00bb Ce terrible commandement qui le laisserait sans enfant peut difficilement \u00eatre ex\u00e9cut\u00e9. Il se l\u00e8ve t\u00f4t pour continuer son p\u00e9nible voyage. Satan lui murmure des doutes, mais Abraham r\u00e9siste \u00e0 ses suggestions. {ST, 27 Mars 1879 par. 21}<\/td><\/tr><tr><td>Toute la journ\u00e9e, il caressa l\u2019espoir de rencontrer un ange venant le b\u00e9nir et le r\u00e9conforter, ou peut-\u00eatre r\u00e9voquer le commandement de Dieu, mais aucun messager de mis\u00e9ricorde n\u2019apparut. Satan lui sugg\u00e9ra qu\u2019il devait \u00eatre tromp\u00e9, car Dieu avait dit : \u00ab Tu ne tueras point \u00bb, et il n\u2019\u00e9tait pas dans le genre de Dieu d\u2019exiger ce qu\u2019il avait interdit autrefois. La deuxi\u00e8me longue journ\u00e9e touche \u00e0 sa fin, une autre nuit blanche se passe dans l\u2019humiliation et la pri\u00e8re, et le voyage du troisi\u00e8me jour commence. Abraham l\u00e8ve les yeux vers les montagnes, et sur l\u2019une d\u2019elles il voit le signe promis, un nuage brillant planant au-dessus du sommet du mont Moriah. Il sait maintenant que tout cela est une terrible certitude et non une illusion. {ST, 3 Avril 1879 par. 1}<\/td><\/tr><tr><td>Il \u00e9tait encore loin de la montagne, mais il ordonna \u00e0 ses serviteurs de rester en arri\u00e8re pendant qu\u2019il chargeait le bois sur les \u00e9paules de son fils, et lui-m\u00eame prenait le couteau et le feu. Abraham se pr\u00e9para \u00e0 la triste t\u00e2che qu\u2019il devait accomplir. Il ne murmura pas contre Dieu. Isaac lui avait \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 \u00e0 l\u2019improviste ; il l\u2019avait re\u00e7u avec gratitude et une grande joie, et bien qu\u2019il f\u00fbt le fils de sa vieillesse, le fils de son amour, il croyait pourtant que le m\u00eame pouvoir qui lui avait donn\u00e9 Isaac pouvait le ressusciter m\u00eame des cendres du sacrifice br\u00fbl\u00e9. Il fortifie son \u00e2me par les preuves qu\u2019il a eues de la bont\u00e9 et de la fid\u00e9lit\u00e9 de Dieu. Lui, qui lui avait gracieusement donn\u00e9 Isaac, n\u2019avait-il pas parfaitement le droit de lui retirer ce don ? {ST, 3 Avril 1879, par. 2}<\/td><\/tr><tr><td>Isaac avait \u00e9t\u00e9 un r\u00e9confort, un rayon de soleil, une b\u00e9n\u00e9diction pour Abraham dans sa vieillesse, et bien que ce don de Dieu lui sembl\u00e2t si pr\u00e9cieux, si cher, il lui \u00e9tait maintenant ordonn\u00e9 de le rendre au Donateur. Les paroles de Dieu montraient qu\u2019il comprenait parfaitement la douleur qu\u2019Abraham devait ressentir en ob\u00e9issant \u00e0 son ordre : \u00ab Prends maintenant ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac. \u00bb Abraham ne voulait pas de t\u00e9moins. Il suffisait que Dieu puisse regarder et non seulement voir la pleine cons\u00e9cration de son fils ch\u00e9ri Isaac, mais lire dans le c\u0153ur et comprendre pleinement \u00e0 quel point il ressentait l\u2019\u00e9preuve. Il ne voulait que Dieu seul soit t\u00e9moin de cette sc\u00e8ne de s\u00e9paration entre le p\u00e8re et le fils. {ST, 3 Avril 1879, par. 3}<\/td><\/tr><tr><td>Abraham ne savait pas comment Isaac recevrait l\u2019ordre de Dieu. Comme ils approchaient de la montagne, \u00ab Isaac parla \u00e0 Abraham, son p\u00e8re, et dit : Mon p\u00e8re ! Et il dit : Me voici, mon fils. Et il dit : Voici le feu et le bois ; mais o\u00f9 est l\u2019agneau pour l\u2019holocauste ? \u00bb Ces mots affectueux, \u00ab Mon p\u00e8re \u00bb, transperc\u00e8rent le c\u0153ur affectueux d\u2019Abraham, et il pensa de nouveau : Oh, que je puisse mourir dans ma vieillesse \u00e0 la place d\u2019Isaac ! Abraham, qui h\u00e9sitait encore \u00e0 r\u00e9v\u00e9ler \u00e0 son fils le v\u00e9ritable but de sa mission, r\u00e9pondit : \u00ab Mon fils, Dieu se procurera lui-m\u00eame un agneau pour l\u2019holocauste. \u00bb {ST, 3 Avril 1879, par. 4}<\/td><\/tr><tr><td>Isaac aida son p\u00e8re \u00e0 construire l\u2019autel. Ensemble, ils pos\u00e8rent le bois et le dernier travail pr\u00e9paratoire au sacrifice fut termin\u00e9. Les l\u00e8vres tremblantes et la voix tremblante, Abraham r\u00e9v\u00e9la \u00e0 son fils le message que Dieu lui avait envoy\u00e9. En ob\u00e9issance au commandement divin, il avait entrepris le voyage. Tout \u00e9tait pr\u00eat. Isaac \u00e9tait la victime, l\u2019agneau \u00e0 \u00e9gorger. Si Isaac avait choisi de r\u00e9sister au commandement de son p\u00e8re, il aurait pu le faire, car il \u00e9tait devenu un homme ; mais il avait \u00e9t\u00e9 si bien instruit dans la connaissance de Dieu qu\u2019il avait une foi parfaite dans ses promesses et ses exigences. {ST, 3 Avril 1879, par. 5}<\/td><\/tr><tr><td>Le patriarche assura Isaac que son affection pour lui n\u2019\u00e9tait pas diminu\u00e9e et qu\u2019il donnerait volontiers sa propre vie pour sauver celle de son fils. Mais Dieu avait choisi Isaac, et il fallait que ses exigences soient satisfaites \u00e0 la lettre. Abraham dit \u00e0 son fils que le Seigneur l\u2019avait miraculeusement donn\u00e9 \u00e0 ses parents, et qu\u2019il avait maintenant de nouveau besoin de lui. Il lui assura que la promesse divine : \u00ab En Isaac sera appel\u00e9e ta descendance \u00bb s\u2019accomplirait ; que Dieu le ressusciterait sans aucun doute d\u2019entre les morts. {ST, 3 Avril 1879, par. 6}<\/td><\/tr><tr><td>Isaac entendit d\u2019abord le dessein de Dieu avec \u00e9tonnement, presque avec terreur. Mais il r\u00e9fl\u00e9chit \u00e0 la question. Il \u00e9tait l\u2019enfant d\u2019un miracle. Si Dieu l\u2019avait accept\u00e9 comme un sacrifice digne, il se soumettrait de bon c\u0153ur. La vie \u00e9tait ch\u00e8re, la vie \u00e9tait pr\u00e9cieuse, mais Dieu l\u2019avait d\u00e9sign\u00e9, lui, Isaac, pour \u00eatre offert en sacrifice. Il r\u00e9conforta son p\u00e8re en l\u2019assurant que Dieu lui avait conf\u00e9r\u00e9 un honneur en l\u2019acceptant comme offrande ; Il ne vit pas dans cette exigence la col\u00e8re et le m\u00e9contentement de Dieu, mais des signes particuliers de l&#8217;amour du Seigneur pour lui, en ce qu&#8217;il exigeait qu&#8217;il se consacre \u00e0 lui-m\u00eame en sacrifice. {ST, 3 Avril 1879, par. 7}<\/td><\/tr><tr><td>Il encouragea les mains presque sans force de son p\u00e8re \u00e0 lier les cordes qui le retenaient sur l&#8217;autel. Les derniers mots d&#8217;amour affectueux furent prononc\u00e9s par le p\u00e8re et le fils, les derni\u00e8res larmes affectueuses, parentales et filiales furent vers\u00e9es, la derni\u00e8re \u00e9treinte fut donn\u00e9e, et le p\u00e8re pressa son fils bien-aim\u00e9 contre sa poitrine \u00e2g\u00e9e pour la derni\u00e8re fois. Sa main se leva, saisissant fermement l&#8217;instrument de la mort, quand soudain son bras fut arr\u00eat\u00e9. &#8220;L&#8217;ange de l&#8217;\u00c9ternel l&#8217;appela des cieux, et dit: Abraham, Abraham! Et il dit: Me voici! Et il dit: N&#8217;\u00e9tends pas ta main sur l&#8217;enfant, et ne lui fais rien; car maintenant je sais que tu crains Dieu, puisque tu ne m&#8217;as pas refus\u00e9 ton fils, ton unique. Abraham leva les yeux et regarda, et voici, derri\u00e8re lui, un b\u00e9lier retenu par les cornes dans un buisson. Abraham alla, prit le b\u00e9lier et l&#8217;offrit en holocauste \u00e0 la place de son fils. Abraham appela le nom de ce lieu J\u00e9hovah-Jir\u00e9; c&#8217;est pourquoi on dit aujourd&#8217;hui: C&#8217;est \u00e0 la montagne de l&#8217;\u00c9ternel qu&#8217;il sera vu. L&#8217;ange de l&#8217;\u00c9ternel appela Abraham des cieux une seconde fois, et dit: Je le jure par moi-m\u00eame, dit l&#8217;\u00c9ternel! Parce que tu as fait cela, et que tu ne m&#8217;as pas refus\u00e9 ton fils, ton unique, je te b\u00e9nirai et je multiplierai mes descendants.&#8221; Ta post\u00e9rit\u00e9 sera comme les \u00e9toiles du ciel et comme le sable qui est sur le bord de la mer. Ta post\u00e9rit\u00e9 poss\u00e9dera la porte de ses ennemis. Et toutes les nations de la terre seront b\u00e9nies en ta post\u00e9rit\u00e9. {ST, 3 Avril 1879, par. 8}<\/td><\/tr><tr><td>Comme preuve de l&#8217;approbation de la foi d&#8217;Abraham par Dieu, il lui donna le nom de \u00ab P\u00e8re des fid\u00e8les \u00bb. L&#8217;exemple d&#8217;Abraham est rapport\u00e9 dans l&#8217;histoire sacr\u00e9e pour le b\u00e9n\u00e9fice de ses enfants croyants. Ce grand acte de foi enseigne la le\u00e7on de la confiance implicite en Dieu, de l&#8217;ob\u00e9issance parfaite \u00e0 ses exigences et d&#8217;un abandon complet \u00e0 la volont\u00e9 divine. Dans l&#8217;exemple d&#8217;Abraham, on nous enseigne que rien de ce que nous poss\u00e9dons n&#8217;est trop pr\u00e9cieux pour \u00eatre donn\u00e9 \u00e0 Dieu. {ST, 3 Avril 1879, par. 9}<\/td><\/tr><tr><td>Combien de chr\u00e9tiens aujourd\u2019hui voudraient suivre l\u2019exemple d\u2019Abraham en abandonnant \u00e0 Dieu son bien-aim\u00e9 Isaac ? Pourtant, notre tr\u00e9sor le plus pr\u00e9cieux appartient \u00e0 Dieu. Les parents chr\u00e9tiens ont le devoir solennel d\u2019\u00e9duquer et de fa\u00e7onner l\u2019esprit de leurs enfants de telle sorte qu\u2019ils aient toujours un grand respect et une r\u00e9v\u00e9rence exalt\u00e9e pour Dieu et pour tout ce qui est sacr\u00e9 et saint. De tels parents sentiront que les exigences de Dieu doivent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es en premier lieu, que rien n\u2019est trop pr\u00e9cieux pour \u00eatre sacrifi\u00e9 pour lui. De tels parents, comme Abraham, illustreront leur foi par leurs \u0153uvres. {ST, 3 Avril 1879, par. 10}<\/td><\/tr><tr><td>Combien de chr\u00e9tiens aujourd\u2019hui qui professent croire en Dieu et se font passer pour chr\u00e9tiens refusent d\u2019ob\u00e9ir \u00e0 sa voix lorsqu\u2019il les appelle \u00e0 renoncer \u00e0 eux-m\u00eames et \u00e0 lui abandonner leurs tr\u00e9sors ch\u00e9ris. Ils h\u00e9siteront et s\u2019attacheront aux choses terrestres. Leurs affections sont tourn\u00e9es vers le monde et les choses du monde ; pourtant, certains d\u2019entre eux auront le plus \u00e0 dire sur les sacrifices qu\u2019ils ont faits pour ob\u00e9ir \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9. Isaac sentit que c&#8217;\u00e9tait un privil\u00e8ge de donner sa vie en offrande \u00e0 Dieu. Si le Seigneur pouvait l&#8217;accepter, il se sentait honor\u00e9. {ST, 3 Avril 1879, par. 11}<\/td><\/tr><tr><td>Le jugement humain peut consid\u00e9rer le commandement donn\u00e9 \u00e0 Abraham comme s\u00e9v\u00e8re, trop grand pour que la force humaine puisse le supporter. La force d\u2019Abraham venait de Dieu. Il ne regardait pas aux choses qui sont vues par la vision mortelle, mais aux choses qui sont \u00e9ternelles. Dieu n&#8217;a pas exig\u00e9 d&#8217;Abraham plus que ce qu&#8217;il avait donn\u00e9 \u00e0 l&#8217;homme dans sa compassion divine et son amour infini. Il a donn\u00e9 son Fils unique pour mourir, afin que l&#8217;homme coupable puisse vivre. L&#8217;offrande d&#8217;Isaac par Abraham \u00e9tait sp\u00e9cialement destin\u00e9e par Dieu \u00e0 pr\u00e9figurer le sacrifice de son Fils. {ST, 3 Avril 1879 par. 12}<\/td><\/tr><tr><td>A chaque pas qu&#8217;Abraham faisait vers le mont Moriah, le Seigneur l&#8217;accompagnait. Toute la douleur et l&#8217;agonie qu&#8217;Abraham a endur\u00e9es pendant les trois jours de son \u00e9preuve sombre et effrayante lui ont \u00e9t\u00e9 impos\u00e9es pour nous donner une le\u00e7on de foi et d&#8217;ob\u00e9issance parfaites, et pour que nous puissions mieux comprendre combien \u00e9taient r\u00e9els le grand renoncement \u00e0 soi-m\u00eame et le sacrifice infini du P\u00e8re en donnant son Fils unique pour mourir d&#8217;une mort honteuse pour la race coupable. Aucune autre \u00e9preuve, aucune autre souffrance ou \u00e9preuve, qui aurait pu \u00eatre impos\u00e9e \u00e0 Abraham, n&#8217;aurait caus\u00e9 une telle angoisse mentale, une telle torture de l&#8217;\u00e2me, que celle d&#8217;ob\u00e9ir \u00e0 Dieu en offrant son fils. {ST, 3 Avril 1879 par. 13}<\/td><\/tr><tr><td>Notre P\u00e8re c\u00e9leste a livr\u00e9 son Fils bien-aim\u00e9 aux agonies de la crucifixion. Des l\u00e9gions d&#8217;anges ont \u00e9t\u00e9 t\u00e9moins de l&#8217;humiliation et de l&#8217;angoisse de l&#8217;\u00e2me du Fils de Dieu, mais n&#8217;ont pas \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9es \u00e0 intervenir comme dans le cas d&#8217;Isaac. Aucune voix n&#8217;a \u00e9t\u00e9 entendue pour arr\u00eater le sacrifice. Le Fils bien-aim\u00e9 de Dieu, le R\u00e9dempteur du monde, a \u00e9t\u00e9 insult\u00e9, moqu\u00e9, tourn\u00e9 en d\u00e9rision et tortur\u00e9, jusqu&#8217;\u00e0 ce qu&#8217;il courbe la t\u00eate dans la mort. Quelle plus grande preuve l&#8217;Infini peut-il nous donner de son amour et de sa piti\u00e9 divine ? \u00ab Lui qui n\u2019a pas \u00e9pargn\u00e9 son propre Fils, mais l\u2019a livr\u00e9 pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui ? \u00bb {ST, 3 Avril 1879, par. 14}<\/td><\/tr><tr><td>La conception peu convaincante que beaucoup ont de la valeur de l\u2019\u00e2me et du sacrifice du Fils bien-aim\u00e9 de Dieu pour l\u2019homme p\u00e9cheur se manifeste par leurs \u0153uvres. Si Dieu leur parlait, comme il l\u2019a fait \u00e0 Abraham : \u00ab Sacrifie tes biens, les bienfaits temporels que je t\u2019ai pr\u00eat\u00e9s pour faire avancer ma cause \u00bb, ils seraient \u00e9tonn\u00e9s, pensant que Dieu n\u2019a pas voulu dire exactement ce qu\u2019il a dit. Leurs richesses leur sont aussi ch\u00e8res que leurs enfants ; leur tr\u00e9sor terrestre est leur Isaac. Honorer Dieu avec leurs biens, pensent-ils, est une exigence bien trop grande, et ils ne peuvent pas croire que Dieu le pense vraiment. Qu\u2019ont sacrifi\u00e9 ces gens-l\u00e0 pour Dieu ? {ST, 3 Avril 1879, par. 15}<\/td><\/tr><tr><td>Les hommes montreront toute la foi qu\u2019ils ont. Si Dieu leur parlait et leur ordonnait d\u2019offrir l\u2019un de leurs enfants bien-aim\u00e9s, ils le prendraient pour un dur. Le ma\u00eetre a fait plus que cela pour eux. Aucun commandement de ce genre ne viendra les \u00e9prouver. Dieu savait \u00e0 qui il s\u2019adressait lorsqu\u2019il donna cet ordre au fid\u00e8le Abraham. Le patriarche savait que c\u2019\u00e9tait Dieu qui avait donn\u00e9 cet ordre et que ses promesses \u00e9taient infaillibles. Si le Seigneur lui avait demand\u00e9 d\u2019offrir son or, son argent, ses troupeaux ou m\u00eame sa propre vie, il l\u2019aurait fait de bon c\u0153ur. Il aurait eu le sentiment de ne faire que rendre \u00e0 Dieu ce qui lui appartenait. {ST, 3 Avril 1879, par. 16}<\/td><\/tr><tr><td>Mais il y en a beaucoup qui ne savent pas ce que sont l\u2019abn\u00e9gation, le sacrifice ou la d\u00e9votion \u00e0 Dieu. Ils ne pourront jamais avoir une vision \u00e9tendue et \u00e9lev\u00e9e du sacrifice infini fait par le Fils de Dieu pour sauver un monde en ruine, tant qu\u2019ils ne lui auront pas tout abandonn\u00e9. S\u2019il leur parlait par un ordre, comme il le fit \u00e0 Abraham, ils ne seraient pas assez familiers avec sa voix pour comprendre qu\u2019il exigeait r\u00e9ellement quelque chose d\u2019eux, pour montrer leur amour et l\u2019authenticit\u00e9 de leur foi. {ST, 3 Avril 1879 par. 17}<\/td><\/tr><tr><td>Les exigences de Dieu envers notre amour, notre affection, nos biens, nos talents et nous-m\u00eames sont tout aussi grandes que l\u2019\u00e9tait le sacrifice infini consenti en donnant son Fils pour mourir pour l\u2019homme p\u00e9cheur. Ceux qui appr\u00e9cient vraiment l\u2019\u0153uvre de l\u2019expiation, ceux qui ont un sens \u00e9lev\u00e9 du sacrifice que Christ a fait pour les \u00e9lever sur son tr\u00f4ne, consid\u00e9reront comme un honneur particulier d\u2019\u00eatre participants avec lui de son renoncement \u00e0 soi-m\u00eame, de son sacrifice et de ses souffrances, afin qu\u2019ils puissent \u00eatre ses collaborateurs pour sauver les \u00e2mes. {ST, 3 Avril 1879 par. 18}<\/td><\/tr><tr><td>Il y a beaucoup de gens qui professent la v\u00e9rit\u00e9, mais qui n\u2019aiment pas Dieu \u00e0 moiti\u00e9 autant qu\u2019ils aiment le monde. Dieu les met \u00e0 l\u2019\u00e9preuve. Leur amour du monde et des richesses obscurcit leur esprit, pervertit leur jugement et endurcit leur c\u0153ur. Dieu a, \u00e0 certains d\u2019entre eux au moins, r\u00e9v\u00e9l\u00e9 sa volont\u00e9 et demand\u00e9 qu\u2019ils lui soumettent leur Isaac. Mais ils refusent d\u2019ob\u00e9ir et laissent passer des occasions en or. Un temps pr\u00e9cieux porte dans l\u2019\u00e9ternit\u00e9 un enregistrement de devoirs non accomplis et de n\u00e9gligence positive. {ST, 3 Avril 1879 par. 19}<\/td><\/tr><tr><td>Rien de ce que nous poss\u00e9dons n\u2019a de valeur v\u00e9ritable tant qu\u2019il n\u2019est pas abandonn\u00e9 \u00e0 Dieu. Le talent des moyens consacr\u00e9s \u00e0 la cause et \u00e0 l\u2019\u0153uvre de Dieu a dix fois plus de valeur que s\u2019il \u00e9tait conserv\u00e9 \u00e9go\u00efstement pour la satisfaction de notre propre plaisir. La foi des martyrs d\u00e9vou\u00e9s \u00e9tait comme celle d\u2019Abraham, elle \u00e9tait authentique. Ils appr\u00e9ciaient la pr\u00e9cieuse v\u00e9rit\u00e9, et \u00e0 leur tour, bien que m\u00e9pris\u00e9s des hommes, traqu\u00e9s de lieu en lieu, pers\u00e9cut\u00e9s, afflig\u00e9s et tourment\u00e9s, ils \u00e9taient appr\u00e9ci\u00e9s de Dieu. Il n\u2019y avait pas de place pour eux sur la terre, mais d\u2019eux, dit l\u2019ap\u00f4tre, le monde n\u2019\u00e9tait pas digne. Ceux qui s\u2019accroch\u00e8rent \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9 face \u00e0 la prison, \u00e0 la torture et \u00e0 la mort, avaient une foi que peu de vivants poss\u00e8dent aujourd\u2019hui. {ST, 3 Avril 1879 par. 20}<\/td><\/tr><tr><td>Beaucoup ont choisi une vie de facilit\u00e9. Ils ont \u00e9lev\u00e9 leurs int\u00e9r\u00eats terrestres au-dessus des int\u00e9r\u00eats spirituels et \u00e9ternels. Ils n\u00e9gligent d&#8217;apprendre la dure le\u00e7on de l&#8217;abn\u00e9gation et de l&#8217;abandon de tout \u00e0 Dieu. Ils ne consid\u00e8rent rien comme int\u00e9ressant, sauf ce qu&#8217;ils apprennent sans beaucoup d&#8217;efforts et sans impliquer aucun sacrifice de jouissance temporelle ; et ils l&#8217;oublient aussit\u00f4t qu&#8217;ils l&#8217;ont appris, car cela ne leur a rien co\u00fbt\u00e9. {ST, 3 Avril 1879 par. 21}<\/td><\/tr><tr><td>La pauvret\u00e9 la plus profonde, avec la b\u00e9n\u00e9diction de Dieu, vaut mieux que des maisons et des terres, et n&#8217;importe quelle quantit\u00e9 de tr\u00e9sors terrestres, sans elle. La b\u00e9n\u00e9diction de Dieu accorde de la valeur \u00e0 tout ce que nous poss\u00e9dons ; mais si nous avons le monde entier sans sa b\u00e9n\u00e9diction, nous sommes en effet aussi pauvres que le mendiant, car nous ne pouvons rien emporter avec nous dans l&#8217;autre monde. {ST, 3 Avril 1879 par. 22}<\/td><\/tr><tr><td>Ceux qui pr\u00e9tendent attendre la venue prochaine de notre Sauveur devraient avoir la foi abrahamique, une foi qui est appr\u00e9ci\u00e9e parce qu\u2019elle leur a co\u00fbt\u00e9 quelque chose, une foi qui agit par amour et purifie l\u2019\u00e2me. L\u2019exemple d\u2019Abraham est laiss\u00e9 dans le registre pour nous qui sommes sur le point d\u2019atteindre la fin du monde. Nous devons croire que Dieu est sinc\u00e8re avec nous et qu\u2019il ne faut pas le prendre \u00e0 la l\u00e9g\u00e8re. Il pense ce qu\u2019il dit et il exige de nous une foi aveugle et une ob\u00e9issance volontaire. Alors il fera briller sa lumi\u00e8re autour de nous et nous serons tous lumi\u00e8re dans le Seigneur. {ST, 3 Avril 1879, par. 23}<\/td><\/tr><tr><td><strong>Chapitre Onze.<\/strong><\/td><\/tr><tr><td><strong>Isaac.<\/strong><\/td><\/tr><tr><td>Les Canan\u00e9ens \u00e9taient des idol\u00e2tres et le Seigneur avait ordonn\u00e9 \u00e0 son peuple de ne pas se marier avec eux, de peur de tomber dans l\u2019idol\u00e2trie. Abraham \u00e9tait vieux et il s\u2019attendait \u00e0 mourir bient\u00f4t. Isaac n\u2019\u00e9tait pas encore mari\u00e9. Abraham craignait l\u2019influence corruptrice qui entourait son fils et il d\u00e9sirait vivement qu\u2019on lui choisisse une femme qui ne l\u2019\u00e9loignerait pas de Dieu. Il confia cette affaire \u00e0 son serviteur fid\u00e8le et exp\u00e9riment\u00e9 qui r\u00e9gnait sur tout ce qu\u2019il poss\u00e9dait. Abraham demanda \u00e0 son serviteur de lui faire un serment solennel devant le Seigneur, qu\u2019il ne prendrait pas une femme pour Isaac des Canan\u00e9ens, mais qu\u2019il irait vers la famille d\u2019Abraham, qui croyait au vrai Dieu, et choisirait une femme pour le jeune homme. Il lui recommanda de ne pas emmener Isaac dans le pays d\u2019o\u00f9 il venait, car ils \u00e9taient presque tous affect\u00e9s d\u2019idol\u00e2trie. S\u2019il ne pouvait pas trouver une femme pour Isaac qui quitterait sa famille et viendrait l\u00e0 o\u00f9 il \u00e9tait, alors il serait d\u00e9gag\u00e9 du serment qu\u2019il avait fait. Cette question importante ne fut pas laiss\u00e9e \u00e0 Isaac, pour qu\u2019il la choisisse lui-m\u00eame, ind\u00e9pendamment de son p\u00e8re. Abraham dit \u00e0 son serviteur que Dieu enverra son ange devant lui pour le guider dans son choix. {ST, 10 Avril 1879 par. 1}<\/td><\/tr><tr><td>Le serviteur, emmenant avec lui dix chameaux et de nombreux pr\u00e9sents pour la future \u00e9pouse et sa famille, se mit en route pour son long voyage vers Damas, puis vers les plaines fertiles qui bordent le grand fleuve de l\u2019Orient. Bethuel, le neveu d\u2019Abraham, \u00e9tait propri\u00e9taire de nombreux troupeaux, mais il habitait dans une ville, pr\u00e8s des puits o\u00f9 les femmes avaient l\u2019habitude de puiser de l\u2019eau, et dont le serviteur d\u2019Abraham s\u2019approchait alors. C\u2019\u00e9tait une p\u00e9riode d\u2019anxi\u00e9t\u00e9 pour l\u2019homme ; le bonheur de toute la famille de Canaan d\u00e9pendait du choix qu\u2019il ferait, et comment choisir avec sagesse parmi ceux qui lui \u00e9taient totalement inconnus ? Il se rappela les paroles de son ma\u00eetre, selon lesquelles Dieu enverrait son ange avec lui ; et il pria avec ferveur pour qu\u2019on lui donne certaines preuves, afin qu\u2019il ne se trompe pas en la mati\u00e8re. {ST, 10 Avril 1879 par. 2}<\/td><\/tr><tr><td>Sa pri\u00e8re fut exauc\u00e9e. Parmi les jeunes filles rassembl\u00e9es pr\u00e8s du puits, il remarqua particuli\u00e8rement les mani\u00e8res aimables et la conduite courtoise de R\u00e9becca, et il re\u00e7ut la preuve d\u00e9sir\u00e9e qu\u2019elle \u00e9tait celle que Dieu avait choisi pour devenir la femme d\u2019Isaac. Plein de joie, l\u2019homme s\u2019enquit de sa parent\u00e9, et lorsqu\u2019il apprit qu\u2019elle \u00e9tait la fille de Bethuel, il \u00ab s\u2019inclina et se prosterna devant l\u2019\u00c9ternel \u00bb. La jeune fille informa imm\u00e9diatement son fr\u00e8re Laban de ce qui s\u2019\u00e9tait pass\u00e9, et ils se h\u00e2t\u00e8rent d\u2019inviter chez eux le serviteur, ses serviteurs et les chameaux. Avant de prendre de la nourriture, le serviteur raconta sa mission, sa pri\u00e8re au puits, la r\u00e9ponse et toutes les circonstances qui l\u2019accompagnaient. Puis il dit : \u00ab Et maintenant, si vous voulez agir avec bont\u00e9 et fid\u00e9lit\u00e9 envers mon ma\u00eetre, dites-le-moi ; et si non, dites-le-moi, afin que je puisse aller \u00e0 droite ou \u00e0 gauche. \u00bb La r\u00e9ponse fut : \u00ab La chose vient de l\u2019\u00c9ternel ; nous ne pouvons te parler ni en mal ni en bien. Voici R\u00e9becca devant toi ; prends-la et va, et qu\u2019elle soit la femme du fils de ton ma\u00eetre, comme l\u2019\u00c9ternel l\u2019a dit. \u00bb {ST, 10 Avril 1879, par. 3}<\/td><\/tr><tr><td>Apr\u00e8s que tout eut \u00e9t\u00e9 arrang\u00e9 et que le consentement de la famille eut \u00e9t\u00e9 obtenu, R\u00e9becca elle-m\u00eame fut consult\u00e9e pour savoir si elle irait avec le serviteur d\u2019Abraham \u00e0 une grande distance de la maison de son p\u00e8re, pour devenir la femme d\u2019Isaac. Elle crut, d\u2019apr\u00e8s les circonstances qui s\u2019\u00e9taient produites, que la main de Dieu l\u2019avait choisie pour \u00eatre la femme d\u2019Isaac, et elle dit : \u00ab J\u2019irai. \u00bb {ST, 10 Avril 1879, par. 4}<\/td><\/tr><tr><td>Le serviteur, sachant que son ma\u00eetre se r\u00e9jouirait du succ\u00e8s de sa mission, \u00e9tait impatient de partir ; et ils se mirent aussit\u00f4t en route pour le pays. Abraham demeurait \u00e0 Beer-Sh\u00e9ba, et Isaac, qui avait gard\u00e9 les troupeaux dans la r\u00e9gion voisine, \u00e9tait retourn\u00e9 \u00e0 la tente de son p\u00e8re pour attendre l&#8217;arriv\u00e9e du messager de Haran. &#8220;Isaac sortit pour m\u00e9diter dans les champs vers le soir ; il leva les yeux et vit, et voici, les chameaux arrivaient. Rebecca leva les yeux et, quand elle vit Isaac, elle descendit de son chameau. Elle avait dit au serviteur : Quel est cet homme qui marche dans les champs \u00e0 notre rencontre ? Le serviteur r\u00e9pondit : C&#8217;est mon seigneur. Elle prit donc un voile et se couvrit. Le serviteur raconta \u00e0 Isaac tout ce qu&#8217;il avait fait. Isaac la conduisit dans la tente de Sara, sa m\u00e8re, et prit Rebecca, qui devint sa femme. Il l&#8217;aima, et Isaac fut consol\u00e9 apr\u00e8s la mort de sa m\u00e8re.&#8221; {ST, 10 Avril 1879 par. 5}<\/td><\/tr><tr><td>Autrefois, les contrats de mariage \u00e9taient g\u00e9n\u00e9ralement conclus par les parents, mais aucune contrainte n\u2019\u00e9tait utilis\u00e9e pour contraindre les personnes \u00e0 \u00e9pouser celles qu\u2019elles ne pouvaient aimer. Mais les enfants avaient confiance dans le jugement de leurs parents, suivaient leurs conseils et accordaient leur affection \u00e0 ceux que leurs parents exp\u00e9riment\u00e9s et craignant Dieu choisissaient pour eux. Il \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme un crime de suivre une ligne de conduite contraire. {ST, 10 Avril 1879 par. 6}<\/td><\/tr><tr><td>Quel contraste avec la conduite suivie aujourd\u2019hui par de nombreux enfants ! Au lieu de montrer du respect et de l\u2019honneur \u00e0 leurs parents, en les consultant et en profitant de leur jugement exp\u00e9riment\u00e9 pour choisir pour eux, ils agissent avec pr\u00e9cipitation et se laissent guider par la fantaisie et l\u2019impulsion plut\u00f4t que par le jugement de leurs parents et la crainte de Dieu. Il arrive souvent qu\u2019ils contractent mariage sans m\u00eame que leurs parents le sachent. Et, dans de nombreux cas, la vie des parents est g\u00e2ch\u00e9e par les mariages pr\u00e9cipit\u00e9s de leurs enfants, parce que le gendre ou la belle-fille ne se sentent pas oblig\u00e9s de les rendre heureux. {ST, 10 Avril 1879 par. 7}<\/td><\/tr><tr><td>Abraham vit et comprit l&#8217;influence qu&#8217;une femme idol\u00e2tre exercerait sur son mari. Il ne voulait pas qu&#8217;Isaac mette en p\u00e9ril son caract\u00e8re moral et religieux en se liant \u00e0 une femme qui ne connaissait pas Dieu. Son fils a\u00een\u00e9 avait contract\u00e9 un mariage malheureux. Le foyer d&#8217;Isma\u00ebl \u00e9tait mis\u00e9rable, ses enfants \u00e9taient indisciplin\u00e9s et leur caract\u00e8re \u00e9tait grossier et irrespectueux. On ne leur avait pas enseign\u00e9 la connaissance de Dieu. Abraham ne voulait pas qu&#8217;Isaac coure le risque de prendre une femme des nations pa\u00efennes. Il avait remarqu\u00e9 le parcours malheureux des autres et les cons\u00e9quences de se lier \u00e0 des compagnons qui ne connaissaient ni ne craignaient Dieu, depuis les jours de Ca\u00efn jusqu&#8217;\u00e0 son \u00e9poque. {ST, 10 Avril 1879 par. 8}<\/td><\/tr><tr><td>Aussi purs et corrects que soient les principes de ceux qui craignent Dieu, la compagnie d\u2019une compagne irr\u00e9ligieuse peut avoir une influence qui les \u00e9loigne de Dieu. C\u2019est pourquoi Abraham \u00e9tait d\u00e9termin\u00e9 \u00e0 ce que Isaac \u00e9pouse une femme de sa nation. Les femmes des autres nations \u00e9taient, pour la plupart, attirantes par leur beaut\u00e9, mais elles manquaient de beaut\u00e9 de caract\u00e8re. Abraham savait que la v\u00e9ritable dignit\u00e9, la v\u00e9ritable \u00e9l\u00e9vation ne se trouvent que chez ceux qui aiment et craignent Dieu. Le caract\u00e8re des impies est d\u00e9grad\u00e9, car ils suivent l\u2019imagination de leur propre c\u0153ur et sont remplis de leurs propres ruses. Mais ceux qui font confiance \u00e0 Dieu, qui sont \u00e9lev\u00e9s par sa gr\u00e2ce, ob\u00e9issants \u00e0 ses exigences, recherchant sa gloire, craignant son d\u00e9plaisir, recevront sa b\u00e9n\u00e9diction. Ils auront cet espoir et ce courage, cette dignit\u00e9, ce calme et cette ma\u00eetrise de soi que seuls ceux qui sont en relation avec Dieu peuvent avoir. Abraham avait conserv\u00e9 une confiance habituelle en Dieu. L\u2019empreinte d\u2019un tel caract\u00e8re se reproduit chez leurs enfants. Pourtant, Abraham vit qu\u2019Isaac \u00e9tait dispos\u00e9 \u00e0 c\u00e9der. Il croyait fermement en Dieu, mais s\u2019il se liait \u00e0 quelqu\u2019un de caract\u00e8re oppos\u00e9, il courrait le risque de perdre son adh\u00e9sion au droit, pour \u00e9viter des cons\u00e9quences d\u00e9sagr\u00e9ables. {ST, 10 Avril 1879 par. 9}<\/td><\/tr><tr><td>Les mauvaises fr\u00e9quentations ne se limitent pas aux personnes immorales et profanes. Les relations avec quelqu\u2019un dont on sait qu\u2019il est irr\u00e9ligieux sont contraires \u00e0 l\u2019ordre de Dieu et ne peuvent manquer d\u2019\u00e9loigner l\u2019\u00e2me de Lui. Ceux qui n\u2019ont pas la crainte de Dieu devant eux, qui ne cherchent pas \u00e0 vivre dans l\u2019ob\u00e9issance \u00e0 Dieu, bien qu\u2019ils soient moraux, intellectuels, apparemment raffin\u00e9s, \u00e0 la mode, riches, ne sont pas ceux avec qui les chr\u00e9tiens doivent former une alliance matrimoniale. Si agr\u00e9able que soit leur soci\u00e9t\u00e9, si divertissante que soit leur conversation, la Parole de Dieu est claire sur ce point ; le chr\u00e9tien ne doit pas se lier \u00e0 eux. {ST, 10 Avril 1879 par. 10}<\/td><\/tr><tr><td>Ceux qui contractent un mariage sans \u00eatre convertis ne doivent pas, apr\u00e8s leur conversion, quitter leur compagnon incroyant. Quel que soit leur caract\u00e8re religieux, ils doivent rester fid\u00e8les, bons et loyaux envers eux ; cependant, ils doivent reconna\u00eetre les droits de Dieu au-dessus de toute relation terrestre, le servant avec fid\u00e9lit\u00e9, m\u00eame si des inconv\u00e9nients, des \u00e9preuves et des pers\u00e9cutions peuvent survenir \u00e0 cause du Christ et de la v\u00e9rit\u00e9. Cette fid\u00e9lit\u00e9 pers\u00e9v\u00e9rante \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9 et au devoir peut avoir une influence sanctifiante sur le compagnon incroyant. Mais les mariages form\u00e9s avec compr\u00e9hension avec des incroyants sont interdits par la Parole de Dieu. Le non-croyant peut demander la main tendue, et l&#8217;inclination peut plaider pour qu&#8217;elle soit accept\u00e9e ; et l&#8217;inclination triomphe souvent ; mais Satan a la victoire ; la tentation n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 r\u00e9sist\u00e9e, et dans neuf cas sur dix, les deux parties sont perdues pour Christ. {ST, 10 Avril 1879 par. 11}<\/td><\/tr><tr><td>Il y a un aveuglement volontaire \u00e0 l\u2019\u00e9gard des r\u00e9sultats de l\u2019action humaine, dont les cons\u00e9quences se prolongent bien loin dans l\u2019avenir de l\u2019existence humaine. Une vie d\u2019amertume et de malheur attend ceux qui osent n\u00e9gliger les commandements de Dieu ; mais ils passent leur chemin sans r\u00e9fl\u00e9chir, pronon\u00e7ant imprudemment des v\u0153ux solennels, le croyant liant sa vie \u00e0 un incroyant. La vie et les relations domestiques doivent \u00eatre partag\u00e9es par ces deux personnes, l\u2019une professant ob\u00e9ir \u00e0 Dieu, l\u2019autre vivant au m\u00e9pris de ses exigences. Comment deux personnes peuvent-elles marcher ensemble, s\u2019il n\u2019y a pas d\u2019accord ? Si une femme ne respecte pas les exigences de Dieu, ne pr\u00eate aucune attention aux liens qui la lient \u00e0 la religion, comment peut-on s\u2019attendre \u00e0 ce qu\u2019elle soit fid\u00e8le \u00e0 la loi qui la lie \u00e0 son mari ? {ST, 10 Avril 1879, par. 12}<\/td><\/tr><tr><td>Les jeunes gens et les jeunes femmes manifestent parfois une grande ind\u00e9pendance sur la question du mariage, comme si le Seigneur n\u2019avait rien \u00e0 voir avec eux, ou eux avec le Seigneur, en cette mati\u00e8re. Ils semblent penser que c\u2019est une affaire qui les concerne, que ni Dieu ni leurs parents ne devraient contr\u00f4ler, et que la fa\u00e7on dont ils manifestent leur affection est une affaire dans laquelle ils ne devraient se prononcer que sur eux-m\u00eames. De tels \u00e9poux commettent une grave erreur, et quelques ann\u00e9es d\u2019exp\u00e9rience conjugale leur apprennent g\u00e9n\u00e9ralement que c\u2019est une erreur mis\u00e9rable. C\u2019est la grande raison de tant de mariages malheureux, dans lesquels il y a si peu d\u2019amour v\u00e9ritable et g\u00e9n\u00e9reux, et si peu d\u2019exercice de noble tol\u00e9rance, l\u2019un envers l\u2019autre. Ces \u00e9poux se comportent souvent dans leur propre foyer plus comme des enfants mesquins que comme un mari et une femme dignes et affectueux. {ST, 10 Avril 1879 par. 13}<\/td><\/tr><tr><td>Isaac avait \u00e9t\u00e9 \u00e9duqu\u00e9 dans la crainte de Dieu pour une vie d\u2019ob\u00e9issance. Et \u00e0 quarante ans, il se soumit \u00e0 ce que le serviteur de son p\u00e8re, craignant Dieu et exp\u00e9riment\u00e9, choisisse pour lui. Il croyait que Dieu lui donnerait des directives pour qu\u2019il obtienne une \u00e9pouse. {ST, 10 Avril 1879 par. 14}<\/td><\/tr><tr><td>Les enfants de quinze \u00e0 vingt ans se consid\u00e8rent aujourd\u2019hui g\u00e9n\u00e9ralement capables de faire leur propre choix, sans le consentement de leurs parents. Et ils seraient \u00e9tonn\u00e9s si on leur proposait d\u2019agir dans la crainte de Dieu et d\u2019en faire un sujet de pri\u00e8re. Le cas d\u2019Isaac est laiss\u00e9 dans les annales comme un exemple pour les enfants des g\u00e9n\u00e9rations suivantes, en particulier ceux qui professent craindre Dieu. {ST, 10 Avril 1879, par. 15}<\/td><\/tr><tr><td>La voie suivie par Abraham dans l\u2019\u00e9ducation d\u2019Isaac, qui l\u2019a amen\u00e9 \u00e0 aimer une vie de noble ob\u00e9issance, est rapport\u00e9e pour le b\u00e9n\u00e9fice des parents et devrait les amener \u00e0 commander leur foyer apr\u00e8s eux. Ils devraient apprendre \u00e0 leurs enfants \u00e0 se soumettre \u00e0 leur autorit\u00e9 et \u00e0 la respecter. Et ils devraient sentir qu\u2019ils ont la responsabilit\u00e9 de guider les affections de leurs enfants, afin qu\u2019ils puissent \u00eatre plac\u00e9s entre des personnes qui, \u00e0 leur avis, seraient des compagnons convenables pour leurs fils et leurs filles. C\u2019est un fait triste que Satan contr\u00f4le dans une large mesure les affections des jeunes. Certains parents estiment que les affections ne doivent pas \u00eatre guid\u00e9es ou restreintes. La conduite suivie par Abraham est un reproche pour tous ceux-l\u00e0. {ST, 10 Avril 1879, par. 16}<\/td><\/tr><tr><td><strong>Chapitre Douze.<\/strong><\/td><\/tr><tr><td><strong>Jacob et Esa\u00fc.<\/strong><\/td><\/tr><tr><td>Dieu, qui conna\u00eet la fin d\u00e8s le commencement, savait, avant la naissance de Jacob et d\u2019Esa\u00fc, quel caract\u00e8re ils d\u00e9velopperaient tous deux. Il savait qu\u2019Esa\u00fc n\u2019aurait pas le c\u0153ur de lui ob\u00e9ir. Lorsqu\u2019il r\u00e9pondit \u00e0 la pri\u00e8re troubl\u00e9e de Rebecca, l\u2019informant qu\u2019elle aurait deux enfants, il lui pr\u00e9senta l\u2019histoire future de ses deux fils, qu\u2019ils deviendraient deux nations, l\u2019une plus grande que l\u2019autre, et que l\u2019a\u00een\u00e9 servirait le cadet. L\u2019a\u00een\u00e9 avait droit \u00e0 des avantages particuliers et \u00e0 des privil\u00e8ges sp\u00e9ciaux ; il poss\u00e9dait l\u2019honneur et l\u2019autorit\u00e9, dans la famille et la tribu, apr\u00e8s ceux des parents ; il \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme sp\u00e9cialement consacr\u00e9 \u00e0 Dieu et fut choisi pour remplir la fonction de pr\u00eatre ; et il recevait une double part des biens du p\u00e8re. {ST, 17 Avril 1879 par. 1}<\/td><\/tr><tr><td>Les deux fr\u00e8res \u00e9taient tr\u00e8s diff\u00e9rents par leur caract\u00e8re. Isaac \u00e9tait satisfait de l\u2019esprit courageux et hardi d\u2019Esa\u00fc, qui se plaisait \u00e0 la chasse, rapportant du gibier \u00e0 son p\u00e8re et lui racontant ses aventures avec \u00e9motion. Jacob \u00e9tait le fils pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 de sa m\u00e8re, parce que son temp\u00e9rament \u00e9tait doux et plus apte \u00e0 la rendre heureuse. Il avait appris de sa m\u00e8re ce que Dieu lui avait enseign\u00e9, \u00e0 savoir que l\u2019a\u00een\u00e9 devait servir le cadet, et son raisonnement de jeune homme l\u2019amena \u00e0 conclure que cette promesse ne pouvait \u00eatre tenue tant que son fr\u00e8re avait les privil\u00e8ges conf\u00e9r\u00e9s au premier-n\u00e9. Et lorsque ce dernier revint des champs, affam\u00e9 de faim, Jacob saisit l\u2019occasion de tourner la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019Esa\u00fc \u00e0 son avantage, et proposa de le nourrir de lentilles, s\u2019il renon\u00e7ait \u00e0 toute pr\u00e9tention au droit d\u2019a\u00eenesse ; et Esa\u00fc vendit son droit d\u2019a\u00eenesse \u00e0 Jacob. {ST, 17 Avril 1879 par. 2}<\/td><\/tr><tr><td>Esa\u00fc avait pris deux femmes parmi les Canan\u00e9ens idol\u00e2tres. Ce fut une source de profonde tristesse pour Isaac et Rebecca, car ils savaient bien que Dieu avait ordonn\u00e9 \u00e0 leurs p\u00e8res de ne pas se marier avec des idol\u00e2tres, et ils avaient parfaitement compris le souci et l\u2019anxi\u00e9t\u00e9 d\u2019Abraham de voir Isaac \u00e9pouser une femme de sa nation et de sa foi. Isaac avait maintenant plus de cent ans, les infirmit\u00e9s de l\u2019\u00e2ge le g\u00eanaient et sa vue s\u2019\u00e9tait affaiblie. \u00c9sa\u00fc \u00e9tait toujours son fils pr\u00e9f\u00e9r\u00e9, et bien qu\u2019Isaac ait \u00e9t\u00e9 mis au courant du dessein de Dieu, il d\u00e9cida d\u2019accorder la b\u00e9n\u00e9diction \u00e0 son premier-n\u00e9. Il appela \u00c9sa\u00fc et, comme il le croyait, lui fit part en secret de son d\u00e9sir de lui pr\u00e9parer du gibier avant de lui accorder la b\u00e9n\u00e9diction, conform\u00e9ment \u00e0 la coutume de faire un festin en de telles occasions. R\u00e9becca avait \u00e9t\u00e9 divinement inform\u00e9e que Jacob devait \u00eatre dans la lign\u00e9e directe par laquelle la promesse s\u2019accomplirait dans la naissance du R\u00e9dempteur. Elle \u00e9tait persuad\u00e9e que son mari allait \u00e0 l\u2019encontre de la volont\u00e9 de Dieu et qu\u2019aucun raisonnement ne pouvait le faire changer d\u2019avis. Sans y r\u00e9fl\u00e9chir, elle r\u00e9solut de ne pas permettre \u00e0 la partialit\u00e9 du p\u00e8re pour son fils a\u00een\u00e9 de d\u00e9tourner le dessein de Dieu ; par ruse, elle obtiendrait la b\u00e9n\u00e9diction pour Jacob. D\u00e8s qu\u2019Esa\u00fc fut parti en mission, elle appela son plus jeune fils et lui raconta les paroles d\u2019Isaac et la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019agir de leur part pour emp\u00eacher l\u2019accomplissement de ses desseins de donner une b\u00e9n\u00e9diction d\u00e9finitive et irr\u00e9vocable \u00e0 Esa\u00fc. Si Jacob suivait ses instructions, il pourrait obtenir la b\u00e9n\u00e9diction, comme Dieu l\u2019avait promis. Lorsque Jacob \u00e9couta le plan de sa m\u00e8re, il fut d\u2019abord tr\u00e8s afflig\u00e9 et lui assura qu\u2019en trompant ainsi son p\u00e8re, il recevrait une mal\u00e9diction au lieu de la b\u00e9n\u00e9diction d\u00e9sir\u00e9e. Mais ses scrupules furent vaincus et il se mit \u00e0 ex\u00e9cuter les suggestions de sa m\u00e8re. Le plan r\u00e9ussit ; il obtint par fraude ce qu\u2019il aurait re\u00e7u de droit s\u2019il avait fait preuve de la confiance appropri\u00e9e en Dieu. {ST, 17 Avril 1879, par. 3}<\/td><\/tr><tr><td>Il n\u2019avait pas l\u2019intention de mentir ouvertement, mais une fois en pr\u00e9sence de son p\u00e8re, il pensa qu\u2019il \u00e9tait all\u00e9 trop loin pour reculer. D\u00e8s ce moment, il se sentit pauvre de c\u0153ur, accabl\u00e9 par la condamnation de lui-m\u00eame. En trompant grossi\u00e8rement son p\u00e8re aveugle et \u00e2g\u00e9, il avait perdu sa noblesse et sa v\u00e9rit\u00e9. En une heure \u00e0 peine, il avait pr\u00e9par\u00e9 une repentance qui durerait toute sa vie. Cette sc\u00e8ne lui revint avec \u00e9clat des ann\u00e9es plus tard, lorsque la conduite mauvaise de ses propres fils opprima son \u00e2me. {ST, 17 Avril 1879, par. 4}<\/td><\/tr><tr><td>La conduite injuste de Jacob et de Rebecca n\u2019a produit aucun bon r\u00e9sultat ; elle n\u2019a apport\u00e9 que m\u00e9fiance, jalousie et vengeance. La m\u00e8re et le fils auraient d\u00fb attendre que le Seigneur accomplisse son propre dessein \u00e0 sa mani\u00e8re et au moment qu\u2019il lui plairait, au lieu d\u2019essayer de provoquer les \u00e9v\u00e9nements pr\u00e9dits \u00e0 l\u2019aide de la tromperie. Si \u00c9sa\u00fc avait re\u00e7u la b\u00e9n\u00e9diction accord\u00e9e au premier-n\u00e9, sa prosp\u00e9rit\u00e9 aurait pu venir de Dieu seul ; et il lui aurait accord\u00e9 la prosp\u00e9rit\u00e9 ou attir\u00e9 l\u2019adversit\u00e9, selon sa conduite. S\u2019il avait aim\u00e9 et v\u00e9n\u00e9r\u00e9 Dieu, comme le juste Abel, il aurait \u00e9t\u00e9 accept\u00e9 et b\u00e9ni. Si, comme le m\u00e9chant Ca\u00efn, il n\u2019avait aucun respect pour Dieu, ni pour ses commandements, il aurait \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9 par lui, comme le fut Ca\u00efn. Si la conduite de Jacob avait \u00e9t\u00e9 juste, la main prosp\u00e8re de Dieu aurait \u00e9t\u00e9 avec lui, m\u00eame s\u2019il n\u2019avait pas obtenu les b\u00e9n\u00e9dictions et les privil\u00e8ges g\u00e9n\u00e9ralement accord\u00e9s au premier-n\u00e9. R\u00e9becca se repentit avec amertume du mauvais conseil qu\u2019elle avait donn\u00e9 \u00e0 Jacob, car c\u2019\u00e9tait le moyen de le s\u00e9parer d\u2019elle pour toujours. Il fut contraint de fuir pour sauver sa vie de la col\u00e8re d\u2019\u00c9sa\u00fc, et sa m\u00e8re ne revit plus jamais son visage. Isaac v\u00e9cut de nombreuses ann\u00e9es apr\u00e8s avoir donn\u00e9 la b\u00e9n\u00e9diction \u00e0 Jacob, et fut convaincu par la conduite de ses deux fils, que la b\u00e9n\u00e9diction appartenait \u00e0 juste titre \u00e0 Jacob. {ST, 17 Avril 1879 par. 5}<\/td><\/tr><tr><td>Dans la providence de Dieu, la plume infaillible de l&#8217;inspiration n&#8217;a pas cach\u00e9 les erreurs et les p\u00e9ch\u00e9s des hommes de bien. Le p\u00e9ch\u00e9 est impitoyablement mis en lumi\u00e8re, ainsi que le juste jugement de Dieu. A cause de sa transgression, Jacob s&#8217;est \u00e9vad\u00e9 de chez lui, contraint de servir un ma\u00eetre dur pendant vingt ans. Une fraude cruelle a \u00e9t\u00e9 pratiqu\u00e9e \u00e0 son \u00e9gard lors de son mariage avec L\u00e9a, ses dix fils l&#8217;ont tromp\u00e9 comme il avait tromp\u00e9 son p\u00e8re, et pendant de nombreuses ann\u00e9es il a pleur\u00e9 la mort suppos\u00e9e de Joseph. Pendant toutes ces ann\u00e9es, Jacob a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de la faveur de Dieu, mais il avait sem\u00e9 une r\u00e9colte qu&#8217;il devait r\u00e9colter ; ni le temps ni le repentir ne pouvaient changer en grain d&#8217;or la mauvaise herbe sem\u00e9e. Cette vision des choses fait qu&#8217;il est de la plus haute importance que, dans nos paroles et nos actions, nous agissions avec int\u00e9grit\u00e9 consciente, car \u00ab ce qu&#8217;un homme s\u00e8me, il le moissonnera aussi. \u00bb {ST, 17 Avril 1879, par. 6}<\/td><\/tr><tr><td>Alors que Jacob poursuivait son voyage, \u00e9tranger dans un pays \u00e9tranger, il m\u00e9ditait tristement sur les \u00e9v\u00e9nements qui s&#8217;\u00e9taient produits \u00e0 la suite de sa propre transgression. La nuit, il s&#8217;\u00e9tendit pour dormir avec le dais du ciel comme couverture, la terre comme lit et une pierre comme oreiller. Un Dieu compatissant, qui a toujours piti\u00e9 des malheurs des hommes, vit le fugitif solitaire, troubl\u00e9 et perplexe, craignant que Dieu ne l&#8217;ait abandonn\u00e9 \u00e0 cause de son injustice, de sa tromperie et de sa fausset\u00e9. Dans une vision nocturne, le Seigneur se manifesta \u00e0 Jacob. Il vit une \u00e9chelle, la base reposant sur la terre, le sommet rond atteignant le plus haut des cieux, jusqu&#8217;au tr\u00f4ne de Dieu. Le Seigneur lui-m\u00eame, envelopp\u00e9 de lumi\u00e8re, se tenait au-dessus du sommet de l&#8217;\u00e9chelle, et des anges montaient et descendaient dessus. {ST, 17 Avril 1879 par. 7}<\/td><\/tr><tr><td>Comme Jacob contemplait avec \u00e9tonnement cette sc\u00e8ne, la voix de Dieu se fit entendre, disant : \u00ab Je suis l\u2019\u00c9ternel, le Dieu d\u2019Abraham, ton p\u00e8re, et le Dieu d\u2019Isaac. Et voici, je suis avec toi, je te garderai partout o\u00f9 tu iras, et je te ram\u00e8nerai dans ce pays ; car je ne t\u2019abandonnerai point que je n\u2019aie accompli ce que je t\u2019ai dit. \u00bb Jacob se r\u00e9veilla de son r\u00eave et s\u2019\u00e9cria avec une crainte solennelle : \u00ab Certainement, l\u2019\u00c9ternel est en ce lieu, et je ne le savais pas. \u00bb Il regarda autour de lui comme pour apercevoir de nouveau les messagers c\u00e9lestes, mais au-dessus de lui n\u2019\u00e9tait que le firmament bleu parsem\u00e9 d\u2019\u00e9toiles, sa t\u00eate reposait toujours sur le coussin rocheux. L\u2019\u00e9chelle avait disparu et les anges n\u2019\u00e9taient plus visibles ; mais la voix de Dieu r\u00e9sonnait toujours \u00e0 ses oreilles, avec la promesse qui lui \u00e9tait d\u00e9sormais si pr\u00e9cieuse. Il sentait en effet que les anges de Dieu, bien qu\u2019invisibles, peuplaient cet endroit ; que Dieu le regardait avec compassion et amour. Rempli d&#8217;une sainte crainte et d&#8217;un \u00e9tonnement, il s&#8217;\u00e9cria involontairement : \u00ab Comme ce lieu est redoutable ! Ce n&#8217;est autre que la maison de Dieu, et c&#8217;est la porte du ciel. \u00bb {ST, 17 Avril 1879 par. 8}<\/td><\/tr><tr><td>La signification de cette \u00e9chelle nous est expliqu\u00e9e dans les paroles du Christ \u00e0 Nathana\u00ebl : \u00ab D\u00e9sormais vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l&#8217;homme. \u00bb L&#8217;expiation du Christ relie la terre au ciel, et l&#8217;homme fini au Dieu infini ; car par le Christ, la communication qui avait \u00e9t\u00e9 interrompue \u00e0 cause de la transgression est r\u00e9tablie avec l&#8217;homme. Les p\u00e9cheurs peuvent trouver le pardon et \u00eatre visit\u00e9s par la mis\u00e9ricorde et la gr\u00e2ce. {ST, 17 Avril 1879 par. 9}<\/td><\/tr><tr><td>Lorsque la lumi\u00e8re du matin parut, Jacob se leva et, prenant la pierre sur laquelle sa t\u00eate avait repos\u00e9, il versa dessus de l&#8217;huile, selon la coutume de ceux qui veulent conserver un m\u00e9morial de la mis\u00e9ricorde de Dieu, afin que chaque fois qu&#8217;il passerait par l\u00e0, il puisse s&#8217;arr\u00eater \u00e0 ce lieu sacr\u00e9 pour adorer le Seigneur. Et il appela ce lieu B\u00e9thel, ou la maison de Dieu. Avec la plus profonde gratitude et le plus grand amour, il r\u00e9p\u00e9ta \u00e0 maintes reprises la gracieuse promesse que l&#8217;aide et la pr\u00e9sence de Dieu seraient avec lui ; puis, dans la pl\u00e9nitude de son \u00e2me, il fit le v\u0153u solennel : \u00ab Si Dieu est avec moi et me garde pendant ce voyage que je fais, s&#8217;il me donne du pain \u00e0 manger et des v\u00eatements pour me v\u00eatir, afin que je retourne en paix \u00e0 la maison de mon p\u00e8re, alors le Seigneur sera mon Dieu ; et cette pierre que j&#8217;ai dress\u00e9e pour monument sera la maison de Dieu ; et de tout ce que tu me donneras, je t&#8217;en donnerai certainement la d\u00eeme. \u00bb {ST, 17 Avril 1879 par. 10}<\/td><\/tr><tr><td>La pr\u00e9sence de Dieu ne se limite pas \u00e0 ce splendide \u00e9difice. L&#8217;humble lieu de repos de Jacob avait \u00e9t\u00e9 consacr\u00e9 par une manifestation de la gloire divine. Dieu a souvent rendu sacr\u00e9s le versant de la colline, les cavernes de la terre, la for\u00eat, l&#8217;humble grange, la tente de coton. Chacun est devenu un tabernacle o\u00f9 il rencontre et b\u00e9nit ses serviteurs, qui recherchent humblement la v\u00e9rit\u00e9, la paix et la justice. Mais la plus grande cath\u00e9drale, la merveille de l&#8217;architecture, si elle renferme l&#8217;orgueil, les formes mortes et l&#8217;hypocrisie creuse, est r\u00e9pulsive aux yeux de Dieu, qui recherche des adorateurs qui l&#8217;adorent en esprit et en v\u00e9rit\u00e9. {ST, 17 Avril 1879 par. 11}<\/td><\/tr><tr><td>Le c\u0153ur d\u00e9bordant d\u2019amour pour Dieu et chantant en harmonie avec les joyeux chanteurs, Jacob poursuivit son voyage. Il sentit en effet que la pr\u00e9sence de l\u2019Invisible \u00e9tait avec lui et que les anges \u00e9taient ses compagnons. {ST, 17 Avril 1879, par. 12}<\/td><\/tr><tr><td>Jacob sentit que Dieu avait des droits sur lui qu\u2019il devait reconna\u00eetre et que les marques sp\u00e9ciales de faveur divine qui lui \u00e9taient accord\u00e9es exigeaient une contrepartie correspondante. De la m\u00eame mani\u00e8re, chaque b\u00e9n\u00e9diction qui nous est accord\u00e9e appelle une r\u00e9ponse. L\u2019Auteur de toutes nos mis\u00e9ricordes devrait recevoir, non seulement de la gratitude, mais aussi des retours tangibles. Notre temps, nos talents, nos biens devraient \u00eatre, et seront, par tout vrai chr\u00e9tien, consacr\u00e9s de mani\u00e8re sacr\u00e9e au service de Celui qui nous a donn\u00e9 ces b\u00e9n\u00e9dictions en toute confiance. Quand une d\u00e9livrance sp\u00e9ciale nous a \u00e9t\u00e9 accord\u00e9e, quand des faveurs nouvelles et inattendues nous ont \u00e9t\u00e9 accord\u00e9es, nous ne devons pas les accepter avec indiff\u00e9rence et avec un c\u0153ur insouciant et ingrat. Dieu veut que nous suivions l\u2019exemple de Jacob, gage envers le Seigneur en retour de toutes ses mis\u00e9ricordes. {ST, 17 Avril 1879, par. 13}<\/td><\/tr><tr><td>Une des raisons pour lesquelles Dieu n\u2019accorde pas de b\u00e9n\u00e9dictions plus nombreuses et plus grandes \u00e0 son peuple, c\u2019est qu\u2019il ne les appr\u00e9cierait pas et ne rendrait pas \u00e0 Dieu ce qui appartient \u00e0 Dieu. Chaque chr\u00e9tien devrait souvent passer en revue sa vie pass\u00e9e et ne jamais oublier les pr\u00e9cieuses d\u00e9livrances que Dieu a accomplies pour lui, le soutenant dans l\u2019\u00e9preuve, le consolant dans l\u2019affliction, lui ouvrant des voies lorsque tout semblait sombre et r\u00e9barbatif, le r\u00e9confortant lorsqu\u2019il \u00e9tait pr\u00eat \u00e0 d\u00e9faillir sous le d\u00e9couragement. Et \u00e0 la vue de toutes ces innombrables b\u00e9n\u00e9dictions, il devrait \u00eatre attendri et soumis, reconnaissant et humble. Il peut bien s\u2019exclamer : \u00ab Que rendrai-je au Seigneur pour tous ses bienfaits envers moi ? \u00bb Le don \u00e0 Dieu ne se fera pas seulement par des paroles de reconnaissance, mais aussi par des d\u00eemes et des offrandes. Le chr\u00e9tien pratiquera l\u2019abn\u00e9gation et le sacrifice de soi pour rendre \u00e0 Dieu ce qu\u2019il a re\u00e7u. {ST, 24 Avril 1879, par. 1}<\/td><\/tr><tr><td>La conduite d\u2019Esa\u00fc en vendant son droit d\u2019a\u00eenesse repr\u00e9sente la conduite des injustes, qui consid\u00e8rent la r\u00e9demption achet\u00e9e pour eux par Christ comme de peu de valeur, et sacrifient leur h\u00e9ritage du Ciel pour des tr\u00e9sors p\u00e9rissables. Beaucoup sont contr\u00f4l\u00e9s par l\u2019inclination, et plut\u00f4t que de renier un app\u00e9tit malsain, ils sacrifieront des consid\u00e9rations \u00e9lev\u00e9es et pr\u00e9cieuses. S\u2019il faut c\u00e9der \u00e0 l\u2019un d\u2019eux, \u00e0 la satisfaction d\u2019un app\u00e9tit d\u00e9prav\u00e9, ou aux b\u00e9n\u00e9dictions \u00e9lev\u00e9es et c\u00e9lestes que Dieu promet seulement \u00e0 ceux qui se renoncent \u00e0 eux-m\u00eames et qui craignent Dieu, les clameurs de l\u2019app\u00e9tit, comme dans le cas d\u2019Esa\u00fc, pr\u00e9vaudront g\u00e9n\u00e9ralement, et pour la satisfaction de soi, Dieu et le Ciel seront pratiquement m\u00e9pris\u00e9s. M\u00eame les chr\u00e9tiens de profession consomment du th\u00e9, du caf\u00e9, du tabac \u00e0 priser et des spiritueux, qui engourdissent les sensibilit\u00e9s les plus subtiles de l\u2019\u00e2me. Si vous leur dites qu\u2019ils ne peuvent pas avoir le ciel et ces plaisirs nuisibles, et qu\u2019ils devraient se purifier de toute souillure de la chair et de l\u2019esprit, en parachevant leur saintet\u00e9 dans la crainte de Dieu, ils sont offens\u00e9s et concluent que si le chemin est si droit qu\u2019ils ne peuvent pas satisfaire leurs app\u00e9tits grossiers, ils ne le suivront plus. {ST, 24 Avril 1879, par. 2}<\/td><\/tr><tr><td>Les passions corrompues domineront particuli\u00e8rement l\u2019esprit de ceux qui consid\u00e8rent le ciel comme si peu pr\u00e9cieux. La sant\u00e9 sera sacrifi\u00e9e, les facult\u00e9s mentales affaiblies et le ciel sera vendu pour ces plaisirs, comme \u00c9sa\u00fc a vendu son droit d\u2019a\u00eenesse. Ce cas est rest\u00e9 dans les annales comme un avertissement pour les autres. \u00c9sa\u00fc \u00e9tait un homme t\u00e9m\u00e9raire. Il a fait un serment solennel que Jacob aurait son droit d\u2019a\u00eenesse. Mais quand il apprit que son fr\u00e8re avait obtenu la b\u00e9n\u00e9diction qui lui aurait appartenu s&#8217;il ne l&#8217;avait pas vendue imprudemment, il fut profond\u00e9ment afflig\u00e9. Il s&#8217;\u00e9tait repenti de son acte t\u00e9m\u00e9raire, alors qu&#8217;il \u00e9tait trop tard pour rem\u00e9dier \u00e0 la situation. Il en sera de m\u00eame au jour de Dieu pour les p\u00e9cheurs qui ont troqu\u00e9 leur h\u00e9ritage du ciel contre des satisfactions \u00e9go\u00efstes et des convoitises nuisibles. Ils ne trouveront alors aucun lieu de repentir, bien que, comme Esa\u00fc, ils puissent la rechercher avec soin et avec larmes. {ST, 24 Avril 1879 par. 3}<\/td><\/tr><tr><td>Jacob n&#8217;\u00e9tait pas heureux dans sa relation conjugale, bien que ses femmes soient s\u0153urs. Il conclut le contrat avec Laban pour sa fille Rachel, qu&#8217;il aimait, mais apr\u00e8s qu&#8217;il eut servi pour elle pendant sept ans, Laban, voulant conserver ses services fid\u00e8les plus longtemps, le trompa et lui donna L\u00e9a. Quand Jacob se rendit compte de la tromperie qui avait \u00e9t\u00e9 pratiqu\u00e9e sur lui et que L\u00e9a avait jou\u00e9 son r\u00f4le en le trompant, il ne put l\u2019aimer et il reprocha \u00e0 son beau-p\u00e8re de jouer ainsi avec ses affections. Laban le supplia de ne pas renvoyer L\u00e9a, car cela \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme une grande honte, non seulement pour la femme, mais pour toute la famille. Jacob se trouva dans une situation des plus p\u00e9nibles ; mais il d\u00e9cida de garder L\u00e9a et d\u2019\u00e9pouser sa s\u0153ur. Pourtant L\u00e9a \u00e9tait beaucoup moins aim\u00e9e que Rachel. {ST, 24 Avril 1879 par. 4}<\/td><\/tr><tr><td>Laban \u00e9tait \u00e9go\u00efste dans ses relations avec Jacob et ne pensait qu\u2019\u00e0 tirer profit de ses efforts fid\u00e8les. Jacob aurait quitt\u00e9 l\u2019astucieux Laban bien avant, mais il avait peur de rencontrer Esa\u00fc. Il entendit la plainte des fils de Laban : \u00ab Jacob a pris tout ce qui \u00e9tait \u00e0 notre p\u00e8re, et c\u2019est de ce qui \u00e9tait \u00e0 notre p\u00e8re qu\u2019il a acquis toute cette gloire. Et Jacob vit le visage de Laban, et voici, il n\u2019\u00e9tait plus \u00e0 son \u00e9gard comme auparavant. \u00bb {ST, 24 Avril 1879, par. 5}<\/td><\/tr><tr><td>Jacob \u00e9tait profond\u00e9ment afflig\u00e9. Il ne savait pas vers o\u00f9 se tourner. Il porte son cas devant Dieu et interc\u00e8de pour obtenir de lui des directives, et le Seigneur r\u00e9pond avec mis\u00e9ricorde \u00e0 sa pri\u00e8re. \u00ab Retourne dans le pays de tes p\u00e8res et dans ta parent\u00e9, et je serai avec toi. \u00bb Jacob appela alors ses deux femmes dans le champ, o\u00f9 elles pouvaient avoir une consultation secr\u00e8te sans danger d&#8217;\u00eatre surveill\u00e9es, et dit : \u00ab Je vois le visage de votre p\u00e8re, il n&#8217;est plus envers moi comme auparavant ; mais le Dieu de mon p\u00e8re a \u00e9t\u00e9 avec moi. Et vous savez que j&#8217;ai servi votre p\u00e8re de toute ma force. Et votre p\u00e8re m&#8217;a tromp\u00e9, et a chang\u00e9 dix fois mon salaire ; mais Dieu ne lui a pas permis de me faire du mal. \u00bb Jacob leur raconta alors le r\u00eave que Dieu lui avait donn\u00e9, celui de quitter Laban et d&#8217;aller vers sa famille. Rachel et L\u00e9a r\u00e9pondirent, exprimant leur m\u00e9contentement face \u00e0 la conduite de leur p\u00e8re : \u00ab Avons-nous encore une part d&#8217;h\u00e9ritage pour nous dans la maison de notre p\u00e8re ? Ne sommes-nous pas consid\u00e9r\u00e9es par lui comme des \u00e9trang\u00e8res ? Car il nous a vendues et a m\u00eame d\u00e9vor\u00e9 notre argent. Car toutes les richesses que Dieu a \u00f4t\u00e9es \u00e0 notre p\u00e8re sont \u00e0 nous et \u00e0 nos enfants ; maintenant donc, fais tout ce que Dieu t&#8217;a dit. \u00bb {ST, 24 Avril 1879 par. 6}<\/td><\/tr><tr><td>Autrefois, il \u00e9tait de coutume que le futur \u00e9poux verse une somme d\u2019argent au p\u00e8re de sa femme, selon sa situation. S\u2019il n\u2019avait ni argent ni rien de valeur, son travail \u00e9tait accept\u00e9 pendant une dur\u00e9e d\u00e9termin\u00e9e avant qu\u2019il ne puisse obtenir la fille comme \u00e9pouse. Cette coutume \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9e comme une garantie du contrat de mariage. Les p\u00e8res ne consid\u00e9raient pas comme prudent de confier le bonheur de leurs filles \u00e0 des hommes qui n\u2019avaient pas pris les dispositions n\u00e9cessaires pour s\u2019occuper d\u2019une famille. S\u2019ils n\u2019avaient pas la capacit\u00e9 de g\u00e9rer des affaires, d\u2019acqu\u00e9rir du b\u00e9tail ou des terres, on craignait que leur vie ne vaille rien. Mais pour que les vrais dignes ne se d\u00e9couragent pas, une disposition \u00e9tait pr\u00e9vue pour tester la valeur de ceux qui n\u2019avaient rien de valeur \u00e0 payer pour une \u00e9pouse. Il leur \u00e9tait permis de travailler pour le p\u00e8re dont ils aimaient la fille. Leur travail \u00e9tait engag\u00e9 pendant une certaine p\u00e9riode, r\u00e9gl\u00e9e par la valeur de la dot exig\u00e9e pour la fille. Ce faisant, le mariage n\u2019\u00e9tait pas pr\u00e9cipit\u00e9, car il \u00e9tait possible de tester la profondeur des affections du pr\u00e9tendant. S\u2019il \u00e9tait fid\u00e8le dans ses services et s\u2019il \u00e9tait par ailleurs consid\u00e9r\u00e9 digne, la fille lui \u00e9tait donn\u00e9e pour \u00e9pouse. Et, en g\u00e9n\u00e9ral, toute la dot que le p\u00e8re avait re\u00e7ue \u00e9tait donn\u00e9e \u00e0 sa fille lors de son mariage. {ST, 24 Avril 1879, par. 7}<\/td><\/tr><tr><td>Quel contraste avec la conduite actuelle des parents et des enfants ! Il y a beaucoup de mariages malheureux \u00e0 cause de tant de pr\u00e9cipitation. Deux personnes unissent leurs int\u00e9r\u00eats \u00e0 l\u2019autel du mariage, par des v\u0153ux tr\u00e8s solennels devant Dieu, sans avoir pes\u00e9 au pr\u00e9alable la question et sans consacrer du temps \u00e0 une r\u00e9flexion sobre et \u00e0 une pri\u00e8re fervente. Beaucoup agissent par impulsion. Ils ne connaissent pas parfaitement les dispositions de l\u2019autre. Ils ne se rendent pas compte que le bonheur de leur vie est en jeu. S\u2019ils se trompent dans cette affaire et que leur vie conjugale s\u2019av\u00e8re malheureuse, elle ne peut pas revenir en arri\u00e8re. S\u2019ils d\u00e9couvrent qu\u2019ils ne sont pas faits pour se rendre heureux l\u2019un l\u2019autre, ils doivent le supporter du mieux qu\u2019ils peuvent. Dans certains cas, le mari se r\u00e9v\u00e8le trop indolent pour subvenir aux besoins d\u2019une famille, et sa femme et ses enfants en souffrent. Si l&#8217;on avait prouv\u00e9 la capacit\u00e9 de ces gens, comme c&#8217;\u00e9tait la coutume autrefois, avant le mariage, on aurait \u00e9pargn\u00e9 bien des malheurs. Dans le cas de Rachel et de L\u00e9a, Laban a \u00e9go\u00efstement gard\u00e9 la dot qui aurait d\u00fb leur \u00eatre donn\u00e9e. C&#8217;est \u00e0 cela qu&#8217;ils font allusion lorsqu&#8217;ils disent : \u00ab Il nous a vendus et a m\u00eame d\u00e9vor\u00e9 notre argent. \u00bb {ST, 24 Avril 1879, par. 8}<\/td><\/tr><tr><td>Jacob partit avec sa famille et tout ce qu\u2019il poss\u00e9dait, en l\u2019absence de Laban. Apr\u00e8s trois jours de voyage, Laban apprit qu\u2019il l\u2019avait abandonn\u00e9. Il fut tr\u00e8s irrit\u00e9 et le poursuivit, r\u00e9solu de le ramener de force. Mais l\u2019\u00c9ternel eut piti\u00e9 de son serviteur, et comme Laban allait le rejoindre, il lui donna un songe pour ne pas dire du bien ou du mal \u00e0 Jacob, c\u2019est-\u00e0-dire pour ne pas le forcer \u00e0 revenir, ni pour le presser par des flatteries. Lorsque Laban rencontra son gendre, il lui demanda pourquoi il s\u2019\u00e9tait enfui sans pr\u00e9venir et avait emmen\u00e9 ses filles captives par l\u2019\u00e9p\u00e9e. Laban lui dit : \u00ab J\u2019ai le pouvoir de te faire du mal, mais le Dieu de tes p\u00e8res m\u2019a parl\u00e9 hier soir \u00bb, et il lui raconta comment il avait \u00e9t\u00e9 averti par le songe. Jacob raconta alors \u00e0 Laban la conduite peu g\u00e9n\u00e9reuse qu\u2019il avait suivie envers lui, qu\u2019il n\u2019avait recherch\u00e9 que son propre avantage. Il fait appel \u00e0 son beau-p\u00e8re pour la droiture de sa conduite lorsqu&#8217;il \u00e9tait avec lui : \u00ab Ce qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9chir\u00e9 parmi les b\u00eates, je ne t&#8217;en ai pas apport\u00e9 ; j&#8217;en ai support\u00e9 la perte ; tu l&#8217;as r\u00e9clam\u00e9 de ma main, soit qu&#8217;il ait \u00e9t\u00e9 vol\u00e9 le jour, soit qu&#8217;il ait \u00e9t\u00e9 vol\u00e9 la nuit. Tel \u00e9tait mon \u00e9tat : la s\u00e9cheresse me consumait le jour, et le gel la nuit, et le sommeil s&#8217;enfuit de mes yeux. \u00bb {ST, 1er Mai 1879, par. 1}<\/td><\/tr><tr><td>La vie d&#8217;un berger \u00e9tait une vie de diligence. Il \u00e9tait oblig\u00e9 de surveiller ses troupeaux jour et nuit. Les b\u00eates sauvages \u00e9taient communes, et souvent hardies, et pouvaient faire de graves d\u00e9g\u00e2ts aux moutons et aux bovins qui n&#8217;\u00e9taient pas gard\u00e9s par un berger fid\u00e8le. Bien que Jacob ait eu un certain nombre de serviteurs pour l&#8217;aider \u00e0 s&#8217;occuper des troupeaux qu&#8217;il poss\u00e9dait, lui et Laban, la responsabilit\u00e9 de toute l&#8217;affaire reposait sur lui. Et pendant certaines p\u00e9riodes de l&#8217;ann\u00e9e, il \u00e9tait oblig\u00e9 d&#8217;\u00eatre lui-m\u00eame avec les troupeaux, jour et nuit, pour en prendre soin pendant la saison s\u00e8che, afin qu&#8217;ils ne p\u00e9rissent pas de soif ; Les bergers \u00e9taient charg\u00e9s de surveiller les troupeaux pendant la saison la plus froide de l&#8217;ann\u00e9e, afin de les prot\u00e9ger des fortes gel\u00e9es nocturnes. Leurs troupeaux risquaient \u00e9galement d&#8217;\u00eatre vol\u00e9s par des bergers sans scrupules. {ST, 1er Mai 1879, par. 2}<\/td><\/tr><tr><td>La vie d&#8217;un berger \u00e9tait faite de soins constants. Il n&#8217;\u00e9tait qualifi\u00e9 pour sa position que s&#8217;il \u00e9tait mis\u00e9ricordieux, courageux et pers\u00e9v\u00e9rant. Jacob \u00e9tait le berger en chef et avait sous ses ordres des bergers qu&#8217;on appelait serviteurs. Le berger en chef demandait \u00e0 ces serviteurs, \u00e0 qui il confiait le soin du troupeau, de rendre des comptes s&#8217;ils n&#8217;\u00e9taient pas trouv\u00e9s en bon \u00e9tat. Si des b\u00eates manquaient, le berger en chef en supportait la perte. {ST, 1er Mai 1879, par. 3}<\/td><\/tr><tr><td>Le Christ, dans sa relation avec son peuple, est compar\u00e9 \u00e0 un berger. Il vit, apr\u00e8s la chute, ses brebis dans un \u00e9tat pitoyable, expos\u00e9es \u00e0 une destruction certaine. Il quitta les honneurs et les gloires de la maison de son p\u00e8re pour devenir berger, pour sauver les brebis errantes et mis\u00e9rables, pr\u00eates \u00e0 p\u00e9rir. On entendit sa voix conqu\u00e9rante les appeler \u00e0 son bercail, un refuge s\u00fbr et s\u00fbr contre la main des voleurs, un abri contre la chaleur torride et une protection contre les rafales glaciales. Il s&#8217;occupa continuellement du bien de ses brebis. Il fortifia les faibles, nourrit les souffrants, rassembla les agneaux du troupeau dans ses bras et les porta sur son sein. Ses brebis l&#8217;aiment. Il marche devant elles, elles entendent sa voix et le suivent. \u00ab Elles ne suivront pas un \u00e9tranger, mais elles le fuiront, car elles ne connaissent pas la voix des \u00e9trangers. \u00bb Le Christ dit : \u00ab Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. Mais le mercenaire, qui n\u2019est pas le berger et \u00e0 qui les brebis n\u2019appartiennent pas, voit venir le loup, abandonne les brebis et s\u2019enfuit ; le loup les saisit et disperse les brebis. Le mercenaire s\u2019enfuit parce qu\u2019il est mercenaire et ne se soucie pas des brebis. Je suis le bon berger, je connais mes brebis et je suis connu des miennes. \u00bb {ST, 1er Mai 1879, par. 4}<\/td><\/tr><tr><td>Le Christ est le berger en chef. Il a confi\u00e9 le soin de son troupeau \u00e0 des sous-bergers. Il exige que ces bergers aient le m\u00eame int\u00e9r\u00eat pour ses brebis que lui-m\u00eame a toujours manifest\u00e9, qu\u2019ils se sentent toujours responsables de la charge qu\u2019il leur a confi\u00e9e. Les ministres, appel\u00e9s par Dieu \u00e0 \u0153uvrer dans la parole et la doctrine, sont les bergers du Christ. Il les a plac\u00e9s sous sa direction pour surveiller et soigner son troupeau. Il leur a solennellement command\u00e9 d\u2019\u00eatre des bergers fid\u00e8les, de nourrir le troupeau avec diligence, de suivre son exemple, de fortifier les faibles, de nourrir ceux qui d\u00e9faillent et de les prot\u00e9ger des b\u00eates d\u00e9vorantes. Il leur montre son exemple d\u2019amour pour ses brebis. Pour assurer leur d\u00e9livrance, il a donn\u00e9 sa propre vie. S\u2019ils imitent son exemple d\u2019abn\u00e9gation, le troupeau prosp\u00e9rera sous leur garde. Ils manifesteront un int\u00e9r\u00eat plus profond que Jacob, qui \u00e9tait un berger fid\u00e8le sur les brebis et les bovins de Laban. Ils travailleront constamment au bien-\u00eatre du troupeau. Ce ne seront pas de simples mercenaires, dont parle J\u00e9sus, qui ne manifestent aucun int\u00e9r\u00eat particulier pour les brebis, qui, en cas de danger ou d&#8217;\u00e9preuve, fuient et abandonnent le troupeau. Un berger qui travaille simplement pour le salaire qu&#8217;il obtient, ne se soucie que de lui-m\u00eame et ne pense qu&#8217;\u00e0 ses propres int\u00e9r\u00eats et \u00e0 son confort qu&#8217;au bien-\u00eatre de son troupeau. {ST, 1er Mai 1879 par. 5}<\/td><\/tr><tr><td>Le Christ, dans sa relation avec son peuple, est compar\u00e9 \u00e0 un berger. Il vit, apr\u00e8s la chute, ses brebis dans un \u00e9tat pitoyable, expos\u00e9es \u00e0 une destruction certaine. Il quitta les honneurs et les gloires de la maison de son p\u00e8re pour devenir berger, pour sauver les brebis errantes et mis\u00e9rables, pr\u00eates \u00e0 p\u00e9rir. On entendit sa voix conqu\u00e9rante les appeler \u00e0 son bercail, un refuge s\u00fbr et s\u00fbr contre la main des voleurs, un abri contre la chaleur torride et une protection contre les rafales glaciales. Il s&#8217;occupa continuellement du bien de ses brebis. Il fortifia les faibles, nourrit les souffrants, rassembla les agneaux du troupeau dans ses bras et les porta sur son sein. Ses brebis l&#8217;aiment. Il marche devant elles, elles entendent sa voix et le suivent. \u00ab Elles ne suivront pas un \u00e9tranger, mais elles le fuiront, car elles ne connaissent pas la voix des \u00e9trangers. \u00bb Le Christ dit : \u00ab Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. Mais le mercenaire, qui n\u2019est pas le berger et \u00e0 qui les brebis n\u2019appartiennent pas, voit venir le loup, abandonne les brebis et s\u2019enfuit ; le loup les saisit et disperse les brebis. Le mercenaire s\u2019enfuit parce qu\u2019il est mercenaire et ne se soucie pas des brebis. Je suis le bon berger, je connais mes brebis et je suis connu des miennes. \u00bb {ST, 1er Mai 1879, par. 4}<\/td><\/tr><tr><td>Tous ceux qui se disent bergers et qui pensent que servir en paroles et en doctrine, porter les fardeaux et prendre soin de tout berger fid\u00e8le est une t\u00e2che d\u00e9sagr\u00e9able, sont r\u00e9primand\u00e9s par l\u2019ap\u00f4tre : \u00ab Non par contrainte, mais de bon gr\u00e9, non pour un gain honteux, mais avec empressement. \u00bb Le chef des bergers serait dispos\u00e9 \u00e0 les lib\u00e9rer de bon gr\u00e9. L\u2019\u00c9glise de Dieu est achet\u00e9e par le sang de Christ, et chaque berger devrait comprendre que les brebis dont il a la garde co\u00fbtent une somme inestimable. Il devrait \u00eatre diligent dans son travail et pers\u00e9v\u00e9rant dans ses efforts pour maintenir le troupeau en bonne sant\u00e9 et en pleine croissance. Il devrait consid\u00e9rer les brebis confi\u00e9es \u00e0 ses soins comme ayant la plus haute valeur, et comprendre qu\u2019il sera appel\u00e9 \u00e0 rendre compte strictement de son minist\u00e8re. Et s\u2019il est trouv\u00e9 fid\u00e8le, il recevra une riche r\u00e9compense. \u00ab Lorsque le chef des bergers para\u00eetra, vous recevrez une couronne de gloire qui ne se fl\u00e9trit pas. \u00bb {ST, 1er Mai 1879 par. 7}<\/td><\/tr><tr><td>Jacob continua, pr\u00e9sentant clairement \u00e0 Laban l\u2019injustice de sa conduite : \u00ab Ainsi j\u2019ai \u00e9t\u00e9 vingt ans dans ta maison. Je t\u2019ai servi quatorze ans pour tes deux filles et six ans pour ton b\u00e9tail ; et tu as chang\u00e9 dix fois mon salaire. Si le Dieu de mon p\u00e8re, le Dieu d\u2019Abraham et le Dieu de la crainte d\u2019Isaac n\u2019avait pas \u00e9t\u00e9 avec moi, tu m\u2019aurais certainement renvoy\u00e9 \u00e0 vide. Dieu a vu mon affliction et le travail de mes mains, et t\u2019a r\u00e9primand\u00e9 hier soir. \u00bb {ST, 1er Mai 1879 par. 8}<\/td><\/tr><tr><td>Laban assura alors \u00e0 Jacob qu\u2019il avait un int\u00e9r\u00eat pour ses filles et leurs enfants, et qu\u2019il ne pouvait pas leur faire de mal. \u00ab Maintenant donc, dit-il, viens, faisons une alliance, moi et toi ; et qu\u2019elle serve de t\u00e9moin entre moi et toi. \u00bb Jacob y consentit et un tas de pierres fut dress\u00e9 comme signe visible du pacte. {ST, 1er Mai 1879 par. 9}<\/td><\/tr><tr><td>Et Laban dit : \u00ab Que le Seigneur veille entre moi et toi quand nous serons absents l&#8217;un de l&#8217;autre. Si tu affliges mes filles ou si tu prends d&#8217;autres femmes que mes filles, il n&#8217;y a pas d&#8217;homme avec nous, vois, Dieu est t\u00e9moin entre moi et toi. \u00bb Laban comprenait le mal de la polygamie, bien que ce soit par sa seule ruse que Jacob ait pris deux femmes. Il savait bien que c&#8217;\u00e9tait la jalousie de L\u00e9a et de Rachel qui les avait conduites \u00e0 donner leurs servantes \u00e0 Jacob, ce qui avait brouill\u00e9 les relations familiales et accru le malheur de ses filles. Et maintenant qu&#8217;elles voyagent vers un pays lointain et que leur int\u00e9r\u00eat est d&#8217;\u00eatre enti\u00e8rement s\u00e9par\u00e9es du sien, il voulait pr\u00e9server leur bonheur autant que possible. {ST, 1er Mai 1879 par. 10}<\/td><\/tr><tr><td>Jacob fit une alliance solennelle devant l&#8217;\u00c9ternel, selon laquelle il ne prendrait pas d&#8217;autres femmes. &#8220;Et Laban dit \u00e0 Jacob : Voici ce monceau et cette st\u00e8le que j&#8217;ai dress\u00e9e entre moi et toi ; que ce monceau et cette st\u00e8le soient t\u00e9moins que je ne franchirai pas ce monceau pour aller vers toi, et que tu ne franchiras pas ce monceau et cette st\u00e8le pour aller vers moi, pour me faire du mal. Que le Dieu d&#8217;Abraham et le Dieu de Nachor, le Dieu de leur p\u00e8re, soient juges entre nous. Et Jacob jura par la crainte d&#8217;Isaac, son p\u00e8re.&#8221; {ST, 1er Mai 1879 par. 11}<\/td><\/tr><tr><td><strong>Chapitre Treize.<\/strong><\/td><\/tr><tr><td><strong>Jacob et L&#8217;Ange.<\/strong><\/td><\/tr><tr><td>Jacob avait toujours en t\u00eate la conduite p\u00e9cheresse qu\u2019il avait suivie en trompant son p\u00e8re. Il savait que son long exil \u00e9tait le r\u00e9sultat de sa propre d\u00e9viation de la stricte int\u00e9grit\u00e9, de la loi du droit. Il m\u00e9ditait sur ces choses jour et nuit, sa conscience l\u2019accusant et rendant son voyage tr\u00e8s triste. Comme il d\u00e9sirait ardemment parcourir \u00e0 nouveau le terrain o\u00f9 il avait tr\u00e9buch\u00e9 et avait laiss\u00e9 sur son \u00e2me la tache du p\u00e9ch\u00e9. Avant sa transgression, il avait le sentiment de l\u2019approbation de Dieu qui le rendait courageux dans les difficult\u00e9s et joyeux au milieu des ennuis et de la tristesse. Il avait longtemps \u00e9t\u00e9 \u00e9tranger \u00e0 cette paix profonde et durable. Pourtant, il se souvenait avec gratitude de la faveur que Dieu lui avait accord\u00e9e, de la vision de l\u2019\u00e9chelle brillante et des promesses d\u2019aide et de direction. En passant en revue solennellement les fautes et les erreurs de sa vie et les mani\u00e8res dont Dieu l\u2019avait trait\u00e9, il reconnaissait humblement sa propre indignit\u00e9, la grande mis\u00e9ricorde de Dieu et la prosp\u00e9rit\u00e9 qui avait couronn\u00e9 ses travaux. {ST, 20 Novembre 1879 par. 1}<\/td><\/tr><tr><td>Comme les collines de son pays natal apparaissaient devant lui au loin, le c\u0153ur du patriarche fut profond\u00e9ment \u00e9mu. Il avait \u00e9prouv\u00e9 son Dieu et avait constat\u00e9 que ses promesses \u00e9taient infaillibles ; il croyait que Dieu serait avec lui ; mais, alors qu\u2019il s\u2019approchait d\u2019Edom, il avait beaucoup de craintes \u00e0 l\u2019\u00e9gard d\u2019Esa\u00fc, qui pouvait maintenant faire beaucoup de mal \u00e0 son jeune fr\u00e8re s\u2019il \u00e9tait dispos\u00e9 \u00e0 le faire. De nouveau, le Seigneur encouragea le c\u0153ur de son serviteur en lui donnant un signe de protection et de sollicitude divines. Juste devant lui, comme s\u2019il lui montrait la voie, il vit deux arm\u00e9es d\u2019anges c\u00e9lestes marchant comme guide et garde ; et lorsqu\u2019il les vit, il se lan\u00e7a dans un langage de louange et s\u2019\u00e9cria : \u00ab C\u2019est l\u2019arm\u00e9e de Dieu. \u00bb Et il appela le nom de ce lieu Mahana\u00efm, qui signifie deux arm\u00e9es ou camps. {ST, 20 Novembre 1879, par. 2}<\/td><\/tr><tr><td>Bien que Jacob ait eu de si grandes preuves que Dieu le prot\u00e9gerait, il sentit qu\u2019il avait lui-m\u00eame quelque chose \u00e0 faire pour sa propre s\u00e9curit\u00e9. Il envoya donc ses serviteurs porter un message de conciliation \u00e0 \u00c9sa\u00fc, qui habitait au mont S\u00e9ir, dans le pays d\u2019\u00c9dom. Il ne pr\u00e9tendit pas avoir la pr\u00e9s\u00e9ance, mais s\u2019adressa courtoisement \u00e0 son fr\u00e8re comme \u00e0 un sup\u00e9rieur, esp\u00e9rant ainsi apaiser la col\u00e8re que sa conduite ant\u00e9rieure avait excit\u00e9e. \u00c9sa\u00fc fut inform\u00e9 du retour sain et sauf de son jeune fr\u00e8re avec de nombreux biens, du b\u00e9tail et des serviteurs, et qu\u2019il serait tr\u00e8s heureux de le rencontrer avec des sentiments fraternels. Les messagers revinrent aupr\u00e8s de leur ma\u00eetre avec la nouvelle qu\u2019\u00c9sa\u00fc s\u2019avan\u00e7ait \u00e0 sa rencontre accompagn\u00e9 de quatre cents hommes ; et aucune r\u00e9ponse ne fut envoy\u00e9e au message amical. {ST, 20 Novembre 1879 par. 3}<\/td><\/tr><tr><td>Il semblait certain qu\u2019\u00c9sa\u00fc venait en col\u00e8re pour se venger. Un sentiment de terreur envahit tout le camp. Jacob \u00e9tait en d\u00e9tresse. Il ne pouvait pas revenir en arri\u00e8re et il craignait d\u2019avancer. Sa compagnie \u00e9tait peu nombreuse et totalement d\u00e9sorganis\u00e9e pour une rencontre. Il les divisa donc en deux bandes, afin que si l\u2019une \u00e9tait attaqu\u00e9e, l\u2019autre ait l\u2019occasion de s\u2019\u00e9chapper. Il ne manqua pas de faire tout ce qui \u00e9tait en son pouvoir pour pr\u00e9server sa vie et celle de ceux qui d\u00e9pendaient de lui, et il implora alors Dieu pour sa pr\u00e9sence et sa protection. Il ne comptait pas sur ses sentiments, ni sur aucune bont\u00e9 qu\u2019il poss\u00e9dait, mais sur la promesse certaine de Dieu : \u00ab Tu m\u2019as dit : Retourne dans ton pays et dans ta parent\u00e9, et je te ferai du bien. Je ne suis pas digne de la moindre de toutes les mis\u00e9ricordes et de toute la v\u00e9rit\u00e9 que tu as montr\u00e9es \u00e0 ton serviteur ; car avec mon b\u00e2ton j\u2019ai travers\u00e9 ce Jourdain, et maintenant je suis devenu deux bandes. D\u00e9livre-moi, je te prie, de la main de mon fr\u00e8re, de la main d\u2019Esa\u00fc ; car je le crains, de peur qu\u2019il ne vienne et ne me frappe, moi et la m\u00e8re avec les enfants. \u00bb {ST, 20 Novembre 1879 par. 4}<\/td><\/tr><tr><td>Jacob s\u2019arr\u00eata dans son voyage pour \u00e9laborer des plans m\u00fbrs pour apaiser la col\u00e8re de son fr\u00e8re. Il ne se pr\u00e9cipiterait pas imprudemment dans le danger, mais envoya de gros pr\u00e9sents \u00e0 \u00c9sa\u00fc par les mains de ses serviteurs, avec un message bien calcul\u00e9 pour faire une impression favorable. Il envoya ses femmes et ses enfants, avec tous ses biens, en avant du voyage, tandis que lui-m\u00eame restait en arri\u00e8re. Il pensait que la vue de cette petite compagnie sans d\u00e9fense toucherait les sentiments d\u2019\u00c9sa\u00fc, qui, bien que hardi et vindicatif, \u00e9tait pourtant pitoyable et tendre envers les faibles et les sans protection. Si son regard se posait d\u2019abord sur Jacob, sa col\u00e8re pourrait \u00eatre excit\u00e9e et ils p\u00e9riraient tous. {ST, 20 Novembre 1879 par. 5}<\/td><\/tr><tr><td>Jacob voulait \u00eatre seul avec son Dieu. Il \u00e9tait minuit. Tout ce qui lui \u00e9tait cher \u00e9tait \u00e0 distance, expos\u00e9 au danger et \u00e0 la mort. La goutte la plus am\u00e8re dans sa coupe d&#8217;angoisse \u00e9tait la pens\u00e9e que son propre p\u00e9ch\u00e9 avait attir\u00e9 ce grand p\u00e9ril sur ses femmes et ses enfants, qui \u00e9taient innocents du p\u00e9ch\u00e9 dont il s&#8217;\u00e9tait rendu coupable. Il avait d\u00e9cid\u00e9 de passer la nuit dans l&#8217;humiliation et la pri\u00e8re. Dieu pouvait attendrir le c\u0153ur de son fr\u00e8re. Dieu \u00e9tait son seul refuge et sa seule force. Dans un lieu d\u00e9sol\u00e9, infest\u00e9 de brigands et de meurtriers, il se prosterna sur la terre dans une profonde d\u00e9tresse ; son \u00e2me \u00e9tait d\u00e9chir\u00e9e par l&#8217;angoisse, et avec des cris fervents m\u00eal\u00e9s de larmes, il fit sa pri\u00e8re devant Dieu. Des mains fortes se pos\u00e8rent soudain sur ses \u00e9paules. Il saisit imm\u00e9diatement son agresseur, car il sentait que cette attaque visait sa vie, qu&#8217;il \u00e9tait entre les mains d&#8217;un brigand ou d&#8217;un meurtrier. La lutte est rude ; aucun des deux ne prononce un mot ; Mais Jacob d\u00e9ploie toutes ses forces et ne rel\u00e2che pas un instant ses efforts. La lutte continua ainsi jusqu&#8217;\u00e0 l&#8217;aube, lorsque l&#8217;\u00e9tranger posa son doigt sur la cuisse de Jacob, qui fut instantan\u00e9ment paralys\u00e9. Le patriarche discerne alors le caract\u00e8re de son adversaire. Il sait qu&#8217;il a \u00e9t\u00e9 en conflit corporel avec un messager c\u00e9leste, et c&#8217;est pourquoi ses efforts presque surhumains ne lui ont pas valu la victoire. Il est maintenant invalide et souffre des plus vives douleurs, mais il ne l\u00e2che pas prise. Il tombe, ennemi vaincu, tout repentant et bris\u00e9, sur le cou de l&#8217;ange. {ST, 20 Novembre 1879 par. 6}<\/td><\/tr><tr><td>Dans l&#8217;histoire inspir\u00e9e de cet \u00e9v\u00e9nement, celui qui lutta avec Jacob est appel\u00e9 un homme ; Os\u00e9e l&#8217;appelle l&#8217;ange ; tandis que Jacob dit : \u00ab J&#8217;ai vu Dieu face \u00e0 face \u00bb. On dit aussi qu&#8217;il avait du pouvoir avec Dieu. C&#8217;\u00e9tait la Majest\u00e9 du Ciel, l&#8217;Ange de l&#8217;alliance, qui vint, sous la forme et l&#8217;apparence d&#8217;un homme, \u00e0 Jacob. Le messager divin use de la force pour se lib\u00e9rer de l\u2019emprise de Jacob ; il le supplie : \u00ab Laisse-moi partir, car l\u2019aurore se l\u00e8ve. \u00bb Mais Jacob avait invoqu\u00e9 les promesses de Dieu ; il avait eu confiance en sa parole promise, qui est aussi s\u00fbre et infaillible que son tr\u00f4ne ; et maintenant, par l\u2019humiliation, le repentir et l\u2019abandon de soi, ce mortel p\u00e9cheur et \u00e9gar\u00e9 peut conclure un accord avec J\u00e9sus-Christ : \u00ab Je ne te laisserai pas aller, que tu ne me b\u00e9nisses. \u00bb Quelle audace se manifeste ici ! Quelle foi \u00e9lev\u00e9e, quelle pers\u00e9v\u00e9rance et quelle sainte confiance ! \u00c9tait-ce l\u00e0 de la pr\u00e9somption et de la familiarit\u00e9 injustifi\u00e9e de la part de Jacob ? S\u2019il avait eu ce caract\u00e8re, il n\u2019aurait pas surv\u00e9cu \u00e0 cette sc\u00e8ne. Il ne s\u2019agissait pas d\u2019une pr\u00e9tention \u00e9go\u00efste, vantarde et pr\u00e9somptueuse, mais de l\u2019assurance de quelqu\u2019un qui se rend compte de sa faiblesse et de son indignit\u00e9, et de la capacit\u00e9 de Dieu \u00e0 accomplir sa promesse. L\u2019erreur qui avait conduit Jacob au p\u00e9ch\u00e9 en obtenant frauduleusement le droit d\u2019a\u00eenesse \u00e9tait maintenant d\u00e9voil\u00e9e devant lui. Il n\u2019avait pas fait confiance \u00e0 Dieu et \u00e0 ses promesses comme il aurait d\u00fb le faire. Il avait cherch\u00e9 par ses propres \u0153uvres et sa propre puissance \u00e0 r\u00e9aliser ce que Dieu \u00e9tait abondamment capable d\u2019accomplir en son temps et \u00e0 sa mani\u00e8re. {ST, 20 Novembre 1879, par. 7}<\/td><\/tr><tr><td>&#8220;Et voyant qu&#8217;il ne l&#8217;emportait pas sur lui&#8221; &#8211; la Majest\u00e9 du Ciel ne l&#8217;emporta pas sur un homme de poussi\u00e8re, un mortel p\u00e9cheur ! La raison en est que l&#8217;homme a fix\u00e9 la main tremblante de la foi sur la promesse de Dieu, et le messager divin ne peut pas le laisser pendu \u00e0 son cou, repentant, pleurant, impuissant. Son grand c\u0153ur d&#8217;amour ne peut se d\u00e9tourner du suppliant sans lui accorder sa requ\u00eate. Le Christ ne voulait pas le laisser sans b\u00e9n\u00e9diction alors que son \u00e2me \u00e9tait envelopp\u00e9e de d\u00e9sespoir ; car il est plus dispos\u00e9 \u00e0 donner de bonnes choses \u00e0 ceux qui le lui demandent que les parents ne le sont \u00e0 donner \u00e0 leurs enfants. {ST, 20 Novembre 1879, par. 8}<\/td><\/tr><tr><td>L&#8217;ange demanda \u00e0 Jacob : &#8220;Quel est ton nom ?&#8221; et, inform\u00e9, il dit : &#8220;Ton nom ne sera plus Jacob [le supplanteur], mais Isra\u00ebl ; car tu as le pouvoir comme un prince aupr\u00e8s de Dieu et aupr\u00e8s des hommes, et tu as \u00e9t\u00e9 vainqueur.&#8221; Jacob avait re\u00e7u la b\u00e9n\u00e9diction que son \u00e2me avait d\u00e9sir\u00e9e ; Son p\u00e9ch\u00e9 de supplanteur et de trompeur lui fut pardonn\u00e9. La crise de sa vie \u00e9tait pass\u00e9e. Dieu montre, dans sa fa\u00e7on d\u2019agir envers Jacob, qu\u2019il ne tol\u00e9rera pas le moindre tort chez aucun de ses enfants ; il ne rejettera pas non plus et n\u2019abandonnera pas au d\u00e9sespoir et \u00e0 la destruction ceux qui sont tromp\u00e9s, tent\u00e9s et trahis dans le p\u00e9ch\u00e9. Le doute, la perplexit\u00e9 et le remords avaient empoisonn\u00e9 la vie de Jacob ; mais maintenant tout \u00e9tait chang\u00e9, et combien doux \u00e9taient le repos et la paix en Dieu, dans l\u2019assurance de sa faveur restaur\u00e9e. {ST, 20 Novembre 1879, par. 9}<\/td><\/tr><tr><td>\u00ab Oui, il eut pouvoir sur l\u2019ange, et il fut vainqueur ; il pleura et lui adressa des supplications ; il le trouva \u00e0 B\u00e9thel, et l\u00e0 il nous parla, le Seigneur Dieu des arm\u00e9es ; le Seigneur est son m\u00e9morial. \u00bb Quelle matin\u00e9e de lumi\u00e8re et de joie s\u2019est lev\u00e9e sur Jacob. Les ombres sombres et d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9es qui planaient sur lui la nuit pr\u00e9c\u00e9dente avaient disparu. L&#8217;\u00e9clat du soleil, brillant dans sa gloire, repr\u00e9sentait bien la lumi\u00e8re c\u00e9leste qui emplissait son \u00e2me. Son corps \u00e9tait paralys\u00e9, mais son esprit \u00e9tait fort en Dieu. Il portait quelques marques de la bataille, mais la victoire \u00e9tait la sienne. {ST, 20 Novembre 1879 par. 10}<\/td><\/tr><tr><td>Dans cet exemple, nous voyons quelle valeur a l&#8217;homme aux yeux du Dieu infini. Lorsqu&#8217;il enseigna aux hommes sur la terre, Celui qui apparut \u00e0 Jacob dit : \u00ab Ne vend-on pas cinq passereaux pour deux sous ? Et pas un d&#8217;eux n&#8217;est oubli\u00e9 devant Dieu. Mais m\u00eame les cheveux de votre t\u00eate sont tous compt\u00e9s. Ne craignez donc pas, vous valez plus que beaucoup de passereaux. \u00bb Les promesses de Dieu sont si s\u00fbres pour ceux qui ont confiance en lui qu&#8217;il laissera passer les cieux et la terre plut\u00f4t que de ne pas satisfaire le d\u00e9sir de ceux qui le craignent. Les grandes le\u00e7ons de paix, d&#8217;humilit\u00e9 et de confiance doivent \u00eatre apprises par tous les disciples du Christ. {ST, 20 Novembre 1879 par. 11}<\/td><\/tr><tr><td>Pendant que Jacob luttait avec l&#8217;ange cette nuit m\u00e9morable, un autre ange, l&#8217;un de ceux que le patriarche avait vus le prot\u00e9ger sur le chemin, fut envoy\u00e9 pour agir sur le c\u0153ur d&#8217;Esa\u00fc pendant ses heures de sommeil. Dans son r\u00eave, il vit son fr\u00e8re exil\u00e9 de la maison de son p\u00e8re pendant vingt ans par crainte de sa col\u00e8re ; il fut t\u00e9moin de sa tristesse de retrouver sa m\u00e8re morte ; il le vit entour\u00e9 des arm\u00e9es de Dieu. Esa\u00fc raconta ce r\u00eave \u00e0 ses quatre cents hommes arm\u00e9s et leur recommanda de ne pas faire de mal \u00e0 Jacob, car le Dieu de son p\u00e8re \u00e9tait avec lui. {ST, 20 Novembre 1879 par. 12}<\/td><\/tr><tr><td>Les deux compagnies s&#8217;approchent enfin l&#8217;une de l&#8217;autre ; le robuste chef avec ses soldats d&#8217;un c\u00f4t\u00e9, et de l&#8217;autre, Jacob, p\u00e2le de son r\u00e9cent conflit, et s&#8217;arr\u00eatant \u00e0 chaque pas, mais avec une lumi\u00e8re b\u00e9nigne et paisible refl\u00e9t\u00e9e sur son visage ; \u00e0 l&#8217;arri\u00e8re une compagnie sans armes d&#8217;hommes, de femmes et d&#8217;enfants, suivie par les troupeaux. Le patriarche, soutenu par son b\u00e2ton, s&#8217;avan\u00e7a \u00e0 la rencontre de cette troupe de guerriers, s&#8217;inclinant \u00e0 plusieurs reprises jusqu&#8217;\u00e0 terre en signe de respect, tandis que sa petite suite attendait l&#8217;issue avec la plus profonde anxi\u00e9t\u00e9. Ils virent les bras d&#8217;Esa\u00fc jet\u00e9s autour du cou de Jacob, serrant contre son sein celui qu&#8217;il avait si longtemps menac\u00e9 de la plus terrible vengeance. La vengeance se changea maintenant en tendre affection, et celui qui avait jadis soif du sang de son fr\u00e8re versa des larmes de joie, son c\u0153ur fondit en de douces tendresses d&#8217;amour et de tendresse. Les soldats de l&#8217;arm\u00e9e d&#8217;Esa\u00fc virent le r\u00e9sultat de cette nuit de pleurs et de pri\u00e8res ; mais ils ne savaient rien du combat et de la victoire. Ils comprenaient les sentiments du patriarche, l&#8217;\u00e9poux et le p\u00e8re, pour sa famille et ses biens ; mais ils ne pouvaient pas voir le lien qu&#8217;il avait avec Dieu, qui avait conquis le c\u0153ur d&#8217;Esa\u00fc de Celui qui a tous les c\u0153urs dans sa main. Il en a toujours \u00e9t\u00e9 ainsi pour les mondains ; ils ne discernent pas le secret de la force du chr\u00e9tien. Ils ne peuvent comprendre sa vie int\u00e9rieure. {ST, 20 Novembre 1879 par. 13}<\/td><\/tr><tr><td>Esa\u00fc regarda avec plaisir les biens de son fr\u00e8re. Il accepta les pr\u00e9sents que Jacob lui offrit, mais refusa de les accepter, car il poss\u00e9dait d\u00e9j\u00e0 beaucoup. Mais Jacob insista. Il \u00e9tait un prince avec Dieu, mais aussi soumis et humble qu&#8217;un petit enfant. &#8220;Et Jacob dit : Non, je te prie, si j&#8217;ai trouv\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 tes yeux, accepte mon pr\u00e9sent de ma main ; c&#8217;est pourquoi j&#8217;ai vu ta face comme si j&#8217;avais vu la face de Dieu, et tu m&#8217;as \u00e9t\u00e9 agr\u00e9able. Prends, je te prie, ma b\u00e9n\u00e9diction qui t&#8217;est apport\u00e9e, parce que Dieu m&#8217;a fait gr\u00e2ce, et parce que j&#8217;ai assez. Et il le pressa, et il l&#8217;accepta.&#8221; {ST, 20 Novembre 1879 par. 14}<\/td><\/tr><tr><td>Esa\u00fc invita Jacob chez lui \u00e0 S\u00e9ir, et lui proposa de l&#8217;accompagner dans son voyage. Mais Jacob n&#8217;\u00e9tait pas dispos\u00e9 \u00e0 accepter l&#8217;offre. Il savait qu&#8217;Esa\u00fc \u00e9tait maintenant sous l&#8217;influence directe de l&#8217;Esprit de Dieu ; Quand un autre esprit viendrait sur lui, ses sentiments pourraient changer consid\u00e9rablement. Jacob ne refusa pas l\u2019offre, mais il pr\u00e9senta la v\u00e9ritable situation de son groupe, ses troupeaux de moutons et de b\u0153ufs, \u00e0 savoir qu\u2019ils ne pouvaient pas faire le voyage avec l\u2019exp\u00e9dition qui serait agr\u00e9able \u00e0 Esa\u00fc et \u00e0 sa bande. Il l\u2019exhorta \u00e0 retourner chez lui, tandis que le groupe le suivrait lentement. Esa\u00fc d\u00e9sirait partir avec ses fr\u00e8res soldats pour le garder, lui et sa compagnie ; mais Jacob avait la preuve qu\u2019ils \u00e9taient gard\u00e9s par une puissante arm\u00e9e d\u2019anges c\u00e9lestes, et il d\u00e9clina courtoisement cette faveur. Les fr\u00e8res se s\u00e9par\u00e8rent avec des sentiments tendres. {ST, 20 Novembre 1879, par. 15}<\/td><\/tr><tr><td>Jacob et Esa\u00fc repr\u00e9sentent deux classes. Jacob, le juste ; et Esa\u00fc, le m\u00e9chant. La nuit de lutte et d\u2019angoisse de Jacob repr\u00e9sente le temps de trouble que le peuple de Dieu doit traverser juste avant la seconde venue du Christ. J\u00e9r\u00e9mie fait allusion \u00e0 cette \u00e9poque : \u00ab Pourquoi vois-je tous les hommes les mains sur les reins, comme des femmes en travail ? Pourquoi tous les visages sont-ils devenus p\u00e2les ? H\u00e9las ! car ce jour est grand, il n&#8217;y en a pas eu de semblable ; c&#8217;est un temps d&#8217;angoisse pour Jacob ; mais il en sera d\u00e9livr\u00e9. \u00bb Daniel, dans une vision proph\u00e9tique qui regarde ce moment, dit : \u00ab En ce temps-l\u00e0 se l\u00e8vera Mica\u00ebl, le grand chef, le d\u00e9fenseur des enfants de ton peuple ; et ce sera un temps d&#8217;angoisse tel qu&#8217;il n&#8217;y en a point eu depuis que les nations existent jusqu&#8217;\u00e0 cette \u00e9poque-l\u00e0 ; et en ce temps-l\u00e0, ton peuple sera sauv\u00e9, tous ceux qui seront trouv\u00e9s inscrits dans le livre. \u00bb Esa\u00efe parle de la m\u00eame \u00e9poque : \u00ab Viens, mon peuple, entre dans ta chambre, ferme ta porte sur toi, cache-toi un instant, jusqu\u2019\u00e0 ce que la col\u00e8re soit pass\u00e9e. Car voici, l\u2019\u00c9ternel sort de sa demeure pour punir les habitants de la terre de leurs iniquit\u00e9s ; la terre d\u00e9voilera son sang, et ne couvrira plus ses morts. \u00bb {ST, 27 Novembre 1879, par. 1}<\/td><\/tr><tr><td>Dans sa d\u00e9tresse, Jacob saisit l\u2019ange, le tint fermement et lutta avec lui toute la nuit. De m\u00eame, les justes, au temps de leur d\u00e9tresse, lutteront avec Dieu dans la pri\u00e8re. Jacob a pri\u00e9 toute la nuit pour \u00eatre d\u00e9livr\u00e9 de la main d\u2019\u00c9sa\u00fc. Les justes, dans leur angoisse mentale, crieront \u00e0 Dieu jour et nuit pour \u00eatre d\u00e9livr\u00e9s des mains des m\u00e9chants qui les entourent. Jacob confessa son indignit\u00e9 : \u00ab Je ne suis pas digne de la moindre de toutes les mis\u00e9ricordes et de toute la v\u00e9rit\u00e9 que tu as montr\u00e9es \u00e0 ton serviteur. \u00bb Les justes auront un profond sentiment de leurs manquements et reconna\u00eetront avec beaucoup de larmes leur indignit\u00e9 totale et, comme Jacob, plaideront les promesses de Dieu par le Christ, faites justement \u00e0 de tels p\u00e9cheurs d\u00e9pendants, impuissants et repentants. {ST, 27 Novembre 1879 par. 2}<\/td><\/tr><tr><td>Jacob saisit fermement l&#8217;ange et ne le l\u00e2cha pas. Tandis qu&#8217;il suppliait avec larmes, l&#8217;ange lui rappela ses torts pass\u00e9s et s&#8217;effor\u00e7a de lui \u00e9chapper, de le tester et de l&#8217;\u00e9prouver. De m\u00eame, les justes, au jour de leur angoisse, seront test\u00e9s, \u00e9prouv\u00e9s et mis \u00e0 l&#8217;\u00e9preuve, pour manifester la force de leur foi, leur pers\u00e9v\u00e9rance et leur confiance in\u00e9branlable dans la puissance de Dieu pour les d\u00e9livrer. {ST, 27 Novembre 1879 par. 3}<\/td><\/tr><tr><td>Jacob ne se laissa pas repousser. Il savait que Dieu \u00e9tait mis\u00e9ricordieux et il fit appel \u00e0 sa mis\u00e9ricorde. Il rappela son chagrin pass\u00e9 et son repentir pour ses torts et insista pour qu\u2019il soit d\u00e9livr\u00e9 de la main d\u2019Esa\u00fc. Ainsi, ses importunit\u00e9s continu\u00e8rent toute la nuit. En repensant \u00e0 ses torts pass\u00e9s, il fut presque au d\u00e9sespoir. Mais il savait qu\u2019il devait recevoir l\u2019aide de Dieu ou p\u00e9rir. Il s\u2019accrocha fermement \u00e0 l\u2019ange et insista pour qu\u2019il le supplie avec des cris angoissants et fervents jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019il l\u2019emporte. Il en sera ainsi pour les justes. En repensant aux \u00e9v\u00e9nements de leur vie pass\u00e9e, leurs espoirs s\u2019effondreront presque. Mais lorsqu\u2019ils se rendront compte qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une question de vie ou de mort, ils crieront sinc\u00e8rement \u00e0 Dieu et lui feront appel au sujet de leur chagrin pass\u00e9 et de leur humble repentir pour leurs nombreux p\u00e9ch\u00e9s, puis se r\u00e9f\u00e9reront \u00e0 sa promesse : \u00ab Qu\u2019il saisisse ma force, afin qu\u2019il fasse la paix avec moi, et il fera la paix avec moi. \u00bb Ainsi leurs pri\u00e8res ferventes seront pr\u00e9sent\u00e9es \u00e0 Dieu jour et nuit. Dieu n\u2019aurait pas entendu la pri\u00e8re de Jacob et n\u2019aurait pas mis\u00e9ricordieusement sauv\u00e9 sa vie s\u2019il ne s\u2019\u00e9tait pas auparavant repenti de ses torts en obtenant la b\u00e9n\u00e9diction par fraude. Satan et son arm\u00e9e ont fait tous les efforts possibles pour d\u00e9courager Jacob et briser son emprise sur Dieu en lui faisant prendre conscience du p\u00e9ch\u00e9 de sa fausset\u00e9 et de sa tromperie. Mais Jacob n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 laiss\u00e9 seul ; le capitaine de l\u2019arm\u00e9e du Seigneur, accompagn\u00e9 d\u2019une arm\u00e9e d\u2019anges, se tenait tout pr\u00e8s de l\u2019homme d\u00e9prim\u00e9 et effray\u00e9, afin qu\u2019il ne p\u00e9risse pas. {ST, 27 Novembre 1879, par. 4}<\/td><\/tr><tr><td>Les justes, comme Jacob, manifesteront une foi in\u00e9branlable et une d\u00e9termination sinc\u00e8re, qui ne tol\u00e9rera aucun reniement. Ils sentiront leur indignit\u00e9, mais n\u2019auront pas de torts cach\u00e9s \u00e0 r\u00e9v\u00e9ler. S\u2019ils avaient des p\u00e9ch\u00e9s non confess\u00e9s et non repentis \u00e0 leur faire appara\u00eetre alors devant eux, alors qu\u2019ils \u00e9taient tortur\u00e9s par la peur et l\u2019angoisse, ils seraient accabl\u00e9s. Le d\u00e9sespoir \u00f4terait \u00e0 Dieu sa foi sinc\u00e8re et ils ne pourraient plus avoir confiance pour demander avec autant de ferveur leur d\u00e9livrance. Ils passeraient leurs pr\u00e9cieux moments \u00e0 confesser leurs p\u00e9ch\u00e9s cach\u00e9s et \u00e0 d\u00e9plorer leur condition d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e. {ST, 27 Novembre 1879, par. 5}<\/td><\/tr><tr><td>En ces jours de p\u00e9ril, ceux qui ont \u00e9t\u00e9 infid\u00e8les dans leurs devoirs dans la vie et dont les erreurs et les p\u00e9ch\u00e9s de n\u00e9gligence sont inscrits contre eux dans le livre du ciel, sans qu&#8217;ils s&#8217;en soient repentis et n&#8217;aient pas \u00e9t\u00e9 pardonn\u00e9s, seront vaincus par Satan. Chacun doit \u00eatre mis \u00e0 l&#8217;\u00e9preuve et s\u00e9v\u00e8rement \u00e9prouv\u00e9. Satan d\u00e9ploiera toutes ses \u00e9nergies et appellera \u00e0 son aide son arm\u00e9e mal\u00e9fique, qui utilisera toute son exp\u00e9rience, ses artifices et ses ruses pour tromper les \u00e2mes et les arracher des mains de J\u00e9sus-Christ. Il leur fait croire qu&#8217;ils peuvent \u00eatre infid\u00e8les dans les devoirs mineurs de la vie, et Dieu ne verra pas, Dieu ne remarquera pas ; Mais cet \u00catre qui compte les cheveux de notre t\u00eate et qui note la chute du petit passereau, remarque chaque d\u00e9viation de la v\u00e9rit\u00e9, chaque \u00e9cart par rapport \u00e0 l\u2019honneur et \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9, tant dans les choses profanes que religieuses. Ces erreurs et ces p\u00e9ch\u00e9s corrompent l\u2019homme et le disqualifient pour la soci\u00e9t\u00e9 des anges c\u00e9lestes. Par son caract\u00e8re souill\u00e9, il s\u2019est plac\u00e9 sous le drapeau de Satan. Le grand trompeur a pouvoir sur cette classe. Plus leur profession est \u00e9lev\u00e9e, plus leur position est honorable, plus leur conduite est grave aux yeux de Dieu, plus le triomphe de Satan est certain. Ceux-ci n\u2019auront aucun abri au temps de la d\u00e9tresse de Jacob. Leurs p\u00e9ch\u00e9s appara\u00eetront alors d\u2019une telle ampleur qu\u2019ils n\u2019auront pas la confiance n\u00e9cessaire pour prier, ni le c\u0153ur pour lutter comme Jacob. D\u2019un autre c\u00f4t\u00e9, ceux qui ont \u00e9t\u00e9 anim\u00e9s de la m\u00eame passion, errants et p\u00e9cheurs dans leur vie, mais qui se sont repentis de leurs p\u00e9ch\u00e9s et les ont confess\u00e9s dans une tristesse sinc\u00e8re, auront le pardon inscrit \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de leur nom dans les registres c\u00e9lestes. Ils seront cach\u00e9s au jour de la col\u00e8re du Seigneur. Satan attaquera cette classe, mais comme Jacob, ils ont saisi la force de Dieu, et fid\u00e8le \u00e0 son caract\u00e8re, il est en paix avec eux, et envoie des anges pour les r\u00e9conforter, les b\u00e9nir et les soutenir dans leur temps de p\u00e9ril. Le temps de d\u00e9tresse de Jacob mettra chacun \u00e0 l&#8217;\u00e9preuve et distinguera le v\u00e9ritable chr\u00e9tien de celui qui n&#8217;est tel que de nom. {ST, 27 Novembre 1879, par. 6}<\/td><\/tr><tr><td>Ceux qui se disent croyants et qui arrivent au temps de d\u00e9tresse sans \u00eatre pr\u00e9par\u00e9s confesseront, dans leur d\u00e9sespoir, leurs p\u00e9ch\u00e9s devant le monde avec des paroles d&#8217;angoisse br\u00fblante, tandis que les m\u00e9chants se r\u00e9jouiront de leur d\u00e9tresse. Le cas de tous ces gens est sans espoir. Lorsque le Christ se l\u00e8vera et quittera le lieu tr\u00e8s saint, le temps de d\u00e9tresse commencera, le cas de chaque \u00e2me sera d\u00e9cid\u00e9, et il n&#8217;y aura plus de sang expiatoire pour purifier du p\u00e9ch\u00e9 et de la souillure. En quittant le lieu tr\u00e8s saint, J\u00e9sus parle avec un ton de d\u00e9cision et d&#8217;autorit\u00e9 royale : \u00ab Que celui qui est injuste continue \u00e0 \u00eatre injuste ; que celui qui est souill\u00e9 continue \u00e0 se souiller ; que celui qui est juste continue \u00e0 \u00eatre juste ; et que celui qui est saint continue \u00e0 se sanctifier. Et voici, je viens bient\u00f4t, et ma r\u00e9tribution est avec moi, pour rendre \u00e0 chacun selon ce qu&#8217;est son \u0153uvre. \u00bb {ST, 27 Novembre 1879 par. 7}<\/td><\/tr><tr><td>Ceux qui ont tard\u00e9 \u00e0 se pr\u00e9parer pour le jour de Dieu ne peuvent l\u2019obtenir ni au temps de d\u00e9tresse ni \u00e0 aucune autre p\u00e9riode future. Les justes ne cesseront pas de crier avec ferveur et avec angoisse pour la d\u00e9livrance. Ils ne peuvent se rappeler aucun p\u00e9ch\u00e9 particulier, mais dans toute leur vie ils ne voient que peu de choses bonnes. Leurs p\u00e9ch\u00e9s ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 le jugement, et le pardon a \u00e9t\u00e9 inscrit. Leurs p\u00e9ch\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 emport\u00e9s dans le pays de l\u2019oubli, et ils ne peuvent s\u2019en souvenir. Une destruction certaine les menace, et, comme Jacob, ils ne permettront pas que leur foi s\u2019affaiblisse parce que leurs pri\u00e8res ne sont pas imm\u00e9diatement exauc\u00e9es. Bien qu\u2019ils souffrent des affres de la faim, ils ne cesseront pas leurs intercessions. Ils s\u2019emparent de la force de Dieu, comme Jacob s\u2019est empar\u00e9 de l\u2019ange, et le langage de leur \u00e2me est : \u00ab Je ne te laisserai pas aller sans que tu me b\u00e9nisses. \u00bb {ST, 27 Novembre 1879, par. 8}<\/td><\/tr><tr><td>Cette p\u00e9riode de d\u00e9tresse et d\u2019angoisse exigera un effort de ferveur et une foi d\u00e9termin\u00e9e qui puisse supporter le retard et la faim, et ne faillira pas sous la faiblesse, m\u00eame si elle est s\u00e9v\u00e8rement \u00e9prouv\u00e9e. La p\u00e9riode de probation est le temps accord\u00e9 \u00e0 tous pour se pr\u00e9parer pour le jour de Dieu. Si quelqu\u2019un n\u00e9glige la pr\u00e9paration et ne tient pas compte des avertissements fid\u00e8les donn\u00e9s, il sera sans excuse. La conduite de Jacob dans sa lutte avec l\u2019ange devrait \u00eatre un exemple pour les chr\u00e9tiens. Jacob a gagn\u00e9 parce qu\u2019il \u00e9tait pers\u00e9v\u00e9rant et d\u00e9termin\u00e9. Tous ceux qui d\u00e9sirent la b\u00e9n\u00e9diction de Dieu, comme Jacob, et qui s\u2019empareront des promesses comme lui, et seront aussi fervents et pers\u00e9v\u00e9rants que lui, r\u00e9ussiront comme lui. La raison pour laquelle il y a si peu d\u2019exercice de la vraie foi, et si peu du poids de la v\u00e9rit\u00e9 qui repose sur de nombreux croyants profess\u00e9, c\u2019est qu\u2019ils sont indolents dans les choses spirituelles. Ils ne veulent pas faire d\u2019efforts, renoncer \u00e0 eux-m\u00eames, agoniser devant Dieu, prier longtemps et avec ferveur pour la b\u00e9n\u00e9diction, et c\u2019est pourquoi ils ne l\u2019obtiennent pas. Il faut d\u00e9velopper d\u00e8s maintenant la foi qui survivra au temps de d\u00e9tresse. Ceux qui ne font pas de grands efforts pour exercer une foi pers\u00e9v\u00e9rante ne pourront pas tenir le coup au jour de d\u00e9tresse. {ST, 27 Novembre 1879, par. 9}<\/td><\/tr><tr><td>Lors de la transfiguration, J\u00e9sus fut glorifi\u00e9 par son P\u00e8re. De ses l\u00e8vres sortirent ces paroles : \u00ab Maintenant le Fils de l\u2019homme est glorifi\u00e9, et Dieu est glorifi\u00e9 en lui. \u00bb Avant sa trahison et sa crucifixion, il avait \u00e9t\u00e9 fortifi\u00e9 pour ses derni\u00e8res souffrances atroces. Lorsque les membres du corps du Christ approcheront de la p\u00e9riode de leur conflit final, ils grandiront en lui et poss\u00e9deront des caract\u00e8res sym\u00e9triques. Lorsque le message du troisi\u00e8me ange se transformera en un grand cri, une grande puissance et une grande gloire accompagneront l\u2019\u0153uvre finale. C\u2019est la pluie de l\u2019arri\u00e8re-saison qui vivifie et fortifie le peuple de Dieu pour traverser le temps de d\u00e9tresse de Jacob dont parlent les proph\u00e8tes. La gloire de cette lumi\u00e8re qui accompagne le troisi\u00e8me ange se refl\u00e9tera sur eux. Dieu pr\u00e9servera son peuple pendant ce temps de p\u00e9ril. {ST, 27 Novembre 1879 par. 10}<\/td><\/tr><tr><td>Par l\u2019abandon de soi et la foi confiante, Jacob a obtenu ce qu\u2019il n\u2019avait pas r\u00e9ussi \u00e0 obtenir en combattant par ses propres forces. Dieu voulait ici faire pleinement savoir \u00e0 son serviteur que c\u2019\u00e9tait la puissance et la gr\u00e2ce divines seules qui pouvaient lui donner la vie et la paix qu\u2019il d\u00e9sirait tant. Cette le\u00e7on est pour tous les temps. Ceux qui vivent dans les derniers jours doivent passer par une exp\u00e9rience semblable \u00e0 celle de Jacob. Des ennemis seront tout autour d\u2019eux, pr\u00eats \u00e0 les condamner et \u00e0 les d\u00e9truire. L\u2019alarme et le d\u00e9sespoir les saisiront, car il leur appara\u00eetra, comme \u00e0 Jacob dans sa d\u00e9tresse, que Dieu lui-m\u00eame est devenu un ennemi vengeur. C\u2019est le dessein de Dieu de r\u00e9veiller les \u00e9nergies endormies de son peuple pour qu\u2019ils regardent au-del\u00e0 d\u2019eux-m\u00eames et loin d\u2019eux-m\u00eames vers Celui qui peut apporter aide et salut, afin que les promesses faites pr\u00e9cis\u00e9ment pour un tel temps puissent \u00eatre vues dans leur valeur, et qu\u2019on puisse s\u2019y fier avec une confiance in\u00e9branlable. Ici, la foi est prouv\u00e9e. {ST, 27 Novembre 1879 par. 11}<\/td><\/tr><tr><td>Le peuple de Dieu ressentira une profonde angoisse dans son \u00e2me, mais ses souffrances ne peuvent \u00eatre compar\u00e9es \u00e0 l\u2019agonie endur\u00e9e par notre adorable R\u00e9dempteur dans le jardin de Geths\u00e9man\u00e9. Il portait le poids de nos p\u00e9ch\u00e9s ; nous endurons l\u2019angoisse pour notre propre compte. Lutter avec Dieu, combien peu savent ce que c\u2019est ! Lutter avec Dieu, c\u2019est avoir l\u2019\u00e2me tir\u00e9e vers l\u2019ext\u00e9rieur avec une intensit\u00e9 de d\u00e9sir jusqu\u2019\u00e0 ce que toutes les forces soient \u00e0 bout, tandis que des vagues de d\u00e9sespoir qu\u2019aucun langage ne peut exprimer submergent l\u2019\u00e2me ; et pourtant le suppliant ne c\u00e8de pas, mais s\u2019accroche avec une t\u00e9nacit\u00e9 mortelle \u00e0 la promesse. {ST, 27 Novembre 1879 par. 12}<\/td><\/tr><tr><td>Jacob n\u2019avait rien demand\u00e9 de particulier \u00e0 l\u2019\u00c9ternel ; il ne demandait qu\u2019une b\u00e9n\u00e9diction ; il savait que l\u2019\u00c9ternel lui donnerait une b\u00e9n\u00e9diction appropri\u00e9e aux besoins du moment. Dieu le b\u00e9nit alors et l\u00e0 ; et sur le champ de bataille, il fut fait prince parmi les hommes. Il en sera de m\u00eame pour les agonisants qui l\u2019emporteront avec Dieu au temps de la d\u00e9tresse de Jacob. Les dangers s\u2019accumulent de tous c\u00f4t\u00e9s, et il est difficile de fixer l\u2019\u0153il de la foi sur les promesses au milieu des preuves certaines de la destruction imm\u00e9diate. Mais au milieu des r\u00e9jouissances et de la violence, les oreilles entendent coup sur coup le tonnerre le plus fort. Les cieux se sont assombris et ne sont illumin\u00e9s que par la lumi\u00e8re ardente et la gloire terrible du ciel. Dieu fait entendre sa voix de sa sainte demeure. La captivit\u00e9 de son peuple est transform\u00e9e. D\u2019une voix douce et mod\u00e9r\u00e9e, ils se disent l\u2019un \u00e0 l\u2019autre : Dieu est notre ami. Nous serons \u00e0 l\u2019abri du pouvoir des hommes m\u00e9chants. Dans une crainte solennelle, ils \u00e9coutent les paroles qui sortent du tr\u00f4ne de Dieu. Ceux qui entourent les justes sont alors dans leur moment de d\u00e9tresse et de peur inexprimable. L&#8217;horreur du d\u00e9sespoir les saisit, et ces pauvres infatu\u00e9s semblent maintenant se comprendre. Ceux qui ont \u00e9t\u00e9 tromp\u00e9s par les fables que leur pr\u00eachaient leurs ministres leur reprochent maintenant la perte de leur \u00e2me : Vous nous avez pr\u00each\u00e9 des mensonges. Nous avons cru au mensonge, et nous sommes perdus, perdus pour toujours. {ST, 27 Novembre 1879 par. 13}<\/td><\/tr><tr><td>C&#8217;est le temps auquel Malachie fait r\u00e9f\u00e9rence : \u00ab Alors vous reviendrez et vous discernerez entre le juste et le m\u00e9chant, entre celui qui sert Dieu et celui qui ne le sert pas. \u00bb {ST, 27 Novembre 1879 par. 14}<\/td><\/tr><tr><td><strong>Chapitre Quatorze.<\/strong><\/td><\/tr><tr><td><strong>La Deuxi\u00e8me Visite de Jacob \u00e0 B\u00e9thel.<\/strong><\/td><\/tr><tr><td>Jacob s\u2019installa \u00e0 Sichem, acheta un terrain et dressa sa tente, ainsi que son autel, qu\u2019il consacra \u00e0 Dieu. Les fils de Jacob n\u2019\u00e9taient pas tous guid\u00e9s par des principes religieux. Leur traitement inhumain envers les Sichemites offensait Dieu. Leur p\u00e8re fut tenu dans l\u2019ignorance de leur intention jusqu\u2019\u00e0 ce que l\u2019\u0153uvre de cruaut\u00e9 soit accomplie. Lorsqu\u2019il apprit ce qui s\u2019\u00e9tait pass\u00e9, il les r\u00e9primanda s\u00e9v\u00e8rement pour leur conduite perfide et vengeresse. Sim\u00e9on et L\u00e9vi tent\u00e8rent de se d\u00e9fendre en affirmant qu\u2019ils avaient ainsi veng\u00e9 le tort fait \u00e0 leur s\u0153ur. Mais Jacob les assura que rien ne pouvait justifier leur conduite ; par le p\u00e9ch\u00e9 d\u2019un seul homme, ils avaient fait souffrir les habitants innocents de toute une ville. Ces gens avaient plac\u00e9 leur confiance en eux et avaient ainsi \u00e9t\u00e9 honteusement trahis. Le Dieu d\u2019Isra\u00ebl avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9shonor\u00e9. Jacob se sentit profond\u00e9ment humili\u00e9 ; il savait que tromperie et cruaut\u00e9 avaient \u00e9t\u00e9 pratiqu\u00e9es, et il sentit qu\u2019il serait maintenant ha\u00ef et m\u00e9pris\u00e9 par les habitants du pays qui les entourait. {ST, 4 D\u00e9cembre 1879 par. 1}<\/td><\/tr><tr><td>Il vit aussi que la trahison et la cruaut\u00e9 grandissaient chez ses fils, qu&#8217;ils oubliaient Dieu et permettaient \u00e0 l&#8217;infid\u00e9lit\u00e9 de p\u00e9n\u00e9trer leur c\u0153ur. Il savait qu&#8217;il y avait mati\u00e8re \u00e0 se condamner lui-m\u00eame dans cette affaire, et il commen\u00e7a \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 sa propre conduite en permettant \u00e0 sa bien-aim\u00e9e Rachel de cacher les dieux de son p\u00e8re qu&#8217;elle avait vol\u00e9s, alors qu&#8217;il aurait d\u00fb d\u00e9truire imm\u00e9diatement tout ce qui pouvait conduire \u00e0 l&#8217;infid\u00e9lit\u00e9. {ST, 4 D\u00e9cembre 1879 par. 2}<\/td><\/tr><tr><td>Il y avait de faux dieux dans le camp d&#8217;Isra\u00ebl, et il n&#8217;avait pas utilis\u00e9 de moyens rapides pour les d\u00e9truire ; et le culte idol\u00e2tre \u00e9tait plus ou moins pratiqu\u00e9 par sa famille. Il savait que si Dieu les traitait, dans le cas pr\u00e9sent, selon leur crime, il permettrait aux nations environnantes de se venger d&#8217;eux. {ST, 4 D\u00e9cembre 1879 par. 3}<\/td><\/tr><tr><td>Alors que Jacob \u00e9tait accabl\u00e9 de d\u00e9tresse, l\u2019\u00c9ternel eut compassion de lui et lui ordonna de quitter son lieu et de se diriger vers le sud, \u00e0 B\u00e9thel. A la mention de ce nom, le patriarche se souvient non seulement de sa vision des anges montant et descendant, et de Dieu au-dessus d\u2019eux lui adressant des paroles de r\u00e9confort, mais aussi du v\u0153u qu\u2019il avait fait l\u00e0, que si Dieu le garde et le b\u00e9nit, l\u2019\u00c9ternel serait son Dieu. Et il r\u00e9fl\u00e9chit ainsi : Ai-je \u00e9t\u00e9 aussi fid\u00e8le \u00e0 ma promesse que Dieu l\u2019a \u00e9t\u00e9 envers moi ? Il vit et sentit la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019\u00eatre plus m\u00e9ticuleux et d\u00e9cida dans sa famille de se d\u00e9barrasser de tout ce qui sentait l\u2019idol\u00e2trie. Il r\u00e9solut de purifier le camp, afin que sa compagnie puisse se rendre dans ce lieu sacr\u00e9, exempte de toute souillure. Il se l\u00e8ve donc et leur parle : \u00ab \u00c9loignez les dieux \u00e9trangers qui sont parmi vous, purifiez-vous, changez de v\u00eatements, levons-nous et montons \u00e0 B\u00e9thel, et l\u00e0 je ferai un autel \u00e0 Dieu qui m&#8217;a r\u00e9pondu au jour de ma d\u00e9tresse, et qui a \u00e9t\u00e9 avec moi sur le chemin que j&#8217;ai suivi. \u00bb {ST, 4 D\u00e9cembre 1879 par. 4}<\/td><\/tr><tr><td>Il leur raconta alors, la voix tremblante et les l\u00e8vres tremblantes, sa perplexit\u00e9. Alors qu&#8217;il n&#8217;\u00e9tait qu&#8217;un jeune homme, il avait quitt\u00e9 la tente de son p\u00e8re, voyageur solitaire, craignant pour sa vie, sans aucun ami terrestre pour le r\u00e9conforter ou l&#8217;encourager. Apr\u00e8s avoir travers\u00e9 H\u00e9bron et Moriah, il arriva, le soir du deuxi\u00e8me jour, \u00e0 B\u00e9thel, le lieu sacr\u00e9 par les sacrifices et les pri\u00e8res d&#8217;Abraham. Il se sentit le c\u0153ur bris\u00e9 et sans amis dans sa solitude, et se coucha pour dormir. C&#8217;est l\u00e0 que Dieu lui donna ce r\u00eave encourageant de l&#8217;\u00e9chelle c\u00e9leste qui allait de la terre au ciel. Les anges de Dieu montaient et descendaient sur cette \u00e9chelle d&#8217;une clart\u00e9 \u00e9clatante, et le Seigneur lui-m\u00eame se tenait au-dessus d&#8217;elle et lui adressa ces paroles encourageantes : \u00ab Je suis le Seigneur, le Dieu d&#8217;Abraham, ton p\u00e8re, et le Dieu d&#8217;Isaac. La terre sur laquelle tu reposes, je la donnerai \u00e0 toi et \u00e0 ta descendance ; et ta descendance sera comme la poussi\u00e8re de la terre ; et en toi et en ta descendance seront b\u00e9nies toutes les familles de la terre. Et voici, je suis avec toi, je te garderai dans tous les lieux o\u00f9 tu iras, et je te ram\u00e8nerai dans ce pays. \u00bb {ST, 4 D\u00e9cembre 1879 par. 5}<\/td><\/tr><tr><td>En se r\u00e9veillant de ce r\u00eave, Jacob sentit que l&#8217;endroit \u00e9tait peupl\u00e9 d&#8217;anges et que Dieu le regardait avec tendresse et compassion, et il y \u00e9rigea un m\u00e9morial signifiant qu&#8217;il se souviendrait toujours de la bont\u00e9 aimante de Dieu. {ST, 4 D\u00e9cembre 1879 par. 6}<\/td><\/tr><tr><td>Comme Jacob examinait ainsi la bont\u00e9 et la mis\u00e9ricorde de Dieu envers lui, son propre c\u0153ur fut soumis et humili\u00e9 ; et il avait pris le moyen le plus efficace pour atteindre le c\u0153ur de ses enfants et les amener \u00e0 r\u00e9v\u00e9rer le Dieu du Ciel lorsqu\u2019ils arriv\u00e8rent \u00e0 B\u00e9thel. Aucun membre de sa famille n\u2019h\u00e9sita le moins du monde \u00e0 ob\u00e9ir \u00e0 ses ordres. Tous ceux qui \u00e9taient avec lui rendirent leurs idoles, ainsi que leurs boucles d\u2019oreilles, et il les enterra sous un ch\u00eane pr\u00e8s de Sichem. Le patriarche sentit que l\u2019humiliation devant Dieu convenait mieux \u00e0 leur position que le port d\u2019ornements en or et en argent. {ST, 4 D\u00e9cembre 1879 par. 7}<\/td><\/tr><tr><td>Jacob avait maintenant fait son devoir en purifiant sa maison de l\u2019idol\u00e2trie, et il partit avec eux pour son voyage \u00e0 B\u00e9thel. Par \u00e9gard pour son serviteur Jacob, qui n\u2019avait pas particip\u00e9 \u00e0 la cruaut\u00e9 exerc\u00e9e contre les Sichemites, le Seigneur fit tomber la peur sur les habitants du pays, afin qu\u2019ils ne se l\u00e8vent pas pour venger le crime commis contre Sichem. Les voyageurs poursuivirent leur chemin sans \u00eatre inqui\u00e9t\u00e9s et arriv\u00e8rent \u00e0 B\u00e9thel. L\u00e0, Jacob, ob\u00e9issant au commandement divin, \u00e9rigea imm\u00e9diatement un autel sur lequel il accomplit le v\u0153u qu\u2019il avait fait lors de son voyage de Canaan en M\u00e9sopotamie. Il offrit \u00e0 Dieu tout ce qui lui avait \u00e9t\u00e9 confi\u00e9, bien que cela lui enlev\u00e2t une part assez importante de ses biens. L\u2019abn\u00e9gation et la bienfaisance manifest\u00e9es ici r\u00e9primandent l\u2019indulgence de nombreux chr\u00e9tiens de profession et les maigres offrandes qu\u2019ils apportent \u00e0 Dieu. Beaucoup mettent dans le tr\u00e9sor du Seigneur une somme inf\u00e9rieure au prix de leurs cigares, et bien inf\u00e9rieure au prix des ornements qui ornent leur personne et leur maison, et des objets de luxe nuisibles qui garnissent leur table. L\u2019\u00e9ternit\u00e9 r\u00e9v\u00e9lera l\u2019\u00e9troitesse d\u2019esprit et l\u2019\u00e9go\u00efsme de ces esprits. Quels seront leurs sentiments lorsque le Christ leur r\u00e9v\u00e9lera la valeur des \u00e2mes et l\u2019importance infinie de leur salut ? {ST, 4 D\u00e9cembre 1879 par. 8}<\/td><\/tr><tr><td>Le Seigneur accepta l&#8217;offrande de Jacob, le rencontra, le b\u00e9nit et renouvela son alliance avec lui. En guise de m\u00e9morial durable de ce signe suppl\u00e9mentaire de faveur divine, Jacob \u00e9rigea de nouveau un pilier de pierre qu&#8217;il consacra de la mani\u00e8re habituelle. {ST, 4 D\u00e9cembre 1879 par. 9}<\/td><\/tr><tr><td>Le c\u0153ur de Jacob aspirait \u00e0 visiter une fois de plus sa premi\u00e8re maison et \u00e0 revoir le visage de son p\u00e8re \u00e2g\u00e9. Avec sa famille, il se rendit \u00e0 H\u00e9bron. Avant qu&#8217;ils aient fait un long chemin, Rachel donna naissance \u00e0 Benjamin. Elle n&#8217;avait qu&#8217;un instant de vie pour le nommer, lorsqu&#8217;elle mourut, l&#8217;appelant Benoni, le fils de ma douleur. Mais Jacob l&#8217;appela Benjamin, le fils de ma main droite et de ma force. Rachel fut enterr\u00e9e l\u00e0 o\u00f9 elle mourut, et au-dessus de sa tombe fut plac\u00e9 un monument en pierre pour perp\u00e9tuer sa m\u00e9moire. {ST, 4 D\u00e9cembre 1879 par. 10}<\/td><\/tr><tr><td>R\u00e9becca, sa m\u00e8re, \u00e9tait morte ; et pendant qu&#8217;ils \u00e9taient \u00e0 B\u00e9thel, D\u00e9bora, la nourrice de sa m\u00e8re, mourut aussi, et fut enterr\u00e9e l\u00e0 avec des expressions de grande tristesse, car elle avait \u00e9t\u00e9 un membre honor\u00e9 de la famille de son p\u00e8re. La rencontre de Jacob avec son p\u00e8re fut une joie pour le p\u00e8re et le fils. Isaac \u00e9tait tr\u00e8s vieux, aveugle et d\u00e9pendant ; mais il v\u00e9cut quelques ann\u00e9es apr\u00e8s le retour de son fils. {ST, 4 D\u00e9cembre 1879 par. 11}<\/td><\/tr><tr><td>Au lit de mort de leur p\u00e8re, les deux fr\u00e8res, Jacob et Esa\u00fc, se rencontr\u00e8rent et unirent leur chagrin. Autrefois, Esa\u00fc avait esp\u00e9r\u00e9 cet \u00e9v\u00e9nement comme le moment o\u00f9 il se vengerait de Jacob pour lui avoir vol\u00e9 la b\u00e9n\u00e9diction de son p\u00e8re ; mais ses sentiments avaient beaucoup chang\u00e9. Jacob \u00e9tait maintenant riche, et il rendit \u00e0 Esa\u00fc la b\u00e9n\u00e9diction d&#8217;un bien vendu si imprudemment pour un plat de lentilles. Par cons\u00e9quent, les deux fr\u00e8res, n&#8217;\u00e9tant plus s\u00e9par\u00e9s par l&#8217;inimiti\u00e9, la jalousie et la haine, se s\u00e9par\u00e8rent l&#8217;un de l&#8217;autre \u00e0 cause de leurs biens. Jacob savait aussi que leur foi religieuse \u00e9tait si diff\u00e9rente qu&#8217;il serait pr\u00e9f\u00e9rable pour eux de vivre s\u00e9par\u00e9ment. Le caract\u00e8re de Jacob fut grandement modifi\u00e9 et affin\u00e9 par la b\u00e9n\u00e9diction re\u00e7ue de l&#8217;ange au cours de cette nuit de terrible conflit, et il fut toujours v\u00e9n\u00e9r\u00e9 par tous ceux qui le connaissaient. Ses \u00e9preuves n&#8217;avaient pas \u00e9t\u00e9 vaines. {ST, 4 D\u00e9cembre 1879 par. 12}<\/td><\/tr><tr><td><strong>Chapitre Quinze.<\/strong><\/td><\/tr><tr><td><strong>Jacob et Joseph.<\/strong><\/td><\/tr><tr><td>Parmi les douze fils de Jacob, celui pour lequel il avait une affection particuli\u00e8re \u00e9tait Joseph, car il \u00e9tait le fils de sa femme bien-aim\u00e9e Rachel, et l\u2019un des enfants de sa vieillesse. C\u2019\u00e9tait un fils d\u2019une beaut\u00e9 remarquable. Ses fils a\u00een\u00e9s \u00e9taient parvenus \u00e0 l\u2019\u00e2ge adulte et avaient d\u00e9velopp\u00e9 des traits de caract\u00e8re malheureux. Il y avait des conflits continuels entre les onze ; ils n\u2019\u00e9taient ni justes ni bienveillants les uns envers les autres. L\u2019envie et la jalousie qui \u00e9taient entretenues par les diff\u00e9rentes m\u00e8res, rendant la relation familiale tr\u00e8s malheureuse, furent instill\u00e9es par la parole et l\u2019exemple dans l\u2019esprit et le c\u0153ur des enfants, qui devinrent vindicatifs, jaloux et incontr\u00f4lables. Ils ne supportaient pas la provocation, car ils avaient trop longtemps nourri la haine et la vengeance. Ces maux se r\u00e9v\u00e9leront toujours \u00eatre le r\u00e9sultat de la polygamie. Chacune des m\u00e8res est envieuse et jalouse de ce que ses propres enfants ne re\u00e7oivent pas l\u2019attention qu\u2019ils m\u00e9ritent de la part du p\u00e8re ; et elles ressentent \u00e0 nouveau de l\u2019amertume et du m\u00e9contentement chaque fois qu\u2019elles ont le sentiment qu\u2019un autre est pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 \u00e0 elles. Les enfants qui grandissent au milieu de tels \u00e9l\u00e9ments sont plus susceptibles de se laisser aller au ressentiment pour chaque pr\u00e9tendu affront et \u00e0 la vengeance pour tout tort imaginaire. Il y a dans la polygamie quelque chose qui dess\u00e8che l&#8217;affection humaine et incite \u00e0 rel\u00e2cher des liens qui devraient \u00eatre tenus pour sacr\u00e9s. {ST, 18 D\u00e9cembre 1879 par. 1}<\/td><\/tr><tr><td>La vie de Jacob fut rendue tr\u00e8s am\u00e8re par la conduite de ses fils. Joseph avait un autre esprit ; il \u00e9tait gai et heureux, et poss\u00e9dait un grand amour pour son p\u00e8re dont le c\u0153ur \u00e9tait li\u00e9 \u00e0 son enfant. Cette pr\u00e9f\u00e9rence pour Joseph se manifesta imprudemment et d\u00e9clencha le temp\u00e9rament vengeur de ses autres fils. Lorsque Joseph vit la mauvaise conduite suivie par ses fr\u00e8res, il leur fit des remontrances ; mais ils le ha\u00efrent pour ses supplications et pour avoir os\u00e9 les r\u00e9primander, eux qui \u00e9taient bien plus \u00e2g\u00e9s que lui, et l&#8217;accus\u00e8rent d&#8217;\u00eatre un espion de leurs actions. Joseph vit que ses paroles et ses supplications ne faisaient qu\u2019exciter la col\u00e8re contre lui-m\u00eame. Il d\u00e9voila les plans et les intentions malveillantes de ses fr\u00e8res \u00e0 son p\u00e8re, ce qui lui permit de conna\u00eetre beaucoup de choses qu\u2019il n\u2019aurait pas sues autrement. Les p\u00e8res des enfants parmi les H\u00e9breux \u00e9taient rendus responsables dans une large mesure des p\u00e9ch\u00e9s de leurs enfants, lorsqu\u2019ils \u00e9taient priv\u00e9s de l\u2019exercice de l\u2019autorit\u00e9 et de la retenue. Lorsque la sollicitude du p\u00e8re fut exprim\u00e9e \u00e0 ses fils d\u2019une voix tremblante de chagrin, et qu\u2019il les implora d\u2019avoir du respect pour ses cheveux gris et de ne pas faire de son nom un opprobre, et d\u2019\u00eatre m\u00e9pris\u00e9s \u00e0 cause de leur conduite, les fils se sentirent d\u00e9sol\u00e9s et honteux devant leur p\u00e8re, parce que leur m\u00e9chancet\u00e9 \u00e9tait connue, mais ils se sentirent envieux et jaloux de Joseph parce qu\u2019il avait inform\u00e9 son p\u00e8re de leur conduite p\u00e9cheresse. Jacob se flatta que ses fils se repentiraient de leur m\u00e9chancet\u00e9, et il esp\u00e9rait qu\u2019ils se r\u00e9formeraient. {ST, 18 D\u00e9cembre 1879 par. 2}<\/td><\/tr><tr><td>Jacob exprima imprudemment son amour pour Joseph en lui offrant un manteau de belles couleurs. Cela ne fit qu\u2019accro\u00eetre la haine de ses fr\u00e8res contre lui ; car ils pensaient que Joseph leur avait vol\u00e9 l\u2019affection de leur p\u00e8re, et ils se consid\u00e9raient maltrait\u00e9s et priv\u00e9s de la confiance et de l\u2019amour de leur p\u00e8re. Ils ne voyaient pas que leur propre mauvaise conduite \u00e9tait une honte et une disgr\u00e2ce continuelles pour ses cheveux gris, et que ses affections se concentraient sur Joseph \u00e0 cause de sa puret\u00e9 et de la v\u00e9ritable excellence de son caract\u00e8re. {ST, 18 D\u00e9cembre 1879 par. 3}<\/td><\/tr><tr><td>Le Seigneur donna \u00e0 Joseph un r\u00eave qu\u2019il raconta. Jacob aurait \u00e9t\u00e9 effray\u00e9 s\u2019il avait soup\u00e7onn\u00e9 la haine et les sentiments malveillants que ce r\u00eave \u00e9veillait dans le c\u0153ur de ses fils contre son enfant bien-aim\u00e9. Joseph r\u00eava que, tandis qu\u2019ils \u00e9taient tous occup\u00e9s \u00e0 lier des gerbes de bl\u00e9, sa gerbe se leva et se dressa, et les gerbes de tous les autres se dress\u00e8rent autour et se prostern\u00e8rent devant sa gerbe. A peine eut-il racont\u00e9 son r\u00eave que tous en comprirent la signification. Ses fr\u00e8res s\u2019\u00e9cri\u00e8rent avec indignation : \u00ab Auras-tu vraiment autorit\u00e9 sur nous ? \u00bb Leur haine envers lui br\u00fbla plus profond\u00e9ment dans leur c\u0153ur qu\u2019auparavant. Bient\u00f4t le Seigneur donna \u00e0 Joseph un autre r\u00eave du m\u00eame sens, mais d\u2019une signification plus frappante. Ce r\u00eave, il le raconta aussi \u00e0 son p\u00e8re et \u00e0 ses fr\u00e8res. Il dit : \u00ab Voici que j\u2019ai encore r\u00eav\u00e9 un autre r\u00eave, et voici que le soleil, la lune et les onze \u00e9toiles se prosternaient devant moi. \u00bb L\u2019interpr\u00e9tation de ce r\u00eave fut aussi vite comprise que celle du premier. &#8220;Et son p\u00e8re le r\u00e9primanda et lui dit : &#8220;Quel est ce songe que tu as eu ? Est-ce que moi, ta m\u00e8re et tes fr\u00e8res, nous viendrons nous prosterner devant toi jusqu&#8217;\u00e0 terre ?&#8221; Ses fr\u00e8res l&#8217;envi\u00e8rent, mais son p\u00e8re observa la parole.&#8221; {ST, 18 D\u00e9cembre 1879 par. 4}<\/td><\/tr><tr><td>Comme un jeune proph\u00e8te, Joseph se tenait devant eux dans la simplicit\u00e9 de l&#8217;innocence vertueuse, son beau visage illumin\u00e9 par l&#8217;esprit d&#8217;inspiration. Ses fr\u00e8res ne pouvaient qu&#8217;admirer sa puret\u00e9 et sa bont\u00e9 ; mais ils ne choisissaient pas d&#8217;abandonner leur mauvaise voie pour devenir vertueux et nobles comme lui. L&#8217;esprit qui animait Ca\u00efn s&#8217;attachait \u00e0 eux. Comme lui, ils ha\u00efssaient leur fr\u00e8re parce qu&#8217;il \u00e9tait innocent, juste et aim\u00e9 de son p\u00e8re, alors qu&#8217;eux \u00e9taient m\u00e9chants et une source de chagrin pour leur p\u00e8re comme Ca\u00efn l&#8217;\u00e9tait pour son p\u00e8re. {ST, 18 D\u00e9cembre 1879 par. 5}<\/td><\/tr><tr><td>Le p\u00e8re de Joseph avait confiance que le Seigneur r\u00e9v\u00e9lait l\u2019avenir \u00e0 son fils ; mais ses paroles apparemment s\u00e9v\u00e8res ne satisfaisaient pas ses fils a\u00een\u00e9s, car la voix d\u2019affection tremblante trahissait ses v\u00e9ritables sentiments. Il se rappela la promesse de Dieu \u00e0 Abraham, \u00e0 Isaac et \u00e0 lui-m\u00eame. Son c\u0153ur avait \u00e9t\u00e9 attrist\u00e9 et d\u00e9\u00e7u par ses fils a\u00een\u00e9s, mais lorsqu\u2019il vit les qualit\u00e9s d\u2019esprit poss\u00e9d\u00e9es par Joseph, ses espoirs se concentr\u00e8rent sur lui. Il esp\u00e9rait que Dieu le b\u00e9nirait merveilleusement, lui, le fils a\u00een\u00e9 de sa bien-aim\u00e9e Rachel. La faveur avec laquelle Jacob consid\u00e9rait Joseph ne pouvait \u00eatre cach\u00e9e, et le magnifique manteau color\u00e9 qu\u2019il lui avait donn\u00e9 \u00e9tait une preuve claire de sa partialit\u00e9 pour ses fils. Ils pensaient que cela leur donnait une raison suffisante pour nourrir la jalousie, la haine et la vengeance dans leur c\u0153ur. {ST, 18 D\u00e9cembre 1879 par. 6}<\/td><\/tr><tr><td>Ces fr\u00e8res \u00e9taient oblig\u00e9s de se d\u00e9placer d\u2019un endroit \u00e0 un autre afin d\u2019obtenir de meilleurs p\u00e2turages pour leurs troupeaux, et parfois ils ne voyaient pas leur p\u00e8re pendant des mois. Un jour, Jacob leur ordonna d\u2019aller \u00e0 Sichem, un lieu qu\u2019il avait achet\u00e9. Apr\u00e8s qu\u2019ils furent partis quelque temps, et qu\u2019il n\u2019eut re\u00e7u aucune nouvelle d\u2019eux, il craignit qu\u2019un malheur ne leur soit arriv\u00e9, sachant qu\u2019ils \u00e9taient pr\u00e8s de l\u2019endroit o\u00f9 leur cruaut\u00e9 avait \u00e9t\u00e9 exerc\u00e9e contre les Sichemites. Il envoya donc Joseph \u00e0 Sichem pour trouver ses fr\u00e8res et lui apporter des nouvelles de leur situation. Si Jacob avait su les v\u00e9ritables sentiments de ses fils envers Joseph, il ne lui aurait pas confi\u00e9 seul leur t\u00e2che ; mais ils lui avaient cach\u00e9 leurs mauvais desseins. {ST, 18 D\u00e9cembre 1879 par. 7}<\/td><\/tr><tr><td>Quand Joseph arriva \u00e0 l\u2019endroit o\u00f9 son p\u00e8re supposait que ses fr\u00e8res se trouvaient, il ne les trouva pas. Alors qu\u2019il voyageait de champ en champ \u00e0 leur recherche, un \u00e9tranger apprit sa mission et lui dit qu\u2019ils \u00e9taient all\u00e9s \u00e0 Dothan. Il avait d\u00e9j\u00e0 parcouru cinquante milles, et il lui restait encore quinze kilom\u00e8tres \u00e0 parcourir. C\u2019\u00e9tait un long voyage pour le jeune homme ; mais il l&#8217;ex\u00e9cuta avec joie, d\u00e9sireux de soulager l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 de son p\u00e8re bien-aim\u00e9 et d\u00e9sireux de revoir ses fr\u00e8res qui \u00e9taient ench\u00e2ss\u00e9s dans son affection. Mais il fut mal r\u00e9compens\u00e9 de son amour et de son ob\u00e9issance. {ST, 18 D\u00e9cembre 1879 par. 8}<\/td><\/tr><tr><td>Enfin, il aper\u00e7ut ses fr\u00e8res au loin et se h\u00e2ta de les saluer. Ils le virent aussi arriver, son manteau aux couleurs vives le faisant facilement reconna\u00eetre ; mais en le voyant, leurs sentiments d&#8217;envie, de jalousie et de haine s&#8217;\u00e9veill\u00e8rent. Ils ne song\u00e8rent pas au long voyage qu&#8217;il avait fait \u00e0 pied pour les rencontrer ; ils ne pens\u00e8rent pas \u00e0 sa fatigue et \u00e0 sa faim, et au fait qu&#8217;en tant que leur fr\u00e8re il avait des droits \u00e0 leur hospitalit\u00e9, \u00e0 leur tendre consid\u00e9ration et \u00e0 leur amour fraternel. La vue de ce manteau qui le signalait au loin les remplit d&#8217;une fr\u00e9n\u00e9sie satanique. \u00ab Et quand ils le virent de loin, avant m\u00eame qu&#8217;il ne soit pr\u00e8s d&#8217;eux, ils conspir\u00e8rent contre lui pour le tuer. Et ils se dirent l&#8217;un \u00e0 l&#8217;autre : Voici, ce r\u00eaveur arrive. \u00bb {ST, 18 D\u00e9cembre 1879 par. 9}<\/td><\/tr><tr><td>Il semblait y avoir dans leurs c\u0153urs un sentiment commun de haine mortelle. Ils s\u2019\u00e9taient engag\u00e9s dans le carnage et la destruction jusqu\u2019\u00e0 ce que leurs sentiments soient devenus insensibles. L\u2019indulgence pour un p\u00e9ch\u00e9 connu endurcit la conscience de sorte qu\u2019elle est plus facilement vaincue lors de la tentation suivante. Ainsi, \u00e9tape par \u00e9tape, le cours du p\u00e9ch\u00e9 et de la transgression se poursuit jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019il y ait une moisson de crimes par l\u2019indulgence du premier p\u00e9ch\u00e9. Ces hommes, sans se soucier des cons\u00e9quences, \u00e9taient pass\u00e9s d\u2019\u00e9tape en \u00e9tape, endurcissant leur c\u0153ur dans l\u2019indulgence du p\u00e9ch\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019ils aient \u00e0 toutes fins utiles l\u2019esprit de Ca\u00efn. Ils \u00e9taient furieux que Joseph ait jusque-l\u00e0 d\u00e9nonc\u00e9 contre eux, et ils le consid\u00e9raient comme un espion. {ST, 18 D\u00e9cembre 1879 par. 10}<\/td><\/tr><tr><td>Ils avaient d\u00e9j\u00e0 d\u00e9cid\u00e9 que si une occasion favorable se pr\u00e9sentait, ils le tueraient ; On proposa : \u00ab Venez donc maintenant, tuons-le et jetons-le dans une fosse, et nous dirons qu\u2019une b\u00eate mal\u00e9fique l\u2019a d\u00e9vor\u00e9 ; et nous verrons ce qu\u2019il adviendra de ses r\u00eaves. \u00bb {ST, 18 D\u00e9cembre 1879, par. 11}<\/td><\/tr><tr><td>Ce terrible projet aurait \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 si Ruben n\u2019avait pas h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 participer au meurtre de son fr\u00e8re. Il plaida pour Joseph, montrant avec des arguments clairs quelle culpabilit\u00e9 ils pourraient jamais avoir, et que la mal\u00e9diction de Dieu s\u2019abattrait sur eux pour un tel crime. Il proposa de le jeter vivant dans une fosse et de l\u2019y laisser p\u00e9rir, avec l\u2019intention de le sortir en secret et de le rendre \u00e0 son p\u00e8re. Il quitta leur compagnie, craignant que ses sentiments ne trahissent son projet. {ST, 18 D\u00e9cembre 1879, par. 12}<\/td><\/tr><tr><td>Joseph s\u2019approcha, heureux et joyeux que l\u2019objet de sa longue recherche ait \u00e9t\u00e9 atteint. Mais au lieu d\u2019une salutation agr\u00e9able, il ne rencontra que m\u00e9pris, injures et regards f\u00e9roces qui le terrifi\u00e8rent. Il fut imm\u00e9diatement saisi et le manteau qui avait suscit\u00e9 tant de haine lui fut arrach\u00e9 avec les remarques les plus moqueuses. Il n\u2019avait jamais re\u00e7u un tel traitement auparavant et il s\u2019attendait \u00e0 ce que ses fr\u00e8res le tuent imm\u00e9diatement. Son esprit se rem\u00e9mora sa maison, son p\u00e8re et la b\u00e9n\u00e9diction qu\u2019il avait re\u00e7ue en le quittant, puis il anticipa la tristesse qu\u2019il ressentirait \u00e0 sa mort et la culpabilit\u00e9 de ses meurtriers. Il les supplia de lui \u00e9pargner la vie, mais en vain ; il \u00e9tait impuissant entre les mains d\u2019hommes furieux dont le c\u0153ur \u00e9tait insensible \u00e0 la piti\u00e9 et dont les oreilles \u00e9taient sourdes aux cris d\u2019angoisse. Mais l\u2019\u0153il de Dieu \u00e9tait sur lui et les cris de d\u00e9tresse de Joseph atteignirent son tr\u00f4ne. Ses fr\u00e8res le jet\u00e8rent dans une fosse sombre et s\u2019assirent ensuite pour profiter de leur repas habituel. Mais pendant qu\u2019ils mangeaient, ils virent approcher une troupe d\u2019Isma\u00e9lites, et Juda, qui commen\u00e7ait \u00e0 regretter ce qui avait \u00e9t\u00e9 fait, sugg\u00e9ra que c\u2019\u00e9tait l\u00e0 une occasion de vendre leur fr\u00e8re et d\u2019obtenir de l\u2019argent, ce qui serait mieux que de le laisser p\u00e9rir dans la fosse ; car il dit, n\u2019est-il pas notre propre chair ? Alors, Juda pensa aussi qu\u2019il pourrait \u00eatre \u00e9limin\u00e9 en \u00e9tant enti\u00e8rement \u00e9loign\u00e9 d\u2019eux. Tous accept\u00e8rent la proposition de Juda ; Joseph fut retir\u00e9 de la fosse et vendu sans piti\u00e9 comme esclave. {ST, 18 D\u00e9cembre 1879 par. 13}<\/td><\/tr><tr><td><strong>Chapitre Seize.<\/strong><\/td><\/tr><tr><td><strong>Joseph en Egypte<\/strong><\/td><\/tr><tr><td>Le Seigneur \u00e9tait avec Joseph dans sa nouvelle demeure. Il \u00e9tait en exil, non pas \u00e0 cause d\u2019un tort qu\u2019il aurait fait, mais \u00e0 cause de l\u2019injustice de ses fr\u00e8res. Pourtant, il ne nourrissait pas un esprit sombre et maussade, il ne c\u00e9dait pas au d\u00e9couragement, comme beaucoup se seraient sentis excus\u00e9s de le faire. Il n&#8217;\u00e9tait pas dans une situation qu&#8217;il avait choisie et il ne voulait pas aggraver sa situation par des plaintes inutiles. Avec une promptitude joyeuse, il accomplissait les t\u00e2ches qui lui \u00e9taient assign\u00e9es, \u0153uvrant pour le meilleur int\u00e9r\u00eat de ceux \u00e0 qui il appartenait alors. En contribuant au bonheur des autres, il \u00e9tait heureux. {ST, 8 Janvier 1880 par. 1}<\/td><\/tr><tr><td>La prosp\u00e9rit\u00e9 marqu\u00e9e qui accompagnait tout ce qui \u00e9tait plac\u00e9 sous la garde de Joseph n&#8217;\u00e9tait pas le r\u00e9sultat d&#8217;un miracle direct. Avec la b\u00e9n\u00e9diction divine, son industrie pers\u00e9v\u00e9rante, sa diligence, ses soins r\u00e9fl\u00e9chis furent couronn\u00e9s de succ\u00e8s et lui gagn\u00e8rent la plus haute estime de son ma\u00eetre. Ce succ\u00e8s n&#8217;aurait jamais pu \u00eatre obtenu et Joseph lui-m\u00eame n&#8217;aurait pas pu devenir ce qu&#8217;il \u00e9tait sans un effort constant et bien dirig\u00e9. L&#8217;exercice des facult\u00e9s physiques et mentales est n\u00e9cessaire \u00e0 leur d\u00e9veloppement complet et parfait. Sans exercice physique, le bras de l&#8217;homme qui travaille perdrait sa force et, \u00e0 moins que les facult\u00e9s mentales ne soient mises \u00e0 rude \u00e9preuve, il s&#8217;affaiblira. {ST, 8 Janvier 1880 par. 2}<\/td><\/tr><tr><td>Bien qu\u2019entour\u00e9 d\u2019idol\u00e2trie, qui \u00e9tait tr\u00e8s r\u00e9pugnante \u00e0 ses principes, Joseph conserva sa simplicit\u00e9, sa puret\u00e9 et sa fid\u00e9lit\u00e9 pieuse. Les notes discordantes du vice et des r\u00e9jouissances lui parvenaient souvent, mais il ne permettait pas \u00e0 ses pens\u00e9es de s\u2019attarder un instant sur des sujets interdits. Si Joseph avait sacrifi\u00e9 ses principes pour plaire aux \u00c9gyptiens, il aurait \u00e9t\u00e9 vaincu par la tentation. Mais il n\u2019avait pas honte de la religion de ses p\u00e8res, et il ne faisait aucun effort pour cacher le fait qu\u2019il aimait et craignait Dieu. Le Seigneur a voulu que la lumi\u00e8re et la puissance de la gr\u00e2ce c\u00e9leste brillent au milieu des t\u00e9n\u00e8bres de la superstition et de l\u2019idol\u00e2trie pa\u00efennes ; que la puret\u00e9, la fid\u00e9lit\u00e9 et l\u2019int\u00e9grit\u00e9 in\u00e9branlable du vrai croyant en Dieu contrastent avec les caract\u00e8res obscurs de ceux qui servaient des idoles. {ST, 8 Janvier 1880 par. 3}<\/td><\/tr><tr><td>Joseph attribua le m\u00e9rite de sa prosp\u00e9rit\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00c9ternel, et son ma\u00eetre crut que l\u2019\u00c9ternel \u00e9tait avec lui et qu\u2019il faisait prosp\u00e9rer tout ce qu\u2019il faisait. Ainsi, Dieu fut glorifi\u00e9 par la fid\u00e9lit\u00e9 de son serviteur. La confiance que Potiphar avait en Joseph augmenta de jour en jour, jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019il le nomma son intendant, le pla\u00e7ant \u00e0 la t\u00eate de toutes ses affaires. Mais des \u00e9preuves ardentes allaient \u00e9prouver encore plus s\u00e9v\u00e8rement la foi et l\u2019int\u00e9grit\u00e9 de Joseph. Les m\u0153urs des \u00c9gyptiens \u00e9taient tr\u00e8s basses. La femme de son ma\u00eetre \u00e9tait une femme licencieuse, et maintenant la tentation de s\u2019\u00e9carter du droit chemin, de transgresser la loi de Dieu, se pr\u00e9sente devant le jeune exil\u00e9. Son avenir d\u00e9pend de la d\u00e9cision du moment. Satan triomphera-t-il ? Les principes occuperont-ils maintenant le c\u0153ur de Joseph ? Aura-t-il maintenant la crainte de Dieu devant lui ? Sera-t-il loyal et fid\u00e8le \u00e0 la loi divine ? Les anges regardaient ce serviteur de Dieu avec un int\u00e9r\u00eat intense. Le pouvoir \u00e9difiant des principes religieux se manifesta dans sa r\u00e9ponse \u00e0 la femme de son ma\u00eetre. Apr\u00e8s avoir parl\u00e9 de la grande confiance que son ma\u00eetre avait plac\u00e9e en lui en lui confiant tout ce qu&#8217;il avait, il s&#8217;exclame : \u00ab Comment puis-je alors commettre une si grande m\u00e9chancet\u00e9 et p\u00e9cher contre Dieu ? \u00bb {ST, 8 Janvier 1880 par. 4}<\/td><\/tr><tr><td>Beaucoup prendront des libert\u00e9s sous les yeux inspecteurs des saints anges et de Dieu, alors qu&#8217;ils ne se rendraient pas coupables devant leurs semblables. Cette classe est une abomination aux yeux de Dieu. La premi\u00e8re pens\u00e9e de Joseph fut pour Dieu : \u00ab Toi, Dieu me voit \u00bb, \u00e9tait la grande v\u00e9rit\u00e9 qui contr\u00f4lait les pens\u00e9es de son esprit, influen\u00e7ant les motifs de ses actions. Il ne consid\u00e9rait pas Dieu comme un tyran surveillant ses actions pour le condamner et le punir, mais comme un ami tendre et aimant, prot\u00e9geant ses int\u00e9r\u00eats. Il ne se laisserait pas persuader par des incitations ou des menaces de s&#8217;\u00e9carter du chemin de la plus stricte int\u00e9grit\u00e9. Il ne violerait pas la loi de Dieu. {ST, 8 Janvier 1880 par. 5}<\/td><\/tr><tr><td>La ferme adh\u00e9sion de Joseph au droit le mit dans une situation difficile. Il perdit sa situation, sa r\u00e9putation et sa libert\u00e9. Le crime et le mensonge sembl\u00e8rent triompher pendant un temps, tandis que l&#8217;innocence et la vertu souffraient. Si Potiphar avait pleinement cru aux accusations de sa femme, Joseph aurait perdu la vie. Mais sa conduite pass\u00e9e, sa modestie et sa ferme int\u00e9grit\u00e9 \u00e9taient des preuves convaincantes de son innocence ; et pourtant, pour sauver la r\u00e9putation de la maison de son ma\u00eetre, Joseph fut sacrifi\u00e9, tandis que la femme p\u00e9cheresse \u00e9tait exalt\u00e9e dans l&#8217;estime de ses amis comme si elle \u00e9tait un mod\u00e8le de vertu. {ST, 8 Janvier 1880, par. 6}<\/td><\/tr><tr><td>Lorsque le crime ignoble fut imput\u00e9 \u00e0 Joseph et qu&#8217;il fut couvert de reproches, il se tint dans la noblesse d&#8217;\u00e2me, dans l&#8217;innocence consciente. Il savait que l&#8217;\u0153il de Dieu \u00e9tait sur lui, et il pouvait confier son cas \u00e0 celui qui l&#8217;avait soutenu jusqu&#8217;alors. Il fut condamn\u00e9 comme criminel \u00e0 une sombre prison, mais il ne devint pas morose et ne consid\u00e9ra pas les aspects d\u00e9courageants de son cas. Il garda patience, espoir et foi. Il ne ferma pas son c\u0153ur \u00e0 l&#8217;humanit\u00e9 souffrante, il ne tourna pas son attention vers lui-m\u00eame, mais s&#8217;impliqua dans les difficult\u00e9s de ses compagnons de captivit\u00e9, leur t\u00e9moignant sa bienveillante sympathie. Il trouva du travail \u00e0 faire, m\u00eame en prison. Il \u00e9tait vraiment un serviteur des serviteurs. Dieu le pr\u00e9parait, \u00e0 l&#8217;\u00e9cole de l&#8217;affliction, \u00e0 une plus grande utilit\u00e9. Il apprenait \u00e0 se gouverner lui-m\u00eame. D&#8217;une position d&#8217;honneur et de confiance, il avait \u00e9t\u00e9 soudainement abaiss\u00e9 \u00e0 une position de d\u00e9gradation apparente ; mais l&#8217;int\u00e9grit\u00e9, l&#8217;innocence et la vertu ne peuvent jamais \u00eatre d\u00e9grad\u00e9es. La volont\u00e9 de Dieu avait \u00e9t\u00e9 son mobile principal dans la prosp\u00e9rit\u00e9, et il montre le m\u00eame respect \u00e9lev\u00e9 pour cette volont\u00e9 maintenant qu&#8217;il est enferm\u00e9 dans les murs d&#8217;une prison. Il emportait sa religion avec lui partout o\u00f9 il allait et dans quelque situation qu&#8217;il se trouvait. {ST, 8 Janvier 1880 par. 7}<\/td><\/tr><tr><td>Ceux qui aiment Dieu auront une influence omnipr\u00e9sente qui r\u00e9pandra un parfum de gratitude. Si l&#8217;homme s&#8217;acquitte fid\u00e8lement de ses devoirs o\u00f9 qu&#8217;il soit, il deviendra une puissance pour le bien. Dieu accorda \u00e0 Joseph la faveur du gardien de la prison, et c&#8217;est \u00e0 ce fid\u00e8le Joseph qu&#8217;a \u00e9t\u00e9 confi\u00e9e la charge de tous les prisonniers. {ST, 8 Janvier 1880, par. 8}<\/td><\/tr><tr><td>Voici un exemple pour toutes les g\u00e9n\u00e9rations qui doivent vivre sur la terre. Bien qu\u2019elles puissent \u00eatre expos\u00e9es \u00e0 des influences mauvaises, elles doivent toujours comprendre qu\u2019elles ont une d\u00e9fense \u00e0 port\u00e9e de main, et que ce sera leur faute si elles ne sont pas pr\u00e9serv\u00e9es. Dieu sera un secours pr\u00e9sent et son Esprit un bouclier. Bien qu\u2019entour\u00e9es des plus grandes tentations, elles peuvent s\u2019appuyer sur une source de force \u00e0 laquelle elles peuvent recourir et obtenir la gr\u00e2ce de leur r\u00e9sister. Quelle agression f\u00e9roce contre les m\u0153urs de Joseph ! Elle venait d\u2019une personne influente, la plus susceptible de les \u00e9garer. Et pourtant, avec quelle promptitude et quelle fermet\u00e9 elle lui r\u00e9sista. Il souffrit pour son int\u00e9grit\u00e9 ; car celle qui voulait l\u2019\u00e9garer se vengea de la vertu qu\u2019elle ne pouvait renverser, et par son influence le fit jeter en prison, en l\u2019accusant d\u2019un crime odieux. Mais Joseph avait plac\u00e9 sa r\u00e9putation et ses int\u00e9r\u00eats entre les mains de Dieu. Et bien qu\u2019il ait \u00e9t\u00e9 laiss\u00e9 afflig\u00e9 pendant un temps, le Seigneur garda en s\u00e9curit\u00e9 cette r\u00e9putation qui avait \u00e9t\u00e9 noircie par un accusateur m\u00e9chant, et plus tard, au bon moment, la fit briller. Dieu a fait de la prison m\u00eame le chemin de son \u00e9l\u00e9vation. La vertu apportera avec le temps sa propre r\u00e9compense. Le bouclier qui couvrait le c\u0153ur de Joseph \u00e9tait la crainte de Dieu, qui le rendait fid\u00e8le et juste envers son ma\u00eetre, et fid\u00e8le \u00e0 Dieu. Il m\u00e9prisait l\u2019ingratitude qui le conduirait \u00e0 abuser de la confiance de son ma\u00eetre, m\u00eame s\u2019il ne l\u2019apprendrait jamais. Il appela la gr\u00e2ce de Dieu \u00e0 son secours, puis combattit le tentateur. Il dit noblement : \u00ab Comment pourrais-je donc commettre un si grand crime et p\u00e9cher contre Dieu ? \u00bb Il sortit vainqueur. {ST, 8 Janvier 1880, par. 9}<\/td><\/tr><tr><td>Au milieu des pi\u00e8ges auxquels tous sont expos\u00e9s, ils ont besoin de d\u00e9fenses solides et dignes de confiance sur lesquelles s\u2019appuyer. Beaucoup, dans notre \u00e9poque corrompue, ont si peu de ressources de la gr\u00e2ce de Dieu, que dans de nombreux cas, leur d\u00e9fense est bris\u00e9e d\u00e8s le premier assaut, et de violentes tentations les prennent en otage. Le bouclier de la gr\u00e2ce peut pr\u00e9server tous ceux qui sont invaincus par les tentations de l\u2019ennemi, bien qu\u2019entour\u00e9s des influences les plus corruptrices. Par des principes fermes et une confiance in\u00e9branlable en Dieu, leur vertu et leur noblesse de caract\u00e8re peuvent briller ; et, bien qu&#8217;entour\u00e9s de mal, aucune souillure ne doit leur rester. Et si, comme Joseph, ils souffrent de calomnies et de fausses accusations, la Providence renversera toutes les machinations de l&#8217;ennemi pour le bien, et en son temps, les \u00e9l\u00e8vera autant qu&#8217;ils furent pendant un certain temps avilis par une vengeance perverse. {ST, 8 Janvier 1880 par. 10}<\/td><\/tr><tr><td>Le r\u00f4le que Joseph joua dans les sc\u00e8nes de la sombre prison fut celui qui l&#8217;\u00e9leva finalement \u00e0 la prosp\u00e9rit\u00e9 et \u00e0 l&#8217;honneur. Dieu avait pr\u00e9vu qu&#8217;il obtienne une exp\u00e9rience par des tentations, des adversit\u00e9s et des difficult\u00e9s, pour le pr\u00e9parer \u00e0 occuper une position \u00e9lev\u00e9e. {ST, 8 Janvier 1880 par. 11}<\/td><\/tr><tr><td>Alors que Joseph \u00e9tait encore enferm\u00e9 en prison, un \u00e9v\u00e9nement se produisit qui marqua un tournant dans sa vie. Pharaon se f\u00e2cha contre deux de ses officiers, le chef des panetiers et le chef des \u00e9chansons, et ils furent jet\u00e9s en prison, et, semble-t-il, plac\u00e9s sous la garde particuli\u00e8re de Joseph. Un matin, il remarqua qu&#8217;ils avaient l&#8217;air tr\u00e8s tristes. Il leur demanda avec gentillesse : \u00ab Pourquoi avez-vous l&#8217;air si triste aujourd&#8217;hui ? \u00bb Ils lui dirent : \u00ab Nous avons eu un r\u00eave, et il n&#8217;y a pas d&#8217;interpr\u00e8te. \u00bb Et Joseph leur dit : \u00ab N&#8217;appartient-il pas \u00e0 Dieu d&#8217;interpr\u00e9ter ? Racontez-les-moi, je vous prie. \u00bb Alors l&#8217;\u00e9chanson raconta \u00e0 Joseph son r\u00eave, qu&#8217;il interpr\u00e9ta, et qu&#8217;au bout de trois jours, il serait r\u00e9tabli dans la faveur du roi et remettrait la coupe de Pharaon dans sa main comme il l&#8217;avait fait auparavant. {ST, 15 Janvier 1880 par. 1}<\/td><\/tr><tr><td>L&#8217;\u00e9chanson en chef fut rempli de gratitude envers Joseph pour l&#8217;int\u00e9r\u00eat qu&#8217;il lui avait manifest\u00e9 et pour le traitement bienveillant qu&#8217;il avait re\u00e7u de sa part ; et, surtout, pour avoir soulag\u00e9 sa d\u00e9tresse mentale en interpr\u00e9tant le r\u00eave. Joseph fit alors allusion de fa\u00e7on tr\u00e8s touchante \u00e0 sa propre captivit\u00e9 et le supplia : \u00ab Mais pense \u00e0 moi quand tout ira bien pour toi, et montre-moi de la bont\u00e9, je te prie, et fais mention de moi \u00e0 Pharaon, et fais-moi sortir de cette maison ; car j\u2019ai \u00e9t\u00e9 enlev\u00e9 du pays des H\u00e9breux, et ici non plus je n\u2019ai rien fait pour qu\u2019on me mette en prison. \u00bb {ST, 15 Janvier 1880 par. 2}<\/td><\/tr><tr><td>Lorsque le chef des boulangers vit que l\u2019interpr\u00e9tation \u00e9tait bonne, il fut encourag\u00e9 \u00e0 faire conna\u00eetre son r\u00eave. D\u00e8s qu\u2019il l\u2019eut racont\u00e9, Joseph parut triste. Il en comprit la terrible signification. Joseph poss\u00e9dait un c\u0153ur bon et compatissant, mais son sens \u00e9lev\u00e9 du devoir le conduisit \u00e0 donner l\u2019interpr\u00e9tation v\u00e9ridique. Il dit au chef des boulangers que les trois paniers sur sa t\u00eate signifiaient trois jours ; et que, comme dans son r\u00eave, les oiseaux mangeaient les viandes cuites dans le panier sup\u00e9rieur, ils mangeraient sa chair alors qu\u2019il \u00e9tait pendu \u00e0 un arbre. {ST, 15 Janvier 1880 par. 3}<\/td><\/tr><tr><td>\u00ab Le troisi\u00e8me jour, qui \u00e9tait le jour de l\u2019anniversaire de Pharaon, il fit un festin \u00e0 tous ses serviteurs. Il releva la t\u00eate du chef des \u00e9chansons et du chef des panetiers au milieu de ses serviteurs. Il r\u00e9tablit le chef des \u00e9chansons dans sa fonction d\u2019\u00e9chanson et remit la coupe dans la main de Pharaon. Il fit pendre le chef des panetiers, comme Joseph le leur avait expliqu\u00e9. Mais le chef des \u00e9chansons ne se souvint pas de Joseph, mais l\u2019oublia. \u00bb L\u2019\u00e9chanson \u00e9tait coupable du p\u00e9ch\u00e9 d\u2019ingratitude. Apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 soulag\u00e9 de son anxi\u00e9t\u00e9 par l\u2019interpr\u00e9tation encourageante de Joseph, il pensa que s\u2019il \u00e9tait r\u00e9tabli dans sa position, il se souviendrait certainement de Joseph captif et parlerait en sa faveur au roi. Il avait vu l\u2019interpr\u00e9tation du r\u00eave s\u2019accomplir exactement, mais dans sa prosp\u00e9rit\u00e9, il oublia Joseph dans son affliction et sa d\u00e9tention. L\u2019ingratitude est consid\u00e9r\u00e9e par le Seigneur comme l\u2019un des p\u00e9ch\u00e9s les plus aggravants. Mais bien qu\u2019abhorr\u00e9e par Dieu et par l\u2019homme, elle se produit quotidiennement. {ST, 15 Janvier 1880 par. 4}<\/td><\/tr><tr><td>Joseph resta deux ans de plus dans sa sombre prison. Le Seigneur donna alors \u00e0 Pharaon des r\u00eaves remarquables. Le roi fut troubl\u00e9 parce qu\u2019il ne pouvait les comprendre. Il appela les magiciens et les sages d\u2019\u00c9gypte et leur raconta ses r\u00eaves, mais fut tr\u00e8s d\u00e9\u00e7u de constater qu\u2019avec toute leur magie et leur sagesse vant\u00e9e, ils ne pouvaient les expliquer. La perplexit\u00e9 et la d\u00e9tresse du roi augment\u00e8rent. Lorsque le chef des \u00e9chansons vit son anxi\u00e9t\u00e9, la pens\u00e9e de Joseph lui vint \u00e0 l\u2019esprit, et en m\u00eame temps la conviction de son oubli et de son ingratitude. \u00ab Alors le chef des \u00e9chansons parla \u00e0 Pharaon, et dit : Je me souviens aujourd\u2019hui de mes fautes. \u00bb Il raconta alors au roi les r\u00eaves que lui et le chef des boulangers avaient eus, et qui les troublaient comme les r\u00eaves troublaient maintenant le roi, et dit : \u00ab Il y avait l\u00e0 avec nous un jeune homme, un H\u00e9breu, serviteur du chef des gardes ; nous lui avons racont\u00e9, et il nous a interpr\u00e9t\u00e9 nos r\u00eaves ; \u00e0 chacun il a interpr\u00e9t\u00e9 selon son r\u00eave. Et il arriva ce qu&#8217;il nous avait interpr\u00e9t\u00e9, ainsi il arriva : il me r\u00e9tablit dans mes fonctions, et celui-l\u00e0, il le pendit. \u00bb {ST, 15 Janvier 1880 par. 5}<\/td><\/tr><tr><td>Il \u00e9tait humiliant pour Pharaon de se d\u00e9tourner des magiciens et des sages de son royaume pour un serviteur h\u00e9breu. Mais ses hommes instruits et sages l&#8217;ont trahi, et il daignera maintenant accepter les humbles services d&#8217;un esclave, si son esprit troubl\u00e9 peut obtenir un soulagement. {ST, 15 Janvier 1880 par. 6}<\/td><\/tr><tr><td>&#8220;Alors Pharaon envoya appeler Joseph, et on le fit sortir en h\u00e2te du cachot. Il se rasa, changea de v\u00eatements et se rendit aupr\u00e8s de Pharaon. Et Pharaon dit \u00e0 Joseph : J&#8217;ai r\u00eav\u00e9 un songe, et personne ne peut l&#8217;interpr\u00e9ter ; et j&#8217;ai entendu dire de toi que tu peux comprendre un songe pour l&#8217;interpr\u00e9ter. Et Joseph r\u00e9pondit \u00e0 Pharaon, disant : Cela ne d\u00e9pend pas de moi ; Dieu donnera \u00e0 Pharaon une r\u00e9ponse de paix.&#8221; {ST, 15 Janvier 1880 par. 7}<\/td><\/tr><tr><td>La r\u00e9ponse de Joseph au roi montre sa foi solide et son humble confiance en Dieu. Il nie modestement tout honneur de poss\u00e9der en lui-m\u00eame une sagesse sup\u00e9rieure pour interpr\u00e9ter. Il dit au roi que sa connaissance n&#8217;est pas plus grande que celle de ceux qu&#8217;il a consult\u00e9s. &#8220;Ce n&#8217;est pas en moi.&#8221; Dieu seul peut expliquer ces myst\u00e8res. &#8220;Pharaon dit \u00e0 Joseph : Dans mon r\u00eave, je me tenais sur le bord du fleuve. Et voici, sept vaches grasses de chair et belles de figure sortirent du fleuve ; elles paissaient dans un pr\u00e9. Et voici, sept autres vaches mont\u00e8rent apr\u00e8s elles, pauvres, laides de figure et maigres de chair, telles que je n&#8217;en ai jamais vu dans tout le pays d&#8217;\u00c9gypte, \u00e0 cause de leur mauvaise sant\u00e9. Les vaches maigres et laides de figure mang\u00e8rent les sept premi\u00e8res vaches grasses ; et quand elles les eurent mang\u00e9es, on ne put savoir qu&#8217;elles les avaient mang\u00e9es ; mais elles \u00e9taient toujours laides de figure, comme au d\u00e9but. Alors je me r\u00e9veillai. {ST, 15 Janvier 1880 par. 8}<\/td><\/tr><tr><td>&#8220;Je vis dans mon r\u00eave, et voici, sept \u00e9pis mont\u00e8rent sur une m\u00eame tige, pleins et beaux ; et voici, sept \u00e9pis secs, maigres et br\u00fbl\u00e9s par le vent d&#8217;est pouss\u00e8rent apr\u00e8s elles ; et les \u00e9pis maigres d\u00e9vor\u00e8rent les sept bons \u00e9pis. Je racontai cela aux magiciens, mais personne ne put me l&#8217;expliquer. {ST, 15 Janvier 1880, par. 9}<\/td><\/tr><tr><td>&#8220;Joseph dit \u00e0 Pharaon : Le songe de Pharaon est unique. Dieu a montr\u00e9 \u00e0 Pharaon ce qu&#8217;il va faire. Les sept bonnes vaches sont sept ann\u00e9es ; et les sept bons \u00e9pis sont sept ann\u00e9es ; le songe est unique. Et les sept vaches maigres et laides qui ont pouss\u00e9 apr\u00e8s elles sont sept ann\u00e9es ; et les sept \u00e9pis vides, br\u00fbl\u00e9s par le vent d&#8217;est, sont sept ann\u00e9es de famine.&#8221; {ST, 15 Janvier 1880, par. 10}<\/td><\/tr><tr><td>Joseph dit au roi qu\u2019il y aurait sept ann\u00e9es de grande abondance. Tout pousserait en abondance. Les champs et les jardins produiraient plus abondamment que jamais auparavant. Et ces sept ann\u00e9es d\u2019abondance devaient \u00eatre suivies de sept ann\u00e9es de famine. Les ann\u00e9es d\u2019abondance seraient accord\u00e9es pour qu\u2019il puisse se pr\u00e9parer \u00e0 la disette \u00e0 venir. \u00ab Et l\u2019abondance ne sera pas connue dans le pays \u00e0 cause de la famine qui suivra ; car elle sera tr\u00e8s p\u00e9nible. Et si le songe de Pharaon a \u00e9t\u00e9 doubl\u00e9 deux fois, c\u2019est parce que la chose est arr\u00eat\u00e9e par Dieu, et Dieu l\u2019accomplira bient\u00f4t. Maintenant donc, que Pharaon choisisse un homme intelligent et sage, et l\u2019\u00e9tablisse sur le pays d\u2019\u00c9gypte. \u00bb {ST, 15 Janvier 1880 par. 11}<\/td><\/tr><tr><td>Le roi crut tout ce que Joseph avait dit. Il \u00e9tait assur\u00e9 que Dieu \u00e9tait avec lui, et \u00e9tait impressionn\u00e9 par le fait qu\u2019il \u00e9tait l\u2019homme le plus apte \u00e0 \u00eatre plac\u00e9 \u00e0 la t\u00eate des affaires. Il ne le m\u00e9prisa pas parce qu\u2019il \u00e9tait un esclave h\u00e9breu, car il voyait qu\u2019il poss\u00e9dait un excellent esprit. \u00ab Et Pharaon dit \u00e0 ses serviteurs : Pourrions-nous trouver un homme tel que celui-ci, un homme en qui r\u00e9side l\u2019Esprit de Dieu ? Et Pharaon dit \u00e0 Joseph : Puisque Dieu t\u2019a fait conna\u00eetre tout cela, il n\u2019y a personne d\u2019aussi prudent et de aussi sage que toi. Tu seras sur ma maison, et tout mon peuple sera gouvern\u00e9 par ta parole ; c\u2019est seulement par le tr\u00f4ne que je serai plus grand que toi. \u00bb {ST, 15 Janvier 1880 par. 12}<\/td><\/tr><tr><td>Bien que Joseph ait \u00e9t\u00e9 \u00e9lev\u00e9 comme dirigeant de tout le pays, il n\u2019oublia pas Dieu. La pens\u00e9e d\u2019\u00eatre un \u00e9tranger dans un pays \u00e9tranger, s\u00e9par\u00e9 de son p\u00e8re et de ses fr\u00e8res, le rendait souvent triste, mais il croyait pleinement que la main de Dieu avait dirig\u00e9 sa course, pour le placer dans une position importante. Et s\u2019appuyant continuellement sur Dieu, il accomplit tous les devoirs de sa fonction, en tant que dirigeant du pays d\u2019\u00c9gypte, avec fid\u00e9lit\u00e9. \u00ab Pendant les sept ann\u00e9es d\u2019abondance, la terre produisit \u00e0 pleines mains. Joseph rassembla toute la nourriture des sept ann\u00e9es qui se pass\u00e8rent dans le pays d\u2019\u00c9gypte, et il en mit dans les villes la nourriture des champs qui \u00e9taient autour de chaque ville. Joseph amassa du bl\u00e9 comme le sable de la mer, en tr\u00e8s grande quantit\u00e9, au point qu\u2019il cessa de le compter, car il \u00e9tait innombrable. \u00bb {ST, 22 Janvier 1880, par. 1}<\/td><\/tr><tr><td>Joseph parcourut tout le pays d\u2019\u00c9gypte, ordonnant la construction d\u2019immenses entrep\u00f4ts, et utilisant sa lucidit\u00e9 et son excellent jugement pour aider aux pr\u00e9paratifs visant \u00e0 assurer la nourriture n\u00e9cessaire aux longues ann\u00e9es de famine. Finalement, les sept ann\u00e9es d\u2019abondance prirent fin. \u00ab Les sept ann\u00e9es de disette commenc\u00e8rent \u00e0 arriver, comme Joseph l\u2019avait dit. La disette r\u00e9gnait dans tous les pays, mais il y avait du pain dans tout le pays d\u2019\u00c9gypte. Lorsque tout le pays d\u2019\u00c9gypte fut affam\u00e9, le peuple cria \u00e0 Pharaon pour avoir du pain. Pharaon dit \u00e0 tous les \u00c9gyptiens : Allez vers Joseph, faites ce qu\u2019il vous dira. La famine se r\u00e9pandit sur toute la surface de la terre. Joseph ouvrit tous les greniers et vendit du bl\u00e9 aux \u00c9gyptiens. La famine devint de plus en plus grande dans le pays d\u2019\u00c9gypte. \u00bb {ST, 22 Janvier 1880, par. 2}<\/td><\/tr><tr><td>La famine \u00e9tait aussi s\u00e9v\u00e8re dans le pays de Canaan. Jacob et ses fils \u00e9taient troubl\u00e9s. Leurs r\u00e9serves de nourriture \u00e9taient presque \u00e9puis\u00e9es et ils envisageaient l\u2019avenir avec perplexit\u00e9. La famine les regardait droit dans les yeux. Finalement, Jacob entendit parler des merveilleuses provisions que le roi d\u2019\u00c9gypte avait faites et du fait que les gens de tous les pays environnants se rendaient en \u00c9gypte pour acheter du bl\u00e9. Et il dit \u00e0 ses fils : \u00ab Voici, j\u2019ai entendu dire qu\u2019il y a du bl\u00e9 en \u00c9gypte. Descendez l\u00e0-bas et achetez-nous-en du bl\u00e9, afin que nous vivions et que nous ne mourions pas. \u00bb Les dix fr\u00e8res de Joseph descendirent en \u00c9gypte pour acheter du bl\u00e9. Mais Jacob n\u2019envoya pas Benjamin, fr\u00e8re de Joseph, avec ses fr\u00e8res, car il se disait : \u00ab De peur qu\u2019il ne lui arrive malheur. \u00bb {ST, 22 Janvier 1880, par. 3}<\/td><\/tr><tr><td>Les fils de Jacob vinrent avec la foule des acheteurs pour acheter du bl\u00e9 \u00e0 Joseph ; et ils \u00ab se prostern\u00e8rent devant lui, le visage contre terre \u00bb. Il les reconnut tout de suite, mais ils ne le reconnurent pas. Il y avait en effet peu de ressemblance entre le puissant gouverneur d\u2019\u00c9gypte et le jeune homme qu\u2019ils avaient vendu aux Isma\u00e9lites vingt-deux ans auparavant. En voyant ses fr\u00e8res se baisser et lui faire hommage, ses r\u00eaves lui revinrent en m\u00e9moire, et les sc\u00e8nes du pass\u00e9 surgirent vivement devant lui. Son \u0153il per\u00e7ant examina de nouveau le groupe devant lui et il vit que Benjamin avait disparu. Avait-il lui aussi \u00e9t\u00e9 victime de la cruaut\u00e9 perfide de ces hommes sauvages ? Il d\u00e9cida de conna\u00eetre la v\u00e9rit\u00e9. \u00ab Vous \u00eates des espions \u00bb, dit-il, \u00ab pour voir la nudit\u00e9 du pays, vous \u00eates venus. \u00bb {ST, 22 Janvier 1880 par. 4}<\/td><\/tr><tr><td>Ils r\u00e9pondirent : \u00ab Non, mon seigneur, mais tes serviteurs sont venus pour acheter de la nourriture. Nous sommes tous fils d\u2019un m\u00eame homme, nous sommes des hommes loyaux, tes serviteurs ne sont pas des espions. \u00bb Il voulait savoir s\u2019ils avaient le m\u00eame esprit hautain que lorsqu\u2019il \u00e9tait avec eux, et aussi les amener \u00e0 faire quelques r\u00e9v\u00e9lations au sujet de leur maison, mais il savait bien combien leurs r\u00e9ponses pouvaient \u00eatre trompeuses. Il r\u00e9p\u00e9ta l\u2019accusation, et ils r\u00e9pondirent : \u00ab Tes serviteurs sont douze fr\u00e8res, fils d\u2019un m\u00eame homme dans le pays de Canaan ; et voici, le plus jeune est encore avec notre p\u00e8re, et l\u2019autre n\u2019y est plus. \u00bb Ils se sentaient humili\u00e9s dans leur adversit\u00e9, et manifestaient plus de chagrin que de col\u00e8re devant les soup\u00e7ons de Joseph. Il d\u00e9clara douter de la v\u00e9racit\u00e9 de leur histoire, et leur dit qu\u2019il les mettrait \u00e0 l\u2019\u00e9preuve, et qu\u2019ils ne devraient pas sortir d\u2019\u00c9gypte avant que leur plus jeune fr\u00e8re ne soit venu ici. Il proposa de les garder en d\u00e9tention jusqu\u2019\u00e0 ce que quelqu\u2019un aille chercher leur fr\u00e8re pour v\u00e9rifier si leurs paroles \u00e9taient vraies. S\u2019ils ne consentaient pas \u00e0 cela, il les consid\u00e9rerait comme des espions. {ST, 22 Janvier 1880 par. 5}<\/td><\/tr><tr><td>Les fils de Jacob ne voulaient pas consentir \u00e0 cet arrangement. Il faudrait un certain temps pour que l\u2019un d\u2019eux aille chercher Benjamin chez leur p\u00e8re, et pendant ce temps, leurs familles souffriraient de la faim. Et qui d\u2019entre eux entreprendrait seul le voyage, laissant ses fr\u00e8res en prison ? Comment celui-l\u00e0 pourrait-il rencontrer son p\u00e8re ? Ils avaient vu sa d\u00e9tresse \u00e0 la mort suppos\u00e9e de Joseph, et maintenant il se sentirait priv\u00e9 de tous ses fils. Ils dirent en outre : Il se peut que nous perdions la vie ou que nous soyons r\u00e9duits en esclavage. Et si quelqu\u2019un retourne trouver notre p\u00e8re pour chercher Benjamin et l\u2019am\u00e8ne ici, il peut aussi devenir esclave, et notre p\u00e8re mourra certainement. Ils d\u00e9cid\u00e8rent qu\u2019ils resteraient tous et souffriraient ensemble, plut\u00f4t que d\u2019apporter un plus grand chagrin \u00e0 leur p\u00e8re par la perte de son Benjamin bien-aim\u00e9. {ST, 22 Janvier 1880 par. 6}<\/td><\/tr><tr><td>Les trois jours de d\u00e9tention furent des jours de tristesse am\u00e8re pour les fils de Jacob. Ils r\u00e9fl\u00e9chissaient \u00e0 leur mauvaise conduite pass\u00e9e, en particulier \u00e0 leur cruaut\u00e9 envers Joseph. Ils savaient que s\u2019ils \u00e9taient convaincus d\u2019\u00eatre des espions et ne pouvaient apporter aucune preuve pour se disculper, ils devraient tous mourir ou devenir esclaves. Ils doutaient que les efforts que l\u2019un d\u2019entre eux pourrait faire puissent inciter leur p\u00e8re \u00e0 consentir \u00e0 ce que Benjamin le quitte, apr\u00e8s la mort cruelle qu\u2019il supposait que Joseph avait subie. Ils avaient vendu Joseph comme esclave et ils craignaient que Dieu n\u2019ait l\u2019intention de les punir en permettant qu\u2019ils deviennent eux aussi esclaves. {ST, 22 Janvier 1880 par. 7}<\/td><\/tr><tr><td>Joseph consid\u00e8re que son p\u00e8re et les familles de ses fr\u00e8res souffrent peut-\u00eatre de la faim, et il est convaincu que ses fr\u00e8res se sont repentis de leur traitement cruel \u00e0 son \u00e9gard, et qu\u2019ils ne traiteraient en aucun cas Benjamin comme ils l\u2019ont trait\u00e9. Le troisi\u00e8me jour, il leur dit : \u00ab Faites ceci, et vous vivrez, car je crains Dieu. Si vous \u00eates honn\u00eates hommes, que l\u2019un de vos fr\u00e8res soit li\u00e9 dans la maison de votre prison ; allez, emportez du bl\u00e9 pour la famine de vos maisons. Mais amenez-moi votre plus jeune fr\u00e8re ; ainsi vos paroles seront confirm\u00e9es, et vous ne mourrez pas. \u00bb Ils accept\u00e8rent cette proposition, mais exprim\u00e8rent entre eux peu d\u2019espoir que leur p\u00e8re laisserait Benjamin revenir avec eux. Ils s\u2019accus\u00e8rent eux-m\u00eames et les uns les autres de la fa\u00e7on dont ils avaient trait\u00e9 Joseph : \u00ab Nous sommes vraiment coupables envers notre fr\u00e8re, car nous avons vu l\u2019angoisse de son \u00e2me lorsqu\u2019il nous a suppli\u00e9s, et nous n\u2019avons pas voulu l\u2019\u00e9couter ; c\u2019est pourquoi cette d\u00e9tresse est venue sur nous. \u00bb Ruben, qui avait form\u00e9 le projet de le d\u00e9livrer \u00e0 Dothan, ajouta alors : \u00ab Ne vous ai-je pas dit : Ne p\u00e9chez pas contre l\u2019enfant ? Et vous n\u2019avez pas voulu \u00e9couter ? C\u2019est pourquoi voici que son sang est aussi redemand\u00e9. \u00bb Joseph avait convers\u00e9 avec eux par l\u2019interm\u00e9diaire d\u2019un interpr\u00e8te, et ils ne soup\u00e7onnaient pas qu\u2019il les comprenait. Leurs paroles ouvrirent les sources longtemps ferm\u00e9es de son c\u0153ur, et il pouvait \u00e0 peine contenir ses sentiments devant la compagnie. Il sortit et pleura. \u00c0 son retour, il prit Sim\u00e9on et le fit lier devant eux. Dans le traitement cruel de leur fr\u00e8re, Sim\u00e9on avait \u00e9t\u00e9 l&#8217;instigateur et le principal acteur, et c&#8217;est pour cette raison que le choix s&#8217;\u00e9tait port\u00e9 sur lui. {ST, 22 Janvier 1880 par. 8}<\/td><\/tr><tr><td>Avant de renvoyer ses fr\u00e8res chez eux, Joseph ordonna \u00e0 son intendant de remplir de grain le sac de chacun et de placer \u00e0 l&#8217;entr\u00e9e de chacun l&#8217;argent qui avait \u00e9t\u00e9 apport\u00e9 en paiement. On avait \u00e9galement fourni de la nourriture pour les b\u00eates pendant le voyage de retour. En chemin, l&#8217;un des fr\u00e8res, ouvrant son sac pour en prendre, fut surpris d&#8217;y trouver son argent. Lorsqu&#8217;il se h\u00e2ta d&#8217;en informer les autres, ceux-ci furent alarm\u00e9s et perplexes, et se dirent les uns aux autres : Qu&#8217;est-ce que Dieu nous a fait ? Devrions-nous consid\u00e9rer cela comme un signe de bont\u00e9 de la part du Seigneur, ou a-t-il permis que cela se produise pour nous punir de nos p\u00e9ch\u00e9s et nous plonger encore plus profond\u00e9ment dans l&#8217;affliction ? Ils ont reconnu que Dieu avait vu leurs p\u00e9ch\u00e9s et qu&#8217;il les punissait maintenant pour leurs transgressions. {ST, 22 Janvier 1880 par. 9}<\/td><\/tr><tr><td>Jacob attendait avec anxi\u00e9t\u00e9 le retour de ses fils. A leur arriv\u00e9e, tout le campement se rassembla autour d\u2019eux avec empressement et ils racont\u00e8rent \u00e0 leur p\u00e8re tout ce qui s\u2019\u00e9tait pass\u00e9. L\u2019effroi et l\u2019appr\u00e9hension emplissaient tous les c\u0153urs. L\u2019un d\u2019eux \u00e9tait emprisonn\u00e9 dans un pays \u00e9tranger en gage de l\u2019apparition du plus jeune fils, d\u00e9sormais pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 du patriarche accabl\u00e9 de chagrin. Il y avait quelque chose de myst\u00e9rieux dans la conduite du gouverneur d\u2019\u00c9gypte, et ce myst\u00e8re s\u2019accrut dans leurs esprits lorsque, en vidant leurs sacs, ils d\u00e9couvrirent que chacun contenait \u00e0 l\u2019entr\u00e9e le sac d\u2019argent du propri\u00e9taire. Dans sa d\u00e9tresse, le vieux p\u00e8re s\u2019\u00e9cria : \u00ab Vous m\u2019avez priv\u00e9 de mes enfants ; Joseph n\u2019est plus, Sim\u00e9on n\u2019est plus, et vous allez enlever Benjamin. Tout cela est contre moi. \u00bb Ruben r\u00e9pondit : \u00ab Tue mes deux fils si je ne te le ram\u00e8ne pas ; livre-le entre mes mains et je te le ram\u00e8nerai. \u00bb Ce discours t\u00e9m\u00e9raire ne soulagea pas l\u2019esprit de Jacob. Sa r\u00e9ponse fut : \u00ab Mon fils ne descendra pas avec vous, car son fr\u00e8re est mort et il est rest\u00e9 seul. Si un malheur lui arrive sur le chemin que vous suivez, vous ferez descendre mes cheveux blancs avec douleur dans la tombe. \u00bb {ST, 22 Janvier 1880 par. 10}<\/td><\/tr><tr><td>La s\u00e9cheresse continuait toujours dans le pays de Canaan et, au fil du temps, le grain qui avait \u00e9t\u00e9 apport\u00e9 d&#8217;\u00c9gypte \u00e9tait consomm\u00e9. Les fils de Jacob savaient bien combien il serait inutile et m\u00eame dangereux de se pr\u00e9senter, sans Benjamin, devant le premier ministre d&#8217;\u00c9gypte ; ils savaient aussi combien tout effort pour changer la r\u00e9solution de leur p\u00e8re devait \u00eatre d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9, et ils attendirent le r\u00e9sultat en silence. Le vieil homme vit les visages de tous ceux qui se trouvaient dans le camp devenir p\u00e2les et maigres de faim ; il entendit les cris des enfants qui r\u00e9clamaient du pain ; et enfin il dit : \u00ab Retournez nous acheter un peu de nourriture. \u00bb {ST, 29 Janvier 1880 par. 1}<\/td><\/tr><tr><td>Juda r\u00e9pondit : \u00ab L\u2019homme nous a solennellement protest\u00e9, en disant : Vous ne verrez pas ma face, si votre fr\u00e8re n\u2019est pas avec vous. Si tu envoies notre fr\u00e8re avec nous, nous descendrons et t\u2019ach\u00e8terons de la nourriture ; mais si tu ne l\u2019envoies pas, nous n\u2019irons pas, car l\u2019homme nous a dit : Vous ne verrez pas ma face, si votre fr\u00e8re n\u2019est pas avec vous. \u00bb Voyant que la r\u00e9solution de son p\u00e8re c\u00e9dait, il ajouta : \u00ab Envoie le jeune homme avec moi, et nous nous l\u00e8verons et partirons, afin que nous vivions et ne mourions pas, nous, toi et nos petits enfants ; et il offrit de se porter garant pour son fr\u00e8re, et de prendre sur lui pour toujours la faute du p\u00e8re s\u2019il ne lui rendait pas Benjamin. {ST, 29 Janvier 1880 par. 2}<\/td><\/tr><tr><td>Jacob ne put plus refuser son consentement, et il ordonna \u00e0 ses fils de se pr\u00e9parer pour le voyage. Ils devaient apporter au souverain un pr\u00e9sent de choses que le pays d\u00e9muni pouvait offrir, un peu de baume, un peu de miel, des \u00e9pices, de la myrrhe, des noix et des amandes, ainsi que de l&#8217;argent double dans leurs sacs, celui qu&#8217;ils avaient rendu auparavant, et un peu pour l&#8217;achat actuel. &#8220;Prends aussi ton fr\u00e8re, et l\u00e8ve-toi, retourne vers l&#8217;homme.&#8221; {ST, 29 Janvier 1880 par. 3}<\/td><\/tr><tr><td>Alors que ses fils \u00e9taient sur le point de partir pour leur voyage douteux, le vieux p\u00e8re se leva et, debout au milieu d&#8217;eux, leva les mains au ciel et pronon\u00e7a sur eux une gracieuse b\u00e9n\u00e9diction : &#8220;Que Dieu Tout-Puissant vous accorde sa mis\u00e9ricorde devant l&#8217;homme afin qu&#8217;il renvoie votre autre fr\u00e8re et Benjamin. Si je suis priv\u00e9 de mes enfants, je suis priv\u00e9 de mes enfants. \u00bb {ST, 29 Janvier 1880, par. 4}<\/td><\/tr><tr><td>Ils redescendirent donc en \u00c9gypte et se pr\u00e9sent\u00e8rent devant Joseph. Lorsque son regard tomba sur Benjamin, dont il avait \u00e9t\u00e9 si longtemps s\u00e9par\u00e9, il fut profond\u00e9ment \u00e9mu. Il ne donna cependant aucun signe de reconnaissance, mais ordonna au chef de sa maison de les conduire \u00e0 sa r\u00e9sidence princi\u00e8re et de s&#8217;y pr\u00e9parer pour un divertissement. Ils furent tr\u00e8s alarm\u00e9s par cela, craignant que ce ne soit dans le but de leur demander des comptes sur l&#8217;argent trouv\u00e9 dans leurs sacs. Ils pens\u00e8rent que cet argent avait \u00e9t\u00e9 plac\u00e9 l\u00e0 intentionnellement, pour fournir l&#8217;occasion de les r\u00e9duire en esclavage, et qu&#8217;ils avaient \u00e9t\u00e9 amen\u00e9s dans le palais du gouverneur pour mieux accomplir cet objectif. Ils cherch\u00e8rent l&#8217;intendant de la maison et lui racont\u00e8rent les circonstances, et pour prouver leur innocence, l&#8217;inform\u00e8rent qu&#8217;ils avaient rapport\u00e9 l&#8217;argent trouv\u00e9 dans leurs sacs, ainsi que d&#8217;autres sommes pour acheter de la nourriture ; et ils ajout\u00e8rent : \u00ab Nous ne pouvons pas dire qui a mis l&#8217;argent dans nos sacs. \u00bb {ST, 29 Janvier 1880, par. 4} 1880 par. 5}<\/td><\/tr><tr><td>L&#8217;homme r\u00e9pondit : \u00ab Que la paix soit avec vous, ne craignez pas ; votre Dieu et le Dieu de votre p\u00e8re vous ont donn\u00e9 un tr\u00e9sor dans vos sacs. J&#8217;avais votre argent. \u00bb Ces paroles apaiss\u00e8rent leur anxi\u00e9t\u00e9, et lorsque Sim\u00e9on, qui avait \u00e9t\u00e9 lib\u00e9r\u00e9 de prison, les rejoignit, ils sentirent que Dieu leur \u00e9tait vraiment gracieux, comme leur p\u00e8re l&#8217;avait suppli\u00e9. {ST, 29 Janvier 1880 par. 6}<\/td><\/tr><tr><td>Quand le gouverneur rentra chez lui, ils lui offrirent leurs pr\u00e9sents, en faisant devant lui la r\u00e9v\u00e9rence d&#8217;usage. De nouveau ses r\u00eaves lui revinrent \u00e0 l&#8217;esprit. Il y avait eu l&#8217;un d&#8217;eux, dont son p\u00e8re ; et maintenant, apr\u00e8s les salutations d&#8217;usage \u00e0 ses invit\u00e9s, il se h\u00e2ta de demander : \u00ab Votre p\u00e8re se porte-t-il bien, le vieil homme dont vous avez parl\u00e9 ? Est-il encore en vie ? \u00bb \u00ab Ton serviteur, notre p\u00e8re, est en bonne sant\u00e9, il est encore en vie \u00bb, lui r\u00e9pondit-il avec une nouvelle r\u00e9v\u00e9rence. Puis son regard se posa sur Benjamin, le fils de sa propre m\u00e8re, et comme pour s&#8217;assurer de la chose, il demanda : \u00ab Est-ce l\u00e0 votre jeune fr\u00e8re, dont vous m&#8217;avez parl\u00e9 ? Que Dieu vous accorde sa gr\u00e2ce, mon fils \u00bb ; mais, accabl\u00e9 par des sentiments de tendresse, il ne put en dire davantage sans trahir son \u00e9motion. Il se h\u00e2ta de rejoindre sa chambre priv\u00e9e, et l\u00e0, il trouva du soulagement dans les larmes. {ST, 29 Janvier 1880 par. 7}<\/td><\/tr><tr><td>Ayant repris son sang-froid et effac\u00e9 toute trace de larmes, il revint et ordonna que le festin soit pr\u00e9par\u00e9. Chez les Egyptiens, la caste \u00e9tait tr\u00e8s stricte et on ne mangeait jamais avec les gens d&#8217;une autre nation. On dressa donc des tables s\u00e9par\u00e9es pour eux, une autre pour les fr\u00e8res de Joseph et une autre encore pour le gouverneur du royaume. Quand ils furent assis \u00e0 table, ses fr\u00e8res furent surpris de voir qu&#8217;ils \u00e9taient dispos\u00e9s dans un ordre exact, l&#8217;a\u00een\u00e9 \u00e9tant plac\u00e9 en premier et le plus jeune en dernier, comme c&#8217;\u00e9tait l&#8217;usage quand on connaissait leur \u00e2ge. Joseph envoya \u00e0 chacun une portion de nourriture, celle de Benjamin cinq fois plus grande que celle de tous les autres. Il fit cela, non seulement pour montrer son respect particulier pour Benjamin, mais pour mettre ses fr\u00e8res \u00e0 l&#8217;\u00e9preuve, pour voir s&#8217;ils consid\u00e9raient leur plus jeune fr\u00e8re avec les m\u00eames sentiments d&#8217;envie et de haine qu&#8217;ils avaient manifest\u00e9s \u00e0 son \u00e9gard. Supposant toujours que Joseph ne comprenait pas leur langue, ils conversaient librement entre eux en sa pr\u00e9sence, ce qui lui donna une bonne occasion de conna\u00eetre le v\u00e9ritable \u00e9tat de leurs sentiments. {ST, 29 Janvier 1880, par. 8}<\/td><\/tr><tr><td>Il d\u00e9sirait encore des preuves. Il n\u2019y avait aucune excuse pour les retenir plus longtemps ; et, apr\u00e8s avoir ordonn\u00e9 \u00e0 son intendant de cacher sa coupe d\u2019argent dans le sac du plus jeune, il les laissa partir. {ST, 29 Janvier 1880, par. 9}<\/td><\/tr><tr><td>Ils se mirent en route avec joie pour le retour. Sim\u00e9on \u00e9tait avec eux, leurs sacs \u00e9taient remplis de grain et ils avaient le sentiment d\u2019avoir \u00e9chapp\u00e9 sains et saufs aux p\u00e9rils qui semblaient les entourer. Mais ils n\u2019avaient atteint que les faubourgs de la ville lorsqu\u2019ils furent rejoints par l\u2019intendant du gouverneur, qui leur lan\u00e7a cette question cinglante : \u00ab Pourquoi avez-vous rendu le mal pour le bien ? N\u2019est-ce pas l\u00e0 ce que boit mon seigneur, et par quoi il devine ? Vous avez fait le mal en agissant ainsi. \u00bb Les rois et les dirigeants avaient une coupe dans laquelle ils buvaient, ce qui \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme un signe certain de la pr\u00e9sence d&#8217;une substance toxique dans leur boisson. \u00c0 l&#8217;accusation de l&#8217;intendant, les voyageurs r\u00e9pondirent : \u00ab Pourquoi mon seigneur dit-il ces paroles ? Dieu nous pr\u00e9serve que tes serviteurs n&#8217;agissent de la sorte. Voici, l&#8217;argent que nous avons trouv\u00e9 \u00e0 l&#8217;entr\u00e9e de nos sacs, nous te l&#8217;avons rapport\u00e9 du pays de Canaan ; comment donc volerions-nous de l&#8217;argent ou de l&#8217;or dans la maison de ton seigneur ? Celui de tes serviteurs chez qui il se trouvera, qu&#8217;il meure, et nous serons aussi les esclaves de mon seigneur. \u00bb {ST, 29 Janvier 1880 par. 10}<\/td><\/tr><tr><td>L&#8217;intendant dit : \u00ab Maintenant aussi, il en sera selon vos paroles ; celui chez qui il se trouvera sera mon serviteur et vous serez irr\u00e9prochables. \u00bb {ST, 29 Janvier 1880 par. 11}<\/td><\/tr><tr><td>La recherche commen\u00e7a imm\u00e9diatement. Les sacs furent d\u00e9pos\u00e9s par terre et l&#8217;intendant les examina tous, en commen\u00e7ant par celui de Ruben et en descendant jusqu&#8217;au sac du plus jeune. La coupe fut trouv\u00e9e dans le sac de Benjamin ! {ST, 29 Janvier 1880 par. 12}<\/td><\/tr><tr><td>A cette d\u00e9couverte, tous rest\u00e8rent sans voix. Pour exprimer leur profonde mis\u00e8re, ils d\u00e9chir\u00e8rent leurs v\u00eatements, comme c&#8217;\u00e9tait la coutume quand on \u00e9tait dans une profonde affliction. En rentrant tristement en ville, ils sentirent que la main de Dieu \u00e9tait contre eux \u00e0 cause de leur m\u00e9chancet\u00e9 pass\u00e9e. Les craintes de leur p\u00e8re, pensaient-ils, allaient maintenant se r\u00e9aliser pleinement. Par leur propre promesse, Benjamin \u00e9tait condamn\u00e9 \u00e0 une vie d&#8217;esclavage. {ST, 29 Janvier 1880 par. 13}<\/td><\/tr><tr><td>Ils suivirent l\u2019intendant jusqu\u2019au palais, et, trouvant le premier ministre toujours l\u00e0, ils se prostern\u00e8rent devant lui. \u00ab Quelle action avez-vous faite ? demanda-t-il. Ne savez-vous pas qu\u2019un homme comme moi peut certainement deviner ? Joseph posa cette question pour obtenir de ses fr\u00e8res la reconnaissance de leur mauvaise conduite pass\u00e9e, afin que leurs v\u00e9ritables sentiments puissent \u00eatre plus pleinement r\u00e9v\u00e9l\u00e9s. Il ne pr\u00e9tendait pas avoir le pouvoir de divination, mais voulait que ses fr\u00e8res croient qu\u2019il pouvait lire les actes secrets de leur vie. Juda r\u00e9pondit : \u00ab Que dirons-nous \u00e0 mon seigneur ? Que dirons-nous ? Ou comment nous justifierons-nous ? Dieu a d\u00e9couvert l\u2019iniquit\u00e9 de tes serviteurs. Voici, nous sommes les serviteurs de mon seigneur, et nous, et celui chez qui la coupe a \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9e. \u00bb La r\u00e9ponse fut : \u00ab Dieu m\u2019en garde ! Mais l\u2019homme dans la main duquel la coupe a \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9e sera mon serviteur ; et toi, monte en paix vers ton p\u00e8re. \u00bb {ST, 29 Janvier 1880 par. 14}<\/td><\/tr><tr><td>Dans sa d\u00e9tresse intense, Juda s&#8217;approcha alors du souverain et s&#8217;\u00e9cria : \u00ab \u00d4 mon seigneur, que ton serviteur, je te prie, dise une parole aux oreilles de mon Seigneur, et que ta col\u00e8re ne s&#8217;enflamme pas contre ton serviteur, car tu es comme Pharaon \u00bb ; et il lui raconta la r\u00e9ticence de son p\u00e8re \u00e0 laisser Benjamin venir avec eux en \u00c9gypte, la profonde tristesse du p\u00e8re \u00e0 la perte de Joseph, et le fait que Benjamin \u00e9tait tout ce qui restait de la m\u00e8re que Jacob aimait. \u00ab Maintenant donc, quand j\u2019irai vers ton serviteur, mon p\u00e8re, et que l\u2019enfant ne sera plus avec nous (vu que sa vie est li\u00e9e \u00e0 celle de l\u2019enfant), il arrivera que, quand il verra que l\u2019enfant n\u2019est plus avec nous, il mourra ; et tes serviteurs feront descendre avec douleur les cheveux blancs de ton serviteur, notre p\u00e8re, dans le s\u00e9pulcre. Car ton serviteur s\u2019est port\u00e9 garant de l\u2019enfant aupr\u00e8s de mon p\u00e8re, en disant : Si je ne te l\u2019am\u00e8ne pas, je porterai la faute sur mon p\u00e8re pour toujours. Maintenant donc, je te prie, que ton serviteur demeure \u00e0 la place de l\u2019enfant comme esclave de mon seigneur, et que l\u2019enfant monte avec ses fr\u00e8res. Car comment monterais-je vers mon p\u00e8re, si l\u2019enfant n\u2019est pas avec moi ? De peur que je ne voie le malheur qui arrivera \u00e0 mon p\u00e8re. \u00bb {ST, 29 Janvier 1880, par. 15}<\/td><\/tr><tr><td>Joseph \u00e9tait satisfait. Il avait \u00e9prouv\u00e9 ses fr\u00e8res et avait vu en eux les fruits d\u2019une v\u00e9ritable repentance pour leurs p\u00e9ch\u00e9s. Il \u00e9tait si profond\u00e9ment touch\u00e9 qu\u2019il ne pouvait plus cacher ses sentiments, et il ordonna que tous, sauf ces hommes, quittent la salle ; puis il pleura \u00e0 haute voix et s\u2019\u00e9cria : \u00ab Je suis Joseph ; mon p\u00e8re vit-il encore ? \u00bb Ses fr\u00e8res ne purent lui r\u00e9pondre, surpris et terrifi\u00e9s. Ils ne pouvaient pas se rendre compte que le chef de l\u2019\u00c9gypte \u00e9tait leur fr\u00e8re Joseph, qu\u2019ils avaient envi\u00e9 et qu\u2019ils auraient voulu tuer, mais qu\u2019ils avaient finalement accept\u00e9 de vendre comme esclave. Tous les mauvais traitements qu\u2019ils lui avaient inflig\u00e9s pass\u00e8rent devant eux. Ils se rappel\u00e8rent comment ils avaient m\u00e9pris\u00e9 ses r\u00eaves et s\u2019\u00e9taient efforc\u00e9s d\u2019emp\u00eacher qu\u2019ils ne se r\u00e9alisent. Pourtant, ils avaient jou\u00e9 leur r\u00f4le dans la r\u00e9alisation de ces r\u00eaves ; et maintenant, ils se tenaient devant lui, condamn\u00e9s et stup\u00e9faits. Lorsque Joseph vit la confusion, il leur dit : \u00ab Approchez-vous de moi, je vous prie. \u00bb Ils s\u2019approch\u00e8rent. Il r\u00e9pondit : \u00ab Je suis Joseph, votre fr\u00e8re, que vous avez vendu pour \u00eatre emmen\u00e9 en \u00c9gypte. Ne vous affligez donc pas et ne vous f\u00e2chez pas de m\u2019avoir vendu ici ; car c\u2019est pour vous sauver la vie que Dieu m\u2019a envoy\u00e9 devant vous. \u00bb Il chercha noblement \u00e0 rendre cette situation aussi facile que possible \u00e0 ses fr\u00e8res. Il ne voulait pas augmenter leur embarras en les bl\u00e2mant. Il sentait qu\u2019ils avaient assez souffert de leur cruaut\u00e9 envers lui, et il s\u2019effor\u00e7a de les r\u00e9conforter. Il dit encore : \u00ab Voil\u00e0 deux ans que la famine est dans le pays, et il y aura encore cinq ann\u00e9es o\u00f9 il n\u2019y aura ni labourage ni moisson. Dieu m\u2019a envoy\u00e9 devant vous pour vous conserver une post\u00e9rit\u00e9 sur la terre, et pour vous sauver la vie par une grande d\u00e9livrance. Maintenant, ce n\u2019est pas vous qui m\u2019avez envoy\u00e9 ici, mais Dieu, qui m\u2019a \u00e9tabli p\u00e8re de Pharaon, seigneur de toute sa maison, et gouverneur dans tout le pays d\u2019\u00c9gypte. H\u00e2tez-vous de monter vers mon p\u00e8re, et dites-lui : Ainsi parle ton fils Joseph : Dieu m\u2019a \u00e9tabli seigneur de toute l\u2019\u00c9gypte. Descends vers moi, ne tarde pas. Tu demeureras dans le pays de Gosen, et tu seras pr\u00e8s de moi, toi, tes enfants, les enfants de tes enfants, tes brebis et tes b\u0153ufs, et tout ce qui est \u00e0 toi. C\u2019est l\u00e0 que je te nourrirai. Car il y aura encore cinq ann\u00e9es de famine, de peur que toi et ta famille, vous ne soyez afflig\u00e9s. et tout ce que tu poss\u00e8des, deviens pauvre. Et voici, tes yeux et les yeux de mon fr\u00e8re Benjamin voient que c&#8217;est ma bouche qui vous parle. Et vous raconterez \u00e0 mon p\u00e8re toute ma gloire en \u00c9gypte, et tout ce que vous avez vu ; et vous vous h\u00e2terez de faire descendre mon p\u00e8re ici. Et il se jeta au cou de son fr\u00e8re Benjamin, et pleura ; et Benjamin pleura sur son cou. De plus, il embrassa tous ses fr\u00e8res, et pleura sur eux, et apr\u00e8s cela ses fr\u00e8res lui parl\u00e8rent. \u00bb {ST, 29 Janvier 1880 par. 16}<\/td><\/tr><tr><td>Ils confess\u00e8rent humblement les torts qu\u2019ils avaient commis contre Joseph et implor\u00e8rent son pardon. Ils furent tr\u00e8s heureux de le retrouver vivant, car ils avaient \u00e9prouv\u00e9 une anxi\u00e9t\u00e9 et un remords profonds depuis leur cruaut\u00e9 envers lui. Joseph pardonna volontiers \u00e0 ses fr\u00e8res et les renvoya avec des provisions abondantes, des voitures et tout ce qui \u00e9tait n\u00e9cessaire pour le d\u00e9part de toutes leurs familles et de leurs serviteurs en \u00c9gypte. Il fit \u00e0 Benjamin des pr\u00e9sents plus pr\u00e9cieux qu\u2019\u00e0 ses autres fr\u00e8res. Puis, craignant que des disputes et des divisions ne s\u2019\u00e9l\u00e8vent entre eux pendant le voyage de retour, il leur donna, au moment o\u00f9 ils allaient le quitter, la lourde t\u00e2che de \u00ab veiller \u00e0 ne pas se quereller en chemin \u00bb. {ST, 29 Janvier 1880, par. 17}<\/td><\/tr><tr><td>Les fils de Jacob retourn\u00e8rent aupr\u00e8s de leur p\u00e8re avec la bonne nouvelle : \u00ab Joseph est encore vivant, et il est gouverneur de tout le pays d\u2019\u00c9gypte. \u00bb Au d\u00e9but, le vieil homme fut boulevers\u00e9 ; Il ne pouvait croire ce qu\u2019il entendait, mais leurs paroles lui faisaient mal au c\u0153ur. Mais quand il vit les chariots et la longue file d\u2019animaux charg\u00e9s, et quand Benjamin fut de nouveau \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s, il se sentit rassur\u00e9 et, dans la pl\u00e9nitude de sa joie, s\u2019exclama : \u00ab C\u2019est assez ; Joseph, mon fils, est encore vivant. J\u2019irai le voir avant de mourir. \u00bb Les fr\u00e8res firent alors leur humiliante confession \u00e0 leur p\u00e8re et implor\u00e8rent son pardon pour le mauvais traitement qu\u2019ils avaient inflig\u00e9 \u00e0 Joseph. Jacob ne les avait pas soup\u00e7onn\u00e9s d\u2019une telle cruaut\u00e9, mais il vit que Dieu avait tout r\u00e9gl\u00e9 pour le bien, et il pardonna et b\u00e9nit ses enfants \u00e9gar\u00e9s. {ST, 5 F\u00e9vrier 1880 par. 1}<\/td><\/tr><tr><td>Jacob et ses fils, avec leurs familles et de nombreux accompagnateurs, furent bient\u00f4t en route pour l\u2019\u00c9gypte. Le c\u0153ur joyeux, ils poursuivirent leur voyage et lorsqu\u2019ils arriv\u00e8rent \u00e0 Beersheba, le vieux patriarche offrit des sacrifices reconnaissants et supplia le Seigneur de leur donner l\u2019assurance qu\u2019il les accompagnerait. Dans une vision nocturne, les paroles divines parvinrent \u00e0 Jacob : \u00ab Ne crains pas de descendre en \u00c9gypte, car l\u00e0 je ferai de toi une grande nation. Je descendrai avec toi en \u00c9gypte, et je t&#8217;en ferai remonter, et Joseph posera sa main sur tes yeux. \u00bb {ST, 5 F\u00e9vrier 1880 par. 2}<\/td><\/tr><tr><td>La rencontre de Joseph et de son p\u00e8re fut tr\u00e8s \u00e9mouvante. Joseph quitta son char et courut \u00e0 pied \u00e0 la rencontre de son p\u00e8re, l&#8217;embrassa et ils pleur\u00e8rent l&#8217;un sur l&#8217;autre. \u00ab Et Isra\u00ebl dit \u00e0 Joseph : Laisse-moi mourir maintenant que j&#8217;ai vu ton visage, car tu es encore vivant. \u00bb {ST, 5 F\u00e9vrier 1880 par. 3}<\/td><\/tr><tr><td>Joseph prit cinq de ses fr\u00e8res pour les pr\u00e9senter \u00e0 Pharaon et recevoir de lui une concession de terre pour leur future demeure. Il ne voulait pas qu&#8217;ils soient expos\u00e9s aux tentations qui les entoureraient s&#8217;ils \u00e9taient engag\u00e9s dans le service sp\u00e9cial du roi, au milieu des influences corruptrices et idol\u00e2tres de la cour ; Il leur conseilla donc, lorsque le roi les interrogerait sur leur profession, de lui dire franchement qu&#8217;ils \u00e9taient bergers. Le monarque, apprenant ce fait, ne chercha pas \u00e0 les \u00e9lever \u00e0 une position honorable \u00e0 cause de Joseph, car le m\u00e9tier de berger \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 en \u00c9gypte comme d\u00e9gradant. Lorsqu&#8217;ils furent conduits devant Pharaon, ils suivirent le sage conseil de leur fr\u00e8re craignant Dieu, et le roi autorisa Joseph \u00e0 installer son p\u00e8re et ses fr\u00e8res dans la meilleure partie du pays d&#8217;\u00c9gypte. Il choisit Gosen, une r\u00e9gion bien arros\u00e9e et fertile, offrant de bons p\u00e2turages pour leurs troupeaux. L\u00e0 aussi, ils pouvaient adorer Dieu, sans \u00eatre d\u00e9rang\u00e9s par les c\u00e9r\u00e9monies accompagnant le service idol\u00e2tre des \u00c9gyptiens. La r\u00e9gion autour de Gosen \u00e9tait habit\u00e9e par les Isra\u00e9lites, jusqu&#8217;\u00e0 ce que, par la puissance, des signes et des prodiges puissants, Dieu fasse sortir son peuple d&#8217;\u00c9gypte. {ST, 5 F\u00e9vrier 1880 par. 4}<\/td><\/tr><tr><td>Peu de temps apr\u00e8s leur arriv\u00e9e en \u00c9gypte, Joseph amena son p\u00e8re pour le pr\u00e9senter au Pharaon. Le patriarche ne fut pas impressionn\u00e9 par la pompe de la royaut\u00e9 et la magnificence qui l\u2019entouraient. Au milieu des sublimes sc\u00e8nes de la nature, il avait communi\u00e9 avec un monarque plus puissant ; et maintenant, conscient de sa sup\u00e9riorit\u00e9, il leva les mains et b\u00e9nit Pharaon. Le roi, frapp\u00e9 par son apparence v\u00e9n\u00e9rable, lui demanda : \u00ab Quel \u00e2ge as-tu ? \u00bb Jacob r\u00e9pondit : \u00ab Les jours des ann\u00e9es de mon p\u00e8lerinage sont de cent trente ans. Les jours des ann\u00e9es de ma vie ont \u00e9t\u00e9 peu nombreux et mauvais, et ils n\u2019ont pas atteint les jours des ann\u00e9es de la vie de mes p\u00e8res pendant leur p\u00e8lerinage. \u00bb Jacob avait connu beaucoup de troubles et souffert de beaucoup de perplexit\u00e9s. La jalousie de ses femmes avait entra\u00een\u00e9 une longue s\u00e9rie de maux, et la conduite p\u00e9cheresse de certains de ses enfants avait rendu la vie de son p\u00e8re tr\u00e8s am\u00e8re. Mais ses derni\u00e8res ann\u00e9es furent plus paisibles. Ses fils s&#8217;\u00e9taient d\u00e9tourn\u00e9s de leurs mauvaises voies, Joseph lui avait \u00e9t\u00e9 rendu et, entour\u00e9 de tout le r\u00e9confort que le premier ministre d&#8217;Egypte pouvait lui offrir, et en compagnie de ses enfants, il s&#8217;en alla doucement et calmement vers la tombe. {ST, 5 F\u00e9vrier 1880 par. 5}<\/td><\/tr><tr><td>Peu de temps avant sa mort, ses enfants se r\u00e9unirent autour de lui pour recevoir sa b\u00e9n\u00e9diction et \u00e9couter ses derniers conseils. Alors qu\u2019il s\u2019adressait \u00e0 eux pour la derni\u00e8re fois, l\u2019Esprit de Dieu reposa sur lui et il leur exposa leur vie pass\u00e9e et proph\u00e9tisa des choses qui s\u2019\u00e9tendaient loin dans l\u2019avenir. Commen\u00e7ant par l\u2019a\u00een\u00e9, il mentionna ses fils par leur nom, pr\u00e9sentant \u00e0 ceux qui avaient suivi une voie p\u00e9cheresse la lumi\u00e8re sous laquelle Dieu consid\u00e9rait leurs actes de violence et annon\u00e7ant qu\u2019il les punirait pour leurs p\u00e9ch\u00e9s. Ruben n\u2019avait pas particip\u00e9 \u00e0 la vente de Joseph, mais avant cette transaction, il avait gravement p\u00e9ch\u00e9. Jacob proph\u00e9tisa \u00e0 son sujet : \u00ab Ruben, tu es mon premier-n\u00e9, ma force et le commencement de ma vigueur, l&#8217;excellence en dignit\u00e9 et l&#8217;excellence en puissance ; instable comme l&#8217;eau, tu ne surpasseras pas. \u00bb {ST, 5 F\u00e9vrier 1880, par. 6}<\/td><\/tr><tr><td>Il proph\u00e9tisa ensuite \u00e0 propos de Sim\u00e9on et de L\u00e9vi, qui avaient pratiqu\u00e9 la tromperie envers les Sich\u00e9mites, puis, d&#8217;une mani\u00e8re tr\u00e8s cruelle et vengeresse, les avaient d\u00e9truits. Ces fr\u00e8res \u00e9taient aussi les plus coupables dans le cas de Joseph. \u00ab Sim\u00e9on et L\u00e9vi sont fr\u00e8res ; des instruments de cruaut\u00e9 sont dans leurs habitations. \u00d4 mon \u00e2me, n&#8217;entre pas dans leur secret ; mon honneur, ne t&#8217;unit pas \u00e0 leur assembl\u00e9e ! Car dans leur col\u00e8re, ils ont tu\u00e9 un homme, et dans leur propre volont\u00e9, ils ont creus\u00e9 un mur. Maudite soit leur col\u00e8re, car elle \u00e9tait f\u00e9roce ; et leur fureur, car elle \u00e9tait cruelle. Je les diviserai en Jacob et les disperserai en Isra\u00ebl. \u00bb {ST, 5 F\u00e9vrier 1880 par. 7}<\/td><\/tr><tr><td>En ce qui concerne Juda, les paroles inspir\u00e9es du p\u00e8re \u00e9taient plus joyeuses. Son \u0153il proph\u00e9tique regardait des centaines d\u2019ann\u00e9es dans le futur, vers la naissance du Christ, et il disait : \u00ab Le sceptre ne s\u2019\u00e9loignera pas de Juda, ni le l\u00e9gislateur d\u2019entre ses pieds, jusqu\u2019\u00e0 ce que vienne le Silo ; et \u00e0 lui sera le rassemblement du peuple. \u00bb {ST, 5 F\u00e9vrier 1880 par. 8}<\/td><\/tr><tr><td>Jacob pr\u00e9dit un avenir joyeux pour la plupart de ses fils. Surtout pour Joseph, il pronon\u00e7a des paroles \u00e9loquentes d\u2019un caract\u00e8re heureux : \u00ab Joseph est un rameau fertile, un rameau fertile pr\u00e8s d\u2019un puits, dont les branches courent par-dessus le mur. Les archers l\u2019ont cruellement afflig\u00e9, et ont tir\u00e9 sur lui, et l\u2019ont ha\u00ef ; mais son arc est rest\u00e9 fort, et les bras de ses mains ont \u00e9t\u00e9 rendus forts par les mains du Dieu puissant de Jacob. (De l\u00e0 vient le berger, la pierre d&#8217;Isra\u00ebl.) &#8220;Les b\u00e9n\u00e9dictions de ton p\u00e8re ont pr\u00e9valu sur les b\u00e9n\u00e9dictions de mes anc\u00eatres, jusqu&#8217;aux extr\u00e9mit\u00e9s des collines \u00e9ternelles ; elles seront sur la t\u00eate de Joseph, et sur le sommet de la t\u00eate de celui qui \u00e9tait s\u00e9par\u00e9 de ses fr\u00e8res. {ST, 5 F\u00e9vrier 1880 par. 9}<\/td><\/tr><tr><td>Jacob \u00e9tait un p\u00e8re affectueux. Il n&#8217;avait aucun ressentiment envers ses enfants afflig\u00e9s. Il leur avait pardonn\u00e9. Il les a aim\u00e9s jusqu&#8217;\u00e0 la fin. Mais Dieu, par l&#8217;esprit de proph\u00e9tie, a \u00e9lev\u00e9 l&#8217;esprit de Jacob au-dessus de ses sentiments naturels. Dans ses derni\u00e8res heures, les anges \u00e9taient tout autour de lui, et la puissance de Dieu reposait sur lui. Ses sentiments paternels l&#8217;auraient conduit \u00e0 ne prononcer, dans son t\u00e9moignage de mort, que des expressions d&#8217;amour et de tendresse. Mais sous l&#8217;influence de l&#8217;inspiration, il a exprim\u00e9 la v\u00e9rit\u00e9, bien que douloureuse. {ST, 5 F\u00e9vrier 1880 par. 10}<\/td><\/tr><tr><td>Apr\u00e8s la mort de Jacob, les fr\u00e8res de Joseph furent remplis de tristesse et de d\u00e9tresse. Ils pensaient que Joseph avait cach\u00e9 son ressentiment par respect pour leur p\u00e8re ; et maintenant qu&#8217;il \u00e9tait mort, il allait se venger du mauvais traitement qu&#8217;ils lui avaient fait. Ils n&#8217;os\u00e8rent pas se pr\u00e9senter devant lui, mais ils envoy\u00e8rent un messager : \u00ab Ton p\u00e8re a donn\u00e9 cet ordre avant de mourir, en disant : Vous direz ainsi \u00e0 Joseph : Pardonne, je te prie, la faute de tes fr\u00e8res et leur p\u00e9ch\u00e9, car ils t&#8217;ont fait du mal ; et maintenant, nous te prions, pardonne la faute des serviteurs du Dieu de ton p\u00e8re. \u00bb Ce message \u00e9mut Joseph jusqu&#8217;aux larmes, et encourag\u00e9s par cela, ses fr\u00e8res vinrent se prosterner devant lui, en disant : \u00ab Nous sommes tes serviteurs. \u00bb Il leur r\u00e9pondit d&#8217;une mani\u00e8re r\u00e9confortante et rassurante : \u00ab Ne craignez rien, car suis-je \u00e0 la place de Dieu ? Quant \u00e0 vous, vous avez pens\u00e9 \u00e0 me faire du mal, et vous m&#8217;avez fait du mal. mais Dieu a voulu que cela soit pour le bien, pour que, comme c&#8217;est le cas aujourd&#8217;hui, beaucoup de gens soient sauv\u00e9s. Maintenant donc, ne craignez rien ; je vous nourrirai, vous et vos petits. Joseph aimait ses fr\u00e8res, et il ne pouvait supporter l&#8217;id\u00e9e qu&#8217;ils le consid\u00e9raient comme anim\u00e9 d&#8217;un esprit de vengeance \u00e0 leur \u00e9gard. {ST, 5 F\u00e9vrier 1880 par. 11}<\/td><\/tr><tr><td>La vie de Joseph illustre la vie du Christ. Les fr\u00e8res de Joseph avaient l&#8217;intention de le tuer, mais ils se sont finalement content\u00e9s de le vendre comme esclave, pour l&#8217;emp\u00eacher de devenir plus grand qu&#8217;eux. Ils pensaient l&#8217;avoir plac\u00e9 l\u00e0 o\u00f9 ils ne seraient plus troubl\u00e9s par ses r\u00eaves, et o\u00f9 il n&#8217;y aurait aucune possibilit\u00e9 de les r\u00e9aliser. Mais la voie m\u00eame qu&#8217;ils ont suivie, Dieu l&#8217;a annul\u00e9e pour r\u00e9aliser ce qu&#8217;ils avaient pr\u00e9vu de ne jamais voir se produire : qu&#8217;il ait la domination sur eux. {ST, 5 F\u00e9vrier 1880 par. 12}<\/td><\/tr><tr><td>Les chefs des pr\u00eatres et les anciens \u00e9taient jaloux du Christ, craignant qu\u2019il ne d\u00e9tourne l\u2019attention du peuple d\u2019eux-m\u00eames. Ils savaient qu\u2019il accomplissait des \u0153uvres plus grandes que celles qu\u2019ils avaient jamais faites ou qu\u2019ils ne pourraient jamais accomplir ; et ils savaient que s\u2019il continuait \u00e0 enseigner, il deviendrait plus puissant qu\u2019eux et pourrait devenir roi des Juifs. Ils d\u00e9cid\u00e8rent d\u2019emp\u00eacher cela en l\u2019arr\u00eatant en secret et en engageant des t\u00e9moins pour d\u00e9poser faussement contre lui, afin de le condamner et de le mettre \u00e0 mort. Ils ne voulaient pas l\u2019accepter comme leur roi, mais ils criaient : Crucifiez-le ! Crucifiez-le ! Mais en assassinant le Fils de Dieu, ils accomplissaient pr\u00e9cis\u00e9ment ce qu\u2019ils cherchaient \u00e0 emp\u00eacher. Joseph, vendu par ses fr\u00e8res en \u00c9gypte, devint un sauveur pour la famille de son p\u00e8re. Pourtant, ce fait n\u2019att\u00e9nua pas la culpabilit\u00e9 de ses fr\u00e8res. La crucifixion du Christ par ses ennemis fit de lui le R\u00e9dempteur de l\u2019humanit\u00e9, le Sauveur de la race d\u00e9chue et le souverain du monde entier. Mais le crime de ses ennemis \u00e9tait tout aussi odieux que si la main providentielle de Dieu n\u2019avait pas contr\u00f4l\u00e9 les \u00e9v\u00e9nements pour sa propre gloire et le bien de l\u2019homme. {ST, 5 F\u00e9vrier 1880, par. 13}<\/td><\/tr><tr><td>Joseph marchait avec Dieu. Et lorsqu\u2019il fut emprisonn\u00e9 et souffrit \u00e0 cause de son innocence, il le supporta humblement sans murmurer. Sa ma\u00eetrise de soi, sa patience dans l\u2019adversit\u00e9 et sa fid\u00e9lit\u00e9 in\u00e9branlable sont laiss\u00e9es dans le souvenir pour le bien de tous ceux qui vivront plus tard sur la terre. Lorsque les fr\u00e8res de Joseph reconnurent leur p\u00e9ch\u00e9 devant lui, il leur pardonna volontiers et montra par ses actes de bienveillance et d\u2019amour qu\u2019il n\u2019\u00e9prouvait aucun ressentiment pour leur conduite cruelle pass\u00e9e \u00e0 son \u00e9gard. {ST, 5 F\u00e9vrier 1880, par. 14}<\/td><\/tr><tr><td>La vie de J\u00e9sus, le Sauveur du monde, fut un mod\u00e8le de bienveillance, de bont\u00e9 et de saintet\u00e9. Il fut m\u00e9pris\u00e9, insult\u00e9, raill\u00e9 et tourn\u00e9 en d\u00e9rision, pour la seule raison que sa vie juste \u00e9tait une r\u00e9primande constante contre le p\u00e9ch\u00e9. Ses ennemis ne voulurent pas \u00eatre satisfaits tant qu\u2019il ne fut pas livr\u00e9 entre leurs mains, pour qu\u2019ils puissent le faire subir une mort honteuse. Il mourut pour la race coupable et, tout en souffrant la torture la plus cruelle, pardonna humblement \u00e0 ses meurtriers. Il ressuscita des morts, monta vers son P\u00e8re et re\u00e7ut tout pouvoir et toute autorit\u00e9, puis revint sur terre pour les communiquer \u00e0 ses disciples. Il fit des dons aux hommes. Et tous ceux qui sont venus \u00e0 lui en se repentant, en confessant leurs p\u00e9ch\u00e9s, il les a re\u00e7us en sa faveur et les a librement pardonn\u00e9s. Et s\u2019ils lui restent fid\u00e8les, il les \u00e9l\u00e8vera sur son tr\u00f4ne et en fera ses h\u00e9ritiers de l\u2019h\u00e9ritage qu\u2019il a achet\u00e9 de son propre sang. {ST, 5 F\u00e9vrier 1880 par. 15}<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> \u00c9crit en 1879-1880 par Ellen G. White.Chapitre Un.La Chute de Satan.Satan au ciel, avant sa r\u00e9bellion, \u00e9tait un ange \u00e9lev\u00e9 et exalt\u00e9, le deuxi\u00e8me en honneur apr\u00e8s le Fils bien-aim\u00e9 de Dieu. Son visage, comme celui des autres anges, \u00e9tait doux et exprimait le bonheur. 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